Une vieille histoire

(Une histoire de famille — ma famille — m'a inspiré ce petit billet).

C'est une histoire parfaitement morale en fait : la vieille folle qui meure seule et détestée par tous, sur le petit tas d'argent qu'elle a volé à son mari et aux enfants de son mari et qu'elle a acquis en enfermant ledit mari dans une camisole psychologique longuement et patiemment tissée par ses soins, sans jamais desserrer son emprise, en le séparant par les moyens les plus vils de ses amis, de ses enfants, l'arrachant finalement à la ville où il avait passé toute sa vie et où il avait toutes ses attaches, jusqu'à l'avoir pour elle seule après l'avoir transformé en zombi terrorisé, et après la mort de son mari ne jamais profitant de l'argent mal acquis ni pour faire le bien, ni pour s'offrir une vie de luxe et de loisirs, non, restant jusqu'à la mort dans son appartement de Limoges à boire de l'eau chaude.

Les changements c'est maintenant !

Le soir de fin d'été sur Paris, vu de mes fenêtres.


De façon assez inattendue, l'envie de bloguer m'est revenue. Mais si l'envie est revenue les motifs pour bloguer sont, jusqu'à aujourd'hui, restés absents (rien à dire, ou plutôt : à quoi bon...). Ou bien l'envie de bloguer a été affectée par le démon de la procrastination (en gros : la flemme). J'ai essayé d'ouvrir un nouveau blog sous Wordpress pour me relancer, puis j'ai abandonné cette idée. J'ai joué à modifier la présentation de cette page et à la modifier encore (de façon tout à fait ridicule je le concède, modifier mon template m'engage à de nouveau bloguer et puis ça m'amuse et me fait passer le temps). 

Il s'est produit un changement assez brusque chez moi, dernièrement. Depuis trois ans, environ, ma lassitude puis mon dégoût de Paris n'avaient cessés de croître. Je ne rêvais plus que d'habiter à la campagne, ou du moins dans une ville de province, calme, propre, détendue, moins populeuse. Et d'un coup, il y a environ une semaine, ce dégoût a disparu. Je ne peux pas dire que je suis aussi enthousiaste que je l'étais il y a quelques années à vivre dans la capitale mais du moins je n'en ai plus le désir tenaillant de la fuir. Ou bien est-ce peut-être l'illusion que je pourrais bien vivre à la campagne qui est tombé en face de la réalité des choses (nécessité d'avoir une automobile, isolement, etc.) Ou bien encore une certaine résignation survenue lorsque j'ai calculé que pour vivre avec des revenus corrects à la retraite il me fallait travailler encore au moins cinq ans, ici, à Paris. Je ne me souviens plus qui disait que savoir n'était pas savoir quand on n'avait pas encore admis et accepté le savoir en question. Il est possible que j'ai fini par accepter, ou par admettre, que j'étais dans une position qui ne me permettait pas de vivre ailleurs qu'à Paris pour assez longtemps et que je devais m'y faire ou être tout le temps insatisfait. Ou encore il est possible que j'ai été soudain conscient du fait que me plaindre de vivre à Paris pouvait être scandaleux aux yeux de beaucoup de gens dont c'est le souhait ou même le rêve. Bref, que j'étais finalement assez vernis, en fait !

Donc : envie de bloguer et nouvelle appréciation de ma ville sont au programme de cette rentrée. C'est plutôt positif, non ? Pourvu que ça dure !

Un incendie près de chez moi

Je reconnais être un peu choqué par l'incendie qui a eu lieu la nuit dernière rue Myrha, à 600 m. à vol d'oiseau de chez moi. Il y a eu huit morts et quatre blessés, deux personnes se sont défenestrés avant l'arrivée des pompiers. Je n'ai rien entendu ni rien vu et je ne me suis rendu compte qu'il s'était passé quelque chose que quand je suis passé rue Stephenson pour aller au travail, ce matin. Je passe presque tous les jours devant l'immeuble qui a brûlé pour me rendre au bureau. C'est un quartier très troublé, la Goutte D'Or, il y a beaucoup de pauvres et beaucoup de tensions parce que c'est un quartier où habitent beaucoup de gens d'origines maghrébine et africaine et où la délinquance est assez forte. Il y a une importante mosquée dans cette rue, et comme il semble que cet incendie soit de nature criminelle, ça ne va pas arranger les choses.