mardi 5 novembre 2013

Un Français de bonne humeur

Paris, jour de pluie de novembre
En ce moment je suis dans une bonne période, mon humeur est joyeuse quelles que soient les circonstances et en même temps j'ai l'impression que mon esprit fonctionne de manière alerte et allègre, moins englué par les émotions négatives et l'anxiété, plus agile et léger en bref. J'espère que cette humeur va durer, mais je ne me fais pas trop d'illusions. Rien n'a changé pourtant, ni dans ma vie ni dans l'environnement : nous sommes en novembre, mois que je hais, il fait un temps d'automne, gris, venteux, pluvieux, les Français sont toujours aussi ennervants et le gouvernement toujours aussi incapable. Mais voilà, rien n'entame ma bonne humeur, pour le moment. Ce matin en sortant de chez moi je me suis rendu compte qu'il pleuvait et j'ai fait le chemin qui me sépare de mon travail sous mon parapluie, content (c'est incroyable n'est-ce pas?) d'écouter en marchant le crépitement de la pluie sur le parapluie. N'allez pourtant pas penser que cette allégresse me rend naïf ou détaché, ou simplement idiot comme le ravi de la crêche. Non c'est une sorte d'euphorie intérieure, qui ne m'empêche nullement d'éprouver des émotions ou de m'indigner de certaines choses mais qui les empêchent de m'atteindre plus que de raison et qui me fait apprécier les simples moments de la vie à leur juste mesure.

Coïncide avec cette période de bonne humeur, le désir fort de lire dans ma langue, la langue française, et de plus m'intéresser à mon pays. Le Général de Gaulle distinguait, je crois, la France (qu'il aimait profondément, du moins son idée de la France) des Français (dont il avait une piètre opinion). Toutes proportions gardées je me sens un peu, sur ce point uniquement, comme le Général. Celui-ci disait : "César disait déjà des Gaulois qu'ils étaient impossibles, capables de grandes choses lorsqu'ils arrivaient par exception à s'unir en face de grands évenements, mais habituellement, divisés, palabreurs, perdant leur temps en parlotes stériles".

 Je ne remets pas en question mon amour pour l'Amérique mais ce pays me restera toujours un peu étranger, je m'expatrirai jamais, je ne serai jamais Américain, quoi que je fasse. Je ne renie pas mon interêt profond pour la langue anglaise et mon plaisir de lire et de parler cette langue, mais ma langue maternelle, et la seule au fond qui compte vraiment c'est le Français.

1 commentaire :

Sylvain a dit…

Retour aux sources ?
André s'attendrit sur le parler tourangeau.
jean se rappelle qu'il parle français.