mercredi 18 février 2015

Partir c'est mourir un peu

Dans deux jours je pars en vacances pour une dizaine de jours à la campagne et évidemment, comme d'habitude, à deux jours du départ je n'ai plus du tout envie d'y aller. Bien sûr je vais partir quand même mais jusqu'à ce que je sois dans le train je vais ressentir cette envie de rester chez moi et ce désir d'inertie. Pourquoi ai-je pris la décision d'aller à la campagne ? Je suis complètement idiot, je vais me barber à mort, surtout qu'on est en hiver qu'il va faire froid, humide et triste, et la nuit qui tombe tôt (en réalité à chaque fois que j'ai été à la campagne, c'est à dire plusieurs fois par an, j'ai trouvé que mon séjour était trop court et que les journées passaient trop vite, et bien sûr, avant de rentrer à Paris, l'envie de rester à la campagne, voire même de changer de vie et d'y habiter toute l'année, envie totalement oubliée dès que j'arrive à la Gare Montparnasse !) Et puis je vais quitter le travail pendant quinze jours, les chefs vont peut-être se rendre compte à cette occasion que je ne suis pas indispensable (aucun risque en réalité, ils ne vont probablement même pas se rendre compte que je suis en congés !) Ça me fait cela à des degrés divers à chaque fois que je dois voyager un peu, même dans un endroit proche (genre de l'autre coté du périphérique si vous voyez ce que je veux dire), et plus l'absence est prévue longue et la destination lointaine plus l'envie d'y renoncer et de rester chez moi est forte. Même quand je pars en voyage aux États-Unis, ma terre d'élection, je suis dans un état d'anxiété et de cafard affreux et absurde jusqu'à ce je mette les pieds dans l'avion, peut-être même jusqu'à ce que j'arrive à l'aéroport, et après viens la douce euphorie de l'avoir fait, d'être parti, de voyager ou d'aller dans un endroit que j'aime (comme la campagne où je vais passer quelques jours la semaine prochaine). Aujourd'hui même l'idée de faire ma valise me tarabuste ! 

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