Pollen maudit

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Fleur de pommier, c'était un peu trop tard pour les cerisiers, ils étaient passé-fleurs.

Ce matin je me lève en pleine forme et je pars au boulot. Arrivé dans le métro je pique une crise de rhume des foins d'enfer et en moins de temps qu'il en faut pour l'écrire je sens mes muqueuses qui se gonflent et mon nez se met à couler. Avant d'arriver au travail j'ai déjà consommé un sachet de mouchoirs. Le reste de la journée s'est passé dans l'abrutissement des sinus gonflés. Et le soir... eh bien le rhume des foins s'apaise! J'ai passé le weekend à la campagne dans une atmosphère surchargée de pollens de toutes sortes et ça ne m'a strictement rien fait. Je rentre à Paris et aussitôt une grosse crise. Il y a des années que c'est comme ça. Les antihistaminiques ne font pas grand chose ou en tout cas pas longtemps.

Power Point problem

Enemy Lurks in Briefings on Afghan War - PowerPoint - (NYTimes):

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“When we understand that slide, we’ll have won the war,” General McChrystal dryly remarked, one of his advisers recalled, as the room erupted in laughter.

Nouveau départ

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Ah, ça y est enfin. Je suis de nouveau connecté à Internet. J'ai changé de fournisseur d'accès, j'étais chez Orange maintenant je suis chez Free. J'ai tout dans le même abonnement (moins cher qu'Orange), l'Internet, le téléphone (plus d'abonnement France Télécom) et la télé (plus d'abonnement au câble), avec quelques avantages, comme le TiVo Free etc. Le débit est beaucoup plus large que chez Orange. Je crois que j'ai réalisé une bonne opération, mais j'aurais été quinze jours sans connexion Internet, pas trop difficiles puisque j'étais quand même connecté au boulot et à la maison à un hot-spot free dans le secteur. Aujourd'hui j'ai reçu ma Freebox et en rentrant je me suis connecté sans problème. Je suis en dégroupé intégral ce qui veut dire que je n'ai plus de rapport avec Orange et France Télécom.

Internet le retour

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Bon, je n'ai plus qu'à recevoir ma Freebox maintenant, ça sent bon!

Open for business again

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23.00 CET, 21.00 UTC, Heathrow vient de ré-ouvrir! Ce B747 de British Airways en provenance de Lagos au Nigeria a bien gentiment attendu du coté de Cherbourg que son aéroport favori veuille bien l'accueillir. Etant donné qu'il est parti il y a pas mal de temps de Lagos, ce vol devait être à destination d'un aéroport de remplacement et il est probable qu'entre temps on lui ai dit d'aller à Heathrow, vu que celui-ci était ouvert à partir de 22 heures local.

Empty skies

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Je devais aller à Poitiers aujourd'hui, dimanche, et puis je me suis légèrement trompé d'heure de train et de toutes façons j'étais juste — pas "large", juste. Alors, à la place, je me suis doré au soleil à Cachan, dans le jardin de mes neveux, sous le ciel sans traînées de condensation d'avions, et vide de particules volcaniques apparentes. Un ciel sans nuages, alors que c'est, paraît-il, un nuage de poussières volcaniques qui empêche les avions de voler. Il régnait un calme inhabituel. F. me raconte qu'un hérisson vient souvent visiter le jardin la nuit. Les chats l'observent mais n'y touchent pas. Le hérisson fait le tour du jardin et puis s'en va. On est à cinq, six kilomètres de Paris, une étendue de pavillons, près du pont d'Arcueil qui enjambe la petite vallée de la Bièvre. Après la sieste dans une chaise longue, marche à pied à travers la banlieue, Arcueil, Laplace. Belle lumière fraîche et blanche de printemps. Rhume des foins aussi. Le soir j'ai regardé deux épisodes de Mad Men, série que je ne connaissais pas et qui rentre dans la liste de mes séries préférées.

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Photos: Cachan, avril 2010

Dans la baie de Personne (1)

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"Et ce matin encore j'ai pensé: incompréhensible qu'on ne soit pas immortel." Peter Handke, Mon année dans la baie de Personne.

Arcueil, avril 2010

Nuageux

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Bormes-Les-Mimosas, avril 2010

We can't fly

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Dans le Massif des Maures, près de Colobrière et du monastère de la Chartreuse de La Verne (Var, France), avril 2010.

Under the volcano's ashes

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Paris, avril 2010

Sur la terre comme au ciel

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Je me suis un peu amusé à donner à la photo une touche "vintage".

Donc le weekend dernier je suis allé à Hyères, dans le Var, pour visiter les amis Lacabanne. J'ai bravé la grève de mes collègues cheminots, mon train circulait et fut bien ponctuel à son arrivée à Toulon. Le TGV retour avait, lui, une heure et demie de retard, dimanche soir, à l'arrivée à Paris (20 minutes de retard à Toulon, le train venant de Nice, arrêt non prévu à Marseille Saint-Charles pour déposer des voyageurs pour Dijon dont le TGV avait été supprimé au départ de Nice, nécessité de rebrousser (partir dans l'autre sens) à Marseille —bien sûr, la gare Saint-Charles est en cul-de-sac — et plusieurs ralentissements sur la LGV: quand un train est désheuré il circule toujours plus difficilement, on a du mal à le caser parmi les autres trains, il est ralenti de temps en temps et les minutes de retard s'accumulent). Mais le TGV, en première classe, est très confortable et le voyage dans ce train est toujours, pour moi, un moment agréable. Le weekend fut très sympathique et détendant. Nous visitâmes, samedi, la Chartreuse de La Verne (photo), magnifique monastère restauré dans le massif des Maures, isolé du monde, habité par quelques nones invisibles et entouré de bois de châtaigniers au moins tri-centenaires. Dimanche nous fîmes une petite visite dans le vieux village de Bormes-Les-Mimosas.

Deux commentaires sur les événements aériens de ces derniers jours:

L'accident du Tupolev 154 du président polonais: on a raconté beaucoup de bêtises les premiers jours mais les choses s'éclaircissent un peu. Il n'est pas facile du tout de faire atterrir un gros avion dans le brouillard (la visibilité était de 400 mètres au moment de la tentative d'atterrissage) sans ILS. L'ILS est un système qui permet de guider les avions vers la piste d'atterrissage de façon très précise. L'ILS donne la direction de la piste, l'écart de l'avion par rapport à l'axe de la piste et le glide path, c'est à dire l'écart de l'avion par rapport à la pente nominale d'approche. Avec une piste équipé d'ILS on peut atterrir dans des conditions de visibilité très réduite. Il n'y a pas d'ILS à l'aéroport de Smolensk. Il semble que l'équipage de l'avion polonais n'ai pas eu un glide path adéquat. Notez que ça peut arriver avec un ILS — et c'est arrivé: j'ai en mémoire un cas qui s'est produit à Nantes il y a quelques années, de nuit, où un avion s'est non seulement éloigné de l'axe mais a adopté un glide path beaucoup trop prononcé. Le contrôleur de l'aéroport de Nantes a réagi et demandé à l'avion de redresser et de faire une autre tentative d'atterrissage (un turn-around) et l'avion a exécuté ses ordres, mais il n'est pas passé très loin de s'écraser sur la ville de Nantes. Donc si ça peut arriver avec un ILS, ça peut arriver d'autant plus facilement sans ILS et bien sûr l'absence de visibilité rend l'opération encore plus délicate.

Le nuage de cendres du volcan islandais a provoqué l'interdiction de quasiment tous les vols au nord de l'Europe aujourd'hui et probablement dans les jours qui viennent. Les cendres sont aspirées par les réacteurs et peuvent les étouffer ou les endommager sévèrement. Il y a quelques années un gros avion avec plein de passagers à bord a traversé un nuage de cendres volcaniques et tous ses moteurs se sont arrêté d'un coup en même temps! Les pilotes ont réussi à faire redémarrer au moins un moteur et à atterrir mais on n'est pas passé loin de la catastrophe. L'aéroport d'Heathrow, le plus important trafic du monde, est fermé depuis 12 heures jeudi ainsi que tous les aéroports du Royaume Uni, de Norvège, Suède, Danemark, Hollande, Belgique, une partie de l'Allemagne, de la Finlande et de la France. Les vols transatlantiques sont annulés. Un fantastique bazar! Du jamais vu.

Enfin Free

J'ai retrouvé une connexion de secours à Internet, mais le débit est faiblard et ne permet pas de télécharger des photos. Enfin c'est toujours ça. Je divorce d'avec mon fournisseur d'accès Internet pour aller chez Free. J'attends la Freebox. Je me suis rendu compte que je paierai moins chez Free avec une ligne entièrement dégroupée et les avantages qui vont avec...

Horribles génériques

"Un gars, une fille", encore. Ce qui est angoissant dans cette sitcom c'est que le petit couple de protagonistes est représentatif de tous les petits couples de Français moyens de notre époque. Ils sont de la classe moyenne, professionnels (dans des professions en vogue: publicité, marketing, commerce), sans enfants, à l'âge où l'on songe à profiter de l'existence avant d'avoir, justement, des enfants, la trentaine donc, bien intégrés à leur société, leur époque. Ils sont tout ce qu'il y a de plus normaux. Ils ont les défauts de leur condition sociale: mesquins, incultes, égoïstes, n'ont que de courtes vues et les opinions de la majorité, consommateurs passifs au langage atrophié dans lequel transparaissent les stéréotypes du management et du marketing. Ils vont aux sports d'hiver, au Club Med, ils dînent japonais, lui aime les voitures, le tennis et le golf, elle aime les soirées entre copines, la déco, les produits bio et la médecine douce. Ils sont caricaturés mais pas assez, le trait n'est pas assez forcé. Ils sont génériques, en un mot. Ils nous apparaissent alors comme ce que nous pourrions être, mais aussi comme ce que nous sommes d'ailleurs souvent, et comme ce que nous devrions être pour faire partie de l'équipe (pour employer un terme de management, justement) qu'est la société. Dès lors leurs défauts qui devraient nous faire rire à leurs dépens sont insupportables.

Si les gens aiment cette sitcom et la trouvent drôle c'est peut-être dû à deux facteurs: (1) leurs capacités de jugement sur eux même sont à ce point affaiblies par l'abrutissement savamment organisée par l'empire de la marchandise et du spectacle qu'ils ne se rendent pas compte qu'on se moque d'eux; (2) le consensus étant que cette sitcom est drôle et de bonne qualité il importe que pour faire partie de la société, pour ne pas être en dissonance, on déclare l'apprécier sans y prêter d'attention.

Brèves

C'est justement quand je n'ai plus accès à Internet à la maison que me viennent des idées de billets pour Mnémoglyphes, à la pelle!

Mardi vers une heure de l'après-midi, Boulevard Saint-Michel, j'ai croisé Moëbius, ou alors quelqu'un qui ressemblait énormément à Moëbius. En réalité je ne connais pas assez bien la tête de Moëbius pour pouvoir affirmer que c'était bien lui. Donc c'était probablement quelqu'un qui lui ressemblait. Quelles sont, compte tenu de ce que je viens d'énoncer, les chances que ça soit bien Moëbius? Par contre, il y a une semaine ou un peu plus, un vendredi en tout cas, c'est bien Nicolas Hulot que j'ai croisé à la Gare Montparnasse et le même jour c'était, j'en suis certain, Éric Zemmour qui est descendu avec moi à la station Gaité du métro.

Tracas de métro: voulant descendre à Duroc je descendis à Vanneau (la gare précédente). Je repris un train pour Duroc mais ne descendis qu'à Ségur (la gare suivante). Il me fallu donc reprendre un train pour Duroc en sens contraire où je descendis enfin. Tout ça parce que j'étais dans la lune.

Hier soir entrevu "Un gars, une fille", à la télévision (elle fonctionne encore, sans doute pas pour longtemps). J'ai vite changé de chaine tant les personnages de cette sitcom bien française me font horreur. Le petit couple de Français moyens égoïstes, consommateurs, suiveurs, vulgaires et veules que ce show met en scène n'est pas une caricature. C'est la réalité et c'est insupportable.

En vrille

Bizarrement (ou peut être pas) tout part en vrille en ce moment. Une succession de pannes et de déconvenues, de surprises (médiocres) et de conséquences d'erreurs passées m'ont affecté ces jours-ci. Le domestique est désorganisé et le professionnel est dans une phase de replacement, d'ajustement périodique fastidieux. Oh il n'y a rien que de l'ordinaire, c'est l'accumulation dans le temps et l'espace de ces petits soucis qui pose problème et qui use. Prenons ma Livebox par exemple, ce modem qui relie mon domicile au monde, je veux dire à Internet. Elle est hors service ma Livebox. Ce n'est rien, vu de la lune. D'autant que je suis connecté à Internet dans le journée, au travail (mais pas de la même façon: au travail je ne suis pas sensé utiliser Internet comme à la maison, bien des sites sont d'accès interdit, et je ne dispose, de plus, que d'un navigateur obsolète, enfin c'est tout de même toujours ça). Il n'empêche que je me sens coupé du monde et comme handicapé, empêché, et même un peu floué. Je n'en suis pas à m'ennuyer, j'en profite pour accomplir quelques corvées sans cesse repoussées. N'empêche. Je ne peux m'empêcher de prendre cette panne comme un symptôme supplémentaire de déréliction, d'une sorte de pourrissement général, tout part en vrille et ma connexion Internet en est le signe le plus visible. J'ai même, ce matin, donné un euro à un type qui faisait la manche dans le métro, un géant dont l'entière gestuelle signale le frustre et le brutal et qui est un habitué de ma ligne. Il m'a ému par son obstination à raconter à toute heure du jour le même baratin mal construit, mal dit, mal réfléchit et par sa détresse routinière. Ai-je voulu me racheter? Peut-être de me plaindre, oui, mais plutôt exprimer ma solidarité envers plus brutalisé par l'existence que moi.

C'est un tout petit problème

C'est un tout petit problème, j'en conviens.
Mais samedi matin, avant de partir pour la Méditerrannée où je passais le weekend chez des amis, j'ai débranché la Livebox comme mon FAI le recommande quand on s'absente.
Elle était à ce moment là, samedi matin, bien connectée à Internet.
Hier soir dimanche à mon retour du département du Var, la Livebox, rebranchée, ne parviens plus à se connecter à Internet.
Je n'aurais peut-être pas dû suivre les conseils de prudence d'Orange, en cas d'orage, d'autant que d'orages il n'y a pas eu, à Paris, en mon absence.
Il se peut que le problème se résolve, ou qu'il dure quelques temps. Impossible à dire, là, maintenant.
Dans le pire des cas le hiatus de ce weekend sur ce blog se prolongera, ou non.
Mais même dans le pire des cas ça n'a guère d'importance.

Rue Campagne-Première

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Quand je sors du travail et que je veux marcher un peu au hasard, mes pas m'emmènent souvent rue Campagne-Première. C'est une rue modeste un peu en biais entre deux boulevards, Montparnasse et Raspail, où vécurent pourtant un nombre impressionnant de gens célèbres: Aragon et Elsa, Foujita, Atget, Man Ray, Marcel Duchamp, Rilke, Tristan Tzara, Éric Satie, Yves Klein. Bien sûr la plupart n'ont fréquenté de la rue Campagne-Première que l'hôtel Istria, au 29, qui existe toujours. Au début de cette rue, coté Raspail, au 31bis, s'élève un magnifique immeuble art-déco de 1911, oeuvre de l'architecte André Arfvidson. Je me souviens que la rue Campagne-Première fut baptisée ainsi par le général d'Empire Alexandre Camille Taponier, pour célébrer sa première campagne et que Godard y fait mourir Belmondo dans À Bout de souffle. Le nom Campagne-Première m'évoque autre chose mais je n'arrive pas à retrouver quoi: un morceau de musique, une chanson, quelque chose de relatif à la musique. On y trouve aussi le siège de la Société de Psychanalyse Freudienne, la librairie ancienne La Rose de Java et le siège du magasine Têtu. J'en oublie certainement. C'est bien beaucoup pour une petite rue de 250 m de long et de 10 mètres de large. Toujours est-il que j'emprunte régulièrement cette rue pour aller à la librairie Tschann, par exemple ou pour me rendre Boulevard St Michel en tournant devant La Closerie des Lilas et la statue du Maréchal Ney qui semble perpétuellement mener l'attaque de l'immeuble hideux et délabré du CROUS de Paris, place de Port Royal.

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Remontant

Parfois quand la lassitude de tout me prend je lis Ciscoblog et ses archives, et ça me remet les idées en place.

Pont d'Austerlitz

Quand il fait mauvais on peut toujours prendre l'autobus pour aller se promener en ville. C'est un moyen de transport très lent mais au moins on peut admirer le paysage. Tandis que le métro, ses tunnels... Il n'y a guère que le métro aérien qui réserve son lot de vues intéressantes. Je pense par exemple à un tout petit tronçon de métro aérien de la ligne 5, très plaisant. Le métro sort de terre après la Place de la Bastille, il a suivi quelques dizaines de mètres le Boulevard Bourdon, le long du Bassin de l'Arsenal et pour traverser la Seine il se met à l'air et passe dessus plutôt qu'en dessous. La ligne enjambe brièvement l'écluse du Bassin de l'Arsenal (il y a une écluse là, en effet, qui permet de faire passer les bateaux de la Seine au Canal Saint-Martin dont le Bassin de l'Arsenal est l'extrémité Sud). On arrive ainsi à Quai de la Rapée et l'on prend un virage assez raide autour d'un gros bâtiment en briques de différentes teintes de rouille qui se trouve être l'Institut Médico-Légal, la morgue. Ici arrivent les défunts pour lesquels la police soupçonne un homicide, ou tout simplement les victimes d'accidents sur la voie publique. Le métro longe à les toucher les murs de la morgue, on s'imagine avec un frémissement les autopsies qui se déroulent derrière ces fenêtres aveugles. Le métro se détourne de ce lieu sinistre et traverse la Seine. Et là, magnifique quoique brève, vue de part et d'autre. Il faut être vif, attention! l'espace-temps de vue est fugitif. Vers l'aval on peut voir le fleuve baignant la pointe de l'Île Saint-Louis et le haut des tours de Notre-Dame, les péniches le long du fleuve et le Pont de Sully, vers l'amont l'arche du Ministère des Finances, les grands immeubles du quartier de la Gare de Lyon et toujours la Seine grise ou glauque, ou légèrement rosée quand le jour se lève. Il y a quelques années de ça je résidais Boulevard Voltaire chez un copain de ce temps là, lorsque je venais à Paris, et c'était fréquent. Le matin aux aurores je prenais le métro ligne 5 en direction de la Gare d'Austerlitz pour rejoindre mon travail à la gare de Blois dans le Loir et Cher. Je ne ratais jamais cette vue, surtout celle en direction de l'aval de la Seine, c'était à chaque fois un petit plaisir que je me faisais. Je l'anticipais, dès que nous avions quitté la station Quai de la Rapée j'étais aux aguets, je choisissais vers quel coté j'allais regarder (en général c'était le coté aval). Je crois pouvoir dire que j'ai pu admirer cette vue à toutes les heures du jour et par tous les temps, vue rapide, d'un instant, toujours belle.

À Paris

corner

Les grands serviteurs

Hier soir j'ai regardé un téléfilm-biographie de René Bousquet. L'interprétation de Bousquet par Daniel Prévost était parfaite. Je n'ai aucune sympathie pour les gens de l'espèce de Bousquet, plutôt de l'horreur et une grande honte de ces années funestes de la collaboration. Mais je ne peux m'empêcher d'être interloqué par leur attitude: ils n'étaient pas particulièrement antisémites, en tout cas pas pathologiquement et pas plus que ne l'étaient les Français moyens de leur temps et c'était des républicains, fidèles serviteurs de l'état républicain. Bousquet était même radical-socialiste c'est à dire du centre-gauche. Comment se fait-il que ces gens exécutèrent sans sourciller les ordres des Nazis, et même dans le cas de Bousquet, en rajoutèrent une bonne dose, faisant arrêter des parents et des enfants et des juifs français que les Nazis ne réclamaient pas (ou pas encore)? On me dira: la banalité du mal, l'obéissance aux ordres de l'autorité, la volonté de "bien faire" quelque soit la tâche que l'on vous demande de faire, la peur, l'ambition, l'absence de scrupules, tout ça n'explique pas, ou alors pas complètement, comment ces types là, vu ce qu'ils étaient ou déclaraient être, on-t-ils pu commettre de telles ignominies.

Argosy books

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In Midtown Manhattan, where else?

Easter Monday, doing nothing

Awakened by a big fight upstairs. The neighbors. Screams and stampede, slammed doors, the works! I got up, took a shower, they were still fighting, no violence as far as I can hear but a lot of loud arguing. When he's not fighting with his wife the husband upstairs is playing guitar and singing. Always the same song: "New York, New York", again and again. Guess his wife had had enough of it. They fight often. I don't think they have kids. Why people makes themselves so miserable? Why do we reproduce the same toxic pattern again and again in our lives?

Today was a holiday, Easter Monday. It is the beginning of the spring holidays, we have successively Easter Monday, Labor Day (May, the first), Victory Day (May, the 8th) , Ascension Day and Whit Monday. A nice mix of religious and secular holidays.

I went in Cachan for lunch with the family and friends of the family and went back home early, had a nap and it was the evening. Watched "Le Voyage de Chihiro" on Arte TV, I love this movie a little less than "Mononoke" but still it's a great piece of wonder and poetry. I did practically nothing today. Ah, yes! I made this blog to show some Typekit fonts (well, you can see it only if you have a recent browser, if not you're stuck with old Georgia, which is not a bad font anyway). I like to tinker with the design of my blog, even if it doesn't matter whatsoever because everybody reads it in RSS readers nowadays.

So, Easter weekend went by very quickly. Yesterday Sunday I finally wrote an e-mail I dreaded to write. It's no big deal but the writing of it was bothering me. It's done and I feel a lot lighter. Let see how it turns out in the days to come.

Big Apple

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Non, non, je n'ai pas la nostalgie de Big Apple en ce moment, non pas du tout (soupir).

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Non, je n'ai pas du tout la nostalgie des taxis jaunes, du Café du Barnes & Noble de Union Square.

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Non, je n'ai pas du tout la mélancolie de Central Park et des châteaux d'eau pointus sur le toit des immeubles.

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Et non je n'ai pas envie de parcourir les rues bordées d'arbres et de jolies maisons du coté de Greenwich Village.

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Et oui, ça me fait beaucoup de bien de ressortir de vieilles photos de New York, beaucoup de bien!

Brooklyn Heights

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Brooklyn Heights est un joli quartier de Brooklyn juste aux pieds du pont de Brooklyn et dont les rues dominent l'East River. Rues tranquilles et longées d'arbres. Maisons cossues ou petits immeubles d'appartements en pierre marron, la brownstone New Yorkaise, qui donne la couleur caractéristique de cette ville avec la brique (New York je le répète est ocre, marron, jaune, pas grise ou beige comme Paris). Brooklyn Heights est un quartier chic. Le long de l'East River la Promenade permet d'avoir une vue magnifique du skyline du Sud de Mahnattan.

Bizutage et ségrégation

Questions for School on Bullying and a Suicide - NYTimes
Quand j'étais élève au collège et au lycée, j'ai connu quelques fois les moqueries de mes congénères et une fois une sorte de harcèlement mais pas bien méchant. J'étais dans un petit collège de province et fils d'un notable de la ville, ça a certainement joué dans le fait qu'on me laissait la plupart du temps tranquille. Je n'étais pas populaire et nul en gym' et je ne plaisais pas aux filles mais ça m'était largement indifférent, j'avais de très bons copains et j'ai toujours été dans les "bonnes" classes, celles que l'administration du collège et plus tard du lycée réservait aux fils des enseignants et des bonnes familles de la ville! Oui, c'était aussi injuste et inique que ça: les pauvres avaient des classes de pauvres, et les fils et filles de familles aisées et honorablement connues avaient leurs classes. Il y avait un peu de mixité sociale à la marge, pour faire passer la pilule, ou pour ne pas trop attirer l'attention. Ainsi, quand je me rappelle mes années de collège, puis après de lycée, je me rends compte que j'ai toujours été dans la même classe que les fils et filles de médecins, du radiologue, des pharmaciens, des dentistes, des gros commerçants de la place (par exemple un richissime vigneron et négociant en vin, un marchand de pierres tombales (une très grosse entreprise funéraire!)), un cadre supérieur de l'EDF (une grosse centrale nucléaire pas loin), des assureurs, la petite-fille d'un banquier portugais qui habitait un château et toute l'éducation nationale: il y avait le fils du sous-directeur du collège, le fils de la secrétaire de la directrice (mon meilleur copain), la fille de la conseillère d'éducation et même le fils du concierge du collège! Et en plus on avait ceux que l'administration considérait comme les meilleurs profs! C'était une sorte de ségrégation parfaitement scandaleuse mais qui se pratiquait tout à fait couramment encore dans les années 70. Je n'ai jamais assisté ou entendu parler d'histoires de harcèlement d'élèves, de bizutage dans mon lycée, mais préservé comme je l'étais j'étais loin de tout connaître!

Jacqueline Kennedy Onassis Reservoir

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Central Park, New York.

Short links

New World Order: Shannon Rankin fait des choses étranges avec les cartes!

Margaret Atwood in the Twittersphere - The New York Review of Books:
So what’s it all about, this Twitter? Is it signaling, like telegraphs? Is it Zen poetry? Is it jokes scribbled on the washroom wall? Is it John Hearts Mary carved on a tree? Let’s just say it’s communication, and communication is something human beings like to do.

How long will I go on doing this? I’m asked. Well, now. I can’t rightly say. How long—in no more than 140 characters—is “long”?

(via)

Why All the Steam about Obama’s Team? Ted Sorensen longtime chief of staff of President Kennedy compares Obama to Kennedy:
The underlying premise is the claim that Obama’s first 15 months were a failure. Failure? The man who stemmed the initial hemorrhage of the worst economic collapse since the Great Depression, who raised our international standing from near zero (due to repeated torture and other violations of international law, and unilateral military interventions as a substitute for multilateral diplomacy) to a renewed level of widespread international respect, who obtained passage by the House of his first dozen or more legislative proposals? A failure?

Lessons from The Hurt Locker: give the audience what they expect – and twist it: I'm a sucker for good stories well told. Recipes here.
(via)

Globish: the worldwide dialect of the third millennium | Robert McCrum - Guardian UK: is "Globish", the newest and most widely spoken language in the world?
(via)

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Snapped today with iPhone and the CameraBag App.