mardi en vrac

> Très bien faite et très intéressante cette infographie {en} comparant les principaux réseaux de métro du monde. On y constate que le métro de Paris est un des plus denses mais bien sûr pas un des plus grand ni un des plus fréquenté, quoique si on y ajoute le réseau RER... Paris figure quand même bien parmi toutes ces grandes villes.
(Via The Daily Blague.)

> Le Pakistan est au bord du chaos nous apprend cet article de The Economist {en}, l'armée n'arrive plus à contenir les insurgés islamistes et Talibans qui ont quasiment annexé de grandes portions de territoires. Les américains interviennent de plus en plus souvent dans les zones tribales de l'Ouest du pays à l'aide de drones et certaines grandes villes (Peshawar, Karachi) sont au bord de l'explosion.

> La construction de lignes ferroviaires à grande vitesse aux Etats Unis a beaucoup à voir avec la carte électorale {en}, avec les régions qui votent démocrates et avec les régions qui ont viré démocrates aux dernières élections. Ne pas oublier de lire, dans cet article, l'histoire sur la ligne à grande vitesse trans-pyrénéenne, vraiment absurde (à la fin de l'article).

> La Grande Bretagne est-elle en train de rogner petit à petit les libertés civiles {en}? Timothy Garton Ash dans le Guardian le pense et explique pourquoi. J'apprenais l'autre jour qu'une loi interdisait maintenant en Grande Bretagne de photographier des membres de la police. Dans un pays qui compte la plus grande proportion de caméras de vidéo-surveillance par habitant et qui constitue un fichier ADN sans précèdent dans le monde, ça devient inquiétant.

> La commission européenne pourrait forcer Microsoft à proposer à ses clients le choix du navigateur {fr} en incorporant Google Chrome ou Firefox dans le futures versions de Windows. À mon avis ça ne changera pas grand chose.

humoriste

Stéphane Guillon, quand je l'écoute il me fait honte, et pas rire. Je me suis toujours demandé comment les invités des émissions où Guillon sévi, insultés ou moqués par celui-ci, résistaient à lui mettre leur poing sur le nez. La semaine dernière DSK qui venait de subir les sarcasmes vulgaires de Guillon a manifesté son mécontentement et il a eu raison. Par le passé je me souviens qu'un chanteur dont j'ai oublié le nom avait ostensiblement ouvert le journal et tourné le dos pendant le monologue du fâcheux. A chaque fois qu'il est rabroué ou qu'il tâte de sa propre médecine Stéphane Guillon joue les offensés comme s'il était obligatoire qu'en plus de subir ses insultes sans réagir, ses victimes doivent lui dire merci et lui témoigner du respect. C'est un cas fantastique de mauvaise foi et d'inversion des valeurs.

le monde est petit

C'est amusant, voici quelqu'un que je connais : Jon Dobrer que je retrouve sur le net. J'ai connu brièvement Jon Dobrer en 2004 au mariage de C., ma "nièce " américaine (ce n'est pas réellement ma nièce mais elle fait partie de la famille d'une certaine façon) à Los Angeles. Jon Dobrer était l'officiant du mariage, étant pasteur de l'église Unitarienne Universaliste de Fullerton (Orange County) où résidaient les mariés. J'ai bavardé un moment avec lui et j'ai découvert quelqu'un de charmant et de terriblement intelligent et cultivé. Plus tard j'ai écouté ses sermons sur le site des Unitariens-Universalistes de Fullerton et j'ai découvert qu'il écrivait pour le blog Friendly Fire et pour le L.A. Daily News. Jon est toujours aussi futé, plein d'humour et cultivé. C'est un plaisir de lire ses colonnes et de le retrouver sur le web.

grogne

Ah, pourquoi n'avons-nous pas de meilleurs journalistes en France ! Je me suis dit ça en lisant, absolument navré, les compte-rendu de certaines conférences de presse où les journalistes n'ont exercé aucun esprit critique sur ce qu'on leur disait. Il ne faut pas s'étonner de voir les chiffres de vente des journaux s'effondrer s'ils ne servent plus qu'à relayer la parole des uns et des autres -- et surtout de ceux qui tiennent le bâton -- sans la mettre en doute ou au moins la questionner.

vie sociale

Je n'apprécie guère les "arrosages" qui sont une pratique courante dans les entreprises, et la mienne n'y échappe pas. Il y a tout un tas de règles sociétales qui régissent ce genre d'événements, des règles parfois subtiles, bien trop subtiles pour moi qui ne suit pas un animal de salon et qui n'a aucune des grâces sociales dont mes amis et collègues semblent avoir à revendre. Je suis un "nerd" ou un "wonk" ou encore un "geek" et j'assume ! Néanmoins il faut souvent participer à ces petites sauteries au moins par obligation, par concession à une certaine sociabilité bien vue par l'entreprise. J'ai décidé que j'avais passé l'âge de ces âneries et que personne ne m'obligerai plus à rien dans ce domaine ("nobody gives me shit any more" me suis-je dis, hé oui je me parle souvent en anglais, je suis snob ou marginal à ce point!).

célébrités

Il y avait ce matin dans le métro un vieux Noir (j'écris Noir avec une majuscule en me demandant si je ne fais pas preuve de racisme inconscient, en effet est-ce que j'aurais écrit "j'ai vu un vieux Blanc"? Non j'aurais écrit "j'ai vu un vieux type", pourquoi cette différence? Je ferais mieux d'écrire "j'ai vu un vieux type, un Noir") dont le visage et la silhouette me disaient quelque chose sans que je puisse mettre un nom dessus, sans doute était-ce un anonyme qui ressemblait à une célébrité quelconque. Ce qui est amusant à Paris c'est qu'il fréquent d'y croiser des célébrités ou des demies célébrités (des "B-list" comme on dit outre Atlantique), ou au moins des célébrités éphémères et au bout d'un moment on n'y fait même plus vraiment attention, on y pense un instant, "oh tiens c'est Machin, là" et puis on oublie, enfin moi j'oublie très vite ces choses là si je ne les note pas. Tiens, par exemple, j'ai croisé Michel Picouly l'autre jour rue de Rennes et je ne m'en suis souvenu que maintenant. Il arrive aussi que je rencontre des personnalités, disons, et que je me creuse vainement la cervelle à retrouver leur nom (le nom des gens mais surtout leur prénom m'échappe souvent, j'ai une mauvaise mémoire pour ça, l'une de mes collègues s'appelle Pascale et je m'obstine à l'appeler Carole, allez savoir pourquoi); l'autre jour j'ai croisé un présentateur télé à la FNAC Montparnasse et je n'arrive pas à retrouver son nom. Donc il y avait ce type dans le métro ce matin et je me suis dit, sans doute à tort, que c'était une personnalité plus ou moins célèbre, peut-être un musicien de jazz -- il avait une tête de musicien de jazz, et oui je sais que c'est un préjugé douteux de considérer que les jazzmen sont le plus souvent noirs mais mon type ce matin avait la tête d'un vieux trompettiste (avec les joues un peu gonflées comme par la pratique de la trompette) par exemple, et les paupières lourdes avec des valises sous les yeux et la moustache blanche. Tiens, ça me rappelle qu'une fois à Manhattan, sur un trottoir de la 52ème rue proche de la 5ème avenue, j'ai rencontré Johnnie Cochran Jr {en}, l'avocat principal de O.J. Simpson, qui descendait d'une limousine pour rentrer dans un hôtel. Pour la plupart des gens qui me lisent, comme pour la plupart de mes proches, Johnnie Cochran n'évoque rien du tout alors qu'il évoque beaucoup pour moi qui ait suivi le procès Simpson pas à pas. Nous avons chacun nos célébrités qui ne le sont pas pour les autres, mais je trouve que j'ai cette particularité de rencontrer des personnalités à la célébrité soit confidentielle soit étrangère, que personne ne connaît et qui n'évoquent rien du tout, même pas le plus petit souvenir, dans mon entourage.

Manas out !

Le Kirghizistan {fr} est un petit état d'Asie Centrale d'un peu plus de 5 millions d'habitants, faisant autrefois partie de l'ex-Union Soviétique, qui a obtenu son indépendance en 1991. La capitale du pays s'appelle Bichkek. C'est un territoire très montagneux à la population majoritairement Kirghiz (peuple d'origine turque ayant des influences mongoles et chinoises ) et abritant de nombreuses minorités (ouzbèkes, russes, ouïgours, kazakhs...). Le Kirghizistan aurait pu rester largement ignoré de l'occident s'il n'avait pas occupé une place importante sur l'échiquier stratégique international. C'est en effet sur son territoire que les Etats-Unis ont installé la principale base d'appui aérien aux opérations de l'OTAN en Afghanistan: la base de Manas {en} qui héberge, ou plutôt qui hébergeait jusqu'à maintenant toute une flotte de KC135 Stratotankers {en}, avions ravitailleurs destinés à alimenter en kérosène chasseurs et bombardiers engagés dans les opérations en Afghanistan. Sur le terrain, dès qu'une unité de l'OTAN est accrochée il est d'usage de faire intervenir un appui aérien, or les bombardiers ont d'une part un assez long chemin à parcourir depuis leurs bases pour intervenir et d'autre part un relativement court rayon d'action. Un ravitaillement en vol est donc souvent nécessaire et celui-ci est assuré par les KC135 de Manas. Un des ces réservoirs volants, au moins, est en permanence en train de cercler au-dessus du territoire afghan prêt à donner le biberon. Or le gouvernement Kirghiz vient de décider de fermer la base de Manas. L'US Air Force a 180 jours pour dégager. Certains n'hésitent pas à déclarer que les Russes auraient payé pour que cette décision soit prise, en tout cas plus que les Américains ! Ceux-ci sont accusés de provoquer de dommages écologiques à la région et ce qui est amusant c'est que les Russes ont aussi une base aérienne au Kirghizistan mais eux ne sont pas accusés de quoi que ce soit et en particulier de dommages écologiques. Cette éviction pose des problèmes stratégiques évidents au commandement de l'OTAN et coupe les troupes en Afghanistan d'une base d'appui unique.

lundi matin

J'ai, bien entendu, gravement la tête dans le pâté ce lundi matin. Entre nous on dit "la tête dans le c..." mais c'est une expression grossière qu'il convient d'éviter. Il est normal d'être fatigué quand on dort mal ce qui est mon cas mais est-ce normal de toujours mal dormir la nuit du dimanche au lundi et ainsi être toujours dans le pâté le lundi matin? Est-ce normal? Et pourtant, malgré l'insomnie, je n'ai pas regardé la cérémonie des Oscars {fr} cette nuit, j'ai essayé de dormir. Tout comme le Superbowl, les Oscars sont retransmis en direct sur une chaîne française mais le décalage horaire (en particulier avec la côte ouest) fait que l'émission passe en pleine nuit, voire au petit matin, ici. De toutes manières je ne suis pas un cinéphile, je vais très peu au cinéma et la plupart de films je les regarde en DVD ou à la télévision. Cependant je retiendrai des nouvelles de ce matin que Kate Winslet a obtenu l'Oscar de la meilleure actrice; c'est mérité, c'est une remarquable actrice, Kate W., elle a un talent et un charme fou, peut-être lui manque-t-il un peu de tragique dans le regard mais elle a cet air un peu dingue qui me plaît énormément. Je n'aime pas Sean Penn et je n'ai pas vu Slumdog Millionnaire.

bloguerie

J'inaugure aujourd'hui une nouvelle forme de bloguerie, vaguement inspirée de ce que fait mon cher R J Keefe. Une sorte de courant de pensée, de stream of thoughts, comme ça vient, sur les sujets les plus divers qui me passent par l'esprit et que je trouve "bloguables". Cela va du purement personnel au plus public. Je ne dis pas que je ferais ça quotidiennement mais je compte bien que ça me force à écrire et à mettre quelques une de mes idées en place à défaut de les mettre en ordre, enfin on verra bien. Ce seront mes bavardages du jour.

bail bond

(Notes pour mon Dictionnaire Personnel et Amoureux de l'Amérique)

Institution purement américaine le bail bond agent ou bondsman est inconnu dans nos contrées. C'est un métier qui apparaît fréquemment dans les romans noirs cependant, et pas toujours sous son meilleur jour. Si vous visitez les Etats-Unis et que vous êtes un peu observateur ("regarde de tous tes yeux, regarde") vous ne manquerez pas de remarquer ces étranges échoppes marquées "Bail Bond". Qu'est-ce qu'ils vendent?
Le bondsman est une sorte de prêteur sur gage mais qui prête les cautions décidées par le tribunal aux gens qui sont inculpés et qui se voient proposer de payer une caution en échange de leur liberté en attendant leur procès. C'est donc la pratique de la liberté sous caution, très répandue aux USA, qui engraisse le bail bond agent. Celui-ci ouvre un crédit à son client, l'accusé, (au besoin il engage les biens du prévenu pour recueillir l'argent nécessaire) et il dépose la caution au tribunal pour son client, au passage il encaisse une commission, versée par le client, de 10% du montant de la caution. Lorsque le client se présente à son procès le bondsman récupère la caution. C'est génial !
Les choses se corsent quand le client ne se présente pas au tribunal pour son procès, quand il est en fuite. Le bondsman ne peut récupérer son argent. Il n'est pas content et les autorités non plus. Le bondsman est alors autorisé par la loi à faire appel à une officine de "chasseurs de primes" (bounty hunters) pour rechercher et ramener le fugitif afin que le tribunal lui rende son fric. Les bounty hunters ne s'appellent plus comme ça maintenant, ils préfèrent se faire appeler des "bail enforcement agents" (bail = caution) ou des "fugitive recovery agents" mais le métier n'a guère changé depuis le temps de l'Ouest Sauvage. Encore que, pour avoir pignon sur rue, le bounty hunter comme le bail bond agent doivent obtenir une licence professionnelle. Dans certains états les chasseurs de primes peuvent légalement entrer dans une propriété privée appartenant au fugitif, pour s'en emparer. En fait le chasseur de primes est une sorte de détective privé un peu musclé. Mais revenons au bondsman.
Tous les états n'autorisent pas cette profession : elle n'existe pas en Illinois, au Kentucky, en Oregon et au Wisconsin. Certaines institutions comme l'AAA (American Automobile Association) s'instaurent cependant bail bond agents pour ceux de leurs adhérents qui sont accusés d'infractions graves au code de la route.
C'est évidement une profession où l'on a constamment affaire à la pègre ou à divers niveaux de malfaisants, les innocents ne courant pas les rues les couloirs des tribunaux, heureusement. Mais c'est une profession parfaitement légale, tout comme les bounty hunters bien que ceux-ci fassent l'objet de polémiques et de controverses aux Etats-Unis.

Orwell

Julian Barnes n'est pas tendre pour George Orwell dans cet essai pour la New York Review of Books {en}
One of the effects of reading Orwell's essays en masse is to realize how very dogmatic—in the nonideological sense—he is. This is another aspect of his Johnsonian Englishness. From the quotidian matter of how to make a cup of tea to the socioeconomic analysis of the restaurant (an entirely unnecessary luxury, to Orwell's puritanical mind), he is a lawgiver, and his laws are often founded in disapproval. He is a great writer against. So his "Bookshop Memories"—a subject others might turn into a gentle color piece with a few amusing anecdotes—scorns lightness. The work, he declares, is drudgery, quite unrewarding, and makes you hate books; while the customers tend to be thieves, paranoiacs, dimwits, or, at best—when buying sets of Dickens in the improbable hope of reading them—mere self-deceivers. In "England Your England" he denounces the left-wing English intelligentsia for being "generally negative" and "querulous": adjectives which, from this distance, seem to fit Orwell pretty aptly. Given that he died at the age of forty-six, it's scary to imagine the crustiness that might have set in had he reached pensionable age.

contradictions

Je suis fait, semble-t-il de vraiment trop de contradictions.
Je suis un pessimiste gai et un optimiste amer (merci à George Moustaki d'avoir inventé cette contradiction qui me va si bien, dans une de ses chansons), en effet certains pensent que je suis très pessimiste et noir et sarcastique vis à vis des optimistes, mais pour se rendre compte que la plupart du temps je pense que les choses vont s'arranger pour le meilleur. Les gens qui me connaissent bien me trouvent plutôt drôle avec pas mal d'humour et aimant rire, mais il m'arrive d'avoir des crises de cafard noires. J'aime parler en public et il est notoire que j'y suis très bon mais je n'arrive pas à avoir une conversation de salon avec les gens (sauf, contradiction de plus, avec les Américains quand je suis aux États Unis et en anglais !). Je suis un bon vivant qui aime le bon vin et la bonne cuisine mais je suis capable de me nourrir de plats surgelés et d'eau pendant de longues périodes sans sourciller. Mes opinions politiques sont plutôt conservatrices (de droite, allez!) mais concernant les moeurs je suis très progressiste (je suis pour le mariage gay et pour l'avortement par exemple); de même je suis un réactionnaire qui adore tout ce qui est nouveau et qui aime le changement (mais je ne crois ni au Progrès ni à la fin de l'Histoire); en France je suis, disons, du centre-droit mais je serais considéré comme de gauche (liberal) aux États-Unis. J'ai horreur de l'autorité pour moi mais je me rends compte qu'elle est souvent nécessaire pour les autres. J'ai une pente "libertarienne" mais j'ai horreur du bordel social! J'aime les gens mais pas de trop près. J'aime la compagnie mais chéri la solitude et trouve que supporter les gens autour de soi tout le temps est absolument épuisant et difficile pour les nerfs. J'adore la conversation mais pas la polémique. Je ne suis pas religieux et je ne crois pas en Dieu mais je voudrais bien, c'est un grand regret. Et contradiction des contradictions : j'aime bien être d'un avis très minoritaire contre tout le monde et parfois j'arrive même à y croire vraiment!

le mécanisme de la crise expliqué

Cette vidéo explique très bien à mon avis le mécanisme de la crise économique qui nous touche. Problème pour mes lecteurs francophones qui ne sont pas aussi anglophones : c'est en anglais.


The Crisis of Credit Visualized from Jonathan Jarvis on Vimeo.

Il y a une chose qui me gène un peu dans cette vidéo, très bien faite par ailleurs, c'est la présentation des gens qui ont empruntés des "subprimes" comme des menteurs et des irresponsables. Certes il doit y en avoir mais c'est une simplification un peu hâtive. Quand on dit à quelqu'un qu'on peut lui prêter de l'argent quelque soit son état financier parce que cet emprunt est garanti par le bien qu'il achète qui augmentera en valeur quelques soient les circonstances on peut s'attendre à ce qu'il saute sur l'occasion et non à ce qu'il exerce une expertise qu'il n'a pas sur le futur du marché de l'immobilier. La responsabilité repose aussi sur les pourvoyeurs de ces crédits risqués qui n'étaient pas obligés de les accorder et qui ne l'ont fait que pour se faire encore plus de fric (ce qui est assez normal vu la nature humaine, mais qui devrait être soumis à une régulation). De même quelqu'un qui a acheté une maison et qui, du fait de la crise économique, se retrouve au chômage et ne peut plus payer son crédit n'est pas un irresponsable imprudent. Faire peser la culpabilité de la crise actuelle sur les petits emprunteurs qui ne peuvent plus payer est une bêtise, c'est eux qui sont à la base du château de cartes qui s'effondre mais c'est la pratique de faire de l'argent avec n'importe quoi qui est à blâmer.

petits papiers

Pour mon retour après une semaine d'absence voici une petite vidéo bien jolie et qui a dû demander des trésors de patience et d'attention à réaliser :


Mykonos from Grandchildren on Vimeo.

carte postale du 14 février 2009

postcard 20090214


La carte postale du jour. Belle journée froide mais avec une jolie lumière d'hiver et pas mal de soleil. Ballade à Montmartre avec le Nikon D40 et son objectif zoom 15 - 55, 76 images dont celles-ci, à ISO 200 tout du long. Cliquez dessus pour la voir en grand sur Flickr.

moderne Abe

3253742804_03429b937b.jpg


Il a une coupe de cheveux très moderne sur cette image, Abraham Lincoln. Le cliché date de février 1865 soit peu de temps avant l'assassinat du grand homme. Il s'agit d'un stéréographe, une image faite pour être vue en relief (je me souviens que nous avions dans la famille toute une collection d'images faites comme ça mais sur plaques de verre, portant sur la guerre de 14, qu'on pouvait voir en relief au moyen d'un appareil ressemblant à des jumelles). Trouvé sur la magnifique collection d'images de la Library of Congress sur Flickr.

carte postale (un vendredi ordinaire)

postcard 20090213


Mon bilan pour la journée : 66 photos pour en sélectionner 9!
Mon workflow est maintenant bien rodé avec Photoshop et j'ai grand plaisir à développer mes images et à les assembler en un tout cohérent pour cette carte postale du jour.
Les images d'aujourd'hui reflètent ma journée, je travaille dans le quartier de la Gare et de la Tour Montparnasse, il pleuvait et il faisait froid, j'ai déjeuné à ma cantine chinoise et je suis rentré en métro avec un arrêt à la station St Michel sur la ligne 4.
Cliquez sur l'image pour la voir en grand sur Flickr.

carte postale de Houston, Texas

postcard from houston, tx


Là j'ai trouvé un moyen assez simple et rapide de réaliser les cartes postales ! J'aurais dû y penser avant. En voici une de Houston (au mois de décembre), cliquer dessus pour la voir en grand sur Flickr.

carte postale du jour

postcard 20090211


Bien tenté d'imiter Liz Kuball dont j'admire le travail, mais je n'arriverai jamais à prendre 36 photos potables par jour et le traitement pour faire la carte (même avec 9 images) est bien trop long pour que je le fasse tous les jours ! Cliquez sur l'image pour la voir en grand.

tempête

Cette nuit le calme et puis la tempête, dans la forteresse de solitude le vent c'est surtout du bruit, des volets secoués, des grincements, des hululements, bref dormir on ne peut guère.

BarometerHistory.gif relevé barométrique

Quand le baromètre fait un plongeon comme ça c'est que la dépression est creuse et que ses pentes sont raides et c'est donc toujours du vent, beaucoup de vent, surtout quand le baromètre se met à remonter après avoir touché le fond.

Et pourquoi?

Il y a les fronts, les masses d'air. À l'approche du front chaud, l'air froid est remplacé par de l'air chaud, plus léger: le baromètre baisse. Puis arrive le front froid qui s'insinue, parce qu'il est plus lourd, sous l'air chaud, et le baromètre remonte. Quand on regarde la courbe des températures pour une tempête comme celle de cette nuit ça donne ça :

OutsideTempHistory.gif températures

Regarder comme, à partir de 6 heures, la température est tombée : arrivée du front froid. C'est le moment où le baromètre s'est mis à remonter.

Dans une dépression les masses d'air tournent dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, quand on se trouve au sud du centre de la dépression on voit passer d'abord le front chaud suivit du front froid.

Le vent tourne aussi autour de la dépression dans le sens inverse des aiguilles d'une montre et il est d'autant plus violent que la dépression est creuse. Pour quelqu'un qui se situe au sud de la trajectoire du centre de la dépression, le vent est du sud puis vire au sud-ouest et enfin au nord-ouest et au nord. On observe généralement les vents les plus forts dans la partie sud de la dépression et juste après le passage du front froid, quand la température baisse et que le baromètre remonte.

HiWindSpeedHistory.gif vitesse des rafales (en km/h)

Comme on peut le constater c'est bien ce qui s'est passé vers 6 heures du matin.

WindDirectionHistory.gif direction du vent

Graphiques : Météo-Paris

beware wet paint !

Un nouveau photoblog, tout simple, sans chichi, sur Blogger, pour voir et revoir mes photos (certaines vielles images seront retraitées pour correspondre à mes goûts actuels).
Ça s'appelle "beware wet paint" !
Mettez à jour vos liens. Sans vous commander, bien sûr.
Les autres, anciens, photoblogs sont supprimés.

Galerie de la Gaieté


Il fait froid, tu te déplace dans les abris, dans les souterrains, les passages que connaissent les habitués entre le métro et la rue, comme la galerie marchande de la Gaieté. L'hiver c'est pratique, on a moins froid, mais la rue est en plein vent et dès qu'on sort de la galerie on est saisi pour le froid piquant. Traverser la rue et se mettre à l'abri, encore, à la Base. L'appariteur de service t'adresse un signe de tête, il te connait, il te voit tous les jours ou presque à la même heure ou presque, tu prends l'ascenseur, celui qui est lent, pour aller traverser l'Atrium, et encore un ascenseur rapide celui-là pour monter à ton étage, là où tu as ton bureau, là où tu te sens presque chez toi, avec tes collègues, ceux que tu aimes bien, ceux qui t'agacent, mais ce sont tes familiers, ta société. Tu retrouves ton ordi, tes écrans jumelés, tes petits fétiches, il fait bon, tu vas te chercher un café.

neige et pluie


À Kermorvan

Décidément les grands esprits se rencontrent, Ciscoblog a cité hier les écrivains et poètes Jacques Reda et Jacques Roubaud comme ses "meilleurs amis" (au sens de Facebook) ("car un livre est une communauté virtuelle : celle de tous ses lecteurs, qui ne se connaissent pas" écrit Francis, et cette phrase est belle et vraie). Il se trouve que ces deux JR sont aussi parmi mes meilleurs "amis" (dans le même sens). Il est évident que je ne les connais pas personnellement mais que leurs livres m'accompagnent presque toujours, au moins en pensée ou comme bruit de fond, que je les lis et les relis (et leur oeuvre à tous les deux, les deux Jacques, se prête bien à ce genre d'exercice de "fan" jamais rassasié) et ne cesse de m'en nourrir (intellectuellement).

Ce matin tout était blanc. Deux centimètres de neige environ vers neuf heures, quand la pluie a succédé à la neige. J'étais content car j'aime bien la neige. Malheureusement ma flemme habituelle à me lever (flemme qui s'aggrave avec le temps) fit que j'étais absolument en retard et donc que je ne me suis pas arrêté sur mon chemin pour prendre des photos. À midi tout avait fondu. Ne restait par endroit que cette boue grisâtre (au mieux) qu'on appelle au Québec, je crois, la "slotche", peut-être à cause du bruit que cela fait quand on marche dedans.

Ci-dessus une image prise cet été par temps gris à la pointe de Kermorvan qui sépare (ou peu s'en faut) l'Atlantique de la Manche. J'ai un goût prononcé pour ces pierres de granit plates qui servent à tout dans ces régions, à monter les murs, à renforcer les talus, à construire les maisons et pour ces pelouses épaisses et moussues. C'est au Conquet, Finistère, petit port de pêche à la pointe nord de la Bretagne. Mine de rien ça fait vingt quatre ans que je fréquente assidûment ce coin là.

low


À Kermorvan.

Juste en passant. Bon, ce dimanche soir je me sens un peu bas, un peu las. Ça doit être l'hiver qui commence à tirer en longueur, le manque de lumière, un peu de tout ça. Je développe, je règle de vieilles photos pour m'occuper, des arbres, des herbes, de Bretagne. La Bretagne me manque, l'océan, la nature peut-être, la lumière certainement. Il me semble toujours qu'il n'y a pas assez de lumière en hiver, c'est sûrement faux mais c'est comme ça que je le ressens. Je vais attaquer une semaine pas facile au travail, je suis un peu inquiet comme toujours.


Le Conquet.

en panne

Comme Ciscoblog on peut dire que je suis un peu en panne pour le blogging "de fond" en ce moment. Je ne sais pas à quoi c'est dû. Je suis inhibé, un peu, et chacun sait que l'inhibition de la créativité c'est comme un clou dans la tête. J'arrive bien à bloguer "à la volée" mais difficilement à écrire quelque chose de sensé et qui me plaise. Je vais bien et j'ai le moral mais d'une certaine façon je suis inhibé pour écrire. Ça peut se débloquer n'importe quand, c'est ça qui est bien, ça m'est déjà arrivé. Alors un peu de patience, merci...