samedi 14 juillet 2018

Ego

Psychologie de comptoir : il est impossible pour Trump de reconnaître l'ingérence des Russes en sa faveur dans le processus électoral parce que ça serait reconnaître que sa victoire est due à autre chose qu'à ses qualités et capacités personnelles. Son égo est tel que c'est impensable ! De même il ne peut admettre publiquement que le faible taux de participation (55%) et le système électoral particulier des États-Unis ont permis son élection (Hillary Clinton a recueilli 3 millions de voix de plus que lui mais trois États -- Michigan, Pennsylvania et Wisconsin -- lui ont fait défaut). D'où les affirmations qu'il y aurait eu des fraudes électorales organisées massivement dans les États qu'il n'a pas gagné.

vendredi 13 juillet 2018

Réalité alternative

Il est clair que Trump ne pense qu'à ses partisans, ceux qui viennent à ses meetings, les 40% qui ont encore une opinion favorable pour lui. Avec eux il communique de façon instinctive mais habile et ils l'adorent. Pour ces gens Trump crée sa propre réalité alternative. Ce que Trump dit la veille peut être réfuté par ce même Trump le lendemain et ses partisans n'y voient rien à redire. Et plus la presse hurle après Trump plus ses partisans l'adulent.

Hier, Donald Trump a donné une interview au tabloïd britannique «The Sun» de Rupert Murdoch, dans lequel il disait des choses très désagréables à l'égard de la politique de Theresa May (entre autres choses désagréables et insultantes, envers le Maire de Londres notamment). Aujourd'hui bien sûr, en conférence de presse avec Theresa May, il a menti effrontément en disant que ce qu'avait publié The Sun était des "fake news". Carrément ! Sans vergogne.

Je suis prêt à parier est qu'une fois que Theresa May ne sera plus dans la même pièce que lui, Trump l'insultera à nouveau. J'ai du mal à me représenter ce qui se passe dans sa tête et comment 40 % des Américains en âge de voter lui font encore confiance.

Avec des amis pareils...

Que dire de la dernière sortie de Trump ? Dans un interview au Sun (journal dont le propriétaire est Rupert Murdoch, qui possède aussi Fox News aux USA), Trump dénonce le projet de Brexit de Theresa May, l'humilie au passage ("elle ne m'a pas écouté") et déclare que Boris Johnson ferait un excellent premier ministre. Tout ça avant d'être reçu par cette même Theresa May à Chequers aujourd'hui.

Cette déclaration est bien dans les (mauvaises) manières de Trump, c'est peut-être aussi une vengeance pour le bébé gonflable à l'effigie de Trump qui flotte dans le ciel de Londres aujourd'hui et qu'a autorisé le maire de Londres (que Trump insulte abondamment au passage, dans ce même interview).

Il est probable que Trump tente de minimiser aujourd'hui ses déclarations incendiaires au Sun, ça serait bien dans ses habitudes. On peut aussi constater que Trump, jusqu'à maintenant, s'est bien gardé de critiquer Poutine (qu'il rencontre lundi prochain). De là à dire qu'il ne respecte que la force et l'autorité... Quant à Theresa May : elle a pris un coup très dur de la part d'un supposé allié et ami, un réflexe patriotique de la part de l'opinion et des députés britanniques pourrait lui servir pendant un temps.

jeudi 12 juillet 2018

Nato is great again

« I believe in Nato » « Nato is very strong ». « I am a stable genius ». Trump ce matin à sa conférence de presse à Bruxelles. Les imprécations d'hier étaient pour impressionner la galerie, se faire passer pour quelqu'un qui tient la dragée haute à tous ces Européens arrogants et faire planer la menace de disloquer l'Alliance. L'essentiel est de rouler des mécaniques, déclarer la victoire totale et passer à autre chose, rien de plus ! De toute façon Trump s'en fiche, de l'OTAN comme du reste, seuls ses soutiens en Amérique comptent et comme ceux-ci ont la capacité d'attention d'une huître il n'est pas difficile de leur dire qu'il a gagné, qu'il gagne toujours, que les autres ont perdu et que l'Amérique est great again !

Enquête insolite

Rod Rosenstein, le Ministre de la Justice adjoint des États-Unis a demandé à ses 93 procureurs fédéraux de fournir 3 substituts chacun pour examiner l'immense quantité de documents que Brett Kavanaugh -- le juge à la Cour Suprême nommé lundi par Trump -- a produit pendant ses missions passées pour le gouvernement. Brett Kavanaugh a été dans l'équipe du procureur Starr qui a enquêté sur l'affaire Clinton - Lewinski, a travaillé sur le recompte des voix en Floride après l'élection présidentielle de 2000 et a été conseil du président George W. Bush. L'utilisation de substituts fédéraux pour faire une enquête non criminelle est insolite et fait lever quelques sourcils !

mercredi 11 juillet 2018

4% du PIB !

Trump vient de demander que les pays de l'OTAN consacrent 4% de leur PIB à leur défense, et non plus 2% comme demandé auparavant. Rappelons que l'objectif de 2% du PIB a été prévu en 2014 pour... 2024 ! C'est bien sûr impossible pour la plupart des pays d'atteindre ces 4%. Il est clair que Trump veut utiliser la participation des États-Unis à l'OTAN comme moyen de pression, voire comme levier de chantage, pour obtenir des concessions des Européens sur d'autres sujets. Ou bien il veut disloquer l'Alliance Atlantique.

Trump et l'OTAN

Si j'étais complotiste je dirai que ce n'est pas un hasard si Trump fait le jeu de Poutine en déstabilisant l'UE et l'OTAN, ce même Poutine qui a contribué à le faire élire par une campagne d'influence et de cyber-piratage. Je ne suis pas complotiste et donc je n'y vois que la confirmation de ce que je pense depuis l'élection de Trump : que c'est un nationaliste ignare qui ne voit la vie que comme un jeu à somme nulle, qui méprise les étrangers et en particulier les européens, qui n'admire que la force et les dictateurs, qui n'a aucune culture ni le moindre intérêt pour tout ce qui n'est pas sa personne. Un abruti fascisant. Il est probable que les services russes aient détecté ces traits dans le candidat Trump et en aient conclu que ces défauts pourraient tourner à leur avantage dans le cas où il serait élu.

samedi 16 juin 2018

À droite aux primaires

Aux États-Unis les élections primaires pour les élections de mi-mandat en novembre, pour chaque parti, ont eu lieu, dans la plupart des États, la semaine dernière. Rappelons rapidement qu'en novembre prochain toute la Chambre des Représentants des États-Unis et un tiers du Sénat sera renouvelé. Les candidats à chaque mandat électoral (et il y en a énormément) doivent se présenter aux primaires de leurs partis respectifs au préalable. A cette occasion on a pu noter que quelques types d'extrême droite avaient été élus aux primaires du parti Républicain. C'est le cas en Virginie où le siège du sénateur Démocrate Tim Kaine (ex-colistier d'Hillary Clinton en 2016) est en jeu.

Le problème est que beaucoup de Représentants et de Sénateurs Républicains modérés ne se représentent pas cette année, soit parce qu'ils craignent d'affronter et de perdre face à un candidat plus à droite qu'eux lors des primaires, soit parce qu'ils sont plus ou moins dégoûtés de la politique pratiquée en ce moment par Trump soutenu par le parti Républicain. Les électeurs Républicains modérés sont aussi détournés de se rendre aux urnes pour les mêmes raisons.

Ainsi, Corey Stewart, soutien avéré des néo-nazis, trumpiste de la première heure et héro du alt-right fasciste américain va pouvoir se présenter contre Tim Kaine en Virginie. Un grand nombre d'autres candidats aux références aussi troubles que Stewart vont aussi pouvoir se présenter dans diverses élections dans tout le pays.

Paradoxalement il est probable que cet afflux de candidats d'extrême droite favorise les candidats Démocrates un peu partout par la combinaison d'un sursaut des électeurs Démocrates et un délaissement des électeurs Républicains. La majorité à la Chambre des Représentants est à la portée des Démocrates, le Sénat sera plus difficile mais pas inatteignable.

Scandale à la frontière

À fin mai, près de 2000 enfants ont été séparés de leurs parents à la frontière avec le Mexique (Associated Press), depuis que le ministre de la Justice Jeff Sessions a annoncé la politique de «tolérance zéro» à la frontière sud. Les enfants ainsi enlevés à leurs parents sont parfois enfermés dans des camps, souvent dans des tentes, en attente de déportation.

Le New York Times nous apprend que (traduction) : "la protection des enfants à la frontière est compliquée, car il y a effectivement eu des cas de fraude. Des dizaines de milliers de migrants y arrivent chaque année et ceux qui ont des enfants sont souvent libérés aux États-Unis plus rapidement que les adultes qui viennent seuls, en raison des restrictions sur la durée de détention des mineurs. Certains migrants ont admis avoir emmené leurs enfants non seulement pour les soustraire au danger dans des pays comme l'Amérique centrale et l'Afrique, mais aussi parce qu'ils pensaient que cela amènerait les autorités à les libérer plus tôt.

D'autres ont admis être passé frauduleusement avec des enfants qui ne sont pas les leurs, et les responsables des patrouilles frontalières affirment que de tels cas de fraude augmentent."

Le président utilise cette stratégie infâme pour obtenir l'approbation de ses demandes au Congrès sur l'immigration (et son fameux mur) et rejette la responsabilité de ces pratiques scandaleuses sur les Démocrates qui s'opposent à ses demandes.

C'est une sorte de chantage qu'il exerce sur les Démocrates, et une politique indigne d'un grand pays démocratique qui se pratique à la frontière mexicaine. L'administration Trump s'enfonce dans l'infamie un peu plus chaque jour.

vendredi 15 juin 2018

Pas de parti pris politique pour Comey

Le Rapport de l'inspecteur général du FBI est sorti hier: James Comey, l'ancien directeur du FBI limogé par Trump aurait, selon ce rapport, «dévié» des procédures du FBI et du ministère de la Justice alors qu'il enquêtait sur Hillary Clinton et l'utilisation par celle-ci d'un serveur de messagerie (e-mail) privé alors qu'elle était ministre des Affaires Étrangères (Secretary of State).

Le rapport a déterminé que les décisions de Comey n'étaient pas «le résultat d'un parti pris politique», mais qu'elles avaient eu un impact négatif sur l'image d'impartialité du FBI et du ministère de la Justice.

On se rappelle en particulier que Comey avait très publiquement ré-ouvert l'enquête sur les e-mails d'Hillary Clinton, quelques jours avant les élections présidentielles et que la plupart des observateurs politiques pensent que cette réouverture d'enquête a joué un rôle dans la défaite.

Finalement Comey s'en tire bien. Mais son image de chevalier blanc anti-Trump souffre quelque peu de ce rapport.

Fondation auto-charitable

Le procureur général de l'État de New York poursuit Trump et ses trois enfants pour «conduite illégale persistante» à la Donald J. Trump Foundation, une organisation charitable. Le procureur accuse Trump d'avoir violé le but non-lucratif de sa fondation en utilisant l'argent à son profit, notamment pour sa campagne électorale, violant ainsi les lois de financement de campagne électorale et utilisant l'argent pour décorer l'un de ses clubs de golf.

L'État demande à la justice la dissolution de la fondation, la distribution de ses actifs à d'autres organismes de bienfaisance, et d'infliger à Trump au moins 2,8 millions de dollars en restitution et pénalités.

Trump a attaqué le procureur de l'État de New York sur Twitter, lui supposant des motifs politiques et de collusion avec les Démocrates. Il a juré de ne pas régler l'affaire à l'amiable.

Levez les pare-feux !

La Maison Blanche lance une campagne de dénigrement à l'égard de Michael Cohen alors qu'est supposé un retournement de celui-ci contre Trump. Le plan consiste à discréditer Cohen en faisant valoir que toute information compromettante qu'il partagerait avec les procureurs au sujet de Trump serait un mensonge destiné à plaire à Mueller afin de sauver sa peau. L'offensive est multi-media, des tweets de Trump, aux commentaires d'Alan Dershowitz, en passant par les articles de première page du National Enquirer, tous apparemment destinés à jeter le doute sur la crédibilité et les motivations de Cohen.

mercredi 13 juin 2018

Michael Cohen va-t-il se mettre à table?

Michael Cohen, l'ex-avocat personnel de Donald Trump devrait collaborer avec les procureurs fédéraux dans l'enquête criminelle sur ses transactions commerciales, car le cabinet d'avocats qui s'occupe de son dossier ne devrait plus le représenter à l'avenir.

Aucun avocat remplaçant n'a été nommé pour le moment. Cohen a jusqu'à vendredi pour compléter une revue de plus de 3,7 millions de documents saisis dans les raids du 9 avril dans ses propriétés de New York et de son cabinet d'avocats.

C'est un retournement de situation important. Rappelons que Michael Cohen était l'avocat personnel de Trump avant qu'il soit élu. Pendant la campagne électorale de 2016 il avait fait signer un accord de non-divulgation et avait donné 130 000 dollars à l'actrice porno Stormy Daniels pour qu'elle se taise sur sa relation avec Donald Trump. Cohen avait aussi promis à plusieurs entreprises un accès au président, contre beaucoup de dollars, bien sûr.

Qu'est-ce qui a bien pu décider son avocat à le lâcher brutalement comme ça ? Probablement la décision de Cohen de collaborer avec les procureurs fédéraux pour s'assurer un certaine clémence de ceux-ci.

The biggest ennemy

So funny to watch the Fake News, especially NBC and CNN. They are fighting hard to downplay the deal with North Korea. 500 days ago they would have “begged” for this deal-looked like war would break out. Our Country’s biggest enemy is the Fake News so easily promulgated by fools!
— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) June 13, 2018
C'est assez étonnant de voir le président d'une grande démocratie déclarer que les media de son pays en sont les véritables ennemis (et pas la Corée du Nord avec qui Trump vient de déclarer la paix... unilatéralement !)

Mission accomplished

Ce matin Trump déclare que la Corée du Nord n'est plus une menace nucléaire pour les États-Unis. "Mission accomplished", comme l'a déclaré George W. Bush en 2003 après l'invasion de l'Irak (toujours en guerre depuis) ! C'est une déclaration bien optimiste alors qu'il n'a obtenu du sommet avec Kim Jong Un qu'une vague intention de dénucléarisation de toute la péninsule coréenne. Il faut rappeler qu'aucun inventaire des missiles intercontinentaux (ICBM) coréen, n'est prévu, ni aucun inventaire des têtes nucléaires, ni aucun moratoire sur la construction d'ICBM ou de tête nucléaires.

Jeu de dupes

Qu'on prenne les choses par n'importe quel bout, il va bien falloir reconnaître que Kim Jong Un a obtenu d'être traité comme un égal par le président des États-Unis sur la scène internationale. Il a obtenu qu'il soit mis fin aux exercices militaires US-ROK. Il a obtenu que les États-Unis ignorent son bilan épouvantable en matière de Droits de l'Homme. Il a obtenu une scène où les drapeaux de son État tyrannique étaient mêlés à ceux des États-Unis d'Amérique. Il a obtenu d'être encensé par le président des États-Unis !

Trump n'a rien obtenu. Pas de précisions sur le comment mais une vague promesse de mettre fin au programme nucléaire. Aucune promesse d'un moratoire sur les tests. Aucune mention de "tangible" ou "irréversible" ou "permanent" ou encore "vérifiable".

This is Tremendous ! comme dirait Trump.

mardi 12 juin 2018

Rencontre Trump - Kim Jong Un

Il me semble que cette rencontre au sommet, très attendue, a eu au moins un bienfait : éloigner l'éventualité d'une guerre nucléaire ou conventionnelle en Corée. Par contre on peut craindre que cette rencontre renforce le pouvoir et le prestige de KJU en lui donnant une stature internationale, d'autant que la question des droits de l'homme en Corée du Nord a été mise de côté. Il est fort probable que Trump n'ait strictement rien à faire du sort des citoyens de la Corée du Nord et ne pense, avec cette rencontre, qu'à son statut dans l'opinion aux États-Unis, et qu'aux possibilités qui s'ouvriraient éventuellement de faire des affaires (et pourquoi pas les siennes) dans ce pays ! Le document signé ne comporte aucune précision sur la dénucléarisation du pays de KJU, juste une déclaration d'intention. De son côté, Trump semble avoir fait pas mal de concessions (les exercices militaires conjoints entre la Corée du Sud et les États-Unis n'auront plus lieu et le président a même parlé d'un retrait militaire des États-Unis de la péninsule). Contrairement à ce qui s'était passé lors de certaines rencontres internationales (cf. Angela Merkel), Trump s'est entiché de KJU comme il l'avait fait avec Xi-Jinping ! Il lui a tressé des lauriers et l'a assuré de son amitié en oubliant que KJU n'était rien d'autre que le tyran communiste d'un petit pays arriéré. Trump est de toute évidence fasciné par les dictateurs qu'il préfère visiblement aux dirigeants démocratiquement élus qui sont par ailleurs sensés être ses alliés.

ADD : Assez significatif du manque de logique de Trump : d'un côté il dénonce l'accord sur le nucléaire iranien alors que cet accord est soumis à des vérifications draconiennes de l'AIEA et signe avec Kim Jong Un un accord de dénucléarisation qui ne prévoit ni contrôles, ni sanctions, rien.

Grèves à la SNCF (suite)

Le taux de grévistes à la SNCF reste constant, il ne faiblit pas. Évidemment presque tout le monde a pris ses dispositions et s'en fout maintenant. La grève s'enlise. Il est acquis que le gouvernement ne lâchera rien et que les gars peuvent continuer à faire grève jusqu'à la fin des temps ça ne changera plus rien. Comment arrêter la grève ? Le premier syndicat qui jettera l'éponge sera traité de traître par les autres, donc personne n'est incité à lâcher le premier. Il est évident que celui qui lâchera le premier aura un prix à payer aux prochaines élections syndicales. Donc personne ne veut être celui-là. Une fois qu'un syndicat aura décidé d'arrêter les autres suivront, la CGT et SUD en dernier et en disant que c'est de la faute des traîtres.

Médine au Bataclan

L'affaire du concert de Médine (rappeur) au Bataclan : bien sûr qu'il ne faut pas le censurer malgré tout ce que sa prestation dans un lieu de mémoire comme le Bataclan a de choquant. Les propriétaires de cette salle sont bien entendu libres de programmer qui ils veulent. La liberté d'expression de cet énergumène doit être respectée quoiqu'on pense de ses chansons (objectivement celles-ci sont orientées). Ce qui me choque le plus c'est qu'il se compare à Brassens ou à Renaud et qu'une partie du monde gobe ça sans sourciller, oubliant que Brassens ou Renaud ne se sont jamais réclamés d'une religion quelconque à la différence de ce Médine qui prêche pour l'Islam.

dimanche 20 mai 2018

Mariage princier

Le mariage princier a, comme toujours, attiré son lot de pisse-froids qui l'ont critiqué et se sont scandalisés de ce que la télé diffusait cette cérémonie d'un autre âge. Comme toujours ces pisse-froids n'ont pu se départir de leur sérieux et regarder ou ne pas regarder ce mariage pour ce qu'il est un joli spectacle agréable et amusant et même parfois émouvant, que l'on peut regarder de temps en temps avec plaisir. Avec de la jolie musique en plus, à commencer par le God Save The Queen si brillamment chanté dans la magnifique église de Windsor. Je dois avoir un coeur de midinette mais moi j'aime bien la famille royale d'Angleterre, je n'irai pas jusqu'à les acclamer sur les rives du Mall mais je dois dire que je ne suis pas insensible à la pompe royale et à ces cérémonies de rêve. Il y a bien longtemps qu'en Grande Bretagne monarchie ne rime plus avec pouvoir absolu. Je trouve ridicule de se prendre tant au sérieux qu'on ne peut pas se retenir de râler contre la monarchie et de s'enorgueillir d'avoir, en France, fait la révolution. Et encore plus ridicule est de dire que cette monarchie coûte cher à la Grande Bretagne, même si c'est vrai, c'est ignorer combien la monarchie rend fiers et fait du bien à des millions de personnes en les distrayant d'un quotidien souvent sordide. Bref, vive la famille royale d'Angleterre, de la Grande Bretagne et du Commonwealth !