Un vol à l'arraché

Hier soir sortie après le travail avec des collègues, nous allons dîner dans un restaurant, rue Lepic, à Montmartre. Vers vingt-deux heures trente on se décide à rentrer. L'un des collègues prend le métro. Trois autres, dont moi-même, décidons de rentrer à pieds, il fait beau et la température est douce et agréable. Moi j'habite pas très loin de la Gare du Nord, l'autre collègue habite en banlieue mais prend le train pour rentrer à la Gare du Nord et ma collègue (la seule femme du groupe) habite près de la Gare de l'Est. Nous nous séparons en haut de la rue de Maubeuge, aux pieds des bureaux où nous travaillons chaque jour. J'étais décidé à accompagner ma collègue jusqu'à chez elle, mais elle insiste pour que je rentre chez moi tout de suite (je n'habite pas loin) et continuer seule (environ un kilomètre) jusqu'à son domicile. Il est vingt trois heures, on est boulevard de la Chapelle, les seuls personnes présentent dans la rue sont des hommes, assez louches d'aspects.

On se sépare. A peu près trente secondes après l'avoir quitté j'entends des cris : ma collègue vient de se faire voler à l'arraché la petite chaîne en or qu'elle portait autour du cou ! Je n'ai rien vu et pourtant j'étais à vingt mètres d'elle mais séparé d'elle par les échafaudages des travaux du métro aérien. Je n'ai pas vu l'agresseur, il est parti en courant vers la Goutte d'Or. Ma collègue n'a rien, heureusement, juste le choc de s'être fait arracher son collier. Je l'accompagne jusqu'à chez elle et je crois que j'ai raison de le faire car tout le long des rues il n'y a que des hommes qui traînent, pas une seule femme, et la plupart semblent avoir l'air de truands. Tout se passe bien et après l'avoir laissé, cette fois-ci devant l'entrée de son immeuble, je rentre chez moi sans encombres.

Chasseurs

Qu'on soit bien clair, je n'aime pas les chasseurs et je ne pense pas qu'ils aient une utilité quelconque, mais je refuse qu'on emmerde une minorité de gens qui pratiquent un loisir certes cruel mais traditionnel en milieu rural. C'est créer des problèmes là où il y en a peu, selon moi.

On dit que les chasseurs participent à la régulation des populations en surnombre. Dans ce cas ce sont les surnombres qu'ils ont eux-mêmes causés. Souvent les espèces en surnombre sont celles qui ont été relâchées dans la nature par les chasseurs eux-mêmes. Tels les sangliers par exemple, dont les portées ont été augmentées par l'élevage, et qui relâchés dans la campagne pour être chassés produisent tellement de petits qu'il y a surpopulation et au détriment d'espèces plus menacées.

On dit aussi que les chasseurs éliminent les nuisibles. Là encore je dis que ce n'est pas évident. Mon avis est que les nuisibles 'il n'y en a pas des masses et surtout pas ceux qu'on croit. Ainsi les lapins qui sont prisés des chasseurs sont en surnombre, c'est souvent dû au fait que les chasseurs tuent les renards, considérés comme nuisibles, indistinctement. Les blaireaux sont considérés à la campagne comme nuisibles alors qu'ils font peu de dégâts.

Bon débarras

Démission de Hulot : bon débarras. Un type qui est contre le nucléaire (source d'énergie bas carbone qui consomme le moins de ressources minérales et qui produit de grandes quantités d'électricité 24 heures sur 24) , pour l'interdiction du glyphosate (contre tout le consensus scientifique à l'exception d'une étude) et de la chasse (franchement il n'y a pas d'autres problèmes à régler avant d'emmerder une poignée de gens ?) .

Au delà du principe, auquel j'adhère, selon lequel on doit faire le moins de mal possible aux animaux, et si on y est obligé (pour se nourrir, ou s'en protéger par exemple) de le faire le moins cruellement possible, il y a la réalité. Les chasseurs sont une petite minorité de la population dont le loisir fait partie du mode de vie rural depuis très longtemps et qui prélève une toute petite partie de la faune (et pas les espèces les plus menacées). Il est donc inutile de se les mettre à dos. Il y a des choses plus urgentes à faire pour protéger les écosystèmes.

Mélancolie parisienne



En me promenant samedi sur les bords de Seine, à Paris, je me suis dit qu'il devait être agréable d'y habiter. S'il y a un seul endroit où j'aimerais habiter dans Paris c'est là. Hélas, à moins de gagner à la loterie ou d'avoir beaucoup d'argent c'est absolument impossible aujourd'hui.

C'était une pensée fugitive, je me suis dit ensuite que ça devait être infernal en fait, avec tous ces touristes, cette foule constante, ce trafic automobile démentiel. Sans compter les nouvelles pissotières, hideuses.

J'en ai assez de Paris. J'aime toujours autant me promener sur les bords de Seine, j'aime toujours autant le Parc des Buttes Chaumont, mais y vivre comme je le fais depuis vingt ans, je ne peux plus. Trop de monde, trop sale, trop de bruit, trop de poussière.

J'ai donc pris la décision d'aller habiter en province, dans une ville de taille moyenne, pas trop loin de Paris par TGV pour aller travailler au moins trois fois par semaine (les deux autres jours en télétravail).

Je vieillis, rapidement, inexorablement. Il me faut du calme, la vie un peu lénifiante d'une ville de province. Et un loyer vivable.