samedi 28 décembre 2013

La tempête

Et donc j’étais en Bretagne lorsque la tempête Dirk s’est abattue sur la France. J’étais même à l’extrémité du continent européen, au Conquet, petit port situé le long d’un aber non loin de la Pointe St Mathieu.

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Le Port du Conquet vu de la maison de mon neveu, bien à l'abri derrière les vitres.
Le vent en début d’après-midi soufflait déjà très fort. Le bruit qu’il faisait dans les cyprès dans le jardin de mon neveu était assourdissant, j’étais très surpris d’entendre ça, je ne m’y attendais pas du tout. J’ai dû pousser la porte du jardin et la maintenir ouverte pendant que mon neveu déchargeait les courses que nous venions de faire. Avec ça, la pluie tombait mais poussée par le vent, elle tombait à l’horizontale, si j’ose dire. Dans la maison, bien isolée, nous n’entendions pas le bruit des cyprès, mais le sifflement du vent passant à travers les jointures de portes et fenêtres était assez impressionnant. La maison est confortable et bien chauffée et il y a un plaisir particulier à regarder la mer déchainée derrière une vitre, bien à l’abri, et à une trentaine de mètres au dessus du niveau de la mer.

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Les cyprès du jardin dans la tempête.
Le vent s’est encore renforcé à mesure que les heures passaient. La pluie était intermittente et jamais très forte. À l’entrée du port les vagues explosaient contre la jetée en grande gerbes blanches. La mer était grise-verte et blanche. Le ciel gris clair.

Le plus fort de la tempête a été vers minuit dans la nuit de lundi à mardi. Les volets n’étant pas fermés, à un moment j’ai observé qu’une des portes vitrées donnant sur le jardin pliait légèrement lors des rafales. Ma nièce à alors fermé les volets. Comme la maison était pleine je couchais à l’Hostellerie du Vieux Port, une confortable petite auberge voisine. À l’hôtel les rafales à 140 km/h faisaient trembler le bâtiment. À chaque rafale on aurait dit qu’un train traversait la maison! À partir d’une heure du matin les rafales se sont faites moins fortes et plus espacées et vers deux heures la tempête était passée, finie.

Au matin deux grosses branches de cyprès étaient cassées dans le jardin de mon neveu et plein de brindilles par terre dans la rue. Pas de dégâts dans le village, au Conquet on est habitué à ce genre de tempête, il y en a plusieurs par automne et hiver et généralement on n’en parle pas. Les pêcheurs n’étaient pas sortis le lundi, mais le mardi certains d’entre eux avaient repris la mer. Vers midi le mardi, le bateau d’Ouessant est sorti du port — il n’était pas sorti la veille — fendant les vagues de façon assez spectaculaire.

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Le village du Conquet après la tempête, pas de dégâts, on est habitué.
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L'entrée du port du Conquet, la pointe de Kermorvan et son phare.
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Le calme est revenu.

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