lundi 16 février 2015

Parler de sport

Le seul sport-spectacle auquel je m'intéresse et que je regarde quand je peux, c'est le Baseball. Pourquoi ? Parce que c'est Américain (!), que c'est complètement incompréhensible pour la plupart des Français et que c'est très impopulaire ici (je suis snob !), que c'est très ennuyeux à regarder pour quelqu'un qui n'est pas "tombé dedans quand il était petit", comme on dit, que les règles sont compliquées et un peu ésotériques (mais je les connais bien et j'en suis un peu fier), que tout dans ce jeu est mesuré et mesurable, donc traduit en nombre et propice à faire des statistiques, des classements et des calculs divers (les fameux sabermetrics) et que ce genre de chose m'amuse.

Autant dire que mes échanges avec les collègues sont plus que réduits, étant donnés qu'ils ne connaissent et ne parlent que de Foot, de Rugby, de Tennis et un peu de Basket. Tous sports-spectacles qui m'indiffèrent voire que je déteste. (J'écris sport-spectacle pour différencier le sport qu'on fait du sport qu'on regarde, et parce que ce sont beaucoup plus des spectacles que des sports).

En fait mes collègues parlent de sport en des termes très généraux ou pour répéter ce qu'ils ont entendu dire à la télé sur tel ou tel joueur ou sur telle ou telle équipe. Au fond ils parlent de Foot exactement comme ils parlent de politique, ou vice-versa. Mêmes idées générales, peu réfléchies, pré-pensées par les média et la télé en particulier, grande pourvoyeuse de lieux communs et d’approximations. Avec toujours cette envie de montrer qu'on en sait plus que les autres mais à peu de frais et au moindre effort possible pour essayer de comprendre ce qui se passe.

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