Mercredi trois juin deux mille quinze

Je reprends ce blogue en y copiant quelques paragraphes choisis de mon journal personnel, on verra si ça tient.

Commencé à lire Le Royaume d'Emmanuel Carrère. Relu le témoignage de Philippe Lançon sur le massacre de Charlie Hebdo et le texte du même, sorti ce jour. Attaque bienvenue contre Emmanuel Todd, ce vautour (j'aime les corbeaux, c'est pourquoi je ne qualifierai jamais cette ordure de Todd de corbeau). Ma rage contre Todd est telle que c'est l'une des rares personnes publiques que je pourrais agresser physiquement si je le croisais quelque part.

Colloque hier à la Direction de la G***. La plupart des intervenants viennent exposer leur travail ou l'organisme auquel ils appartiennent et qu'ils représentent. Peu de choses intéressantes pour moi, pas d'orateurs talentueux, pas de sujet ébouriffant, je m'ennuie en attendant le buffet ou les pauses café. Le buffet, par contre, est bon, dommage qu'il faille manger debout. Comme d'habitude tout le monde se congratule à la fin et dit sa satisfaction d'avoir assisté à un colloque aussi riche et plein d'enseignements. En fait les choses sérieuses et intéressantes se passent pendant les pauses : réseautage, prises de contact, on retrouve de vieux copains, on fait un peu de lèche aux experts invités dans l'espoir de profiter un peu de leur rayonnement (j'ai fait ça une fois avec Sebastian Roché, le criminologue, j'ai encore honte de ma maladresse). Comme je ne suis pas un as du réseautage et parfaitement inapte aux conversations de salon, je déjeune avec les humbles membres de l'organisation qui m'apprennent plein de choses matérielles et utiles sur l'organisation d'un colloque. À force d'aller dans ce genre de réunion j'ai compris qu'il suffisait de poser une question aux gens, sur eux ou leur travail, de laisser dévider la pelote et de relancer de temps en temps.

Voici le texte de Philippe Lançon. Cliquez dessus pour le voir en plus grand.


Aucun commentaire: