Jan 30, 2021

couvre-feu cause Covid

 


Ma rue au temps du couvre-feu à 18 heures.


Jan 29, 2021

mélancolie covidesque

Aller s'assoir au café pour boire une Guinness et regarder la foule des gens se croiser sur la place du Ralliement ou au Starbucks pour siroter un Mocha Grande en surfant à loisir sur le web dans la rumeur des conversations alentours, tout cela commence sérieusement à me manquer. 

Là, j'aimerais changer d'air et aller me promener dans une ville étrangère que j'aime, Londres, Bruxelles, Amsterdam ou même simplement savoir que j'ai la possibilité d'y aller sur un coup de tête, si je veux.

Je n'ose même plus rêver de prendre l'avion pour aller à New-York.

Je sais, ce sont des envies d'enfant gâté, de privilégié occidental, mais c'est ainsi.

Jan 28, 2021

je plains les conspis

 Je plains les conspis et en particulier les adeptes de la mouvance Qanon. Ces gens vivent dans un cauchemar dont ils ne peuvent se réveiller car s’ils se rendaient compte un jour que toutes les choses épouvantables auxquelles ils croient étaient fausses, ils finiraient à l’hôpital psychiatrique ou tenteraient de se suicider. Leur vie mentale est faite de désillusions successives qu’ils compensent par encore plus de théories fumeuses et cauchemardesques. Ils se condamnent eux-mêmes à vivre dans une réalité qui n’existe pas et qui les obsède jour et nuit. Ils sont incapables de voir le monde comme il est et d’aimer la vie.

Jan 25, 2021

préférences

Ce qui est bien avec le confinement (s'il devait y en avoir un nouveau) c'est que je pourrai sortir le soir, au lieu de me trouver consigné à la maison dès 6 heures. Paradoxalement j'aimerais mieux être réduit à une heure de sortie par jour, mais à n'importe quelle heure.

Procès de Trump au Sénat

Procès de Trump devant le Sénat suite à sa mise en accusation (impeachment) par la Chambre des représentants :  

"L'article sur la mise en accusation sera présenté lundi vers 19 heures (heure de l'Est) lorsque les responsables de la Chambre se rendront dans la salle du Sénat. Les sénateurs prêteront serment mardi et il y aura ensuite une pause d'environ deux semaines jusqu'au procès. En attendant, les démocrates vont se battre pour confirmer le plus grand nombre possible de nominations de M. Biden. 

Les républicains signalent que l'acquittement est probable : Un certain nombre de républicains ont été très critiques à l'égard de la procédure - et ont déjà clairement indiqué qu'ils ne voient pratiquement aucune chance qu'au moins 17 républicains se joignent à 50 démocrates pour condamner Trump et lui interdire de se représenter. Les arguments du GOP se font maintenant plus précis, affirmant que la procédure est inconstitutionnelle pour juger un ancien président et soutenant que le procès se déroule trop rapidement pour donner une procédure régulière à Trump, ce que les démocrates rejettent catégoriquement.

Ce que nous savons de l'équipe juridique de Trump : On ne sait pas encore exactement quelle défense sera présentée au nom de l'ancien président, mais il semble que Trump ait maintenant au moins un avocat pour le procès. Le porte-parole de la campagne de Trump, Jason Miller, a confirmé jeudi sur Twitter que l'avocat de Caroline du Sud Butch Bowers représentera Trump lors de son procès de destitution. " (CNN - traduction)

Jan 22, 2021

Sur deux polémiques actuelles

 Xavier Gorce a quitté Le Monde parce qu'il n’était pas content de la réaction de ce journal à un dessin (que je trouve raté, et je signale que j'aime bien les dessins de Gorce d'habitude), pas parce qu'il avait été censuré, parce qu'il ne l'a pas été. C'est son droit d'être susceptible, mais je subodore un conflit latent qui dure depuis longtemps et que cette histoire n'est qu'un prétexte pour rompre. Je ne vois donc aucune raison de ne plus lire ce journal que j'apprécie bien qu'étant souvent en désaccord avec ses choix éditoriaux. 

Je ne crois pas que Twitter et Facebook soient des media et qu'ils ont l'obligation de tout laisser passer au nom de la liberté d'expression. Twitter comme Facebook sont des plate-formes. Elles mettent à votre disposition gratuitement un software en ligne et des serveurs derrière et elles exploitent vos données pour vendre de la publicité ciblée. Pour y adhérer vous devez agréer un certain nombre de Conditions Générales d'Utilisation. Ces CGU sont la loi pour ces plate-formes. Si vous y contrevenez, vous pouvez voir votre compte suspendu pour un temps ou ad vitam æternam. C'est tout. Si la plate-forme estime que vos contributions engagent sa responsabilité elle peut décider de vous bannir et il n'y a rien à rajouter à ça.

Jan 21, 2021

Le jour d'après

 


Wake up, smell the coffee, the Trump nightmare is over.

Jan 18, 2021

Les chansons de ma vie


"Vicious", Lou Reed, 1972  Cette chanson est la première de l'album "Transformer" de Lou Reed, son deuxième album solo, produit par David Bowie qui, pour l'occasion lui avait prêté son guitariste Mike Ronson. 
J'avais 18 ans, j'étais en Terminale et j'habitais seul au-dessus du magasin de mon père, là au moins je pouvais écouter de la musique à plein volume à l'heure où j'en avais envie, vu qu'il n'y avait personne d'autre dans la maison. Je lisais Rock&Folk religieusement, de la première à la dernière ligne et j'achetais presque systématiquement les disques qui recueillaient les meilleures critiques. Toute ma culture Pop et Rock ou presque vient de cette époque-là : les seventies ! C'est cependant bien après sa sortie en 1972 que je me suis offert "Transformer". Tout de suite le hit "Walk On The Wild Side", m'a bien-sûr accroché, mais j'ai vite mis "Vicious" au même niveau que "Walk On The Wild Side". Voilà donc un rock urbain bien rythmé, aux paroles délicieusement sado-masos chantées avec nonchalance par Lou Reed sur un agressif riff de guitare à trois accords descendants. Pour rompre la monotonie de ce riff répétitif le refrain change complètement de ton et varie la mélodie, tandis-que le chœur féminin ajoute un soupçon de douceur. En arrière-plan une guitare balance à intervalles réguliers une sorte de décharge électrique qui sonne étrange et menaçant. Un pur chef-d’œuvre.

Jan 16, 2021

Des nouvelles d'Amérique

Des représentants Républicains à la Chambre des représentants US sont soupçonnés d'avoir fait visiter le Capitole à de futurs insurgés, la veille des événements du 6 janvier à Washington D.C. Ceux-ci auraient ainsi bénéficié d'une "reconnaissance" des lieux qu'ils allaient saccager le lendemain ! 

Le centre de Washington D.C. est entièrement bouclé (ceinture et bretelles) en avance des cérémonies d'investiture, mercredi. On craint un retour des insurgés du 6 janvier.

On a découvert qu'un marchand d'oreillers (!), ami et conseiller de Donald Trump, avait eu un rendez-vous avec le (bientôt ex) président et lui aurait conseillé de déclarer la loi martiale pour rester dans le bureau ovale. S'il n'avait pas eu autant de crétins branquignols à le conseiller, Trump aurait peut-être pu être réélu.

Il est tout de même sidérant de constater que des gens qui croient que Bill Gates veut les contrôler grâce à la 5G et des nanopuces, ne pensent pas à supprimer la localisation de leurs smartphones avant de prendre le Capitole d'assaut et postent sur les réseaux sociaux autant de selfies d'eux-mêmes en train de commettre une insurrection, rendant ainsi aisé le travail du FBI.

Nov 11, 2020

Optimisme

Je suppose que beaucoup de gens de ma connaissance pensent de moi le contraire mais en fait je suis un optimiste indécrottable. Dans toute situation je pense toujours que "ça va s'arranger" pour le mieux ! C'est une régression à la moyenne : en moyenne les situations dangereuses "s'arrangent" en effet plutôt bien. Mais pour qu'il y ait régression à la moyenne qui fait que la plupart des situations dangereuses se terminent bien il faut toujours des valeurs aberrantes : des situations qui se terminent mal !

Le but de la manoeuvre

Lors d'une élection impliquant près de 150 millions d'électeurs, on peut toujours trouver des irrégularités: quelques bulletins égarés, quelques erreurs, des votes non comptés, ou même des petites fraudes électorales ici ou là, concernant quelques dizaines de votes. Si les acolytes de Trump cherchent bien, ils vont certainement en trouver quelques unes. Mais ce que l'équipe de Trump doit prouver ce n'est pas qu'un mort à Detroit (Michigan) a voté pour Biden ou que quinze bulletins ont été perdus en Pennsylvanie, ou que quelques bulletins de vote ont été mal dépouillés à Milwaukee (Wisconsin) . Les avocats de Trump doivent prouver qu'il y a eu suffisamment de fraude électorale ou d'erreurs de comptage pour renverser l'avance de Biden dans une demi-douzaine d'États où elle s'élève à des milliers, voire des dizaines de milliers de voix. Cela signifierait des malversations ou des erreurs généralisées dans plusieurs États. C'est ce qu'essaie de faire croire la Maison Blanche mais ils n'ont aucune preuve de ce qu'ils avancent, pour une bonne raison : les chances de prouver une fraude à un niveau aussi grand sont inexistantes. 

Le but de la manœuvre est de bâtir un récit, une fiction, pour d'une part soigner l'ego blessé de Donald Trump et d'autre part pour entretenir le doute sur la légitimité de la présidence de Biden.

Le résultat du scrutin et la victoire de Biden / Harris sera actée lorsque le collège électoral se réunira pour voter, à la mi-décembre. Les recours judiciaires seront probablement résolus avant cette date (quelques-un l'ont déjà été). L'investiture de Joe Biden et Kamala Harris aura lieu le 20 janvier 2021. 

Mais la fiction d'une élection volée, en revanche, sera entretenue, rabâchée et finira pas être vue comme une vérité par les partisans de Trump, les électeurs républicains et une grande partie des 70 millions d'électeurs qui ont voté Trump, ils voudront redresser les torts en 2024. Trump pourra alors se représenter, comme la constitution l'autorise à le faire. 

Mais peut-être que je me fais un film, moi aussi, et que Trump ne voit pas aussi loin ni aussi finement. Peut-être croît-il qu'il peut vraiment garder le pouvoir, au besoin en faisant une sorte de coup d'État. Je veux croire que ça serait voué à l'échec dans un pays comme les États-Unis.

Nov 10, 2020

Empoisonner le puit

Hier, Trump a limogé le secrétaire à la défense Mark Esper et l'a remplacé par un loyaliste, Chris Miller, Trump envisagerait également de limoger le directeur du FBI Christopher Wray et la directrice de la CIA Gina Haspel. Mitch McConnell est déterminé à garder le contrôle du Sénat et il a défendu la contestation de l'élection par Trump, bien qu'il n'ait pas explicitement dit qu'il pensait que l'élection avait été frauduleuse. Il continuera ainsi jusqu’au deuxième tour des élections sénatoriales en Géorgie, mais je pense qu’il ne tient pas à perdre les suffrages des quatre ou cinq sénateurs républicains modérés qui ont déjà reconnu Biden comme président-élu. Bill Barr le ministre de la Justice, a ordonné aux procureurs fédéraux d’enquêter sur les fraudes électorales supposées tout en leur signifiant de ne pas considérer les demandes qui leur sembleraient frivoles. McConnell et Barr se réservent donc des motifs de plausible déni si les choses tournaient vraiment mal tout en satisfaisant Trump. 

Tous ces signaux sont inquiétants, certes, et il est possible que Trump et ses acolytes fomentent un coup d’État, mais à mon sens c’est peu probable car trop difficile à mettre en œuvre. Les Etats-Unis ne sont pas le Brésil ou le Venezuela. La démocratie est bien enracinée dans les mœurs politiques, la constitution est solide et assure la séparation des pouvoirs et elle est considérée comme quasiment un texte sacré. L’armée est neutre et les officiers qui la commandent ne sont pas tentés par le pouvoir, de plus le mépris avec lequel Trump les traite en pratique ne lui attire pas plus que ça la sympathie. 

Les attaques de Trump fonctionnent pourtant : de nouveaux sondages montrent que 7 électeurs républicains sur 10 pensent maintenant que l'élection de 2020 était illégitime. Et là est le plus grand danger pour la démocratie américaine. Je crois que, plus que faire un coup d’État, Trump à l’intention de délégitimer la présidence de Joe Biden, de susciter le doute sur sa victoire au point d’entraver fortement ses actions après le 20 janvier. Dans quel but ? Revenir en 2024, bien sûr.

Nov 7, 2020

Trump est battu mais il ne l'admettra pas

Il est une tradition politique aux États-Unis qui veut que le candidat ayant perdu appelle le vainqueur pour concéder sa défaite et lui souhaiter bon vent. Ensuite le perdant fait un discours de concession très convenu mais très émouvant pour tout le monde et appelle à l’unité de tous les Américains derrière le vainqueur. Enfin, seulement, le vainqueur fait un discours d’acceptation de sa victoire, très convenu et très émouvant pour tout le monde. Le 20 janvier de l’année suivante tout le monde (anciens présidents, nouvel élu) se retrouve sur les marches du Capitole à Washington DC pour assister à la prestation de serment du vainqueur. Cette année il est probable que jamais Donald Trump ne reconnaisse sa défaite et qu’il n’assiste pas à la prestation de serment de son successeur. Il est probable aussi qu’il reste à jamais dans le déni de sa défaite entraînant dans son sillage les plus fanatiques de ses partisans. Il n’a pourtant pas à rougir de son score : il a eu près de 71 millions de voix après tout. Mais Donald Trump ne peut admettre qu’il a perdu, son psychisme s’effondrerait. Il va donc persister dans le déni. Ses acolytes vont faire de nombreux recours en justice, qui n’aboutiront pas, pour répandre le doute sur le processus électoral et gagner du temps. Le Trumpisme a détruit ce qui restait de civilisé dans le processus électoral américain.

Oct 31, 2020

Dernier jour d'octobre

Je ne suis pas sorti aujourd’hui, j’avais une livraison de provisions à accueillir, le temps était humide et morose, le ciel bas. J’ai fait une lessive, j’ai nettoyé un peu ma cuisine et j’ai écouté de la musique classique. Une vraie journée de Toussaint. J’ai commandé des masques jetables sur Amazon.

J’ai appris que nous serions en télétravail cinq jours sur cinq à partir de lundi prochain jusqu’au 1er décembre au moins. J’ai calculé qu’il me resterait alors à aller à Paris trois fois avant les vacances et la retraite. Il faudra donc que je consacre ces trois jours à ranger mon bureau, mes tiroirs, rapporter mes objets personnels à la maison.

Je ne crains pas le confinement, je vis très bien en anachorète urbain. Mes écrans sont mes ouvertures sur la vie extérieure.

Mon moral est plutôt bon mais la semaine qui vient promet d’être stressante, à cause des élections américaines. Je ne suis pas directement concerné par ces élections mais comme j’ai une certaine affection pour l’Amérique je pense que je réagirai mal à une ré-élection de Trump.

Dans quelques semaines je serai un peu plus en retrait du monde que maintenant. Je m’y suis habitué grâce à mon long arrêt de maladie de l’an dernier et au confinement du printemps. Je ne vais pas regretter de ne plus prendre le train le matin pour aller au travail. Je ne vais même pas regretter le bureau, ni le travail lui-même qui pourtant me plaisait bien. Je vais être hors jeu. Mais ça ne me gêne pas, je pense même qu’il y a une certaine sagesse à être hors jeu par les temps qui courent. Je vais en profiter pour continuer mon propre chemin sans la pression du travail obligatoire.

 

Oct 13, 2020

Mardi 13 octobre 2020

 Aller-retour à Paris aujourd'hui. J'ai passé la dernière visite médicale périodique de ma longue carrière. Bilan : zéro défaut ou presque ! Bon pour la retraite. Un petit tour à La-Plaine-Stade-de-France. Vendeurs de cigarettes de contrebande, et probablement d'autre chose, sur le parvis de la gare. Les vendeurs à la sauvette portent correctement leurs masques, c'est déjà ça, me suis-je dis. Au retour dans le RER, une grosse femme tousse dans son masque d'un toux grasse qui n'annonce rien de bien joli dans ses poumons, bronchite chronique, asthme, emphysème ? Tabagisme probablement et peut-être la Covid. 😱

Déjeuné à la cantine de la Gare-du-Nord avec mes collègues gendarmes. Une employée de la cantine nous engueule parce qu'on ne respecte pas les distances interpersonnelles dans la file d'attente. Comme elle porte son masque sous son nez je lui fais remarquer qu'elle est gonflée de nous faire la leçon alors qu'elle même ne respecte pas les consignes. Le menu de la cantine « spécial pandémie ®  » nous laisse peu de choix, aujourd'hui c'était Bruschetta ou Nuggets de poulet. Avec des choux-fleurs, des courgettes ou des frites. Va pour les Nuggets avec des courgettes ! Les couverts en bambou sont emballés dans une pochette en papier, l'eau est servie dans de petites bouteilles en plastique, le pain, les hors d'oeuvre, les desserts sont servis emballés. Les tables et les sièges sont espacés les uns des autres et désinfectés dès qu'on se lève pour s'en aller, la caisse n'accepte pas les espèces. Bref, c'est aussi safe que ça peut l'être.

Je suis passé devant mon ancien immeuble (une barre de béton grisâtre de douze étages au-dessus des voies à la sortie de la gare du Nord juste pour donner une bonne image de Paris aux touristes en provenance de Londres, Amsterdam, Bruxelles), qui l'eut cru ? Toute la façade a été recouverte d'un revêtement blanc avec un léger bas-relief ! Les balcons aux garde-corps rouillés ont été remplacé par des baies vitrées. Hé bien quand même, je n'ai pas eu envie de retourner y habiter. 

J'ai repris le TGV pour rentrer dans mon Maine & Loire où, avec soulagement, je suis arrivé au crépuscule. En descendant du Tram j'ai longé la Maine jusqu'à chez moi, c'était calme, deux joggeurs, un couple promenant son chien, ça sentait l'eau douce et un peu la vase, c'était bon.