De la méthode contre le Tea Party

Au lendemain de la fin du shutdown, tout le monde s'interroge sur le Tea Party et son pouvoir de nuisance. Les électeurs du Tea Party sont des gens effrayés par les changements de l'Amérique d'aujourd'hui : un président Noir, le mariage gay, la diversité raciale, etc. Ils vivent dans la nostalgie d'un passé largement mythifié, d'une histoire réécrite pour eux. Dans le contexte religieux américain leurs angoisses prennent un tour apocalyptique. Ils n'hésitent pas à menacer leur nation de faillite pour arriver à leurs fins. On assiste aujourd'hui en Amérique à une guerre civile froide qui ressemble sous bien des aspects à la sécession des Etats du Sud en 1860 (les Tea Party n'hésitent d'ailleurs pas à défiler avec des drapeaux confédérés, c'est un signe).

Aujourd'hui ces extrémistes ont essuyé une défaite cinglante, mais il n'est pas exclu qu'ils remettent ça à la prochaine occasion et vu leur pouvoir de nuisance bien supérieur à ce qu'ils représentent réellement ils peuvent encore semer la discorde et le chaos dans le pays. Le shutdown semble, selon les sondages, avoir été très préjudiciable aux Républicains en général, mais les élections ne sont qu'en novembre 2014 et d'ici là les événements récents seront probablement oubliés. De plus, les circonscriptions des représentants factieux sont quasiment inexpugnables à court terme. 

Il faut donc s'efforcer de réduire cette tendance factieuse du Parti Républicain. Comment faire ?

Mon ami R.J. Keefe suggère une méthode pour lutter contre ces "sécessionnistes" au Congrès et ceux qui votent pour eux : faire en sorte qu'Obamacare fonctionne et apporte des bienfaits aux Américains qui votent actuellement Républicain.
Among the friends I talked to, the consensus seemed to be that, if not this time, then next time: next time, or the time after that, the secessionists, as I think it safe to call them, will shear the unity of the country. The only alternative is to deflate support for their positions, by converting their supporters to a commitment to harmony. That will be difficult, but it is not unlikely. Many commentators have argued that what bothers the Republicans most about Affordable Care is that it will work, and persuade many of the less-affluent and educated Americans who currently vote Republican, if not to switch allegiance, then to withdraw their support from Republican candidates — extreme Republican candidates, anyway. Even if this comes to pass, it will take some time, but the prospect does suggest an avenue of thinking that might inspire short-term inroads.
Cependant que Ryan Lizza, du New Yorker suggère qu'au Congrès, à court terme, on les achète par des earmarks (c'est à dire des dotations de fonds pour une circonscription ou un Etat, adossées à une loi, une pratique courante au Congrès mais interdite depuis peu à la Chambre) ou en permettant une augmentation de la contribution des partis aux campagnes électorales :
My list would start with the return of more money to politics. One of the reasons Boehner is such a weak Speaker is that he doesn’t have the carrots and sticks that his predecessors previously used. The House banned the use of earmarks, which were a traditional tool to keep recalcitrant members in line. In a four-trillion-dollar annual budget, a few million dollars here and there to lubricate the gears of Congress seems like a very small price to pay if it would create a more productive legislative body. Indeed, last night Mitch McConnell, or someone working on his behalf, won a couple billion dollars for a dam project in Kentucky, which seems like a decent outcome if it helped prevent a default. 
The political system could also benefit if the national parties, which can act as moderating influences in elections, were allowed to spend more money on individual campaigns. The current system, under which party contributions are capped, has empowered special-interest groups and ideological factions like Heritage Action and Club for Growth, which constantly thwart the leadership of the G.O.P. If the parties were more powerful funding vehicles for members of Congress, a leader like Boehner could exercise more control over his conference, which would allow him far more room to negotiate with Obama: he’d be able to make concessions and know he could deliver the votes.

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