lundi 29 décembre 2014

Noël



Passé Noël à la campagne, ma belle campagne tourangelle, avec ma famille. J'ai été privé d'alcool (antibiotiques, toujours, pour ma dent creuse) mais heureusement pas d'interdictions pour la nourriture, qui fut excellente comme il se doit (huîtres, pâté, chapon, épaule d'agneau, foie gras, etc.). Le jour de Noël et hier après-midi grande promenade dans les bois. La forêt est dévêtue l'hiver mais ça sent bon les feuilles mortes et l'humus en formation, et puis le soleil rasant les troncs des pins c'est très beau.

Rentré hier soir à Paris sans regrets toutefois. L'avantage d'une grande ville par rapport à un trou de province c'est l'activité fourmillante, les lumières de la ville (à la campagne il fait noir, mais vraiment noir, la nuit et la nuit tombe très tôt en hiver), la douce chaleur des cafés et restaurants. J'aime le soir en ville quand les lumières s'allument dans les boutiques et les cafés, alors qu'à la campagne l'approche de la nuit, l'hiver, est un peu angoissante.

Coté santé, tout va mieux. Mon doigt blessé est cicatrisé (gros arc de cercle violacé), mon abcès dentaire presque réduit à rien (mais il faudra longtemps pour qu'il disparaisse complètement), j'arrête les antibiotiques aujourd'hui. J'en reprendrai deux jours avant de retourner chez le dentiste, la première semaine de janvier.

Le genre littéraire que j'affectionne le plus c'est le récit journalistique (narrative non-fiction, en anglais), c'est à dire une histoire vraie racontée par un écrivain comme Susan Orlean, Erik Larson, Jon Krakauer, Katherine Boo, ou Nathaniel Philbrick ou encore Mark Bowden ou Sebastian Junger, Daniel James Brown, Hampton Sides, ou David Grann pour n'en citer que quelques-un, ou les historiens-narrateurs comme Doris Kearns Goodwin ou David McCullough, David Halberstam, etc. En ce moment je me régale à la lecture de Unbroken de Laura Hillenbrand, l'histoire vraiment extraordinaire d'un aviateur américain, athlète olympique avant la Seconde Guerre Mondiale, descendu avec l'équipage de son B24 au dessus du Pacifique, survivant à peine dans un radeau de survie, pour finir prisonnier des Japonais. L'histoire est passionnante, extraordinairement documentée et très bien racontée. Ce genre : narrative non-fiction, inventé peut-être par Truman Capote dans In Cold Blood (De Sang froid), est une spécialité américaine, nombres de magazines comme le New Yorker, The Atlantic, Vanity Fair s'y sont quasiment spécialisés mais on peut en trouver aussi dans l'édition du dimanche des grands journaux comme le New York Times,.. Il y a des règles du genre : il faut une histoire vraie qui sorte de l'ordinaire, bien documentée, qui soit intéressante à lire, un ou des personnages attachants, une histoire racontée littérairement avec la voix et le style personnel de l'écrivain et donnant beaucoup de détails d'ordre privé ou sur l'époque pendant laquelle l'histoire se déroule. Il me semble que ce genre est peu pratiqué en France, je me trompe ?

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