Un vol à l'arraché

Hier soir sortie après le travail avec des collègues, nous allons dîner dans un restaurant, rue Lepic, à Montmartre. Vers vingt-deux heures trente on se décide à rentrer. L'un des collègues prend le métro. Trois autres, dont moi-même, décidons de rentrer à pieds, il fait beau et la température est douce et agréable. Moi j'habite pas très loin de la Gare du Nord, l'autre collègue habite en banlieue mais prend le train pour rentrer à la Gare du Nord et ma collègue (la seule femme du groupe) habite près de la Gare de l'Est. Nous nous séparons en haut de la rue de Maubeuge, aux pieds des bureaux où nous travaillons chaque jour. J'étais décidé à accompagner ma collègue jusqu'à chez elle, mais elle insiste pour que je rentre chez moi tout de suite (je n'habite pas loin) et continuer seule (environ un kilomètre) jusqu'à son domicile. Il est vingt trois heures, on est boulevard de la Chapelle, les seuls personnes présentent dans la rue sont des hommes, assez louches d'aspects.

On se sépare. A peu près trente secondes après l'avoir quitté j'entends des cris : ma collègue vient de se faire voler à l'arraché la petite chaîne en or qu'elle portait autour du cou ! Je n'ai rien vu et pourtant j'étais à vingt mètres d'elle mais séparé d'elle par les échafaudages des travaux du métro aérien. Je n'ai pas vu l'agresseur, il est parti en courant vers la Goutte d'Or. Ma collègue n'a rien, heureusement, juste le choc de s'être fait arracher son collier. Je l'accompagne jusqu'à chez elle et je crois que j'ai raison de le faire car tout le long des rues il n'y a que des hommes qui traînent, pas une seule femme, et la plupart semblent avoir l'air de truands. Tout se passe bien et après l'avoir laissé, cette fois-ci devant l'entrée de son immeuble, je rentre chez moi sans encombres.