Doc Watson

Doc Watson est mort. Il avait 89 ans. Pour ceux qui ne le savent pas, Doc Watson était un guitariste folk américain aveugle. Une légende. Il avait un jeu de flatpicking éblouissant. Le flatpicking est spectaculaire et passablement tape-à-l'oeil quand on le joue en virtuose et Doc Watson était un virtuose. le flatpicking est une technique de jeu de guitare acoustique consistant à pincer les cordes avec un médiator avec un mouvement d'aller retour du poignet, ce qui permet de jouer très vite et il faut jouer très vite en flatpicking, accumuler les notes à toute vitesse. On joue en flatpicking pour le bluegrass principalement, sur une guitare ou sur un banjo ou sur un dobro (une guitare métallique qui a un son de banjo mais un peu plus mélodieux). Le bluegrass c'est une musique folklorique originaire des Appalaches, un chaine de montagnes du sud-est des États-Unis qui s'étend entre les États de Caroline du Nord, le Kentucky, la Virginie et la Virginie Occidentale. Doc Watson était originaire d'un bled paumé de Caroline du Nord, dans les Appalaches justement. Il était aveugle depuis l'âge de un an. Il jouait aussi bien de la guitare que du banjo que de l'harmonica,, il chantait aussi, il avait une très belle voix très grave et un accent de petzouille terrible qui allait bien au folk qu'il jouait.

Anniversaire

Onze ans que je tiens un blog et là je cale un peu. Le mois de mai a été très peu productif sur ce plan, comme on peut s'en rendre compte. J'ai presque peine à dire que j'ai commencé à bloguer il y a onze ans cette semaine. Les "bloguiversaires" m'ont toujours semblé un peu ridicules (comme les anniversaires d'ailleurs). Tu tiens un blog assez irrégulier, lu par une trentaine de lecteurs fidèles et encore probablement pas depuis le début, et ce, depuis onze ans, la belle affaire! Ce n'est qu'un exploit que pour toi, tout le monde s'en fiche par ailleurs.

M'en voudrais de ne pas le mentionner pourtant. Où la vanité va-t-elle se nicher!

X100

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En passant devant un salon de coiffure après la fermeture. Il faut que je fasse un aveu : j'ai fait mon plus gros achat depuis que je ne suis plus dans les ennuis financiers. J'ai acheté un Fuji X100. Ceci est l'une de mes premières images avec ce nouvel appareil. J'ai besoin d'encore un peu de temps pour être à l'aise avec. Ce n'est pas un appareil qui s'apprivoise en quelques instants comme les autres. Je suis surtout dérouté par la focale fixe, je n'ai pas l'habitude mais je reconnais que c'est à la fois beaucoup plus instinctif à l'utilisation et que la qualité de l'objectif est meilleure que n'importe quel zoom. Il faut être réaliste, je n'aurai jamais de Leica, le X100 est sans doute le point&shoot qui s'en rapproche le plus.

C'est fou ce que le froid peut me mettre mal à l'aise. Dans mon immeuble ils ont coupé le chauffage — normal pour une mi-mai — mais comme la température extérieure ne dépasse pas 17° aux heures les plus chaudes, la température dans mon appartement ne dépasse pas le 19 / 20°. Et à 20° je ne suis pas à l'aise. Ce n'est pas que j'ai froid mais je ne suis pas confortable. Pour dormir, sous la couette, ça va. 

Fraîcheur

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Au Luxembourg.

Il me plait bien François Hollande. On a l'impression qu'il n'en revient pas d'être président, à Washington, reçu dans le bureau ovale de la Maison Blanche par Barack Obama. Il y a dix jours il était en train de fêter sa victoire sur la Place de la Cathédrale à Tulle, au son de l'accordéon. Et là maintenant… Il faut vraiment qu'il se pince pour s'assurer qu'il ne rêve pas. C'est sympathique cette fraîcheur, ça nous change de l'autre.

Grigio

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Bien qu'il fasse gris et froid et que la pluie menace j'ai traversé le Luxembourg et pris quelques photos aujourd'hui. 

Finalement je n'irai pas à Londres. Il fait trop mauvais temps et je suis trop crevé. J'ai toujours du mal à dormir aux heures régulières. D'après la météo il devrait faire un peu meilleur samedi et surtout dimanche, mais de la pluie. Je n'ai pas envie de me trainer sous la pluie pendant une journée  à Londres. L'alternative de passer la journée assis dans un pub à siroter de la Real Ale n'était pas sans me tenter, mais enfin il y a tout de même mieux à faire qu'aller se prendre une cuite à la bière à Londres un samedi de mai. 

Ah oui c'est vrai on est en mai, on ne s'en rend pas compte avec le temps qu'il fait mais si, et même à la mi-mai.

Mercredi à Lille, voyage professionnel. Se lever à 7 heures et prendre le TGV, assister à une réunion et même faire une présentation. Déjeuner et retour en TGV en début d'après-midi. Arrivé à la bifurcation de Gonesse, là où la ligne TGV se termine et rejoint la ligne normale pour rentrer dans Paris, le train s'arrête. Il ne devrait pas. Comme je suis avec des collègues cheminots, un coup de fil passé au bon endroit nous apprend que le trafic est interrompu à cause de saligauds qui ont jeté des cailloux sur un train, quelque part en banlieue, dans la Seine Saint-Denis. Gonesse, dans le silence du train tous moteurs et clim coupés on entend rugir les avions qui décollent de Roissy. C'est à Gonesse qu'un Concorde s'est écrasé juste après avoir décollé de Roissy, il s'est écrasé sur un hôtel non loin de l'endroit où nous sommes arrêté. Mais on repart, nous n'aurons qu'un quart d'heure de retard, finalement.

En descendant du TGV je suis allé acheter un aspirateur au Darty du Boulevard de Rochechouard. Mon aspirateur m'avait lâché la veille, il avait quatorze ans. Il a claqué en faisant sauter le disjoncteur et en émettant de la fumée. J'ai cru qu'il allait prendre feu. Et puis non. Bon pour la casse. Je me suis acheté un Electrolux à sac. Le plus puissant de la gamme. Et il l'est puissant : à fond je n'arrive pas à le décoller de la moquette, ou plutôt si, j'y arrive, mais il emmène la moquette avec lui. Okay, j'étais content, j'ai passé l'aspirateur dans tout l'appartement, sur toutes les plinthes, sur toutes les étagères. C'était pas du luxe. 

À Lille nous avons déjeuné dans un restaurant assez nul à coté de la gare. En sortant j'ai remarqué des objets étranges dans une vitrine à coté du restaurant. J'ai regardé la vitrine et il m'a fallu un moment pour réaliser que c'était la vitrine d'un sex-shop et que les objets étranges étaient… Bon vous avez compris. 

Hier férié. Pas fait grand chose. Lu un Elmore Leonard.

Aujourd'hui travail. Six personnes le matin dans le grand open-space, l'après-midi une personne : moi. Tout seul. Retour à pieds jusqu'à St Michel, dîner à la pizzeria : filets d'espadon à la sicilienne avec un verre de Pino Grigio.

Aaron Sorkin speech at Syracuse University

Aaron Sorkin in his commencement address at Syracuse University :

And make no mistake about it, you are dumb. You're a group of incredibly well-educated dumb people. I was there. We all were there. You're barely functional. There are some screw-ups headed your way. I wish I could tell you that there was a trick to avoiding the screw-ups, but the screw-ups, they're a-coming for ya. It's a combination of life being unpredictable, and you being super dumb.

(…)

Don't ever forget that you're a citizen of this world, and there are things you can do to lift the human spirit, things that are easy, things that are free, things that you can do every day. Civility, respect, kindness, character. You're too good for schadenfreude, you're too good for gossip and snark, you're too good for intolerance—and since you're walking into the middle of a presidential election, it's worth mentioning that you're too good to think people who disagree with you are your enemy. Unless they went to Georgetown, in which case, they can go to hell. (Laughter)

Don't ever forget that a small group of thoughtful people can change the world. It's the only thing that ever has.

via Kottke

Une envie de changer d'air

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La pointe de Kermorvan, en face du Conquet en Finistère. Photo prise en 2007 et re-developpée par mes soins afin qu'elle corresponde mieux à mes goûts esthétiques du moment qui ne sont plus ceux de 2007, du tout.

J'avais envie d'aller à Londres ces jours-ci. J'ai demandé à mon hôtel préféré s'il avaient une chambre pour moi le prochain weekend prolongé que nous avons ici en France, cette semaine le Pont de l'Ascension. Las, tout était booké, plein à craquer chez Madame Valotti à deux pas de la nouvelle gare St Pancras International. Je me méfie beaucoup des hôtels Londoniens, au moins ceux qui sont encore dans mes prix, et en fait je n'avais pas envie d'essayer un autre hôtel que celui de Madame Valotti auquel je suis habitué depuis le temps que je le fréquente (plus de quinze ans). Et puis j'aime le quartier où se trouve ce B&B, tout près de la gare, près de Bloomsbury, de Russel Square, sans compter qu'il n'est pas loin d'un de mes pubs préféré le Skinners Arms. Par ailleurs je ne me vois pas rien faire (c'est à dire pas bouger de chez moi) pendant ces quatre jours de vacances. Alors j'ai décidé d'aller travailler vendredi, économisant ainsi un jour de congé, et d'aller faire un tour à Londres samedi, juste l'aller-retour en Eurostar. Il semble qu'il fera beau ou tout au moins qu'il ne pleuvra pas. Je voudrais bien aller faire des photos et me balader (et boire quelques bonnes bières Real Ales, qui commencent à me manquer sérieusement, la dernière fois que j'en ai gouté pour mon délice c'était en janvier de cette année). 

Dans deux mois les Londoniens accueilleront les Jeux Olympiques. L'événement en lui-même m'importe peu. M'intéresse plus l'architecture des installations destinées à recevoir les Jeux Olympiques et en particulier je voudrais bien voir de plus prêt si possible ce… truc (je ne vois pas d'autre terme pour le désigner), l'ArcelorMittal Orbit. Conçue par Anish Kapoor et Cecil Balmond cette tour tarabiscotée de 120m de haut servira de point d'observation.

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Bien, je n'ai pas à priori une grande admiration pour cette structure. J'aimerai bien faire un tour à la Tate Modern mais je ne sais pas si en une journée ça sera possible de faire ce que j'ai envie de faire. Nous verrons bien. 

Souvenirs, souvenirs

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Je remets cette photo prise il y a déjà quelques années parce que je l'aime bien, voilà tout.

Après avoir passé une partie du weekend à dormir pour récupérer des insomnies de la semaine, je pense pouvoir dire que je suis guéri, au moins provisoirement.

Tout ça pour dire que je n'ai pas été très productif ces deux derniers jours. Heureusement que hier soir, samedi, en allant dîner dans un de mes restaurants chinois préféré, je suis tombé sur mon cousin Jacques R., le cinéaste. Lui-même était à la recherche d'un endroit pour dîner, nous sommes donc allé ensemble chez Hanouman, rue de Torcy, qui a l'avantage d'être situé à mi chemin entre son appartement et le mien. Au cours de la conversation il m'a raconté avoir déjeuné le midi même avec Jackie Berroyer en vue de le faire jouer dans son prochain film. Alors là il faut dire que je suis un fan de Jackie Berroyer depuis… disons qu'il a commencé à écrire dans Charlie-Hebdo dans les années 80, quand Charlie était encore dirigé par Cavanna et le Professeur Choron. Je ne l'ai jamais vraiment perdu de vue et surtout je n'ai raté aucun de ses livres dont le charmant titré "La Femme de Berroyer est plus belle que toi, connasse!" et les excellents "Je suis décevant", "Je vieillis bien" et "J'ai beaucoup souffert". Ce type sait tout faire et a quasiment tout fait : chroniqueur, scénariste, acteur, romancier, philosophe (il avait il y a quelques années de ça une émission sur Canal+ avec Mademoiselle Agnès, où il vulgarisait avec humour et intelligence les grands concepts de la philosophie).

La rencontre avec Jacques m'a fait me souvenir de tout une pan de ma famille originaire de Chef-Boutonne dans les Deux-Sèvres. Je suis donc de trois origines différentes : Chinon dans l'Indre-et-Loire, ville où est née ma grand-mère maternelle, Chef-Boutonne dans les Deux-Sèvres, village d'origine de mon grand-père maternel et Nantiat en Haute-Vienne d'où toute la famille de mon père est originaire. C'est amusant de constater que ces trois bleds sont chacun à environ 80 km de Poitiers, et même disposés en étoile autour de Poitiers, où j'ai passé une bonne partie de ma vie.

Ma grand mère maternelle dirigeait l'Hôtel de France, à Chinon, mon grand père était Chef aux cuisines et un Chef réputé classé au Guide Michelin de l'époque. Jacques me racontait hier qu'avant guerre, quand un client de l'hôtel qui avait réservé arrivait par le train, un cocher en calèche allait le chercher à la gare pour le ramener à l'hôtel où sa chambre et sa place à la table du restaurant l'attendait. Je doute un peu de l'histoire de la calèche quand même, mais Jacques tient cette histoire de son père qui a séjourné longtemps à l'hôtel de mes grand-parents, ses oncles et tantes, dans les années 20.

Autre sujet de conversation avec Jacques, les cinémas de quartier parisiens qui ont disparus et il y en a des dizaines. Une association a entrepris de les recenser. A ma grande surprise j'ai découvert que mon quartier actuel comptait de nombreuses salles de cinéma qui ont toutes, sans exception, disparues. L'une d'elle, Le Barbès Palace, ouvert en 1914, était un établissement luxueux de 1200 places avec un décor magnifique et une disposition de théâtre à l'italienne.C'est devenu un magasin de chaussures. Les propriétaires du magasin n'ont quasiment pas changé le décor et aujourd'hui en allant acheter des chaussures on peut encore admirer le décor superbe du Barbès Palace.

Insomnie

En ce moment je suis insomniaque. Au moins depuis trois nuits. Je m'endors au petit jour après des heures et des heures à me tourner et à me retourner dans mon lit. Quand je peux dormir le matin je compense: avant-hier et hier c'était le cas, le premier jour était férié, le second je ne travaillais pas le matin. Mais ce matin j'ai bien été obligé de me lever pour aller travailler. Ce fut dur.

La première nuit de cette période d'insomnie j'ai pensé que c'était parce que j'avais trop bu de Chardonnay, deux verres, pendant la soirée. Mais les deux nuits suivantes je n'avais pas bu une goutte d'alcool. D'ailleurs le vin aurait en principe l'effet inverse, celui de me faire dormir. Je ne sais pas pourquoi je n'arrive pas à m'endormir.

Tout va bien, je n'ai aucun problème, aucune inquiétude, d'ailleurs je ne suis ni anxieux ni nerveux pendant ces insomnies, j'ai juste l'esprit rempli de pensées diverses, des bribes de souvenirs, des reconstitutions d'événements passés ou de scènes vues dans des films ou à la télé, sans enchaînement logique, sans continuité. J'ai beau essayer de pacifier mon esprit avec diverses méthodes aucune ne réussit très longtemps à le calmer. J'essaie la méditation, la relaxation, rien n'y fait. Au bout d'un moment je perds ma concentration à essayer de ne pas penser et je repars dans ce courant de pensées qui s'entrechoquent. Le pire c'est que j'imagine des billets pour ce blogue, que je les compose dans ma tête (au lieu de me lever et de les écrire, mais pour ça il faudrait que je sois un peu moins paresseux que je ne suis). Parfois même je les compose en Anglais! Et je les oublie aussitôt avec toutes les autres pensées qui traversent mon esprit. J'ai essayé d'imaginer un match de cricket -- le baseball ne suffisant plus à m'endormir alors qu'il y arrivait plutôt pas mal avant, j'ai été obligé de trouver un sport encore plus emmerdant -- imaginer un match balle par balle, ça me permet de fixer mon esprit sur quelque chose, mais là aussi au bout de quelques overs mon esprit se met à dériver plutôt qu'à dormir.

En fait je somnole. C'est la raison pour laquelle je ne me relève pas pour lire ou pour écrire. La journée d'ailleurs je ne suis qu'assez modérément gêné, comme si j'avais seulement mal dormi. J'ai eu une idée que je vais probablement tester ce soir: comme il m'est arrivé de m'installer dans mon fauteuil, avec un livre, et de m'endormir -- alors que la même procédure dans mon lit: rien à faire -- je vais m'installer dans mon fauteuil et lire jusqu'à ce que je m'endorme et dès que je me sens m'endormir je me mets au lit directement. J'ai déjà vécu des périodes d'insomnies de ce genre, elles étaient dues au jetlag, quand je rentrai en France après un séjour aux États-Unis. Ou quand j'étais déprimé et que j'étais très anxieux et que j'avais peur d'avoir des attaques de panique. Mais là non, aucune raison. C'est mystérieux le sommeil, le cerveau aussi.

On the street

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Yesterday, Monday, I decided to venture a bit in Paris to snatch some street photos. I didn't really made up my mind on what I wanted to shoot but some street photo was definitely on my agenda. I wandered in the tourist district between La Concorde, La Madeleine and Rue de Rivoli. I didn't shoot much however. The weather was mostly cloudy, not a great light, no sun. The light was very flat. I like the slanted sun rays of the evening and the pockets of reflected lights that you can find in the streets. Yesterday there was none of that. There was a lot of elegant looking women but I'm not The Sartorialist, so I wasn't really interested. I was about to end my walk and take the metro back home when I stumbled upon this scene. I shoot two times, the first one too much remote, the second one closer and rather well composed. It's the second one that you can see above. It was on the sidewalk on the side of the church of La Madeleine. I think the girl was ultimately aware of being photographed but I was away quickly without even looking at her afterward. 

Adieu Président, je ne te regretterai pas

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La forêt de Chinon au printemps. Le renouveau après un long hiver, c'est beau.

N'allez pas croire que je me désintéresse des élections et de toutes ces sortes de choses. J'ai voté et suivi tous les événements de ces derniers jours avec intérêt et même parfois passion. 

Pourtant je n'ai guère été euphorique de la victoire de François Hollande. J'ai voté pour lui, certes. Mais plutôt par défaut. Je ne supportais plus Sarkozy, c'était de l'ordre de l'aversion épidermique pure et simple. On dit qu'il a protégé les Français de la crise et que son bilan économique est plutôt bon finalement. Je veux bien le croire et je m'en fiche. Ce n'est pas ça ce que je lui reproche. Après tout s'il a fait ça, il a fait son boulot. Non, ce que je lui reproche avant tout c'est sa propension à flatter les sentiments xénophobes de l'extrême droite dans l'espoir de trouver les voix qui lui manquaient au centre. Je lui reproche donc son virage à droite sans vergogne. Je lui reproche aussi sa politique de division du pays. D'un coté les gens qui travaillent et qui sont méritants, les salariés du privé en gros, et de l'autre les personnels à statut, fonctionnaires et agents de l'état, qui sont supposés être des feignants, des assistés. Je lui reproche sa stigmatisation des pauvres et des chômeurs. La désignation des Roms à la vindicte populaire. Sa politique sécuritaire à grands coups de politiques répressives et uniquement répressives. La carte blanche donnée à la police sans contrôle aucun de sa déontologie. Les affaires montées de toutes pièces pour augmenter la peur de l'ennemi intérieur. Le traitement inhumain et la chasse aux étrangers sans-papiers, les rafles de clandestins. Le Ministère de l'Identité Nationale. Le dénigrement du travail de la magistrature et de la justice. Cette détestable habitude de faire une loi à chaque fait divers. Sa manipulation constante de l'émotion des masses. Sa façon de jouer sur la peur plutôt que sur la confiance. Ses rodomontades. Son opposition à toutes les évolutions sociétales pour flatter l'extrême droite. Je ne supportais plus sa façon de parler et ses tics, sa vulgarité de nouveau riche. Et j'en passe. Il faut dire qu'il était assisté d'une belle bande de courtisans sans scrupules, que je suis content de voir disparaître du paysage politique.

Maintenant je ne pense pas que sur le plan économique et social François Hollande fasse beaucoup mieux que Sarkozy. Je crois, hélas, qu'il ne puisse pas avoir les mains très libres de ce coté là. Mais il y a une chose dont je suis sûr c'est qu'on respirera enfin mieux dans ce pays, et c'est un grand soulagement.

Le vote FN dans le monde rural

Contrairement aux habitants de l’ile de France ou des grandes villes qui sont baignés dans le contact avec tous les autres, certains de ceux qui vont s’installer à la campagne sont isolés. Eux qui peinent à joindre les deux bouts dans le bonheur qu’ils pensent se construire à coup de prêt au logement, ne supportent pas la crainte du cambriolage et sont prêts à se faire eux-mêmes justice, puisque selon eux la police ou la justice ne fait pas son travail. Ils sont sensibles aux discours sur la permissivité judiciaire et sur les assistés qui viennent prendre le bien péniblement acquis. Et ils sont d’autant plus racistes qu’ils ne fréquentent guère d’étrangers et n’en ont qu’une image déformé par les médias.

On ne changera pas ce problème en quinze jours.

Verel: Retour sur le vote FN

La grange

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Et finalement le ciel se dégagea et le soleil brilla. Nous étions quand même le 1er mai et il était temps qu'il s'arrête de pleuvoir.