Texas

Traitez moi de gros lourd si vous voulez mais j'avoue que j'aime ZZ Top, Lyle Lovett, Townes Van Zandt, Stevie Ray Vaughan, Roy Orbison, Johnny Winter, Doug Sahm, David Lindley et Lightning Hopkins... Bref la musique populaire et le blues du Texas.

D'ailleurs il faut bien reconnaître que j'aime le Texas. J'y suis allé trois fois, quoique uniquement dans le sud, Houston et ses environs. Le Texas est grand comme une fois et demie la France (cependant comme il est moins peuplé et depuis mon longtemps il est plus homogène que la France). Dire que je suis allé trois fois à Houston et dans ses environs ça ne veut pas dire que je connais le Texas, c'est un peu comme si je disais que je connaissais la France en n'ayant été que trois fois à Marseille ! Cependant, ce que j'ai vu du Texas, en gros Houston, Austin, un petit secteur du Hill Country, Galveston, et un peu vers le Nord, du coté de College Station, m'a bien plu.

C'est sans doute parce que ce que j'y ai vu était proche de mes rêves d'Amérique, images mentales marquées par les Westerns et le film de Wim Wenders : Paris, Texas (vu et revu de nombreuses fois). J'ai fait un reportage photographique sur l'architecture de la "suburbia" américaine à Houston, on peut le voir sur Flickr. J'ai eu beaucoup de joie à photographier ces pavillons de banlieue banals et pourtant très exotiques. Pourquoi ? Je ne sais pas. Peut-être que l'image de la suburbia américaine vu à travers les films et les séries a marqué mon imaginaire. Et puis ces pavillons bas, ressemblants à des maisons de vacances, plantés dans la pinède, les chênes verts et les eucalyptus, n'était-ce pas le paysage de mon enfance, à St Brévin ? Probablement.

Lakeside Estate - Houston, TX

Lakeside Estate - Houston, TX

Point météo

Un front froid se forme au bord d'une masse d'air froid. Quand cette masse d'air froid rencontre une masse d'air chaud elle se glisse en dessous (car elle est plus dense que la masse d'air chaud) et soulève cette masse d'air chaud qui se refroidit à son tour. S'il y a assez d'humidité dans l'air au passage du front froid cette humidité se condense. L'humidité retombe alors sur terre sous forme de pluie, une bande de pluie, parfois forte, se crée souvent au passage d'un front froid. Le vent vire du sud-ouest au nord-ouest (sous nos latitudes). Au passage et après le passage du front froid la température au niveau du sol baisse sensiblement. Un front froid apparaît en général dans le sillage d'une dépression extratropicale, en l'occurence c'est l'ex-ouragan Gonzalo qui nous l'a amené. Car c'est exactement ce qui s'est passé aujourd'hui, ici, à Paris. Un front froid est passé dans l'après-midi sur la capitale, il nous a amené de l'air océanique plus frais et plus humide, d'où les pluies de l'après-midi et la chute nette de la température.

Mais ce n'est pas fini, un deuxième front froid s'amène qui va donner encore de la pluie, un coup de vent en Bretagne, en Normandie et surtout en Manche et une bonne chute des températures.

Samedi c'est photo de chat

Samedi. Les lecteurs de ce blog auront droit à une photo de chat. Parce que j'ai envie.


Ebola

Je ne comprends pas la décision française de vérifier la température des passagers en provenance de Guinée et pas les autres.
"Seul ce vol quotidien en provenance directe de la capitale guinéenne va être soumis au contrôle. Les passagers qui transitent par Casablanca, avec Royal Air Maroc, ou par Bruxelles, avec la compagnie Brussels Airlines, ne seront pas testés, alors que ces compagnies assurent des vols en provenance des trois capitales les plus touchées, Freetown, Monrovia et Conakry. De même, les vols atterrissant à Orly ou dans tout autre aéroport national ne seront pas surveillés." Le Monde.
C'est complètement idiot. Si l'on veut vérifier les passagers en provenance des pays où le virus Ebola est actif on le fait complètement. Pas sûr d'ailleurs que ça soit une bonne méthode parce que les gens seront tentés de cacher leur provenance (quoique à la vérification des passeports ce n'est pas sûr que ça soit possible).

Quelque chose m'échappe ?

Yosemite

Hier soir installation de Yosemite sur mon "vieil" iMac de 2008. Installation encore possible mais je pense que ça sera la dernière. Le téléchargement et l'installation ont pris environ 5 heures, mais j'ai gagné environ 20 Giga sur mon disque dur, ce qui n'est pas rien.

J'aime beaucoup l'esthétique "flat" de Yosemite, c'est très joli et ça fait très moderne. À part ça je n'ai pas vu de changements majeurs par rapport à Maverick. Enfin si un quand même, et de taille, mais je ne sais pas s'il était intentionnel.

Après l'installation de Yosemite, Safari est devenu mon navigateur sur Mac. Il se trouve que Chrome n'est pas du tout adapté à Yosemite (très lent, plusieurs fonctionnalités inopérantes) et que Firefox ne se connecte plus ni à Gmail ni à Twitter! Finalement j'aime beaucoup l'esthétique hyper sobre de Safari et bien sûr il est vraiment bien adapté à Yosemite.

Donc Safari maintenant, ce qui me fait penser que ce n'est peut-être pas un hasard si le navigateur d'Apple est celui qui fonctionne le mieux avec l'OS d'Apple. Tout ça c'est de l'intégration horizontale et je ne serai pas surpris d'apprendre qu'Apple met des bâtons dans les roues des applications qui ne passent pas par sa boutique ou qui concurrencent sévèrement ses applications propres. Apple est un système très fermé. Je ne pense pas que ça soit très bon pour le Web.

5 A350 en vol, en même temps

Cette semaine Airbus a fait voler 5 Airbus A 350 en formation pour fêter la certification européenne de ce nouvel avion.

C'est un événement qui arrive très rarement, enjoy !


Langewiesche sur AF 447

Magnifique article de William Langewiesche dans Vanity Fair sur le crash d'Air France Rio - Paris, 447. J'attendais cet article avec une certaine impatience, Langewiesche est l'un des meilleurs reporters sur les accidents aériens. Il ne nous apporte pas d'explications nouvelles sur ce crash mais il apporte du contexte et une vision de l'évenement passionnant. On savait que c'était plusieurs erreurs de pilotage qui avaient envoyé AF 447 par le fond, on a lu et relu le rapport du BEA, mais Langewiesche nous apporte, dans cet article, une synthèse des évenements qui ont conduit à l'accident et des précisions importantes sur les pilotes et leur état d'esprit au moment de la panne.

Les pilotes : de nos jours il y en a beaucoup pour faire face à la demande, ce ne sont plus les meilleurs et les plus compétents qui sont au manche des avions de ligne mais des gens ordinaires. La compétence moyenne a baissé comme les qualités instinctives d'aviateur (l'airmanship). La formation aussi car on fait plus confiance aux instruments et aux ordinateurs pour rattrapper l'avion qu'aux personnes qui le pilotent — par exemple on n'apprend plus aux pilotes à rattrapper un décrochage à haute altitude puisqu'un Airbus n'est pas censé décrocher, en raison de ses protections informatiques. Les automatismes des instruments de bord font que les pilotes ne pilotent presque plus, d'ailleurs... et qu'ils s'ennuient.

À bord d'AF447 il y avait donc un commandant de bord très expérimenté mais fatigué par son escale à Rio où, semble-t-il, il avait bien fait la fête, qui est sorti du cockpit pour aller se reposer au moment le plus critique du vol en laissant le manche a un jeune beaucoup moins expérimenté, et dont il n'a pas su percevoir l'anxiété à passer la zone intertropicale et sans vraiment lui laisser d'instructions sur la marche à suivre en cas de problèmes dans cette zone intertropicale, pourtant reconnue comme dangereuse. Un commandant de bord qui n'a pas repris l'avion des mains du jeune pilote complêtement désorienté et paralysé par la peur, qui n'a pas entendu (du moins c'est ce qui transparaît des enregistrements) les avertissements de décrochage, qui n'a pas reconnu dans le "buffetage" (dont on dit pourtant que c'est un phénomène effrayant à subir), le signe que l'avion était en train de décrocher. Un jeune pilote relativement inexpérimenté qui a maintenu l'avion à cabrer, le faisant ainsi décrocher, pendant tout le temps, et même après avoir passé la main à son collègue de gauche, en dépit de toutes les procédures à appliquer en cas de décrochage et même en dépit des qualités d'aviateur de base. Un troisième pilote qui ne pilotait plus guère et faisait ce voyage pour s'assurer du maintien de sa licence, lui aussi dépassé par les évenements, n'y comprenant pas grand chose et donnant des instructions floues (mais pourtant bonnes et justifiées) à son collègue pilotant, qui n'y a rien compris.

Un concours de circonstances et un tout petit incident (le bouchage des sondes Pitot par la glace) et voilà un superbe engin, à la fiabilité irréprochable, à la sophistication technologique extrême, et ses 228 passagers au fond de l'Atlantique. Voilà ce qui fait froid dans le dos quand on prend l'avion ! Ah ! si l'on pouvait avoir comme pilote l'as de Qantas 32, Richard de Crespigny !

Sarkozy 2, le retour

Sarkozy. On ne peut s'empêcher de lui reconnaître du courage et de l'obstination voire de l'opiniatreté, même si, comme moi, on ne peut pas le voir en peinture. Après avoir gouverné la France pendant cinq ans avec plus ou moins de succès, avoir été l'objet de toutes les insultes, railleries, rumeurs et médisances, avoir été battu aux présidentielles et après tous les déboires judiciaires qu'il a subi, le voilà qui se prépare à re-gravir tous les échelons — à commencer par la présidence de l'UMP — pour conquérir, sans nul doute, l'échelon suprême : la présidence de la république. Il faut quand même en vouloir ! À moins qu'il ne souffre d'addiction — le pouvoir, les feux de la rampe sont une drogue dont il est difficile de se départir. À moins qu'il soit sincère quand il dit qu'il n'a pas le choix, croyez-vous que c'est le devoir qui l'appelle où que c'est pour tenir à distance les diverses affaires judiciaires qui le menacent ? J'ai vu qu'il essayait de nous refaire le coup de "j'ai changé", qu'il a fait plusieurs fois sans jamais changer vraiment. Qui peut encore le croire ? Qui, à part quelques groupies umpistes pour lesquelles il reste l'homme providentiel, peut encore sincèrement lui faire confiance ?

Prendre la tête de l'UMP c'est une chose, et il va probablement y arriver. Après, s'y maintenir trois ans et gagner les primaires, ç'en est une autre. Et là il va avoir fort à faire. Une scission de l'UMP n'est pas exclue au cas où il s'imposerait avec une courte majorité dans ces primaires et encore plus sûrement s'il refusait d'organiser des primaires ou si, encore, les élections étaient (euphémisme) contestables. Et quand on connaît, comme on l'a vu en 2012, les pratiques électorales internes de l'UMP, où le bourrage des urnes et le comptage "à la grosse" sont monnaies courantes, cela pourrait bien arriver.

Le cauchemar, pire qu'en 2002, serait d'avoir à choisir au deuxième tour des élections présidentielles de 2017, entre Marine Le Pen et Sarkozy. Je voterai Sarkozy bien sûr, mais ça me ferait sacrément mal.

Réveiller ce blog

Septembre 2013 : 32 billets. Septembre 2014 : 2 billets.

Je néglige ce blog et ça ne cesse de me donner mauvaise conscience. Parce que quand je n'écris pas pour ce blog je n'écris pas beaucoup non plus ailleurs, et ça c'est mal. C'est mal parce que l'écriture c'est comme un muscle, quand on ne l'utilise plus il s'atrophie. C'est un exercice très difficile d'écrire, il ne faut pas perdre la main. Il faut s'exercer tout le temps et c'est à ça que me servait (ou plutot, j'espère, que me sert encore) ce blog. Quand on n'écrit plus rien, jamais, l'acte d'écrire devient encore plus difficile. Vous me direz: 90% des gens n'écrivent jamais rien et s'en portent très bien ! Mais moi non, quand je n'écris pas j'ai conscience de perdre petit à petit l'une des seules choses pour laquelle je suis un peu compétent. Et ça, c'est grave. Pour moi écrire c'est penser, je crois qu'on ne peut pas penser sans écrire. Je peux très bien écrire sans intention d'être lu, mais avoir l'impression qu'on va être lu accroît l'incitation à être clair et à écrire dans un style correct. Certes, je n'écris pas grand chose d'intéressant pour les lecteurs dans ce blog, j'en ai bien conscience, mais au moins j'écris, pour un auditoire, même très restreint. J'écris sur n'importe quoi, enfin sur les sujets qui m'intéressent, et c'est ce qui compte. J'écris pour moi, pour ne pas perdre la main.

Dont acte : réveiller ce blog qui ne sert à personne sauf à moi, qui ne sert à rien sauf à me permettre d'écrire pour un auditoire, un tout petit auditoire, virtuel, anonyme, mais un auditoire quand même.

Internet c'est magique !

Avez-vous fait quelque chose de prodigieux aujourd'hui ? Non, bien sûr, apparemment. Pourtant vous avez utilisé Internet, un ordinateur, vous avez utilisé votre smartphone ou votre tablette connectés à Internet par un réseau invisible; vous avez écouté de la musique sur votre téléphone, diffusée à la demande à des millions de personnes comme vous, depuis un ordinateur situé en Suède ou en Californie; vous avez envoyé et reçus des emails, certains avec une image comprimée attachée; vous avez regardé un film diffusé sur la toile; vous avez acheté des biens et des services; vous avez suivi en direct un avion se déplaçant à des milliers de kilomètres de là où vous êtes, etc. etc . Et vous avez fait tout cela sans penser à ce qu'il y avaient de prodigieux, d'ahurissant, dans le fait de trouver instantanément dans un milliard de données stockées sur des ordinateurs situés à de milliers de kilomètres de vous, celles, deux ou trois, qui correspondent à ce que vous cherchiez; d'avoir stocké ou envoyé ou reçu plusieurs millions de bouts d'informations, sans qu'une seule erreur soit commise dans ce stockage ou cette transmission; d'avoir affiché sur votre ordinateur / smartphone / tablette des informations stockées sur des serveurs distants, au même moment précis que des milliers d'autres personnes de par le monde; d'avoir envoyé des informations confidentielles (le numéro de votre carte bancaire, par exemple) en toute sécurité à travers un réseau auquel sont rattachés des centaines de milliers d'ordinateurs. Et d'avoir fait tout ça sans la moindre notion scientifique ou technologique, sans savoir comment ça fonctionne, sans avoir besoin de procédures complexes, simple comme bonjour.

Sans doute parce que je ne suis pas un "digital native", je ne cesse d'être émerveillé par Internet.

Il ne pleut plus en Californie

La sécheresse qui règne en Californie vide littéralement les lacs, dans des proportions effarantes :
Voir de nombreuses images de cette sécheresse dans In Focus - The Atlantic:

Avant ...

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Après...

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Enterprise Bridge sur le Lake Oroville, California, USA. (Photos : Paul Hames/California Department of Water Resources via Getty Images et Justin Sullivan/Getty Images).

"Guardians of the Galaxy" UI design

L'agence londonienne Territory Studio a réalisé les fausses UI (User Interface) du film "Guardians of the Galaxy". C'est plutôt sympa à voir.


Guardians of The Galaxy UI Reel from Territory on Vimeo.

Changement de ton

Vox a un article interessant qui explique pourquoi la réaction du président Obama à l'affaire de Ferguson n'a pas été plus éloquente et plus vigoureuse :
If Obama's speeches aren't as dramatic as they used to be, this is why: the White House believes a presidential speech on a politically charged topic is as likely to make things worse as to make things better. It is as likely to infuriate conservatives as it is to inspire liberals. And in a country riven by political polarization, widening that divide can take hard problems and make them impossible problems.
President Obama might still decide to give a speech about events in Ferguson. But it probably won't be the speech many of his supporters want. When Obama gave the first Race Speech he was a unifying figure trying to win the Democratic nomination. Today he's a divisive figure who needs to govern the whole country. The White House never forgets that.
There probably won't be another Race Speech because the White House doesn't believe there can be another Race Speech. For Obama, the cost of becoming president was sacrificing the unique gift that made him president.

Ferguson, Missouri

Ferguson, Missouri. Ce qui se passe là-bas est invraisemblable. Neuf jours après qu’un policier ait tué Michael Brown, un jeune noir, non armé, dans la rue, aucun résultat d’enquête sérieux et indépendant n'a encore été diffusé par les autorités, dont on dirait qu'elles font, en l'occurrence, absolument tout pour envenimer une situation déjà extrêmement tendue. Personne n'a dit combien de balles avaient été tirées par le policier (ce qui, pourtant ne devrait pas être bien difficile à déterminer). Le chef de la police du comté a mis une semaine pour dévoiler le nom dudit policier tout en dévoilant fort opportunément que le malheureux gamin tué avait piqué des cigarillos dans une épicerie peu de temps avant sa rencontre fatale avec la police, sans qu'il soit démontré un lien de cause à effet entre ce larcin, l'intervention du flic et la mort du jeune homme. Une deuxième autopsie du jeune homme a été pratiquée (pourquoi deuxième ? parce que personne n'a confiance dans le coroner du comté de St Louis, apparemment) et les résultats dévoilés par le médecin qui a pratiqué cette autopsie (le docteur Michael Baden, une célébrité dans son genre) montrent que le gamin a été touché de face par au moins quatre balles du coté droit (bras et poitrine) et deux dans la tête du coté droit dont une tirée de haut en bas, ce qui ressemble fort à une exécution en règle d'une personne agenouillé et les bras levés, en train de se rendre. Une troisième autopsie, demandée par le Ministère de la Justice, va être pratiquée par un médecin militaire. Aucun autre résultat d’enquête n’a été diffusé. La réponse policière aux premières manifestations a été complètement démesurée. Les flics ont déployé leurs panoplies de soldats, gracieusement fournies par le Pentagone, complètes, snipers, armes automatiques et blindés inclus, ce qui a eu pour effet d’amplifier le mouvement de protestation et de lui donner une audience nationale et même mondiale. Depuis neuf jours, ou plutôt neuf nuits, donc, c'est émeutes et pillages et réponses policières violentes, sous les yeux ébahis et scandalisés du monde entier.

On s’étonne de la mauvaise volonté manifeste de la police de Ferguson et plus largement des autorités locales a faire toute la lumière sur cette lamentable histoire et à permettre aux esprits de se calmer. Il est clair que les flics de Ferguson (blancs en majorité dans une communauté noire en majorité) ne veulent pas reconnaitre leurs torts et la faute de leur collègue et qu'ils ne sont pas fâchés de “casser du black et du gauchiste” toutes les nuits. Les citoyens de Ferguson réclament que justice soit faite, ce qui devrait, en fait, aller de soi dans un état de droit. La défiance entre la police (en majorité composée de blancs) et les citoyens de la ville de Ferguson (en majorité noirs) est telle que seule une autorité fédérale pourrait apporter les réponses que les habitants attendent. Mais, en Amérique, toute intervention des autorités fédérales dans les affaires locales est mal vue et il est probable qu'on leur mette pas mal de bâtons dans les roues (voir par exemple le film Mississippi Burning).

Chromebook

Je pense que je vais m'acheter un Chromebook, comme computer d'appoint.

D'abord parce que ça ne coûte pas grand chose : entre 260 et 300 Euros.

Ensuite parce qu'un Chromebook est entièrement sur le Cloud, rien n'est stocké sur le disque dur, d'ailleurs il n'y a pas de disque dur, juste une carte. J'aime cette idée d'avoir tout dans l'éther et de tout faire à partir de son navigateur (en l'occurrence Chrome). Plus de soucis pour accéder à ses documents, tout est sur Dropbox, Evernote ou sur Picasa, Flickr ou encore iCloud et tout est accessible toujours et partout. Plus de soucis pour transférer les données d'un ordinateur à l'autre.

Oui, enfin, toujours et partout à condition d'être connecté à Internet. D'ailleurs un Chromebook ne fonctionne quasiment que connecté à Internet. Bon mais moi aussi en grande partie je ne fonctionne que connecté à Internet (oui c'est une plaisanterie mais un peu vraie quand-même).

D'ailleurs actuellement sur mon iMac je fais déjà quasiment tout avec Chrome, là je n'ai aucune autre application résidente ouverte que Chrome et ses applications internes (GDocs par exemple) et je ne pense pas que j'aurai aujourd'hui besoin d'une ouvrir une.

D'accord on est un peu limité question applications mais le nombre et la variété d'applis disponible à l'intérieur de Chrome fait vite oublier, pour un usage courant, l'impossibilité d'ajouter des applis extérieures.

Et oui, on est pieds et poings liés au puissant, envahissant et dominateur Google. Mais n'est pas déjà le cas, en tout cas pour moi ?

Deux petits riens

Hier je suis sorti deux heures faire une promenade dans Paris, histoire de m’aérer un peu. Au bout d’une heure et demie j’avais envie de rentrer chez moi. J’ai repris le métro dans le sens du retour. Une foi rentré chez moi, je me suis assis devant mon computer, connecté à Internet et je me suis dis, soulagé : “il n’y a que là qu’on est bien” !

Chaque matin et chaque soir ou presque je passe, sur le chemin du travail, devant le cabinet de mon médecin (une femme à la personnalité remarquable, je n’ai jamais connu quelqu’un d’aussi compétent professionnellement, d’aussi peu jugemental et manifestant autant d’empathie pour ses patients; et dire qu’elle part à la retraite à la fin de l’année...). Et chaque jour quand je passe devant son cabinet j’ai envie de rentrer juste pour avoir une conversation avec elle.

Je crois que j’ai besoin d’un psy.

Le type qui a inventé le Bitcoin

Meet Gavin Andresen, the Most Powerful Person in the World of Bitcoin :
"That person is Gavin Andresen, a mild-mannered 48-year-old picked by the real Satoshi Nakamoto, whoever he or she is, as his successor in late 2010. Andresen became ‘core maintainer’—chief developer—of the open source code that defines the rules of Bitcoin and provides the software needed to make use of it. The combination of Nakamoto’s blessing and Andresen’s years of diligent, full-time work on the Bitcoin code has given him significant clout in Bitcoin circles and stature beyond. The CIA and Washington regulators have looked to him to explain the currency. And it was Andresen who conceived of the nonprofit Bitcoin Foundation—established in 2013—which is the closest thing to a central authority in the world of Bitcoin."

Chewbacca's speech

Creating Voices for Chewbacca and R2-D2:

""In the year I spent recording preliminary sounds for Star Wars, I collected lots of bear sounds, as well as walruses, lions, and badgers and sick animals, and domestic animals. All sorts of things. And out of all these recordings you could extract little bits of sound, little grunts, moans, and ughs and arghs and purring sounds, whatever it might be. I collected and put all on one tape all these sounds that had emotional feelings associated with them. You play this sound and it sounded affectionate. You play this other sound and it sounded angry. In that manner, I had these categories of little sounds that each had an emotional tone associated with it. I began cutting those together to get a sense of speech out of Chewy... It's a voice which is manufactured completely out of animal sounds, principally bears." "

Luddite Pape

Pope urges young people not to waste time on Internet and smartphones:
"'Maybe many young people waste too many hours on futile things,' the pope said in a short speech to the altar servers - young people who help the priest during religious services - who had come to Rome on a pilgrimage. 'Our life is made up of time, and time is a gift from God, so it is important that it be used in good and fruitful actions.' Activities cited by Francis as futile were: 'chatting on the Internet or with smartphones, watching TV soap operas, and (using) the products of technological progress, which should simplify and improve the quality of life, but distract attention away from what is really important.'"

Elle tue

Robin Williams, David Foster Wallace, Aaron Swartz. La dépression est une maladie mortelle.

Le jeu est truqué

A propos de The Internet's Own Boy: The Story of Aaron Swartz (un documentaire intéressant et émouvant que vous pouvez voir ici, sous-titré en Français), Ken White à PopeHat fait cette remarque que je trouve à la fois évidente et très déprimante :
Swartz wasn't different because he was so smart; he was different because of what he did with his gifts. He questioned. Most of us think of government and private entities as being distinct, and even adverse to each other. Swartz questioned that premise and pointed out how private companies reap benefits from the public fisc, as in the case of private companies selling access to scholarly articles backed by public money. Conventional wisdom held that SOPA and PIPA were unstoppable and that grassroots efforts could not prevail against entertainment industry money; Swartz questioned that premise and became an effective leader in the successful fight against those measures. Swartz could have cashed in any number of ways, but questioned whether being silicon-rich was how he wanted to live his life.
But the movie shows that Swartz and his supporters failed to question premises when he encountered the criminal justice system. Most people make that mistake. When Swartz's friend Quinn Norton talks about being interrogated by the FBI, she is outraged that they seem indifferent and bored when presented with facts that don't fit their worldview. Norton accepted the premise that law enforcement is trying to find out what really happened, rather than gathering facts to support their version of events. She seems shocked that the FBI agents lied to her repeatedly as they questioned her; she did not appear to question the premise that the government tells the truth. Swartz's backers were enthused when JSTOR announced it was not pressing for charges against him; they did not question the premise that the criminal justice system acts based on what alleged victims need or want. Swartz's friends express disbelief that the federal government would spend resources to prosecute him rather than on far more worthy cases; they do not question the premise that the system makes rational decisions based on resource allocation. Swartz's allies are shocked that AUSA Stephen Heymann says things like "stealing is stealing" and "all hackers are alike"; they don't question the premise that the government's stated motives are its actual motives, or that the system cares whether it is right. Swartz and his supporters are appalled that a federal prosecutor might have been motivated by animus towards Swartz's political and social activism; they don't question the premise that the system is made to protect citizens from the idiosyncrasies and petty malice of its component parts. Swartz and his supporters are amazed that an outdated computer fraud law threatens harsh penalties for downloading scientific journals; they do not question the premise that the law forbids specified acts democratically selected. They do not suspect that the law is a flexible tool made to empower prosecutors to charge whomever they want to charge. You don't need to be particularly smart or creative to figure out a way to charge someone with a federal crime in America.
In short, Swartz's team seemed to view this as an unjust and broken application of a system to an undeserving man, not recognizing that the system is rigged and unjust and broken from the start. That's common among smart, educated, fortunate people. As I have discussed before, my fortunate clients are the most outraged at how they are treated by the criminal justice system, and most prone to seeing conspiracies and vendettas, because they are new to it — they have not questioned the premise that the system's goal is justice. My clients who have lived difficult lives in hard neighborhoods don't see a conspiracy; they recognize incompetence and brutal indifference and injustice as features, not bugs. "Justice system" is a label, not a description. The furnace on a steam locomotive bound for San Francisco does not have a goal of reaching San Francisco; the furnace just burns what you throw into it to move the train along.

Orages

Je suis à Paris, il est 1 heure du matin, il fait 28°C et il n'y a pas un souffle d'air. Un première ligne d'orages est passée sur mon ouest et une seconde va sûrement en faire autant.

La première ligne d'orages vers 22 heures

La seconde ligne d'orages à 1 heure
Captures d'écran sur lightningmaps.org

Un écho radar parmi d'autres

Une explication à l'erreur commise, apparemment, par les rebelles pro-russes, explication donnée à TPM par un ancien de la CIA : les missiles BUK sont assez complexes à manier en particulier avec un système de ciblage inadéquat. Avec un radar un peu plus sophistiqué les rebelles auraient vu les données du transpondeur du MH17 et auraient reconnu que ce n'était pas l'appareil ukrainien qu'ils visaient, mais avec un radar rudimentaire le MH17 était un écho parmi tant d'autres aisé à confondre avec l'écho radar de l'appareil militaire, un Antonov 26, qui était semble-t-il visé.

Un système d'arme très puissant et très délicat à manier mis entre les mains d'abrutis, en quelque sorte. What could possibly go wrong ?

Poutine, l'irresponsable

Josh Marshall dit exactement ce que je pense :
Were it not for the hundreds killed, it would also be comical the ridiculous series of events Vladimir Putin's reckless behavior led up to this morning. For months Putin has been playing with fire, making trouble and having it work mainly to his advantage. Certainly in the context of Russian history and nationalist aspiration reclaiming the Crimea is a vast accomplishment. But the whole thing blew up in his face today in a way, and with repercussions I don't think - even with all wall to wall coverage - we can quite grasp.
Find extremists and hot-heads of the lowest common denominator variety, seed them with weaponry only a few militaries in the world possess - and, well, just see what happens. What could go wrong?
The audio tapes posted by The New York Times might as well be from some future Russia-based version of Waiting for Guffman or Best in Show, a comical rendering of rustics and morons stumbling into an event of vast carnage and international consequence mainly because they're hotheads and idiots - the kind of people no one in their right minds would give world class weaponry to. It's like finding some white supremacist/militia types on their little compound in the inter-Mountain west and giving them world class missile launchers and heavy armaments.
J'ajoute qu'entendre Poutine dire que tout ça c'est de la faute des Ukrainiens est vraiment écœurant.

Que veut le Hamas ?

Bill Clinton donne sa vision du conflit à Gaza :
Bill Clinton: Well, first of all Hamas was perfectly well aware of what would happen if they started raining rockets in Israel. They fired a thousand of them. And they have a strategy designed to force Israel to kill their own civilians so that the rest of the world will condemn them. Now, I believe that Prime Minister Netanyahu could and should make a comprehensive peace agreement with the Palestinians. I believe if he did it, and he did it with either President Abbas or with his coalition, if in return for Hamas' renunciation of terror and recognition of Israel's right to exist, I believe 60% of the people of Israel would support it.
NDTV: So what's holding him up?
Bill Clinton: Well, his coalition wouldn't support it, so he'd have to go to a national unity government to pass it. But I think that you'd find that more than 60% Israelis support trying to defend themselves if they get 1000 rockets shot at them. They have a defence system against such missile attacks, the so-called Iron Dome and they haven't died in great numbers yet, although they certainly could have. It's a miracle to me that they fired 1000 rockets in there and more people weren't killed. So they know when Hamas attacks them that Hamas has set up a situation, which politically can't lose, because they can say well, if I attack them back, they always hide behind civilians, and I'll kill civilians; and if I don't, we'll look like fools letting somebody shoot a 1000 rockets at us and not responding. What this proves is that there ought to be serious peace talks, serious ones, and I think the whole existence of this national unity government between the Fatah government on the West Bank and Hamas is the direct result of the lack of progress.
NDTV: Do you blame Prime Minister Netanyahu at least partially for not moving fast enough on the possibility of peace?
Bill Clinton: I think they are partly responsible, but I also think, you know for example, when Hillary was Secretary of State, she helped secure an agreement, the only time Israel ever agreed to freeze settlements as a part of talks, they never had before. So they agreed to a nine-month freeze, and during the whole time the Palestinians didn't want to talk to them. And three weeks before the freeze expires, they say give us another nine months and we'll talk to you. That was a big mistake. So there are mistakes on both sides. But the main thing is they share this little piece of land and this big stretch of history. They know each other so well. They know how many children they have; they know how many grandchildren they have. They know what those grandchildren are doing. It's ridiculous. You talk to them in private you can swear they're all in a big family reunion and they're either going to share their future on positive terms, or share their future on negative terms, and that's the larger truth here and they have to figure out what it is. Over the long run it's not good for Israel to keep isolating itself from moral opinion because of the absence of a viable peace process. But in the short and medium term, Hamas can inflict terrible public relations damage on Israel by forcing it to kill Palestinian civilians to counter Hamas. But it's a crass strategy that takes all of our eyes off the real objective, which is a peace that gets Israel security and recognition, and a peace that gets the Palestinians their state.

Jeffrey Goldberg dans The Atlantic en rajoute :

We can thank Hamas for bringing its own form of clarity to this situation. This is the manner in which Hamas works: It builds reinforced bunkers for its leaders (under hospitals and other must-avoid targets) but purposefully neglects to build bomb shelters for the civilians in its putative care. From their bunkers, the leaders order rocket teams to target Israeli civilians. Hamas, which was responsible for the deaths of several hundred Israeli civilians during the second Palestinian uprising alone, has lately been less effective at killing Israelis, but nevertheless, the rockets keep launching. When you repeatedly fire rockets at civilian targets in a neighboring country, that country usually responds militarily. Civilians get killed during the Israeli response in part because Hamas rocket teams operate from sites that are among Gaza's most densely populated, and in part because Hamas stores its weapons in schools and mosques.
The goal of Hamas—the actual, overarching goal—is to terrorize the Jews of Israel, through mass murder, into abandoning their country. If generations of Palestinians have to be sacrificed to that goal, well, Hamas believes such sacrifices are theologically justified.