Sep 12, 2020

Sat, 12 Sep 2020

Il m'est arrivé comme tout le monde de rencontrer des gens célèbres. Jamais je n'ai osé leur adresser la parole, jamais je n'ai osé faire un selfie ou une photo. Même quand nous étions assis dans le même compartiment dans le train comme c'est arrivé quelques fois. Même quand j'avais de l'admiration pour eux. Parce que je suis toujours gêné quand un inconnu m'adresse la parole et que j'imagine que les célébrités rencontrées éprouvent la même gêne que moi (j'ai tort bien évidemment). Aussi parce que je ne sais jamais quoi dire et que j'ai peur du ridicule. Quant à faire une photo ou pire un selfie, je trouve ça trop commun et de toute façon impoli (hé oui je suis un peu snob). 

***

Une rave-party est en cours à Basse-Goulaine, dans la banlieue de Nantes. Pour moi ce genre de manifestation est totalement incompréhensible. Selon moi, en temps de paix, il n'y a pas de lieu plus hostile qu'une rave-party : bruit atroce, foule compacte, tout me ferait fuir. De façon plus générale les rave-party sont une catastrophe quand elle apparaissent dans un coin bien tranquille, les nuisances sont énormes : le bruit, comme un marteau qui taperait sans cesse sur une plaque de métal, est audible à des kilomètres à la ronde et ne s'arrête jamais, les participants dégradent profondément les lieux, pas une parcelle de nature qui puisse résister, les drogues et l'alcool sont consommés jusqu'à provoquer la mort de certains, la criminalité est débridée. Ça me donne des envies de répression pire qu'une manif de black-blocs, c'est dire ! D'une manière générale je hais les fêtes mais les rave-party sont les pires des 'fêtes'. Que des gens méprisent à ce point les autres pour les emmerder à fond tout un weekend et tout dégrader sur leur passage en se foutant du droit de propriété et de vivre en paix en dit long sur leur état mental et moral.

Carte des feux dans l'Ouest américain

¶ California, Oregon and Washington Fire Tracking Maps - The New York Times



Sep 11, 2020

The Strange Case of Donald J. Trump

¶ The Strange Case of Donald J. Trump: A Psychological Reckoning (Juan Cole - à propos de The Strange Case of Donald J. Trump: A Psychological Reckoning par Dan P. McAdams)
With all his faults, how did it come to pass that President Trump has a fervent base of millions of followers? First, Trump supporters deny that he lies or claim he doesn’t lie very much. Others dismiss the allegations that Trump lies, blaming it on the Democrats and the leftist press. Second, some of his followers remark that Trump “tells it like it is.” His heart is in the right place though he may lie “about the details.” Third, some supporters say Trump’s claims could be true. When Trump lied about the size of the inauguration crowd, Kellyanne Conway responded that horrible weather kept his followers away. Fourth, Trump may be a con man, however, he’s our con man. This may account for the number of Republican senators and representatives who know that Trump bends the truth, but they must support him for fear of losing their next election.
Five, some supporters argue that Trump is a different kind of person whose rules do not apply to him. For some, Trump has superhuman powers that allow him to do what other politicians do not dare. Would George W. Bush or Barack Obama have survived their presidency if they had bragged on camera that they grabbed a woman’s genitals or stated they trusted Vladimir Putin more than their own intelligence agencies? A number of white evangelical Christians like Jerry Falwell Jr. see Trump as a kind of savior sent to save the country from radical Muslim terrorists and the erosion of Christian values.

Trump et le COVID

 Je traduis et cite ici ce qu’écris Charlie Sykes dans sa newsletter pour The Bulwark :


«Que savait le président ? Il savait que COVID-19 était mortel et aéroporté. Il savait qu'il était pire que la grippe et qu'il pouvait tuer un grand nombre d'Américains.


Quand l'a-t-il su ? Le 28 janvier, son conseiller à la sécurité nationale lui a dit : "Ce sera la plus grande menace pour la sécurité nationale à laquelle vous serez confronté pendant votre présidence. Ce sera la chose la plus dure à laquelle vous serez confronté".


Le 7 février, M. Trump l'a dit à Bob Woodward dans une interview enregistrée : "Il suffit de respirer l'air et c'est comme ça que ça se passe. Et c'est donc très délicat. C'est une question très délicate. C'est aussi plus mortel que votre grippe qui est très forte".


Qu'a-t-il fait à ce sujet ? Trump savait que le coronavirus était bien pire que la grippe, mais pendant des semaines, il a continué à minimiser le risque, en disant qu'il disparaîtrait comme par magie, qu'il était contenu, qu'il n'y avait pas de raison de procéder à des arrêts massifs.


 Le 10 février, il a déclaré "Beaucoup de gens pensent que cela disparaît en avril avec la chaleur - quand la chaleur revient." Le 24 février, il a tweeté : "Le coronavirus est sous contrôle... La Bourse commence à me paraître très bien !" Le 24 février, il s'est moqué des démocrates qui demandaient plus d'argent pour combattre la pandémie : "Chuck Schumer se plaint... que je devrais donner plus d'argent que 2,5 milliards de dollars pour se préparer au Coronavirus." Le 26 février, il a déclaré : "C'est une grippe. C'est comme une grippe." Le même jour : "Quand vous avez 15 personnes, et que les 15 dans quelques jours vont être proches de zéro, c'est un assez bon travail que nous avons fait." Le jour suivant : "Ça va disparaître un jour, c'est comme un miracle, ça va disparaître."  Le 14 mars, il a déclaré : "Vous savez, nous avons une grippe dans notre pays qui tue, en moyenne, 36 000 personnes par an - 36 000 personnes. Et, vous savez, c'est quelque chose dont nous ne parlons pas. Mais à l'heure actuelle, nous en avons perdu 50."  Et ainsi de suite. 


Le 19 mars, M. Trump a admis qu'il minimisait délibérément le danger.  "Je voulais toujours le minimiser", dit-il à Woodward. "J'aime toujours minimiser, parce que je ne veux pas créer de panique."


Aujourd'hui, le discours de Trump se concentre sur le fait qu'il évite tout ce qui pourrait alarmer le pays ou faire chuter les marchés. "Je suis un pom-pom girl pour ce pays", a-t-il expliqué. En d'autres termes, il a vu le problème comme un défi de relations publiques, alors même que 200 000 Américains sont morts. 


 Mais nous savions tout cela, n'est-ce pas ? Mais, mon Dieu, maintenant il y a des enregistrements. Pas des sources anonymes de l'État profond. Pas de seconde main. De la propre bouche de Trump. C'est juste là.  


Commençons par la défense "pas de panique" offerte par Trump et ses fidèles légions de peluches. On nous demande de croire que le président a menti sur la gravité de la pandémie parce qu'il ne voulait pas nous faire peur. 


 C'est ce même président qui a alimenté les craintes d'une invasion de violeurs mexicains, de caravanes d'immigrants en maraude, et qui base maintenant sa campagne de réélection sur des avertissements concernant des élections truquées, des villes en feu, des voyous en avion, des Antifa, des anarchistes, un carnage américain, l'invasion des banlieues par Cory Booker et l'apocalypse marxiste d'une présidence Biden.


Ce qui nous amène à l'événement principal : Cela fera-t-il une différence ? Il y a quatre ans, on pensait généralement que la cassette "Access Hollywood" ferait dérailler la candidature de Trump, mais elle n'a été qu'un point d'inflexion dans ce qui est devenu notre culture politique du "rien n'a d'importance".

Mais voici un contrepoint : Les nouvelles révélations n'ébranleront pas la base de Trump, car rien ne le fera. Mais, à tout le moins, les enregistrements de Woodward ramènent le centre d'intérêt de la campagne de "l'ordre public" (ce que voulait Trump) à COVID, une semaine avant que nous n'atteignions le triste jalon des 200 000 morts américains.


Comme le dit Matthew Dodd :  ‘Il ne s'agit pas de savoir si de nouvelles informations feront passer Trump en dessous de 42 %.  Il s'agit plutôt de savoir si les nouvelles informations empêcheront Trump de gagner suffisamment de soutien.’ »

Sep 5, 2020

Le silence de John Kelly

Le silence de John Kelly est parlant. Il est le seul qui a pu rapporter à Jeffrey Goldberg ce que lui a dit Trump devant la tombe de son fils. Le général Kelly aurait pu démentir immédiatement, il ne l’a pas fait, c’est probablement que la scène est authentique. Trump ne s’y est d’ailleurs pas trompé, qui a agoni d’insultes Kelly lors de sa conférence de presse hier soir. Si ce qu’a dit Trump à Kelly ce jour là est vrai, ça donne de la crédibilité à tout le reste de l’article de Jeffrey Golberg. Ce qui semble donner plus de crédibilité à l’histoire, c’est aussi que l’Associated Press et Le Washington Post ont publiés des détails correspondant à certains de ceux de l'Atlantic jeudi soir, tandis que vendredi, Jennifer Griffin de Fox News a également confirmé les détails clés de l’article. La réaction de Trump est du typique Trump : impulsive, furieuse, brouillonne, stupide, mensongère. Il aurait été bien plus malin de démentir et rester coi, traiter cet article par le mépris. Au rythme ou vont les news dans quelques jours on n’en aurait plus parlé. La réaction de Trump, surtout son mensonge facilement réfutable sur John McCain, ne peut que donner plus de crédibilité ce qu’à écrit Jeffrey Goldberg.

Un point sur le COVID

COVID : l’examen du nombre d’hospitalisations, des admissions en réanimation, des décès (depuis mars 2020) ne laisse aucun doute : si vous avez plus de soixante ans et que vous attrapez la COVID, vous êtes à risque de faire des complications, encore plus si vous avez une maladie chronique ou un maladie auto-immune. Vous avez beaucoup plus de chances de vous en tirer sans mal si vous avez moins de soixante ans et encore plus de chances si vous avez moins de 20 ans. C’est simple. 

 


On remarque que le nombre de cas dépistés augmente régulièrement (près de 9000 hier), mais que le nombre d’hospitalisations journalières, le nombre d’admissions en réa et le nombre de décès n’augmente pas en proportion, loin de là. Il faut se rappeler qu’en mars-avril on ne testait pour la COVID que les gens qui présentaient des symptômes importants, les autres, ceux qui n’étaient qu’un peu malades, on ne les testaient pas et bien sûr on ne testait pas les asymptomatiques. A cette époque là on avait en moyenne 4000 nouveaux cas par jour. La réalité, calculée par les experts en épidémiologie a été estimée à 100 000 nouveaux cas par jour. On est bien loin des 9000 cas journaliers d’aujourd’hui, bien que ce nombre soit aussi sous-estimé mais dans de moindre proportion. Ensuite l’examen des contaminations par tranche d’âge montre que c’est la tranche 19-29 ans qui est la plus touchée, les tranches 29-39 et 39-49 venant juste après.

Il n’y a donc pas pour le moment de seconde vague ni de crise sanitaire mais le virus n’est pas moins virulent. Les plus vieux (au dessus de soixante ans) doivent être protégés d’où la nécessité de porter un masque pour ne pas les contaminer, même si on ressent aucun symptôme car une majorité des cas de COVID affectant les 19-40 ans sont asymptomatiques.

Aug 17, 2020

Quarantaine

Je ne comprends pas très bien pourquoi la Grande-Bretagne a réimposé une quarantaine pour tous les gens arrivant de France. Quelque chose me dit que c'est une mesure de représailles contre la France accusée de laisser passer trop de migrants vers la Grande Bretagne ces derniers temps. Je ne comprends pas non plus pourquoi les gens qui arrivent en GB en provenance de France ne pourraient pas devoir être en quarantaine le temps qu'un test PCR soit fait et qu'ils aient le résultat. Il y a, certes, des faux négatifs mais pas en nombre suffisant pour faire exploser le taux de contagion Britannique. Et j'ai lu que les gens qui étaient en Suisse (pas de quarantaine) mais qui prenaient l'avion à l'aéroport de Mulhouse-Bâle situé sur le territoire français devaient se mettre en quarantaine à leur arrivée en Grande-Bretagne. Il me semble qu'il y a pas mal de bureaucratie aveugle là-dedans, non ?

Aug 16, 2020

Élections américaines

 Je crois que Trump ne sera pas réélu sauf s'il réussit à truquer les élections et j'ai bien peur que c'est ce qu'il s'apprête à faire.

- Déjà, il démantèle en partie le service des postes américain afin que les bulletins envoyés par correspondance, comme c'est autorisé dans certains États ne puissent pas parvenir dans les temps dans les bureaux de vote. Avec l'épidémie de Covid les électeurs sont enclins à voter par correspondance plutôt qu'aller s'entasser dans les bureaux de vote. Comme par hasard ce sont les électeurs démocrates qui ont le plus de réticences à aller voter en personne et les minorités qui sont les plus touchées par la COVID.
- Depuis plusieurs semaines déjà Trump émet des doutes sur la régularité de cette élection. Ces doutes, instillés jour après jour à ses partisans, permettront de remettre en cause la légitimité d'une élection de Biden, au cas où.
- La sécurité des machines à voter n'est pas assurée dans bien des États. 
 
Que se passerait-il si Trump était réélu manifestement grâce à ces tricheries plus ou moins légales ? Des désordres civils du type de ceux qui ont eu lieu suite au meurtre de George Floyd sont à redouter. Désordres qui pourraient être contrés par les forces de police fédérales comme à Portland (OR), voire par l'armée. Et qui pourraient déclencher une riposte des militants d'extrême droite américains qui sont surarmés. Tous les élements seraient alors réunis pour des désordres extrêmement violents voire une guerre civile. 
 
Et si Trump était battu d'une courte tête et parvenait à instiller assez de doute sur la régularité des élections, ses partisans pourraient être tentés par une sorte de coup d'état civil, qui serait forcément sanglant.
 
Bref, seule une large victoire de Biden peut à la fois nous débarrasser de Trump et éviter des graves troubles à l'Amérique. Tel est mon sentiment.

Aug 12, 2020

Anti-masques

La plupart des anti-masques que je lis sur les réseaux sont d’extrême droite ou gilets jaunes, ou les deux. Il me semble qu’il y a peu de gauchistes qui sont aussi anti-masques (ou gilets jaunes). Tous sont plus ou moins complotistes (Big Pharma, Bill Gates, OMS, 5G). Tous ou presque sont anti-vaccins. Tous ou presque sont persuadés que la chloroquine est la panacée contre la COVID et le professeur Raoult est leur idole, le seul qui ne soit pas corrompu par Big Pharma (avec quelques autres charlatans en mal de publicité). Et ce, alors même qu’une grande part d’entre eux pense que l’épidémie de COVID a été largement exagérée voire inexistante et en tout cas terminée. Tous invoquent comme prétexte à ne pas porter de masque le fait que de nombreux membres du gouvernement aient déclaré à un moment ou un autre que le port du masque étaient inutile voire malsain (je ne vois pas en quoi ça peut être un prétexte à ne pas porter de masque maintenant, mais passons). Tous disent que le masque ne protège pas celui qui le porte de la COVID mais oublient que le masque est porté essentiellement pour ne pas contaminer autrui alors qu’on ne sait pas si on est malade ou non et donc si on est contagieux (et on sait que de nombreux cas de COVID sont asymptomatiques mais contagieux). Tous croient que le masque les empêche de respirer ou leur fait respirer leur propre air vicié ou les met en danger, alors même qu’il n’est relevé aucun incident ni malaise lié au port du masque. La plupart sont contre le port du masque par rébellion infantile contre l’autorité et les obligations. Tous enfin ont une forte tendance à ne penser qu’à eux et à leur confort et estiment qu’ils ne peuvent être atteints par le virus.

Jul 19, 2020

La maison sur la dune



La maison était construite sur la dune. Il y avait une grande terrasse avec de grandes baies vitrées et vue sur la mer. Comme la dune reculait tout le temps ou menaçait même de disparaître complètement, les C. avaient planté sur le terrain devant la maison des plantes pour accrocher le sable et stabiliser la dune, c'était efficace. Ces plantes, épineuses et denses, avaient rendu le terrain impénétrable (le terrain et ses plantes étaient destinées aussi à protéger la maison des intrus et des gêneurs). Il y avait du sable partout, devant, derrière la maison, et des pins à moitié ensevelis dans ces dunes qui n’arrêtaient pas de changer d'aspect ou de place d'un été à l'autre. Les enfants vivaient pieds nus et en maillot de bain, tout le temps, avec une chemisette. Quand il faisait frais ils mettaient un pull léger par dessus leurs chemisettes et leur plus grande concession à l'élégance ou à la pudeur était le port d'un short et de nu-pieds. Il y avait au sous-sol un grand garage et une table de ping-pong et un atelier de bricolage plein d'outils. On pouvait lire des bandes dessinées (il y en avait plein) et boire du Fanta ou du coca à volonté. C'était un paradis.  

Jun 18, 2020

Violence légitime

Mes deux centimes sur certains événements récents.

Le Procureur général François Molins a dit un jour : « Une violence commise contre un policier et une violence commise par un policier ne peuvent pas être mis sur le même plan. Toute violence commise contre un policier est par nature illégitime. Une violence commise par un policier n'est pas forcément illégitime... elle peut même être légitime si elle est nécessaire à la mission de paix et d'ordre public, ou pour interpeller un délinquant. Elle ne devient illégitime que si elle n'est pas proportionnée ». 

L'Etat possède le monopole du maintien de l'ordre public ou du rétablissement de l'ordre public, c'est donc l'Etat qui détient le monopole de la violence légitime. Donc si l'Etat délègue le maintien ou le rétablissement de l'ordre public à la police celle-ci devient détenteur du monopole de la violence légitime. Dans une démocratie, la légitimité de cette violence est fondée sur la conformité au droit et à l'équité, elle-même définie par la raison, le bon sens, la justesse et la mesure, en deux mots il faut donc que cette violence soit légale et proportionnée. Ce sont les limites à l'intérieur desquelles s'exerce la violence légitime. Qui juge de cette légalité et de cette proportionnalité ? La Justice et personne d'autre. Et surtout pas les participants à une manifestation ou les délinquants eux-mêmes.

Si on considère que les manifestants ou les délinquants et les policiers sont à armes égales, c'est à dire que les uns et les autres sont légitimes à employer la violence pour parvenir à leurs fins, c'est la porte ouverte à la guerre civile ou à la guerre des gangs (la police étant considérée comme un gang comme un autre).

Lorsque survient une arrestation, la personne arrêtée subit une contrainte physique qui peut être importante et spectaculaire selon le degré de résistance de la personne arrêtée à la contrainte physique, ou selon le contexte de l'arrestation. De même lorsque des personnes commettent des exactions contre les policiers ou du vandalisme ou encore refusent de se disperser lorsque l'ordre au nom de la loi leur en est donné, la police peut exercer un certain degré de violence à leur encontre, par des armes non-létales en général ou par une contrainte physique. Jamais cette réponse policière ne doit être disproportionnée par rapport à la gravité de l'infraction commise. Toutefois dans certaines circonstances cette proportionnalité peut-être difficile à apprécier par les policiers. Il faudra donc dans certains cas que la justice examine l'ensemble des faits et des circonstances. 

Il est donc imprudent et malsain de se baser sur des images forcément partielles et vues avec du recul par rapport à l'événement. Et ce, dans les deux sens.

Cas de George Floyd : infliger des sévices tels qu'ils entraînent la mort d'une personne arrêtée pour une infraction (quelle qu'elle soit) est évidemment disproportionné, illégal et illégitime.

Cas de l'infirmière de l'esplanade des Invalides : la contrainte exercée sur cette femme ne me semble pas disproportionnée vu les infractions qu'elle a commis avant et surtout vu le contexte et sa résistance à l'arrestation, mais je ne suis pas un bon juge de cette proportionnalité et personne d'autre ne devrait l'être. L'arrestation ne me semble pas illégale. En tout cas aucune justification ne peut être trouvée aux actes (même s'ils sont mineurs) de violence qu'elle a commis envers les FDO car ils sont forcément illégitimes. La Justice aura à se prononcer.

Cas du jeune qui force un barrage ou échappe à un contrôle avec un véhicule volé et a un accident mortel en cherchant à fuir la police : pas d’ambiguïté ici, la police n'a exercé aucune violence illégitime, agissait dans le cadre de la loi et n'a pas directement causé la mort.

Jun 17, 2020

Ma vie palpitante

¶ Oh que je déteste Paris ! Je suis tellement content de ne plus y habiter et de rentrer le soir à Angers. Et content aussi de n'avoir plus que six mois à aller dans cette ville pour y travailler. Aujourd'hui j'ai fait la lettre de demande de bénéfice de mes droits à la retraite. Le sort en est jeté. Le quatre janvier prochain je serai retraité des chemins de fer ! Je ne regrette absolument pas et je pars avec joie. J'ai travaillé 38 ans dans cette boite et j'en ai vu des vertes et des pas mûres. Il est temps de tirer un trait, je suis serein pour l'avenir.

¶ En ces temps de pandémie et jusqu'au mois de septembre je suis tenu d'être présent au bureau un jour par semaine. Le reste de la semaine je suis en télétravail. En fait le mercredi je suis aussi en télétravail mais au bureau ! Les réunions se font avec TEAMS, de toute façon il n'y a que 30% des effectifs à la fois dans les bureaux et je suis seul dans le mien où l'on est quatre en temps normal ! C'est une situation absurde. Je me tape 600 kilomètres et trois heures de TGV (aller-retour) (et le métro) pour ne rien faire de plus ou de mieux que ce je peux faire à la maison. Mais cette journée n'est tout de même pas tout à fait inutile et désagréable puisque je retrouve mes copains gendarmes (et accessoirement le propriétaire de mon appartement à Angers) et nous déjeunons ensemble.

¶ En 2017 j'ai fait la commande d'un chéquier à ma banque, ce chéquier ne m'est jamais parvenu ou bien (Paris, 18ème !) a été volé dans ma boite aux lettres ! J'ai fait immédiatement opposition (en 2017) sur tous les chèques du chéquier en question. La semaine dernière ma banquière m'avise que deux chèques, l'un pour un montant astronomique, ont été déposés pour être encaissés. Je n'ai pas de soucis, les chèques sont en opposition. Mais pour être tranquille j'ai porté plainte auprès du procureur de la République d'Angers.

¶ Peu de monde dans le train et tous masqués (le contrôleur, pardons, l'Agent Commercial Train (ACT) y veille !) et les voyageurs sont prévenus qu'ils risquent une amende de 135 € s'ils ne portent pas un masque. J'ai remarqué un port du masque assidu dans le métro, ce qui tranche avec le Tram d'Angers où c'est plus relâché. Par contre dans la rue parisienne le masque c'est l'exception (comme à Angers).

Jun 16, 2020

La crise sanitaire est-elle terminée ?

Depuis le début de cette crise sanitaire je lis énormément de choses sur l'épidémie de Covid 19, ce qui permet de me faire une idée, qui vaut ce qu'elle vaut (je ne suis ni médecin ni épidémiologiste) et qu'il faut prendre uniquement pour ce qu'elle est : l'opinion informée d'un amateur et citoyen comme les autres. 

Je pense (mais je me trompe peut-être) que cette épidémie n'est pas terminée et qu'elle est loin d'être terminée. Donc retourner aux comportements qui avaient cours avant l'épidémie me semble être exclu. On voit en France tous les jours apparaître des foyers de contamination. Dans plusieurs pays, comme la Chine, on voit réapparaitre la circulation rapide du virus. De nombreux pays de l'hémisphère sud voient le virus faire des ravages. Aux Etats-Unis le virus réapparaît dans les Etats qui soit avaient déconfiné trop tôt soit n'avaient pas été touchés ou à peine jusqu'à maintenant.

En France nous déconfinons à pas prudents mais déterminés.

J'observe que presque plus personne n'applique les fameux gestes barrières et ne porte plus de masque en public et en particulier dans les lieux clos. Les gens se sentent libérés et ont de moins en moins peur du virus. Je trouve ça très inquiétant.

Je comprends que le gouvernement veuille rouvrir le pays et même accélérer cette ouverture et j'approuve cette politique dans la mesure où le port du masque est respecté, que les gestes barrières et la distanciation sociale sont appliquées. Or je pense que ce n'est pas le cas ou pas partout.

Le SARS-Cov 2 est encore mystérieux. On entrevoie seulement comment ils se répand. On ne saisit pas encore complètement ce qu'il fait aux organes. On ne sait pas encore, bien qu'on commence à avoir une idée, si avoir eu la COVID immunise contre et surtout pendant combien de temps. 

Sur l'éventuel vaccin on ne sait pas combien de temps il nous immunisera. Il est possible qu'on ait a se faire vacciner tous les six mois ou tous les ans. J'apprends avec effarement qu'un Français sur quatre refuserait de se faire vacciner. J'avoue que ça me dépasse ! Si seulement trois Français sur quatre est vacciné qu'en est-il de l'immunité de groupe ?

En ce qui me concerne j'appliquerai les mesures suivantes jusqu'à nouvel ordre :
- port du masque dans tous les lieux publics et les transports,
- je ne fréquenterai aucun lieu où il y a du monde à touche-touche, sauf en dehors des heures de pointe ou en terrasse. Ces lieux étant : les cinémas, les bistrots, les restaurants, les salles de spectacles, les musées et expositions,
- respect des gestes barrières et de la distanciation sociale dans les lieux publics,
- en ce qui concerne le bureau, ça ne pose pas de problèmes pour le moment, je n'y suis présent qu'une fois par semaine et les consignes (respectées) sont telles que ça ne risque quasiment rien (sauf si le virus est radio-actif, oui on en est presque là !).

Jun 15, 2020

Masques

Le port du masque chirurgical ou en tissu est devenu l'exception ici à Angers, même à l'intérieur des magasins. Je reste donc cette exception et je mets mon masque avec encore plus d'ostentation qu'il y a une semaine. Et voir tous ces gens sans masques dans les allées du SuperU me donne des envies de distribution de baffes. Il y a encore un mois ils se plaignaient du manque de masques, maintenant qu'il y en a partout en vente ils ne les portent pas.  Quant aux mesures barrières et de distanciation sociale c'est complètement oublié. Je souhaitais que le masque en public soit obligatoire dès qu'on se sent un peu enchifrené et que les bises et serrages de mains soient oubliés (je serais prêt à les remplacer par la courbette à la nippone), je crois que je peux toujours me brosser

Jun 3, 2020

Des idées

"Je n'ai pas beaucoup d'idées, en tout cas pas régulièrement. Je n'ai pas énormément d'imagination non plus. Je rechigne encore davantage à théoriser, et c'est souvent un fiasco." Ces mots de Florence Aubenas s'appliquent à moi sans aucune nuance.

J'admire les gens qui ont des choses intelligentes à dire sur tout ce qui se passe dans le monde. J'admire ceux qui peuvent soutenir une conversation par écrit (par exemple sur Facebook) en argumentant honnêtement sur un sujet donné, moi j'en suis incapable la plupart du temps. Je connais beaucoup de choses sur quelques sujets (en général obscurs et qui n'intéressent personne), sur le reste j'ai une bonne culture générale mais très superficielle. Je suis trop émotif quand je discute avec quelqu'un qui est de mauvaise foi, ça me fait sortir rapidement de mes gonds. Je n'ai pas de valeurs bien ancrées et je déteste le dogmatisme. Mes opinions sont bien souvent à géométrie variable et comme telles, j'hésite à les coucher par écrit car une fois écrites et publiées elles me semblent gravées dans le marbre. Je ne vois aucun intérêt à répéter ce que tout le monde sait déjà et j'ai rarement des idées originales qui valent la peine d'être exprimées. Mon imagination est défaillante (sauf dans mes rêves). Il faut bien le dire, la plupart du temps je me range à l'avis général ou du moins à celui des gens en qui j'ai confiance sur le plan des idées. Je suis désespérément modéré voire tiède, j'ai horreur du dogmatisme et de la radicalité, je me méfie des idéologies.

Je suis donc un mauvais blogueur d'opinion, bien que j'aie essayé plusieurs fois de l'être : échec la plupart du temps. Il vaut beaucoup mieux pour moi que je m'en tienne à relayer la pensée des meilleurs que moi et que je ne parle que de ce qui m'est un peu personnel ou de mon expérience de certaines choses comme la musique, les livres, les lieux qui me tiennent à cœur, et toutes ces sortes de choses.