Déconstruction

The Image, Deconstructed (TID) is a weekly blog that examines an image or a theme, and attempts to deconstruct the mental approach behind it. TID is non-profit and volunteer-based. Its primary goal is to provide a collective insight to the psychology of photojournalism and serves as a resource for a purposeful approach to photography.

(via)

Plus c'est gros plus ça a des chances de passer

"Je connais très bien le président, depuis 2002 jusqu'il y a un an, j'ai travaillé avec lui jour et nuit. Je sais que c'est quelqu'un qui ne s'autorise comme loisirs qu'un peu de lecture, qu'un film de temps en temps, qui a une vie d'une austérité extrême", a affirmé l'ex-secrétaire général de l'Elysée, en ajoutant qu'il était "rarissime même qu'il ait des amis à dîner".

Dans le même registre, l'épouse du président de la République a tenté de jouer la carte de la proximité, mardi, en marge de l'émission à laquelle participait son mari. "Nous sommes des gens modestes", a-t-elle dit à haute voix, dans la loge où elle regardait la prestation télévisée de M. Sarkozy.

Sarkozy a une "vie d'une austérité extrême", assure Guéant - LeMonde.fr

Les cendres

Je lis régulièrement le blogue d'Antonio Muñoz Molina (c'est en Espagnol bien sûr mais je sais assez de Castillan pour le lire et en plus je peux me faire aider par les traducteurs Google ou Reverso), (j'aime beaucoup les romans d'Antonio Muñoz Molina, j'aime son style, ses phrases et j'apprécie beaucoup le fait qu'il vive une grande partie de l'année à New York City et qu'il ait abondament écrit sur cette ville -- il lui a même consacré un livre Ventanas de Manhattan (traduit en Français sous le titre Fenêtres de Manhattan) qui est magnifique et que j'ai lu au moins trois fois, en fait à chaque fois que je retourne à New York). L'autre jour il racontait qu'il avait été surpris de rencontrer à Manhattan dans la rue et dans le métro des gens pourtant une croix tracée à la cendre sur le front. C'était le Mercredi des Cendres, une tradition catholique qui ne se pratique plus guère, du moins en public, en Europe et de nos jours. Dans mon enfance on le célebrait encore, quoique de façon moins ostensible qu'en Amérique. Le Mercredi des Cendres, le lendemain du Mardi Gras, marque le début du Carême (qui dure quarante jours, jusqu'à Pâques), c'est un jour de pénitence où l'on jeune et au matin duquel le prêtre, avec la cendre qui reste des rameaux d'olivier bénis de l'an passé, trace une croix sur le front que les fidèles n'effacent pas de la journée. C'est en effet étonant de voir que des traditions religieuses qui ne se pratiquent plus guère en vieille Europe sont encore bien vivaces dans ce pays jeune et moderne qu'est l'Amérique. J'ai pu souvent constater cet affichage de la religion à New York ou ailleurs aux Etats-Unis. L'adhésion à une religion n'est pas, comme elle est devenue chez nous, une affaire privée. Bien peu de gens ont de réserves à prier ostensiblement en public par exemple ou à porter de façon bien apparente les signes de leur appartenance religieuse. La première fois que j'ai vu dans un restaurant les convives d'une table se tenir les mains et réciter une prière avant d'entamer leur déjeuner, j'ai été surpris et géné, embarrassé, n'ayant  jamais été habitué, dans mon pays, à ce qu'il me semblait être des effusions religieuses en public.

Rêves

Mes rêves sont d'un réalisme et d'une imagination qui me sidèrent, moi qui à l'état éveillé manque d'imagination. Ce qui leur manque c'est une continuité logique, sinon ils feraient des histoires fantastiques parfaites. J'y trouve parfois des détails étonnamment bien documentés, comme si mon cerveau avait décidé tout seul pendant mon sommeil de donner un sens aux milliers de bribes d'informations que j'absorbe chaque jour à l'état éveillé. Les thèmes sont remarquablement constants bien qu'habillés d'oripeaux différents à chaque rêve : je dois faire quelque chose et j'en suis incapable et c'est l'échec assuré ou bien je fais quelque chose sans en envisager les conséquences et celles-ci sont terribles. Il y a aussi un thème qui revient assez fréquemment c'est celui de l'engueulade avec quelqu'un que je côtoie tous les jours dans la vie réelle et qu'en général j'aime plutôt bien (en rêve je ne m'accroche jamais avec les gens pour lesquels j'ai une animosité dans la vie éveillée, ceux-là se transforment généralement en tueurs fous). Quand je vous dis que mon cerveau essaie de me tuer !

Pâles imitations

Je me suis un peu amusé avec Lightroom et j'aime bien le résultat: les images développées sont meilleures, nettement, que l'original. J'ai eu envie d'imiter les photos prises avec un objectif Leica Sumilux et de la pellicule Fuji Neopan 1600. Les images prises avec ce matériel ont une patine particulière qui me plaît beaucoup. Le Fuji Neopan 1600 est une pellicule noir et blanc extrêmement sensible, avec peu de contraste et peu de grain pour une telle sensibilité. Le développement semble lui donner un virage légèrement jaune. Au départ j'avais des photos numériques prises avec un tout petit compact Panasonic (avec un objectif Leica quand même) et un compact Samsung. Je ne crois pas que ça soit bien imité, mais j'aime le résultat.

Yves

Monsieur Le Neveu, pris à Londres, à Camden Market, un dimanche de début janvier. Il descendait de l'avion de Houston, Texas et moi de l'Eurostar.

Beheaded

Toujours à Londres,Camden Market.

Texting

Des gens dans le métro, vendredi dernier.

Liens du 3 mars 2012

– Censorship is inseparable from surveillance | Technology | guardian.co.uk: (Cory Doctorow / vie privée / surveillance)

– Scott Adams Blog: Privacy versus Efficiency 02/27/2012: (voyage dans un avenir efficient et électronique)

– Walking solo : Matteo Musci Photography: (ambiance années 50 et faux vintage)

Quelques images pour un samedi

Paris, le 1er mars 2012

En sortant du travail, une petite ballade sur le boulevard Raspail. La Maison des Sciences de l'Homme est vide, les sciences de l'homme ont déménagées, par contre l'hôtel Lutetia est toujours là.

Grey Lady

La nuit tombe plus tard, mais les jours sont encore bien gris. En face de l'hôtel Lutetia, les magasins du Bon Marché.

Paris, le 1er mars 2012

Boulevard Raspail, il y a du brillant dans les vitrines.

Paris, le 1er mars 2012

Je ne sais toujours pas ce que c'est que les Churros, mais on en vend maintenant autant que les crêpes ou les marrons.

Colors

Marchands de tissus, boulevard du Montparnasse.

Windows

Fin d'hiver aux Jardins Atlantiques, au-dessus de la Gare Montparnasse et tout près de mon bureau.

Looking down

J'adore les aiguilles de pins, de sapins, c'est sûrement un truc d'enfance. Aux Jardins Atlantiques.

Churros

Churros

Perspective de lumière et de sucrerie.

Est-ce que la vie en ville vous rend dingue ?

Une étude publiée en 2011 dans le journal Nature montre que l’anxiété et les troubles de l’humeur ont une plus forte prévalence chez les habitants de villes et que l’incidence de la schizophrénie était fortement augmentée chez les gens nés et vivant en ville.
Étant donné que chez moi la campagne en hiver aurait une forte tendance à me déprimer j’aurais pensé le contraire. Toutefois il est exact que beaucoup de personnes, en ville, ont un comportement étrange qui les aurait menés tout droit à l’asile en d’autres temps, comme le fait d’utiliser un petit micro mains-libres pour parler dans leur téléphone dans la rue, par exemple.

Le droit à l'oubli et la censure sur Internet

Une récente "proposition de règlement" de la Commission Européenne imposant un "droit à l'oubli" pose un problème à la fois pour la liberté d'expression et pour la neutralité d'Internet.

Il est en effet question d'imposer de très lourdes sanctions financières aux hébergeurs de contenus (comme Facebook, Flickr ou Blogger) et aux moteurs de recherches (comme Google ou Yahoo!) qui n'auraient pas tout mis en oeuvre pour effacer toute information, donnée ou image portant sur un individu que celui-ci voudrait voir supprimées ou rendues inaccessibles au motif que ces informations ou images le mettraient dans l'embarras ou porteraient atteinte à son "droit à l'oubli" (par exemple une personne ayant été condamnée et ayant purgée sa peine). Et ce, même si ces informations sont vraies — contrairement à la diffamation qui ne porte que sur les informations portant atteinte à l'honneur ou à la réputation d'une personne, à condition qu'elles ne soient pas vraies (exception de vérité). Ne seraient exclus de cette loi que l'exploitation de ces données pour un objet journalistique ou pour l'expression artistique ou littéraire.

Le "droit à l'oubli" s'entendrait, selon cette proposition, comme le droit pour une personne de demander la suppression définitive de tout ce qu'il a posté lui-même sur Internet mais aussi de tout ce qui a été republié ailleurs (sur un autre site) sur lui-même avec ou sans son consentement ou de ce qui a été publié ailleurs que sur son propre site, portant sur sa personne et qu'il ne veut pas voir apparaître. C'est à dire de tout ce qui le concerne, partout.

Il y a donc trois cas d'application :

- Si je publie sur Internet une information me concernant ou une image de moi-même, ai-je le droit de demander sa suppression ? Oui, et c'est d'ailleurs proposé par tous les hébergeurs de contenus. Et ça ne pose aucun problème de fond.

- Si je publie une information me concernant ou une image de moi-même sur Internet et que cette information ou cette image est reprise et partagée par un autre site que le mien ai-je le droit d'exiger sa destruction ? Et si la tierce partie impliquée refuse de supprimer cette information ai-je le droit de la contraindre à le faire ? Selon la proposition, oui. Pour ce faire la proposition prévoit que les hébergeurs doivent mettre en oeuvre la suppression des données sur simple demande et sans délai sauf en cas d'exploitation de ces données pour un objet journalistique ou pour l'expression artistique ou littéraire. Et ce sont ces mêmes hébergeurs qui seront juges de ces exceptions et c'est même sur eux que reposerait la charge de la preuve. L'amende au cas où l'hébergeur ne serait pas diligent est tellement énorme (elle peut aller jusqu'à 2% du chiffre d'affaire mondial d'un fournisseur comme Facebook) qu'elle ne pourra qu'inciter les hébergeurs à supprimer les données sans autres formes d'examen. La liberté d'expression est clairement en jeu sur ce point en plus de la sécurité juridique des citoyens, ce qu'on appelle en Anglais, le due process, étant donné que ce serait aux hébergeurs de décider ce qui est légal ou ne l'est pas, sans procédure définie. De plus ce droit à l'oubli peut-être opposable aux moteurs de recherches comme Google ou Yahoo! afin qu'ils suppriment les liens vers les données litigieuses. Au-delà des problèmes techniques que cette mesure pose, c'est la neutralité d'Internet qui est en jeu ici.

- Si quelqu'un publie une information me concernant ou une image de moi, est-ce que j'ai le droit d'exiger sa destruction ? Aux USA, la Cour Suprême a déjà stipulé que les États n'avaient pas le droit de promulguer des lois restreignant la diffusion d'informations vraies mais pouvant être embarrassantes, par les média, tant que l'information a été acquise légalement (en application du premier Amendement de la Constitution des États-Unis).  Avec cette proposition de règlement européen, par contre, j'aurais le droit d'exiger de l'hébergeur ou des moteurs de recherche qu'ils détruisent toute mention, même vraie, qui ne me conviendrait pas, sauf si cette information était de nature journalistique, artistique ou littéraire. Une fois encore la charge de la preuve que cette mention est journalistique etc. reposerait sur l'hébergeur ou sur le moteur de recherche , l'incitant à détruire l'information au moindre doute et sans autre formes d'examen ou de procès pour s'éviter des amendes onéreuses. Ce qui reviendrait à faire appliquer la censure par les hébergeurs ou par les moteurs de recherche. Inacceptable, non ? Pourtant sur le point de se réaliser.

Sources :
Stanford Law Review
Peter Fleisher's blog

Amsterdam gelé

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Photo Eric Ellis, The Global Mail.

Une image comme celle-ci me donne envie d'aller faire un tour à Amsterdam. J'aime bien cette ville, les canaux, les péniches et l'architecture des maisons flamandes. J'aime bien aussi les vélos et les petites boutiques roulantes qui vendent toutes manières de harengs.

Quoique ça doit avoir dégelé maintenant.

En banc

La Cour d’Appel Fédérale des États-Unis du neuvième circuit couvre la Californie et quelques autres États de l’Ouest américain. C’est elle qui, par une cour composée de trois de ses juges, a prononcé la semaine dernière la fameuse proposition 8 (interdisant le mariage gay en Californie) anticonstitutionnelle. Mais l’histoire ne s’arrête pas là pour les défenseurs de la proposition 8. Il y a bien sûr un recours possible devant la Cour Suprême des États-Unis, si celle-ci acceptait de se saisir de l’affaire, ce qui n’est jamais garanti. Et il y a aussi une autre procédure, plus simple, devant la Cour d’Appel du neuvième circuit. Cette procédure exigerait que la Cour d’Appel se prononce “en banc” (en Français dans le texte, j’adore cette expression “en banc” ), il s’agirait de faire juger cette affaire par un groupe de 11 juges de la Cour d’Appel réunis. L’ anticonstitutionnalité de la proposition 8 a été prononcée par une cour de trois juges de la Cour d’Appel, ce qui normal et régulier. Les avocats de la proposition 8 peuvent demander que la Cour se prononce “en banc”, dans l’espoir qu’une majorité de 11 juges de le Cour n’approuvent pas la décision des premiers juges. Et qui plus est, la Cour d’Appel du neuvième circuit possède une caractéristique particulière : la possibilité de faire juger une affaire “en super banc”, c’est à dire par l’ensemble des juges de la Cour. Ce seraient alors 44 juges (moins les 19 en semi-retraite et les 4 postes vacants) qui seraient amenés à se prononcer à la majorité. Le “super banc” n’a jamais été réuni jusqu’à maintenant et il est peu probable qu’il soit réuni pour cette affaire ci. Cependant on voit bien qu’il reste pas mal de chemin avant que la proposition 8 n’arrive à la Cour Suprême, si elle y arrive un jour.

Sources : Concurring Opinions, Scotus Blog.

Scène de restaurant

Il fait toujours très froid et hier soir j'ai décidé d'aller manger une bonne grosse soupe au poulet, nouilles, vermicelle et curry dans un de mes restaurant chinois préféré (Locomotive, rue de Torcy dans le XVIIIème, chaudement recommandé, six nems bien grillées et une très copieuse soupe pour 10 euros, c'est délicieux et donné et croyez moi vous n'avez pas faim en sortant !). C'est une toute petite salle de restaurant, une affaire familiale avec trois générations de la même famille au service. Hier soir, il y a eu un moment de crise : un groupe avait réservé pour six et se sont présentés à dix. Le grand-père leur a passé une sévère engueulade (avec son accent chinois) et les a fait attendre un bon moment que deux tables se libèrent, ce qu'ils ont subi sans mots dire et piteusement. On ne plaisante pas avec le restaurant Locomotive !

Frimas

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Le froid, toujours le froid. Tous les jours la température descend jusqu'à - 10 la nuit et ne remonte guère au-dessus de - 5 dans la journée. Nous avons eu des froids bien pires mais cette année ça dure. Je suis allé avec l'ami Daylon, voir si la Seine était gelée. Pas encore. Il paraît que le Canal St Martin est une banquise. Beaucoup de touristes encore dans Paris. Ils ont peut-être eu à faire à des voyagistes malhonnêtes ou ont choisi le mois de Février pour visiter Paris parce que c'était vraiment pas cher ! Un peu de neige est tombé mardi soir, juste une petite poudrerie.

Syrie

Il n’aura échappé à personne que l’Occident est impuissant à, ne serait-ce que, faire fermement condamner par l’ONU les crimes contre l’humanité commis par Bachar El-Assad et l’armée syrienne contre son propre peuple. La Russie et la Chine s’opposent à la moindre résolution de l’ONU en ce sens. Quant à envisager une intervention comme en Libye il ne faut même pas y penser.

C’est que la Russie a de gros intérêts économiques et géopolitiques à défendre en Syrie, intérêts qu’elle n’avait pas, ou moins, en Libye. Les Russes ont lourdement investi dans les infrastructures, l’énergie et le tourisme en Syrie, à hauteur de 19,4 milliards de dollars, rien que pour l’année 2009. Les compagnies russes comme Stroytransgaz et Tatneft ont dépensé des milliards de dollars pour développer le secteur du pétrole et du gaz. Les contrats de fourniture d’armement entre les deux pays s’élèvent à plus de 4 milliards de dollars, une récente livraison d’avions de chasse russes à la Syrie a donné lieu à un paiement de 550 millions de dollars. Pas étonnant que les Russes soient opposés à un embargo sur l’armement !

Par ailleurs la Russie possède depuis 1971 une base navale militaire en Syrie, dans le port de Tartous, sa seule base navale en Méditerranée, qui accueille environ 40 navires de la flotte russe dont le porte-avion Kuznetsov.

La Syrie a donc une importance stratégique pour la Russie et le gouvernement de Vladimir Poutine n’est pas prêt à lâcher Bachar El-Assad. En outre les Russes ne voient pas d’un bon oeil les mouvements du monde arabo-musulman, qui ont lieu depuis le printemps 2011. Ils craignent une contagion à leurs républiques du Caucase et en particulier au Dagestan.

Les Américains ne sont pas chauds non plus pour une intervention plus musclée en Syrie. Après l’Irak (une riche idée de G.W. Bush) et encore empêtré en Afghanistan, avec le problème de l’Iran sur les bras, l’administration Obama ne prendra pas le risque d’une aventure contre le régime de Bachar El-Assad. Tout ce que l’Ouest peut faire, et probablement fera, c’est de blâmer les Russes et faire pression sur eux pour qu’ils finissent par lâcher le régime syrien ou qu’ils tentent au moins de l’adoucir et de le forcer à négocier avec l’opposition. Il y aura encore bien des massacres comme celui de Homs avant qu’on en arrive là.

Sources : Truthdig.

Différences

Cet homme avait depuis longtemps pardonné à ces gens avec lesquels il s’était brouillé. Pardonner lui était plutôt facile. Cependant il n’envisageait pas de tenter une réconciliation. En premier lieu il n’était pas très fier de lui et de sa part dans la brouille et il ignorait quels étaient les sentiments de l’autre parti à son égard ; en second lieu il s’était rendu compte qu’il ne tenait pas plus que ça à fréquenter des gens ayant leur mode de vie et que c’était probablement réciproque.

Impair

Il arrive parfois qu'on veuille rattraper un impair qu'on s'imagine, à tort la plupart du temps, venir nous hanter plus tard et nous rendre la vie impossible ou du moins désagréable, et qu’en essayant de le rattraper on l'aggrave car la personne auprès de qui on l’avait commis a oublié ou n'y a pas accordé d'importance et nos tentatives pour rattraper notre faute la lui remettent en mémoire ou lui confèrent une importance qu’elle n’avait pas. Quand j’étais en proie à la dépression, sans le savoir ou du moins sans le réaliser, j’étais souvent pris par cette idée, obsédante et exagérée, que j’avais commis une faute grave ou que j’avais trahi une personne. Et cette idée m’obsédait au point de m’empêcher de faire quoique ce soit d’autre, en particulier de dormir ou de lire, jusqu’à ce que je me rachète ou que j’essaye d’effacer l’angoisse en m’expliquant ou en tentant d’atténuer la portée de mes paroles malheureuses. Je sais que c’était un effet de la dépression parce que, maintenant que je suis guéri, ce genre d’angoisse ne m’arrive plus, ou, plus exactement, quand elle arrive je parviens à la chasser de mon esprit conscient sans difficultés. Elle part rejoindre les autres angoisses mort-nées dans les recoins de mon inconscient d’où parfois elle ressort sous forme de rêves, mais changée, transformée en un scénario absurde et décousu. Aussi ai-je toute la compassion et toute la compréhension du monde pour cet homme qui m’a appelé ce matin au téléphone pour s’expliquer, atténuer une parole qu’il avait prononcé hier au repas et que j’avais complètement oublié, à laquelle je n’avais pas attaché la moindre importance.

Merveilles New-Yorkaises (2)

Amradiat

L'American Radiator Building (architecte: Raymond Hood) (il ne s'appelle plus comme ça, est devenu le Bryant Park Hotel) n'est pas un "m'as-tu-vu", il est situé sur le coté de Bryant Park sur la 40ème rue, derrière le magnifique bâtiment de la New York Public Library et ce n'est pas un très haut gratte-ciel. Il faut un peu le chercher pour le voir dans toute sa splendeur étrange. Construit en 1924, il est tout de noir et or paré pour célébrer son premier propriétaire un fabricant et marchand de radiateurs. C'est l'une des merveilles les moins connues de New York.

La France qui tombe

Allé chez C&A pour m'acheter un costard et quelques autres emplettes, à la caisse ils me demandent DEUX pièces d'identité pour un chèque de 215 Euros. Je n'avais que mon passeport et ma carte officielle d'agent SNCF avec photo et numéro. Ils me refusent le chèque. Je leur propose de payer avec deux chèques et de faire deux ventes, ils refusent aussi. Je suis parti en leur disant d'aller se faire foutre et j'avais envie de claquer la petite cheffe qui m'a répondu. J'étais plus en colère que de raison.

Des exemples de conneries comme ça j'en ai plein. Par exemple les employés de chez Picard qui ferment leur boutique dix minutes en avance sur l'heure prévue pour être SUR de débaucher à l'heure pile. Ce pays de petits fonctionnaires vétilleux ne sait pas ce qu'est le commerce et le service au client. J'en ai marre de ce pays, mais j'en ai marre!

Je vais tenter ma chance a la loterie des green cards, je suis certain qu'ils ont du travail pour les experts en Systèmes d'Information Géographique sur ArcGIS qui parlent Anglais couramment et qui connaissent déjà par coeur le "pledge of allegiance", aux States.

Merveilles New-Yorkaises (1)

Chrysler Building

La première fois que je suis allé à New York (en 1996, depuis j'y suis allé six fois), je suis descendu du bus de JFK à la somptueuse gare Grand Central. J'ai récupéré ma valise dans les entrailles du bus et j'ai enfin levé la tête. J'étais bien entendu au pied du magnifique Chrysler Building. La vision de ce géant gris et brillant dans le ciel bleu de New York m'a littéralement coupé le souffle. Non seulement j'étais enfin arrivé dans la ville à laquelle je rêvais depuis tant de temps mais en plus j'étais au pied de cet extraordinaire réalisation architecturale, la plus belle tour new-yorkaise, se dressant fièrement au firmament de Midtown Manhattan! Le Chrysler Building tout d'acier coiffé et ses gargouilles, et son lobby art-déco. Prononcez kraillsler, s'il vous plaît, et admirez cette merveille! Sur Lexington Avenue, en face de la gare, à Manhattan.

Traces

Tiens sur l'iPad il faudrait un écran autonetoyant, parce que les traces de doigts et les projections de nourriture diverses…

Perturbation du continuum espace-temps

Je ne sais pas si c'est moi ou mon reveil qui a déconné mais ce matin je me suis rendu compte que je métais levé avec une heure de retard... une fois rendu sur le quai du métro! Pas de problème au boulot, sur le plan des horaires ils me fichent une paix royale. N'empêche je ne comprends toujours pas ce qui s'est passé.

Economique

Anniceris: Devoirs envers l'avenir

Un excellent billet de l'ami Phersv. Comme d'hab'.