Mélancolie parisienne



En me promenant samedi sur les bords de Seine, à Paris, je me suis dit qu'il devait être agréable d'y habiter. S'il y a un seul endroit où j'aimerais habiter dans Paris c'est là. Hélas, à moins de gagner à la loterie ou d'avoir beaucoup d'argent c'est absolument impossible aujourd'hui.

C'était une pensée fugitive, je me suis dit ensuite que ça devait être infernal en fait, avec tous ces touristes, cette foule constante, ce trafic automobile démentiel. Sans compter les nouvelles pissotières, hideuses.

J'en ai assez de Paris. J'aime toujours autant me promener sur les bords de Seine, j'aime toujours autant le Parc des Buttes Chaumont, mais y vivre comme je le fais depuis vingt ans, je ne peux plus. Trop de monde, trop sale, trop de bruit, trop de poussière.

J'ai donc pris la décision d'aller habiter en province, dans une ville de taille moyenne, pas trop loin de Paris par TGV pour aller travailler au moins trois fois par semaine (les deux autres jours en télétravail).

Je vieillis, rapidement, inexorablement. Il me faut du calme, la vie un peu lénifiante d'une ville de province. Et un loyer vivable.