Couleurs primaires

Est-ce que Donald Trump peut remporter l’investiture Républicaine ? Je pense que oui. En tout cas il est bien parti pour. Les choses changent vite. Après le Super Tuesday les chances de Marco Rubio sont devenues minces, il n’a gagné qu’un seul État (le Minnesota) depuis le début des primaires et il n’est pas donné comme favori en Floride, État dont il est le sénateur. Ted Cruz a vu ses chances remonter grâce à ses victoire au Texas, en Oklahoma et en Alaska mais il n’a pas le soutien des caciques du GOP qui lui préfèrent Rubio. Cruz est detesté par tous ses collègues sénateurs. Mitch McConnel, le leader des Républicains au Sénat, préférerait certainement passer quatre ou huit ans avec Trump comme président que de rendre des comptes à Cruz. Il est trop tard pour arrêter Trump. La question qui se pose maintenant est : peut-il être élu en novembre prochain ? Les sondages nous disent que Clinton aussi bien que Sanders l’emporteraient s’ils étaient opposés à Trump, mais à ce stade de la compétition les sondages pour les élections générales ne veulent pas dire grand chose. Il suffit que Trump apparaisse un peu plus présidentiable et qu’il adoucisse son langage (et il est certain qu’il fera exactement cela) pour que ses excès d'aujourd’hui soient pardonnés et oubliés. Il sera le légitime représentant du Parti Républicain et la plupart de ceux qui le vomissent ces jours-ci se rallieront à son panache blond. Sanders ne sera probablement pas désigné par les Démocrates et c’est aussi bien par ce que s’il apparaît aujourd’hui électible comme président, son programme de gauche sera aisément caricaturé et dénoncé par les attaques du GOP (en particulier par les spots télévisés négatifs, les appels téléphoniques automatiques de masse, etc). Kerry a été pour une part descendu en 2004 par des attaques mensongères mais répétées sur son passé de soldat au Vietnam. Il sera facile de sortir des images très embarrassantes sur le passé politique de Sanders : sa lune de miel avec son épouse en Union Soviétique par exemple (!) Mais Sanders semble mal parti pour décrocher l’investiture des Démocrates à ce stade des primaires. Donc reste Clinton, elle est électible, mais avec les Clinton on ne sait jamais si un scandale ne va pas éclater (d’ailleurs l’affaire de son serveur e-mail personnel utilisé alors qu’elle était Secrétaire d’État n’est pas terminée) et elle ne manquera pas de faire une gaffe ou deux, comme tout le monde, pendant les longs mois qui nous séparent de l’élection de novembre. Ce qui me suggère que les jeux sont loin d’être faits et que cette élection sera probablement plus difficile pour Clinton qu’on pourrait le penser.

Super Tuesday

C'est aujourd'hui le Super-Tuesday, le jour où les primaires sont organisées dans 12 États à la fois et pas des moindres : Texas, Arkansas, Colorado, Alaska, Oklahoma, Minnesota, Tennessee, Alabama, Géorgie, Virginie, Massachusetts, Vermont. Côté Républicain, Donald Trump est donné gagnant partout sauf peut-être au Texas (l'État de Ted Cruz). Si Trump gagne une majorité d'États il sera très bien placé pour recevoir l'investiture Républicaine lors de la Convention qui aura lieu en Juillet prochain, mais il devra encore batailler dans les primaires suivantes pour remporter une majorité de délégués à cette Convention. Côté Démocrate, après sa victoire éclatante en Caroline du Sud samedi dernier, Hillary Clinton devrait remporter une majorité des États du Super-Tuesday et augmenter son avance sur Bernie Sanders.

Ces derniers jours Trump a tout fait pour s'aliéner les Républicains modérés, après avoir copieusement insulté ses adversaires Marco Rubio et Ted Cruz, il a refusé, sur CNN, de désavouer le soutien reçu de David Duke, ancien membre dirigeant du Klu-Klux-Klan et même a feint d'ignorer que le Klu-Klux-Klan était infréquentable. Un certain nombre d'élus du GOP ont déclaré que jamais ils ne voteront ni ne soutiendrons Donald Trump. S'il obtenait l'investiture on pourrait assister à un éclatement du Parti Républicain. Les conseillers d'Hillary Clinton sont déjà en train d’affûter arguments et spots télévisés dans le but de se rallier la frange modérée des Républicains et de détruire Trump.

Les chances de Cruz de gagner l'investiture sont désormais presque nulles, Rubio n'est pas encore battu mais ses espoirs commencent à mincir dangereusement. Les caciques du GOP craignent ouvertement désormais une victoire de Trump et réfléchissent à un moyen de le descendre en plein vol. Jusqu'à maintenant rien n'a fonctionné. Trump peut tout se permettre, tout dire, ses fans l'adulent. Malheureusement pour lui, et heureusement pour tout le monde, cette adulation s'arrête à plus ou moins 30 % des électeurs militants Républicains, c’est-à-dire quelques milliers d'Américains blancs et peu éduqués, ça sera peut-être suffisant pour arracher l'investiture du Parti mais un peu court pour gagner l'élection générale en Novembre.

Les primaires du New Hampshire

Trump arrive en tête côté Républicain, suivi de John Kasich (gouverneur de l'Ohio et vraie surprise de ces primaires); Ted Cruz, Jeb Bush et Marco Rubio sont quasiment à égalité à la troisième place mais très loin derrière. Du coup, Carly Fiorina et Chris Christie abandonnent la course à l'investiture.

Chez les Démocrates, Bernie Sanders inflige une sévère défaite à Hillary Clinton. Sanders ne gagne que peu de délégués dans cette élection mais beaucoup de crédibilité.

Et maintenant tout le monde part en Caroline du Sud pour les primaires de cet État qui auront lieu le 20 février pour les Républicains et le 27 pour les Démocrates.

Réforme constitutionnelle

L'Assemblée Nationale a adopté l'ensemble du projet de loi constitutionnelle par 317 voix contre 199 et 51 abstentions. La loi va maintenant aller devant le Sénat qui devra la voter en termes identiques et ensuite la révision constitutionnelle devra être votée par le Congrès par au moins une majorité des 3/5èmes des suffrages exprimés.
165 députés Socialistes ont voté pour, 83 contre et 36 abstentions, 111 pour, 74 contre et 8 abstentions chez Les Républicains. On est au-dessus des 3/5èmes des exprimés (310) mais c'est short ! Je crains fort que cette réforme constitutionnelle ne passe pas l'hiver.

Les primaires Américaines (2)

Une semaine après les primaires de l’Iowa on vote aujourd’hui dans le New Hampshire.

Côté Républicain les primaires de l’Iowa ont été remportées sans bavures (si j’ose dire) par Ted Cruz, devant Donald Trump et Marco Rubio. Côté Démocrate c’est Hillary Clinton qui l’a emporté, mais d’un cheveu, sur son rival Bernie Sanders.

Marco Rubio devient de facto le candidat de l’establishment Républicain face à l’extrémiste de droite Ted Cruz et au complètement cinglé Donald Trump. Chez les Démocrates le doute commence à s’installer chez les partisans d’Hillary Clinton, d’autant que Bernie Sanders est donné favori dans le New Hampshire (c’est l’ancien sénateur du Vermont, un État voisin, presque un enfant du pays et les Démocrates du New Hampshire sont plus à gauche que les autres).

Lors du dernier débat télévisé entre les candidats du GOP Marco Rubio a commis une grosse gaffe cruellement exploitée aussitôt par le gouverneur du New Jersey Chris Christie. Est-ce que cette gaffe va plomber Rubio et faire remonter Chris Christie ? Ted Cruz a été accusé par Ben Carson d’un coup bas tombant possiblement sous le coup de la loi en Iowa, est-ce que cette faute va menacer sa position dominante ? Donald Trump en a rajouté dans l’ignominie en déclarant qu’au cas où il serait élu à la présidence il rétablirait le waterboarding (technique de torture par simulation de noyade pratiquée par la CIA en Irak et à Guantanamo et interdite par le président Obama dès son arrivée au pouvoir) et même pire ! Ted Cruz ne voulant pas être en reste s’est déclaré alors, lui aussi, favorable au waterboarding. Parmi les exploits de Trump, le refus de participer à un débat organisé par Fox News (pourtant une chaîne de télé favorable et c’est un euphémisme, à la droite) sous prétexte que l’un des modérateurs dudit débat, une femme du nom de Megyn Kelly, lui avait posé des questions « irrespectueuses, voire hostiles » lors d’un précédent débat sur cette même chaîne. Un journaliste qui pose des questions irrespectueuses, on croît rêver ! Ses partisans ont applaudi. Les candidats Républicains donnent une image catastrophique de la politique Américaine et c’est, hélas, loin d’être terminé.

Chez les Démocrates la course à la nomination est plus policée. Les très bons résultats de Bernie Sanders dans l’électorat Démocrate font craindre aux partisans d’Hillary Clinton un scénario semblable à celui de 2008, avec un Barack Obama sorti de nulle part, usant peu à peu Hillary Clinton jusqu’à l’emporter in extremis. Politiquement Bernie Sanders se situe sur la gauche du Parti Démocrate alors qu’Hillary est plutôt centriste.

En tout cas il semble que ces primaires cette année vont être longues et que les candidats ne sont pas près d’être départagés. Bien malin celui qui peux faire des pronostics fiables à ce stade, d’ailleurs personne de sérieux ne s’y risque, pas même le sorcier des prédictions statistiques Nate Silver, c’est dire.

Les munichois

En gros ce que dit Michel Onfray c'est que Daech (qu'il appelle d'ailleurs l'État Islamique) est un État comme les autres, avec son armée et ses soldats (sauf que ses soldats sont parmi nous), et que l'on doit trouver une solution pour s'entendre avec eux et en quelque sorte signer un armistice plutôt que d'aller les bombarder. Il commet une grosse erreur et je suppose qu'il en est conscient mais qu'il y tient par jubilation de provoquer, volonté de se démarquer, voire de prendre le contre-pied, de ses contemporains. Sa pensée sur ce point est erronée et munichoise (au sens de "la paix à tout prix même avec le diable").

Est-il possible qu'il pense sincèrement qu'arrêter de pilonner Daech et l'accepter dans le concert des nations nous attirerait leurs bonnes grâces et arrêterait les attentats et les menaces d'attentats ? Tout ce que je lis m'incite à penser, au contraire, que Daech pratique le takfirisme qui pose comme principe l'élimination de tous les non-musulmans ou leur conversion à leur obédience islamique et de tous les musulmans qui ne pensent pas comme eux. Tout ce que j'apprends de Daech me fait penser que son idéologie est absolument contraire avec toutes les valeurs qui nous sont chères de démocratie, de tolérance, de respect des différences en particulier religieuses. Comment ne pas voir que ce soi-disant État n'en est pas un mais une secte apocalyptique, jusqu’au-boutiste et terroriste. Comment appeler soldats ces fanatiques qui tirent sur des civils sans défense. Quand Onfray dit que "une trêve pourrait être conclue entre l'EI et la France pour que son armée dormante sur notre territoire pose les armes" il est soit d'une naïveté inouïe soit d'une ignorance totale. Quoiqu'il en soit cette idée me fait irrésistiblement penser aux partisans des Accords de Munich de 1938 qui choisirent la paix c'est à dire la faiblesse et le renoncement face à la détermination des Nazis. On a vu ce que ça a donné. Et comme Churchill le déclara alors on est tenté de dire à Michel Onfray : "ils devaient choisir entre le déshonneur et la guerre. Ils ont choisi le déshonneur, et ils auront la guerre".

Comprendre

Depuis le 13 novembre je m'efforce de lire un grand nombre de choses sur Daesh, le terrorisme, les attentats, l'islam, ce qu'il faut faire maintenant. J'ai la conviction que la connaissance vaut mieux que l'ignorance et c'est ce qui me pousse à chercher à en savoir plus sur tous ces sujets. Il ne faut pas le cacher c'est aussi ma façon à moi de mettre les attentats à distance donc de lutter contre l'inquiétude, la peur et la colère. Mais mes efforts pour comprendre ne me mènent pas très loin. Il m'est impossible de comprendre l'état d'esprit des adeptes de Daesh. Il m'est difficile de de me faire une opinion sur ce qu'il convient de faire pour détruire cette engeance et nous protéger. Tout juste suis-je persuadé qu'il faut les réduire à l'impuissance, au moins, mais par quels moyens ? J'attends encore de voir un plan d'action vraiment réfléchis et intelligent.

Légère saturation

Quand tu te rends compte que c'est avec impatience que tu attends les conférences de presse télévisées en direct du procureur de la république de Paris François Molins à la télé (avec son petit accent du sud qui fait passer les trucs inouïs qu'il raconte pour une galéjade), tu sais que les temps sont durs et qu'il faudrait que tu débranches un peu.

Ça m’énerve !

Après le 11 septembre 2001 j'avais été surpris et outré par les "intellectuels" qui disaient en substance "C'est dommage mais ils l'ont bien cherché". Aujourd'hui, après le 13 novembre 2015, je ne suis plus surpris mais toujours outré par ceux qui disent exactement la même chose. Cependant, comme il s'agit maintenant de mon pays et de ma ville, ça me touche et me révolte encore plus.

En fait deux catégories de déclarations me mettent en colère : ceux qui disent en substance : "on l'a bien cherché" (comme Michel Onfray) et ceux qui jubilent plus ou moins ouvertement parce que ces attentats confirment leur idéologie raciste et/ou antiremplaciste et que ça touche en priorité ces "bobos" cosmopolites qu'ils méprisent ou détestent (comme le fait Renaud Camus).

Vils flatteurs !

Daech, dans son communiqué de revendication, appelle Paris "la capitale des abominations et de la perversion". Vils flatteurs !

Il faut continuer

À Madrid en 2004 : 191 morts et 1800 blessés. Londres en 2005 : 52 morts et 700 blessés. Ces capitales ont augmenté les mesures de sécurité, enterré leurs morts, soigné leurs blessés et la vie a continué de plus bel. C'est exactement ce que nous devons faire, nous ne devons pas nous laisser terroriser, changer notre mode de vie, c'est ce que les terroristes veulent. Continuons à participer à la vie parisienne vibrante et joyeuse, à boire aux terrasses des cafés, à aller aux concerts.

Le lendemain

Hier soir, avant les attentats, je marchais dans Paris pour aller de St Michel au Cricketer, un bar de la rue des Mathurins, où j'avais rendez-vous avec Daylon pour boire une bière. J'ai traversé la Seine devant la Conciergerie, puis j'ai pris les quais, le Louvre, puis la rue de Rivoli, la Place de la Concorde, la Madeleine. Je me suis dit que Paris était la plus belle ville des villes que je connaissais et que j'étais heureux d'y vivre. Ce matin je le pense encore plus que jamais.

Jeudi douze novembre 2015

Lendemain d'un mercredi férié. On se croit lundi toute la journée. De temps en temps on réalise qu'on est jeudi. Petite joie à chaque fois. Joie de n'être pas lundi. Ciel gris toute la journée. J'observe le Sacré Cœur depuis la petite fenêtre du bureau, il est gris comme le ciel. Je me réjouis de temps en temps à l'idée que les soucis actuels sont en voie de disparition prochaine. Il y en aura d'autres à n'en pas douter mais enfin ceux-là seront terminés, bientôt. J'ai appris hier soir que Y. allait habiter en Grèce prochainement. Rêves de voyages là-bas. Delphes, Athènes, Corinthe, Spetsai, etc.

Au déjeuner j'écoute, ou plutôt j'entends, sans intervenir mes collègues se plaindre des enseignants. C'est une sujet de conversation très Français, ça, se plaindre des enseignants, jalouser leurs congés. Je n'interviens pas dans ce genre de discussion. Mon opinion est différente de la leur mais aucune envie de les exciter, ils font déjà ça très bien tout seul. J'ai, la plupart du temps, des opinions contrariantes pour la majorité des gens. Souvent j'ai envie d'être contrariant pour le plaisir, mais cela m'amuse de moins en moins. Je ne prends plus parti. Je laisse dire, même les âneries. À quoi bon. J'ai la flemme. J'en ai un peu assez qu'ils me considèrent comme un original (un peu cinglé), au moins, comme un prétentieux, au pire. Enfin ils sont tous réacs je crois, je ne sais pas où se cachent les gauchistes, je n'en vois jamais ailleurs que sur Facebook. Je pourrais même abonder dans leur sens, en rajouter, je connais leurs arguments par cœur. Ça m'amuserait peut-être un temps. Mais non je me tais, je pense à autre chose, je m'évade, quelques secondes et je ne les entends même plus. Leur conversation se mêle au brouhaha général,  au bruit de fond.

Dans l'actualité l'intense comédie des prétendants Républicains aux élections présidentielles américaines. Encore un "débat" l'autre soir. On dirait qu'ils font assauts d'outrances, d'énormités, de bêtises prononcées avec aplomb. Trump en est presque à préconiser un génocide des Latinos. Carson ment sur son passé comme il respire. Tant de pieds nickelés qui convoitent le poste de président de la première puissance mondiale et qui sont soutenus par tant de citoyens c'est effrayant quand on a cessé de rire de leurs pitreries. Carson qui déclare que les pyramides étaient des greniers à grains bâtis par Joseph (le Joseph de la Bible, vendu par ses frères aux Égyptiens et devenu chez ceux-ci une sorte de premier ministre du pharaon). Cruz qui veut supprimer l'administration fiscale, carrément. À coté de ces clowns les Bush et Rubio font figure de modérés et d'intellectuels. C'est peut-être ça d'ailleurs les coulisses de toute l'affaire : faire passer des demi-portions pour de grands intellectuels aux idées acceptables.

Les primaires américaines

Aux États-Unis les candidats du Parti Républicain aux élections primaires de leur parti sont tous plus tarés les uns que les autres et en plus ils sont très nombreux, au point que pour les débats les télés sont obligés de n'en inviter qu'une sélection.

Les candidats les plus inéligibles de par leur degré de psychopathie sont : l’inénarrable Donald Trump, un magnat de l'immobilier, qui enchaine énormités sur énormités, insultes et mensonges avec un aplomb incroyable. A ses cotés on trouve Ben Carson un neuro-chirurgien Afro-américain à la retraite, qui n'est pas loin de Trump en ce qui concerne les idioties sorties à la minute (en plus d'être un fanatique religieux); Ted Cruz, sénateur du Texas et facho convaincu, tendance Tea-Party; Rick Santorum un fanatique religieux évangéliste; Rand Paul un libertarien (anarcho-capitaliste, en gros); Mike Huckabee, même genre que Rand Paul avec fanatisme religieux en plus. Voilà pour les plus cinglés.

Suivent quelques candidats raisonnablement éligibles (mais à quel prix ?) : Carly Fiorina, ex PDG d'Hewlett-Packard, qui n'a pas fait d'étincelles dans sa vie professionnelle et qui n'a aucune expérience (voire de simples connaissances) politiques; Chris Christie, actuel gouverneur du New Jersey, politicien roué et aguerri mais qui traine une véritable batterie de cuisine à ses baskets; Lindsey Graham, respectable sénateur des US mais poids plume politique; Bobby Jindal, Indien-américain et gouverneur de la Louisiane, lui aussi poids léger en matière de politique et enfin les deux candidats les plus plausibles : Marco Rubio et Jeb Bush.

Jeb Bush, fils et frère des deux ex-présidents et ex-gouverneur de Floride a quelques atouts : une expérience politique certaine, une bonne cote de popularité chez les Hispano-américains, c'est un candidat réac mais raisonnable. Toutefois sa campagne est en chute libre en ce moment à cause de son manque d'enthousiasme et de son manque de charisme personnel.

Marco Rubio, d'origine cubaine, sénateur de Floride, semble le candidat le plus raisonnablement éligible, il est jeune, il a du charme, il est relativement expérimenté et pas trop à droite (pour un membre du GOP), il dispose, vu ses origines, d'un capital sympathie chez les Hispano-américains mais bien sûr à l'opposé, son handicap est qu'il n'est pas anglo-saxon d'origine.

Bref aucun de ces personnages ne semble pouvoir rivaliser avec Hillary Clinton, coté Démocrate. Mais Hillary a aussi quelques problèmes : son mari et ex-président me parait être un atout et un handicap à la fois, elle traine quelques casseroles et n'est pas au-dessus d'utiliser des coups tordus contre ses adversaires, un grand nombre de gens semblent réticents à lui faire confiance vu son gout du secret et du fait qu'elle est une politicienne professionnelle particulièrement rouée (et une juriste) et bien sûr c'est une femme...