En passant

Pour deux belles journées depuis des lustres — hier et avant-hier — aujourd'hui nous avons froid, brume, neige et pluie glaciale mêlées et bien sûr la couleur dominante est le gris. 

Lecture du New Yorker sur l'iPad. Le New Yorker est un régal aussi bien pour les yeux que par la lecture des articles et la nouvelle hebdomadaire. Rien n'a changé dans la conception du New Yorker depuis 1925. Ni la typographie, ni la maquette. Et pourtant c'est un magazine toujours moderne, à la pointe de l'actualité avec ce recul nécessaire et cette légère ironie qui en fait tout le sel. La couverture est une oeuvre d'art chaque semaine, un objet de collection ainsi qu'un hommage aux illustrateurs. Sempé et François Avril y contribuent de temps en temps. La lecture du New Yorker sur le web ne remplacera jamais l'expérience de feuilleter son édition papier ou sur iPad (qui imite à la perfection l'édition papier). Il faudrait que les magazines par chez nous s'en inspirent, mais nous n'aurons jamais en France l'équivalent du New Yorker.

Y., C. et les enfants sont à San Francisco. Je les envie, je l'avoue. Je les envie d'être dans cette ville magnifique qu'est San Francisco et de manger le breakfast sur Geary, un vrai breakfast américain, j'espère, avec des oeufs brouillés, des pancakes avec du corn-sirup, du bacon croquant, du café clair et du jus d'orange. Et puis arpenter les rues en pente de San Francisco, admirer les maisons de style victorien multicolores. La lumière de San Francisco quand se lèvent les brumes et que le vent balaie la baie scintillante.

1 commentaire:

R J Keefe a dit…

The New Yorker changes so slowly that it doesn't seem to change at all. But it does change — it has to, for it is always current, sometimes a bit ahead, sometimes behind, but never a relic. One of the mysteries of time and spirit.

Fifty years ago, when I began reading it, there was no Table of Contents, and photographs were extremely — extremely! — rare.