télé-réalité

BBC News : How reality TV shocked the world
A TV channel in the Netherlands is to broadcast a programme where a terminally ill woman will pick someone to receive her kidneys.
[Une chaîne de TV aux Pays-Bas va diffuser une émission dans laquelle une femme au stade terminal de sa maladie va choisir la personne à qui elle va donner ses reins]
Le progrès fait rage!

Nota Bene : il s'agissait en fait d'un canular qui a très bien fonctionné, signe que ça aurait pu être vrai et qu'on s'attend parfaitement à ce genre de chose. Ce qui reste inquiétant.

mangez-en

Le Monde : Les scandales sur les produits "made in China" suscitent l'inquiétude
En 2006, peut-être une centaine de personnes seraient mortes au Panama après avoir ingéré du sirop contenant du glycol de diéthylène, un solvant industriel utilisé, entre autres, dans la fabrication d'antigel. Une usine chinoise de la province du Jiangsu qui prétendait produire de la glycérine aurait remplacé cet inoffensif sirop avec le poison afin de faire baisser ses coûts de production... Plus récemment, les autorités panaméennes et celles de la République dominicaine ont annoncé avoir trouvé des traces de ce même glycol de diéthylène dans 6 000 tubes de dentifrices fabriqués en Chine et vendus sous le nom de "Mr cool" et "Excel".
(...)
Outre-Atlantique, plusieurs journaux viennent par ailleurs de révéler que 257 produits "made in China" ont été saisis le mois dernier à l'arrivée aux Etats-Unis : sachets de pommes lyophilisées contenant un produit chimique cancérigène, poissons chats surgelés dans une substance mélangée avec des antibiotiques interdits, sardines et coquilles saint-jacques conservées dans des emballages infectés par une bactérie, champignons mélangés avec des pesticides, telle est l'écoeurante liste publiée par le Washington Post... Après la révélation faite par les Panaméens, la FDA a interdit toute importation de dentifrices provenant de Chine.

couverture

Frank Miller a fait cette couv' pour le Gravity's Rainbow de Thomas Pynchon pour Penguin.
(via Warren Ellis)

orages

Bel orage sur Paris ce soir, des éclairs très spectaculaires mais pas trop de pluie et pas de grêle, au moins chez moi.

Pas mal mais j'ai vu mieux!

concours

Une grande âme (inconnue) m'a nommé pour les "Third Annual Satin Pajama Awards" de "A Fistful Of Euros" dans la catégorie Lifetime Achievement (sous le nom de JR). Merci beaucoup. Vous pouvez voter pour moi si le coeur vous en dit. Je n'accorde pas une grande importance à ce genre de concours mais ça fait tout de même plaisir de savoir que quelqu'un, quelque part, s'est souvenu que je bloguais depuis mai 2001, bien qu'ayant plusieurs fois changé de blogue et de support et bien qu'étant devenu très irrégulier. Six ans en temps Internet c'est un "lifetime" (sourire). Mon frère et mon neveu sont presque aussi vétérans (!) que moi.

le bug

J'aime bien ce dessin paru dans le blog XKCD toujours très talentueux (je l'avais déjà signalé dans le Linkroll dans la colonne de droite) — c'est en anglais, désolé :



Cliquez dessus pour l'agrandir.

tu quoque

Il y a quelque chose de vraiment terrifiant à voir les députés bayrouistes qui avaient dit et écrit pis que pendre du nouveau Président de la République, d'un seul coup d'un seul aller à la soupe chez leur nouveau maître. Si encore il n'y avait que Santini, ou de Robien, mais voilà que des gens que j'estimais comme Jean-Louis Bourlanges ou Hervé Morin passent du coté obscur de la force! La politique c'est épouvantable!

récréation : "Liberal's Just Another Word For Gay" (sur un air de country music)



NB : "liberal" veut dire "de gauche" et non pas libéral (encore un faux ami).
Vient directement du cher RJ à Daily Blague.

le tas

bookstack may 7th 2007
à la date d'aujourd'hui!
C'est à la fois désespérant (hopeless) et grisant (exhilarating)...
Pour le groupe "Reading Stack" sur Flickr. (agrandir la photo)

PS :
- Infinite Jest (David Foster Wallace) commencé il y a 6 mois, génial mais difficile à lire.
- The Little Friend (Donna Tart) presque fini, excellent roman.
- Consider The Lobster (David Foster Wallace) recueil d'essais lus dans le désordre, du grand Foster Wallace, presque terminé.
- Jusqu'à Faulkner (Pierre Bergougnioux) : essai sur Faulkner, jusqu'à maintenant disons... pénible! Je ne pense pas que le finirai et il ira à la revente chez Gibert, mais enfin on ne sait jamais!
- Professeurs de désespoir (Nancy Huston) : excellent, m'a inspiré le titre d'un certain billet plus bas, j'ai hâte de m'y remettre, j'en suis à la moitié!
- After The Plague (TC Boyle) : recueil de nouvelles lues en vrac, très belles, cruelles et bien écrites, un plaisir.
- L'invention du présent (Pierre Bergougnioux) : pas commencé, j'avais vraiment adoré B-17G et Le Fleuve des âges du même auteur ce qui m'a donné envie d'en lire d'autres.
- La fin du monde en avançant (Pierre Bergougnioux) : idem, pas commencé.
- Tout le monde devrait écrire (Georges Picard) : très bon essai, presque fini.
- Quicksilver (Neal Stephenson) : j'avais tellement aimé Cryptonomicon qu'il faut que je me mette à lire cette trilogie mais je repousse tout le temps.
- Faits II (Marcel Cohen) : courts essais, lus en vrac, savoureux comme le premier tome.
- Against The Day (Thomas Pynchon) : pas commencé, ai un peu peur de m'y mettre, peut-être quand j'aurai terminé Infinite Jest.

le mot du jour : desperate

Je parlais l'autre jour avec des amis de la traduction du titre de la série "Desperate Housewives" en français, ce n'est pas la seule série dont le titre n'est pas traduit, nous avons eu notamment "Six Feet Under" (Six pieds sous terre) ou "The X Files" (Les dossiers X), mais si le "desperate" fait bien sûr penser au français "désespéré" en fait c'est un "faux ami" qu'on pourrait traduire par "pathétique", "à cran", "en manque", "dans tous ses états", dans "desperate" le désespoir se teinte d'un nuance d'urgence, de situation extrême, d'acharnement. Désespéré se dit "hopeless" littéralement sans espoir. Je pense qu'il aurait fallu traduire le titre "Desperate Housewives" par "Ménagères aux abois" ou "Ménagères au bord de la crise de nerf".

schopenhauer était un con

J'estime que vivre constitue en ce qui me concerne une chance, qui ne me sera pas accordée une seconde fois : une chance non point parce que la vie nous fait des cadeaux et que sur une balance idéale la somme des plaisirs excèderait celle des peines, mais parce que je mesure à chaque instant la chance que j'ai d'être un vivant, d'accéder chaque matin à la lumière et chaque soir aux ombres, que les choses n'aient pas perdu leur éclat naissant et que je perçoive aussitôt l'esquisse d'un sourire, le début d'une contrariété sur un visage, bref que le monde me parle.
Pierre Sansot - Du bon usage de la lenteur

de l'utilité de la mauvaise foi

Seuls les naïfs peuvent croire qu'une discussion vise à résoudre un problème ou à éclaircir une question difficile. En réalité sa seule justification est d'éprouver la capacité des participants à désarçonner leur adversaire. L'enjeu n'est pas de vérité, mais d'amour-propre. Le beau parleur l'emporte sur le bafouilleur, le téméraire sur le timide, le fonceur sur le scrupuleux. Être de bonne foi équivaut à additionner les handicaps, le scrupule s'ajoutant à le circonspection pour alourdir la langue. Qu'est-ce que la bonne foi? Une conduite d'échec, un véritable suicide... Les débatteurs sérieux parlent sans écouter, piétinent tout raisonnement non conduit par eux-mêmes, méprisent les oppositions, ignorent les obstructions et arrachent, en quelque sorte, la victoire à la force du mot.
Georges Picard - Petit traité à l'usage de ceux qui veulent toujours avoir raison (José Corti - Éditeur)

interrogation

Pourquoi des gens aimables et sensés en circonstances normales se mettent à avoir la bave aux lèvres et le verbe d'une mauvaise foi criante, dès qu'on parle politique? Je ne devrais pas être étonné, j'ai été comme ça moi aussi. Plus maintenant, ça doit être l'âge.

vrac du dimanche soir

Alors voilà, Sarkozy est passé. Ségolène avait l'air vraiment détendue, d'excellente humeur malgré sa défaite, comme soulagée, c'est étonnant.
Bon, le ciel ne nous est pas encore tombé sur la tête et au moins on sera copain avec les américains maintenant (ah pardon? c'est pas bien ça? excusez).
En attendant je ne travaille ni demain ni après-demain et je suis bien content, j'en profite tant qu'on a encore les 10 jours de RTT et 28 congés payés annuels ainsi que les jours fériés comme le 8 mai, parce que maintenant c'est la France qui travaille et qui se lève tôt qui est aux manettes, fini le règne des glandeurs! Bien que je sois en repos demain je règle mon réveil à 6 heures pour me mettre dans le coup.
Je suis allé voter (école de la rue Pierre Budin dans le 18ème arrondissement), finalement ça n'a pas été si douloureux que ça de voter pour SR. Le reste de cette journée je l'ai passé à faire une traduction, un exercice que j'adore, me colleter avec les deux langues que j'aime, l'anglais et le français. C'est vraiment plaisant.
Ma nièce américaine est nommée professeur de français à l'Université du Maine à Augusta, je me réjouis à l'avance d'aller la visiter l'année prochaine, je vais enfin réaliser mon rêve de voir les couleurs de l'automne dans le Maine, il paraît que c'est fantastique...

le moindre mal

Les inquiétudes et les peurs suscitées par l’éventuelle élection de Sarkozy à la présidence de la République ne sont pas sans fortement me rappeler les angoisses et les peurs qu’avait suscité l’élection de François Mitterrand en mai 1981. Je me souviens que les bonnes sœurs de l’école privée de ma nièce faisaient prier les enfants pour que "Mitterrand ne soit pas élu", bien des gens prédisaient "les chars russes dans Paris", la nounou de ma nièce, une brave femme qui avait amassé, avec son mari, à force d’économies un tout petit capital, disait "ils ne vont pas tout nous prendre, hein ? ils ne vont pas prendre notre petite maison, n’est-ce pas ?", plusieurs célébrités de la droite avaient dit qu’elles s’exileraient si par malheur le candidat de la gauche gagnait. Ces jours là, la peur était de droite, aujourd’hui l’angoisse est de gauche mais je la crois tout aussi injustifiée, les peuples ont la mémoire courte. Non je ne crois pas que l’élection de Sarkozy mettra la France à feu et à sang, pas plus que je ne crois que Sarkozy soit un dictateur en puissance.

Mais je peux me tromper.

Car je crains le populisme réactionnaire de Sarkozy, son anti-élitisme, ses grandes simplifications (comme si les choses au fond n’étaient pas complexes et les solutions énergiques et simples ne demandaient qu’à être appliquées pour réussir), ses opinions eugénistes, ses accointances avec les hommes de pouvoir et d'argent, son absence de scrupules, son ego démesuré, sa tendance à la brutalité. Je ne pense pas qu'on puisse changer la mentalité bordélique, incivique et ronchonne des Français et en faire ce qu'ils ne sont pas par la simple volonté.

D'un autre coté je ne peux pas souffrir Royal, elle m'exaspère, je la crois incompétente pour diriger le pays, elle n'a absolument pas l'envergure d'un chef d'état, je trouve que son projet n'est pas de nature à redresser le pays, je crains son autoritarisme et son imprévisibilité. Je pense que son élection signifiera toujours plus de stagnation, d'assistanat, de solutions pis-aller qui ne fâcherons personne mais qui ne résoudront rien.

Mais voilà, la démocratie ne consiste pas à se défiler devant l'urne. J'ai longtemps envisagé de voter blanc, mais je suis sûr que je le regretterai. Entre deux maux il faut choisir le moindre.

Et le moindre mal est, à mon avis, Royal.

débat du soir

Débat Sarkozy - Royal : j'écoute d'une oreille un peu distraite. Il me semble que Royal se défend bien, qu'elle est accrocheuse, pugnace mais sa diction est soporifique et ses propositions toujours aussi floues. Elle essaie d'agacer Sarkozy et elle y réussit presque, adoptant souvent un ton de maitresse d'école à l'égard de son adversaire elle retourne à son avantage des situations où elle se trouve mise en danger avec apparente facilité. Elle n'est pas mauvaise du tout dans cet exercice et c'est Sarkozy qui parait trébucher, qui semble par moment fuyant. Elle le nargue, il la ménage, elle tape, il recule, dans ce combat Sarkozy n'est pas à son aise, cherche tout le temps l'approbation de PPDA, comme s'il le prenait à témoin, lui le seul autre homme de cette assemblée. Je pensais que Royal se ferait étriller dans un débat contre Sarkozy, mais non, elle a tenu et avec classe, elle a même peut-être gagné la confrontation, et des voix.

Retour en force du rhume des foins (with a vengeance) après dix jours de répit et surtout quatre jours à la campagne exposé sans mal aucun à toutes sortes de pollen (ô ironie). Cet après midi un saut à la pharmacie, prise de Zyrtec, ce soir ça va un peu mieux.