London Boroughs

J'ai trouvé, cette carte des différents districts (borough) de Londres. Un district est une division administrative du Grand Londres (Greater London), un peu comme les différents arrondissements de Paris mais en beaucoup plus étendus. Il y a 32 districts, chacun est administré par un conseil de district chargé de s’occuper de l'éducation, des services sociaux, du ramassage des déchets et de l'entretien des rues et des routes.

Il existe un trente-troisième district : c'est The City of London (La Cité de Londres), qui constitue le centre de la métropole et dont le conseil a des pouvoirs étendus.

Accident à Moscou

Un Tupolev 204 de la compagnie russe Red Wings, s'est écrasé sur une autoroute en bout de piste de l'aéroport Vnukovo à Moscou. L'avion était vide de passagers et ne transportait que son équipage. 4 personnes ont été tuées dans cet accident, 4 personnes ont été sérieusement blessées.

Le TU204 de Red Wings avant son accident - Photo Sergey Kuzmishkin / Airliners.net
Le TU204 après son accident - Photo DDP/AP

Brouillard et panique à Barcelone

Un A320 d'Air France décollant de Barcelona El Prat - Photo Rodrigo Carvalho / Airliners.net
 Un gros bazar qui aurait pu mal tourner le 23 décembre à l'aéroport de Barcelone.

Aux alentours de 20h00 local ce 23 décembre une nappe de brouillard tombe sur Barcelone ne laissant plus que la piste 25R pour atterrir, vu que seule cette piste possède les équipements d'atterrissage par visibilité faible. À Barcelone il y a trois pistes, deux parallèles : la 07L/25L et la 07R/25R et une qui les croise, la 02/20. Il en résulte rapidement un embouteillage géant dans les airs : de nombreux avions arrivent et les uns après les autres sont mis en attente (holding pattern) et le contrôleur chargé de l'approche, apparemment seul, se révèle rapidement dépassé.

Note : quand on met en attente des avions dans le ciel on les fait tourner en rond les uns au dessus des autres dans les environs de l'aéroport, c'est ce qu'on appelle un "holding pattern", on appelle ça aussi un "stack" ou un "holding stack".

Au fil des minutes les temps d'attentes s'allongent. Les pilotes commencent à s'impatienter. C'est qu'ils voient leurs niveaux de carburant diminuer. Ils commencent à calculer combien il va falloir de pétrole pour se dérouter sur un aéroport voisin. Et quel aéroport d'ailleurs ? Le contrôleur de Barcelone leur propose Gérone (Girona), à 93 km au nord-est de Barcelone. Mais c'est ennuyeux de se dérouter, ennuyeux pour les passagers, pour la compagnie, pour tout le monde. Dans la mesure du possible on préférerait attendre pour atterrir à Barcelone mais on ne sait vraiment pas combien de temps il va falloir tenir en l'air car le contrôleur ne semble pas le savoir lui-même. Les pilotes sortent les calculettes. Est-ce que ça ne vaut pas le coup d'attendre quand-même, si on a assez de fuel ? Et quand le contrôleur annonce que Gérone est saturé, qu'il faut se dérouter sur Palma de Majorque, sur les Iles Baléares, à 200 km plus au sud, c'est un peu la panique ! Certains, qui ont assez de fuel, patientent en serrant les dents. D'autres rebroussent carrément chemin et vont atterrir à Perpignan ou à Marseille.

Il faut écouter les communications de ce soir là pour se rendre compte que la situation est assez cocasse, mais pourrait bien devenir dangereuse, et que le pauvre contrôleur fait ce qu'il peut mais qu'il peut peu.

Exemples :
  • À 20h17 local un A320 d'Air France déclare "urgency" (ça ne veut rien dire mais ça témoigne de l'énervement du pilote) et réclame une estimation de son temps d'attente, le contrôleur lui répond "I'll call you sir" et c'est tout ! Le pilote d'Air France dit en articulant (il commence à en avoir marre de ce bordel) "once again we need approach time !" Pas de réponse. Il finira par atterrir à Barcelone à 20h56 local. Au passage on reconnait les pilotes d'Air France à leur fort accent français quand ils parlent Anglais.
  • Un A320 d'Easy Jet refuse, vers 20H22 local, de descendre à 13000 pieds sur son cercle d'attente et demande à être dérouté sur Gérone, le contrôleur lui répond: "Roger, stand by, perhaps this time will be the same because there are many traffics now in Girona, break! break!". Ouais, le temps d'attente sera peut-être le même à Gérone, parce qu'il y a un sacré trafic là-bas ! Le Easy, dégouté, finira par atterrir à Perpignan.
  • Un autre A320 d'Easy Jet demande plusieurs fois à ce qu'on lui donne un vecteur sur Gérone, le contrôleur lui répond à chaque fois "stand by" puis à la quatrième demande lui répond "confirm you want to divert to Girona?", avant de lui donner enfin un vecteur.
  • Un Boeing 737 de Transavia en provenance d'Amsterdam loupe son atterrissage vers 20h25, redresse (il fait un ""go-around") et se déroute vers Gérone à basse altitude. Le contrôleur déclare alors : "to all stations, there has been a Mayday now, please stand by" en citant le Transavia comme auteur du mayday alors que celui-ci n'a rien demandé (le Transavia ira atterrir à Gérone sans problèmes).
  • Un A320 de Monarch Airlines entre dans le cercle d'attente à 19h50 local, à 20h16 local on lui dit "only one more round" puis encore "only one more hold, sorry". À 20h20 le pilote demande à sortir du hold pour atterrir : "can we make the approach this time in now?", le contrôleur répond : "roger, stand by, only one more hold" ! L'avion finira par atterrir à 20h38 à Barcelone.
Pour écouter les communications de ce soir là à Barcelone il faut aller sur cette page, choisir la date du 23 décembre, sélectionner LEBL Twr/App/TMA et choisir la tranche horaire (ici il faut écouter 1900-1930Z et 1930-2000Z).

Informations trouvées sur Aviation Herald.

DXB - SFO

L'autre jour j'ai été surpris de voir au nord du Groenland un B777 d'Emirates en provenance de Dubaï et en direction de San Francisco . En fait la route la plus courte entre Dubaï et San Francisco passe bien près du Pôle Nord :

La plus courte route entre Dubaï et San Francisco : 8103 miles.

Et aussi étonnant que ça puisse paraître il y a des ETOPS 90 (Extended-range Twin-engine Operation Performance Standards : terrains de dégagement en cas d'incident à 90 minutes de vol pour un B777) absolument tout du long de cette route.

Carte fournie par Great Circle Mapper.

Autoportrait au TER

À la gare de Poitiers, devant un TER Poitou-Charentes.

Ai-je déjà dit que j'aimais beaucoup le Fujifilm FinePix X100 ? Son objectif à lentille fixe (35mm) laisse entrer beaucoup de lumière et son capteur CMOZ de 12,3 mégapixels rend très bien les couleurs. Le viseur optique est génial. En plus il a un look rétro qui ressemble à un Leïca. Je ne trouve pas que l'objectif fixe soit un handicap, il faut bouger, se rapprocher, s'éloigner de ce que l'on veut photographier plutôt que d'utiliser la bague d'un zoom.
J'ai envie de me remettre à faire des photos en ce moment.

Hacké

À ma grande surprise je me suis mis à recevoir des messages m’avisant d’un échec de livraison d’emails que je n’avais jamais envoyé. Le message qui était renvoyé n’était pas de moi et était purement du spam : un lien hypertexte tout seul renvoyant vers un site que le firewall de mon bureau m’interdisait d’accéder.

Les adresses où avaient été envoyées les messages provenaient de mon compte Gmail.

Je me suis renseigné sur la FAQ Gmail. Apparemment cet incident est assez fréquent pour que la FAQ réponde à la question. Voici ce que j’ai fait et ce qu’il faut faire si ça arrive à un de mes lecteurs :
  • J’ai vérifié que mon compte Google n’avait pas connu d’intrusions ou qu’il avait été compromis. Pour ça je suis allé sur le journal des événements de mon compte Google. Non : pas d’intrusions, pas de détournement. 
  • J’ai changé mon mot de passe et j’ai activé l’identification en deux étapes : désormais quand je me contacte à mon compte Google d’une machine pas répertoriée comme sûre et dont je me sers tout le temps, je dois rentrer mon mot de passe et un second mot de passe m’est envoyé sur mon iPhone par SMS. 
  • J’ai révoqué les droits d’accès des applications tierces qui ne me servaient à rien. Je me suis rendu compte à cette occasion que j’avais donné les droits d’accès à une pile d’applications dont je ne me souvenais même pas. Il faut vérifier ça de temps en temps. 
  • j’ai ré-autorisé une application (Reeder) avec un mot de passe à usage unique. 
  • Et j’ai envoyé un message à tout mon carnet d’adresse pour expliquer succinctement ce qui s’était passé et qu’il ne fallait pas cliquer sur le lien du premier message. La FAQ Gmail ne disait pas qu’il fallait faire ça mais j’ai pensé que c’était la moindre des politesses d’essayer de prévenir et de rassurer les gens.
Il n'y a pas eu de suite et pas de nouvel envoi d'emails. Cette vacherie m’a quand même pris près d’une heure à réparer !

Aller à Poitiers

J'étais à Poitiers pour Noël et j'ai fait des photos :

Les Couronneries.

Les rives du Clain.

Il faisait un temps à grains. Je suis sorti faire un tour avec ma soeur dans mon ancien quartier, la rue des Feuillants, l'église Sainte-Radegonde, la cathédrale, la grand'rue. C'était le jour de Noël et il n'y avait personne dans les rues et tout était humide en cette fin d'après-midi. Ma soeur m'a dit qu'elle trouvait le quartier "sinistre". Elle avait raison. Triste mais quand même une belle lumière et plein de souvenirs pour moi.

Église Sainte-Radegonde et rue des Carolus (où habitaient PK et MP pendant un temps).

Un contrail au dessus de la cathédrale.

Aux doigts de roses

Non pas l'aurore mais le crépuscule. En novembre 2005 à Montmartre.

La conversation

En 2005 je fis un petit pèlerinage dans les lieux de vacances de ma jeunesse, Saint-Brévin, Pornic. Cette photo fut prise sur le port de Pornic un soir d'aout 2005.

Muso

 
Il faut publier une photo de chat de temps en temps sur un blog. Pour cette rétrospective de 2005, j'ai choisi une photo de Muso, chatte de Tulle en Corrèze (ville de notre président). Elle à l'air vraiment furax à l'idée d'être prise en photo.

La grenouille

Image prise en juillet 2005 sur la mare de L'Essart. Je crois que c'est la seule photo faite par moi qui a bénéficié d'un tirage et d'un encadrement et qui est maintenant sur le mur de l'appartement d'un couple d'amis chers à Manhattan.

Narrow boat on the Regent's canal

Non mais sérieux, en 2005 je faisais des photos pas trop mauvaises. Je me demande si je n'ai pas baissé depuis malgré des appareils de plus en plus perfectionnés.
Cette image date donc du 5 juillet 2005, la veille des attentats du métro de Londres, sur le canal du Régent, près de l'écluse de Camden, à Londres bien-sûr.

Noël et le Nouvel An

Noël ça va encore, je ne crois pas avoir encore passé un Noël où je m'ennuyais vraiment. J'ai la chance d'avoir la plupart du temps passé Noël dans ma famille et ils sont assez cool. Donc Noël se passe en général bien. Par contre j'ai passé plusieurs réveillons du Nouvel An franchement pénibles. Je me souviens de soirées cafardeuses ou débiles : un réveillon passé à regarder les sketchs des Inconnus à la télé en compagnie de gens que je ne connaissais pas (et passablement beauf'), un passé dans un baloche de campagne qui s'est terminé en bagarre, tous bourrés (et on est rentré en voiture, le conducteur avait un gramme d'alcool dans chaque poche), une soirée dansante où je crois ce fut le moment où je me suis le plus ennuyé de ma vie, une soirée dans la maison de la mère à Titi (la déco de la baraque à elle seule m'a cassé le moral et j'ai eu une attaque de panique vers quatre heures du matin : deux Lexomyls à la fois sous la langue pour essayer de ne plus trembler et de reprendre un rythme cardiaque normal, une sacrée façon de commencer l'année!). Des réveillons cauchemardesques, des réveillons débiles, des réveillons à vous faire déprimer pendant toute l'année qui suit, j'ai tout connu. Et très rarement des réveillons sympas (mais il y en a eu). Bref, le premier de l'an désormais c'est sans moi. Je mets presque un point d'honneur à me coucher tôt ce soir là, sans regarder la télé et ses rétrospectives à la noix. Je crois que ce qu'il y a de plus pénible le 31 décembre ce sont (1) les rétrospectives de l'année qui vient de s'achever (franchement, on n'a pas vu assez d'horreurs toute l'année pour avoir à se les retaper à la fin), (2) les résolutions pour l'année qui vient et (3) les voeux, les souhaits de bonne année (et ça dure près de tout le mois de janvier!)

Mais Noël c'est différent. Cette année je ne fais rien et ce n'est pas grave, du moins je ne ressens pas de manque, je ne me sens ni triste ni isolé et pas du tout déprimé parce que je ne fais rien pour le réveillon de Noël. Je pense à ces milliers de gens qui, eux, souffrent d'être seuls, à ces milliers de gens qui travaillent la nuit et le jour de Noël pour que le monde continue de tourner et que les autres puissent faire la fête en paix. Ce mécano et ces contrôleurs de la SNCF qui vont me permettre d'aller en TGV déjeuner chez ma soeur demain. Les médecins et les soignants des hôpitaux qui veillent sur les malades cette nuit…

Je suis heureux que la période qui précède le solstice d'hiver soit finie. J'ai horreur de ce moment de l'année où les jours raccourcissent, les jours sombres. À partir de maintenant les jours rallongent. Un nouveau cycle commence.

Des policiers armés dans toutes les écoles

Le puissant lobby américain des armes National Rifle Association (NRA) a estimé vendredi 21 décembre que la seule réponse aux fusillades comme celle de Newtown il y a une semaine, lors de laquelle vingt enfants ont péri, était de se défendre par les armes.
"La seule façon de stopper un méchant avec une arme est de lui opposer quelqu'un de bien avec une arme", a estimé devant la presse le vice-président exécutif de la NRA, Wayne LaPierre, qui s'est dit également favorable à un policier armé devant chaque école et a dénoncé le rôle des films et jeux vidéo violents.
Tuerie de Newtown : la NRA favorable à des policiers armés dans toutes les écoles

Nouveau slogan de la NRA : ce ne sont pas les armes qui tuent les gens, ce sont les gens qui jouent aux jeux vidéo qui tuent les gens !

Instagram (encore)


Par XKCD, qui a un peu raison, finalement, imho !

Drawing the Wrong Lessons from Horrific Events (en)

Bruce Schneier wrote this after the massacre in Aurora, but the lessons he draws are the same for the Sandy Hook killing spree : don't overeact for spectacular but rare events.
Installing metal detectors at movie theaters doesn't make sense -- there's no reason to think the next crazy gunman will choose a movie theater as his venue, and how effectively would a metal detector deter a lone gunman anyway? -- but understanding the reasons why the United States has so many gun deaths compared with other countries does. The particular motivations of alleged killer James Holmes aren't relevant -- the next gunman will have different motivations -- but the general state of mental health care in the United States is.
Even with this, the most important lesson of the Aurora massacre is how rare these events actually are. Our brains are primed to believe that movie theaters are more dangerous than they used to be, but they're not. The riskiest part of the evening is still the car ride to and from the movie theater, and even that's very safe.
But wear a seat belt all the same.
Drawing the Wrong Lessons from Horrific Events - Bruce Schneier.

Instagram, la suite...

Cet article (en) explique pourquoi Instagram ne peut pas vendre vos photos mais qu'un annonceur peut payer Instagram pour les utiliser à l'intérieur de l'appli pour faire de la pub sans les modifier en aucune façon que ce soit. Les TOS seraient mal rédigées, en fait, et ambigües. Ce serait les mêmes TOS que Facebook, la maison mère.

Vous voulez mon avis ? Ça ne change pas grand chose.

New York, a graveyard for languages (en)

Français: près de 800 langues sont parlées à New York, certaines en voie de disparition.

The five boroughs of New York City are home to speakers of about 800 languages, many of them close to extinction, says Dr. Mark Turin for the BBC :
This is the city with the highest linguistic density in the world and that is mostly because the city draws large numbers of immigrants in almost equal parts from all over the globe - that is unique to New York," says Kaufman.
Several languages have been uttered for the very last time in New York, he says.
There are these communities that are completely gone in their homeland. One of them, the Gottscheers, is a community of Germanic people who were living in Slovenia, and they were isolated from the rest of the Germanic populations.
"They were surrounded by Slavic speakers for several hundreds of years so they really have their own variety [of language] which is now unintelligible to other German speakers.
The last speakers of this language have ended up in Queens, he says, and this has happened to many other communities.

Newtown had a problem with guns (en)

Français : la ville de Newtown où s'est déroulé le massacre de vendredi dernier avait un problème avec la possession d'armes à feu.

Well before the tragedy it appears that Newtown, CT, had a problem with guns, too much guns and no regulations, according to this New York Times article.
Recent efforts by the police chief and other town leaders to gain some control over the shooting and the weaponry turned into a tumultuous civic fight, with traditional hunters and discreet gun owners opposed by assault weapon enthusiasts, and a modest tolerance for bearing arms competing with the staunch views of a gun industry trade association, the National Shooting Sports Foundation, which has made Newtown its home.
Target practice was done in the wild as there was not enough shooting ranges in the vicinity to welcome all the gun enthusiasts:
The gunman’s mother, Nancy Lanza, had collected several weapons, including powerful handguns and a semiautomatic rifle that she and her son, Adam, were fond of shooting, and it remains unclear where they took their target practice. Much of the gunfire and the explosions reported by residents to the police in recent months came from a spot less than three miles from their house. Police logs identified the spot as one of the town’s many unlicensed gun ranges, where the familiar noise of hunting rifles has grown to include automatic gunfire and explosions that have shaken houses.
“It was like this continuous, rapid fire,” said Amy Habboush, who was accustomed to the sound of gunfire but became alarmed last year when she heard what sounded like machine guns, though she did not complain to the police. “It was a concern. We knew there was target practice, but we hadn’t heard that noise before.”

Regulate the bullets (en)

Français : s'il n'est pas réaliste d'interdire les armes à feu aux USA peut-être pourrait-on interdire les munitions.

It doesn't seem realist to me to ban guns in the US, the way it is banned in, say, France, given that there are already 270 millions guns in circulation, and given that it is, arguably, prohibited by the constitution. In short the US are so awash with guns that wanting to regulate them is futile at best.

A clever solution would be not to regulate guns but to regulate the bullets. That is the idea developped in this article by Eliot Spitzer in Slate :
There may be too many guns to rid the streets of guns, but there are not that many bullets, especially in the calibers needed for the types of weapons used in these shootings. Let’s create a regime that makes sale of bullets to anybody not licensed to carry a gun illegal, makes resale illegal, micro-stamps bullets so they can be traced. No Second Amendment issues here. This would have a remarkable impact on both violence and the capacity to solve shooting crimes. Let’s turn the NRA catchphrase that “guns don’t kill people” against them. Because they may be right: Bullets kill people. Regulate them and limit their sale.
And by Philip Bump in The Atlantic :
Perhaps the best argument in favor of limiting ammunition, though, is this. The mantra of firearms advocates is the Second Amendment to the Constitution, which reads:
 A well regulated militia being necessary to the security of a free state, the right of the people to keep and bear arms shall not be infringed.
It doesn't say a single thing about the right to own bullets. At the time of the adoption of the Constitution, bullets were largely inert slugs, loaded into flint-lock muskets propelled with loose gunpowder packed into the muzzle. There was no need to assure the right to ammunition, which may be the loophole the government needs to dramatically curtail the scourge of gun violence.
Bear all the arms you want. Make your own at home. Without a bullet to fire from it -- or, at the very least, far, far fewer bullets -- we can achieve what the Founding Fathers really sought: a stable, secure nation.

Instagram change ses conditions d'utilisation

Instagram vient de modifier ses Term of Use. Il faudrait toujours lire les TOS (ou les TOU, ou en bon Français les conditions d'utilisation) mais bien sûr on ne le fait jamais. Heureusement certains le font et nous avertissent quand il se passe quelque chose et aujourd'hui Instagram a ajouté ce paragraphe :
Some or all of the Service may be supported by advertising revenue. To help us deliver interesting paid or sponsored content or promotions, you agree that a business or other entity may pay us to display your username, likeness, photos (along with any associated metadata), and/or actions you take, in connection with paid or sponsored content or promotions, without any compensation to you.
En clair toutes les informations et en particulier les photos que vous publiez sur Instagram pourront être vendues par Instagram et être utilisées sans votre autorisation. On ne le répetera jamais assez : quand un service quelconque sur l'Internet est gratuit c'est que le produit c'est vous et les informations que vous procurez volontairement à ce service. D'où l'importance de payer pour un service ! Alexis Madrigal de l'Atlantic résume bien la situation :
Truly, the only way to get around the privacy problems inherent in advertising-supported social networks is to pay for services that we value. It's amazing what power we gain in becoming paying customers instead of the product being sold.
Reste que la mesure prise aujourd'hui par Instagram est proprement scandaleuse : vendre vos photos sans vous demander votre avis et sans que vous puissiez vous prononcer sur leur utilisation. Il faut donc sanctionner Instagram, et vite. Pour ma part j'ai décidé de retirer mes photos dès que possible et de clôturer mon compte. J'utiliserai dorénavant uniquement mon compte Flickr pour lequel je paie un abonnement annuel.

Au passage il faut bien noter que ces TOS scandaleuses sont apparues juste après l'achat d'Instagram par Facebook.

Gare du Nord


La Gare du Nord, de nuit, vue de mon bureau.

Froid

Or donc ce samedi c'était les noces d'or de mon frère et de sa femme, que nous avons fété dans un bon restaurant de l'Ile-Bouchard près de Chinon. Il fallu se lever aux aurores (6h30) et même avant l'aurore en fait, puisque le jour ici ne daigne se lever que vers 8 heures et demi, au mieux. Et après un long voyage en métro j'étais en avance pour prendre le TGV, chose notable pour moi qui ai l'habitude de louper mes trains matinaux par flemme et difficultés à me lever. Arrivé à Poitiers parfaitement à l'heure -- oui, pour aller à l'Ile-Bouchard je passai par Poitiers, ce qui n'est pas le chemin le plus court mais le chemin le plus pratique -- j'y prenai un petit déjeuner au Buffet de la Gare -- jus d'orange parfaitement dégoutant et café plutot chiche -- avant de retrouver ma soeur, ma soeur poitevine très ainée, pour faire la route ensemble.

Le repas fut joyeux et délicieux, en petit comité mais c'est très bien comme ça, juste les frères et soeurs et leurs conjoints. Après le repas retour à la campagne glacée de L'Essart. Glacée et boueuse puisque des travaux d'importance ont eu lieu qui ont ravagé les entours de la maison. Ça sera réparé au printemps. La campagne, que j'aime beaucoup en été, n'a plus du tout le même charme, pour moi, en plein hiver. Je trouve le paysage déprimant à cause de l'absence de feuilles aux arbres, de la couleur grise ou marron des champs cultivés, de l'humidité persistante. S'il y avait de la neige ça serait magnifique. Mais dans ma région natale la neige est rare, hélas, et quand elle tombe elle ne dure pas longtemps. Pour moi la campagne en hiver n'est supportable que s'il y a de la neige et une bonne épaisseur même. J'adore la neige et les paysages de neige mais je déteste les paysages bruns des campagnes sans neige. Pour moi l'hiver n'est supportable qu'avec la neige, ou sous les tropiques, à vrai dire de préférence sous les tropiques, la neige, le froid ça va un moment, sans parler de la nuit d'hiver... 

Cartes et souvenirs

Hier soir j'ai regardé Borgen et ensuite je me suis perdu sur ACME Mapper et Google Maps au Danemark et dans les pays scandinaves. Puis je me suis rendu au dessus de la ville de Nantes (France) et je me suis rendu compte qu'à un certain niveau de zoom chez Google on avait des vues aériennes (et non plus satellitaires) de la ville. J'ai repéré l'ancienne maison de ma soeur, l'ancienne maison de ma grand' tante Jeanne et d'autres "points d'intérêts" pour moi dans cette ville de Nantes. Au fil de mes pérégrinations virtuelles dans la ville de Nantes me sont revenus pas mal de souvenirs. Souvenirs de mon copain Hervé C. et de son frère Xavier C. dont le père était concierge à l'Externat des Enfants Nantais, rue Albert Camus. Souvenirs de ces journées que je passais à écumer les librairies nantaises, en particulier Beaufreton, Passage Pomeray (disparu aujourd'hui, mangé par la FNAC), et souvenirs de la Place Royale et du grand café chic qu'il y avait là, qui a disparu au profit d'une Taverne de Maître Kanter qui a beaucoup moins de classe. Souvenirs de la maison de ma tante Jeanne, rue Albert Calmette, une chouette maison avec une espèce de tourelle en façade, ses quatre pièces au rez-de-chaussée et son escalier exigu vers les chambres, son petit jardin à l'arrière de la maison où ma tante Jeanne avait un cerisier bien agréable au printemps. J'aimais beaucoup ma tante Jeanne, elle était passablement originale et elle adorait les animaux (il y avait toujours des chats et des chiens chez elle sans oublier les poules au fond du jardin). Elle lisait beaucoup et elle était une remarquable cuisinière. Elle avait l'habitude très amusante de sauter du coq à l'âne dans sa conversation, sans prévenir, et au fil de ses pensées. Elle avait toujours des références inattendues influencées par ses lectures, comme le jour où, alors que je lui avait expliqué que je n'aimais pas le riz au lait elle m'avait répondu : "si tu n'avais eu que ça à manger à Dachau tu aurais aimé ça!" J'avais neuf ans et je ne savais pas ce qu'était Dachau et encore moins ce qu'avait à voir le riz au lait avec Dachau, et quand j'ai grandi et que j'ai appris ce qui c'était passé à Dachau, je dois dire qu'il m'a semblé qu'on n'avait probablement jamais servi de riz au lait aux déportés dans ce camp nazi et que ma tante Jeanne devait avoir lu quelque chose là-dessus juste avant notre conversation (elle lisait et relisait Historia, Historama et Sélection du Reader's Digest). Je retrouve beaucoup de mes propres traits chez ma tante Jeanne : l'amour des animaux (même si je n'en ai pas à la maison car j'habite un appartement loin du sol), les goûts et intérêts éclectiques, l'intérêt pour l'Histoire, les mots rares, techniques et précis, la propension à sauter du coq à l'âne.

Gloire soit donc rendue à la cartographie sur Internet! Je peux passer des heures à examiner Google Maps, Google Street View, ACME Mapper (et ses cartes topographiques de tous les Etats-Unis, des "cartes d'état-major", comme on dit ici) et Bing Maps. Sautant de l'un à l'autre au gré de mes envies d'en savoir plus sur les lieux visités, leur environnement, leur architecture. Bien sûr ce sont les cartes des Etats-Unis que j'exploite presque systématiquement carré par carré, sautant de la carte à Wikipedia dans ma boulimie de tout savoir sur ce pays que j'aime tant. Et puis passer à la circulation aérienne au-dessus des territoires visités en consultant Flightradar : oh quel trafic autour de O'hare et de Midway (aéroports de Chicago) aujourd'hui ! J'aime bien comme les ATC américains ont tendance à bien rigoureusement aligner les avions le long de certaines routes aériennes. Tiens voici Air France Paris-Houston qui passe au-dessus du Lac Michigan, direction plein sud! Souvenirs d'avoir vu Chicago en novembre 2010 par temps très clair, depuis les 34 000 pieds de mon Boeing 777 un jour de novembre: on reconnaissait très facilement la Sears Tower avec ses 442 mètres de haut et sa double antenne au sommet. Souvenirs, de décembre 2008, d'avoir survolé la forêt et la toundra canadienne et le très reconnaissable lac Manicouagan et d'avoir reconnu (à force de scruter les cartes) la forme de la ville de Val d'Or au point de jonction de ses trois lacs, disposés comme des pétales de fleur autour de la ville.

Du Mormonisme et des couleurs

Dans un livre passionnant : The Color of Christ, l'auteur Edward Blum avance que les différentes images de Jésus Christ en Amérique expliquent les relations entre les races et la religion dans l'histoire de ce pays. Il raconte en particulier qu'avant le Mormonisme Jésus n'appartenait pas à l'espace Américain, il était d'ailleurs, du vieux monde, de Palestine, du Moyen-Orient. C'était un personnage étranger à l'espace des premiers pionniers d'Amérique. Dans le Livre de Mormon on apprenait que Jésus était venu sur le continent Américain bien avant Christophe Colomb. Cette hypothèse établis une relation entre Jésus Christ et l'espace Américain et redonna aux colons européens une légitimité à réclamer les territoires vierges des Amériques aux Indiens, ceux-ci n'étant plus les premiers et légitimes occupants du territoire.

À cette époque l'image la plus répandue de Jésus Christ était celle d'un homme blanc aux yeux bleus. Selon Joseph Smith, le prophète du Mormonisme, et selon le Livre de Mormon, plus les hommes étaient blancs de peau plus ils étaient délivrés du péché, donc saints. Par ailleurs, à l'appui de cette thèse, le Livre de Mormon racontait que Noé (celui de la fameuse Arche) avait maudit son petit-fils et que celui-ci avait été banni en Afrique. Les descendants du petit fils de Noé, les Africains à la peau noire, étaient donc, en accord avec la théologie mormone, eux-même maudits. Mais les Indiens d'Amérique, à la peau brune mais pas noire, pouvaient, eux, être sauvés. Joseph Smith alla même jusqu'à enjoindre les Indiens d'Amérique à rejoindre l’Église de Mormon afin de "blanchir" avec le temps et se délivrer des péchés de leurs ancêtres. Par contre les Noirs eux, étant à jamais maudits de Dieu (via Noé), ne pouvaient pas être rachetés. Brigham Young, le successeur de Joseph Smith, édicta même une loi punissant de mort tout homme blanc ayant eu une relation sexuelle avec une Afro-américaine.

Les deux ponts de Normandie

C'est l'hiver et l'hiver c'est horrible. Le temps est gris plombé, on a l'impression que le jour se lève à peine et à peine est-il levé qu'il se couche de nouveau, à cinq heures il fait nuit. Pourtant dans un mois les jours rallongeront à nouveau, après le solstice d'hiver. Beaucoup de difficultés à me lever ce matin après avoir passé une nuit courte d'insomnie. Partir tard au travail le mercredi c'est l'assurance de rencontrer dans l'ascenseur les ménagères encombrées de leurs cabas ou de leurs enfants en poussettes, allant au marché. Ce matin l'une d'entre elle avait un panier de course ouvert dans lequel elle avait jeté au fond, et bien visible, son téléphone portable et son porte-monnaie. Je suis sans doute un peu parano, je lui ai fait remarquer que ce n'était pas bien prudent de se promener dans la rue comme ça. Elle a eu l'air embêté, comme si je l'avais prise sur le fait en train de commettre un impair.

L'autre soir, en discutant devant une bière avec AFR, j'ai cru bon de faire mon malin en décrivant ce que je pensais être la prise du Pont de Colleville en Normandie pendant la nuit du 5 au 6 juin 1944. En fait je me trompais complètement. Colleville-sur-Mer est un village de Normandie situé juste au sud de ce qui fut le 6 juin 1944 la plage d'Omaha Beach, sur le territoire de cette commune est situé le Cimetière Américain de Colleville, le plus grand cimetière de soldats américains de la région. Le pont dont je voulais parler est en fait le Pont de Bénouville sur le Canal de Caen (parallèle à L'Orne), appelé aussi de son nom de code militaire Pegasus Bridge.

Les deux ponts -- celui de Ranville sur l'Orne et celui de Bénouville situé quelques centaines de mètres plus à l'ouest, sur le Canal de Caen -- étaient considérés comme de première importance stratégique par les Alliés et par les Allemands. Situés juste à l'Est des plages où devaient débarquer les troupes Anglaises et Canadiennes (Gold, Juno et Sword), ils pouvaient servir, coté Allemand, à faire passer l'Orne et le Canal de Caen aux troupes blindées et aux renforts destinés à rejeter les Alliés à la mer. A l'inverse les Alliés devaient s'en emparer pour empêcher les Allemands d'amener des renforts et les maintenir intacts pour permettre aux Alliés de déployer leurs troupes à l'Est de l'Orne. Il fut décidé qu'un commando britannique devait s'emparer de ces ponts pendant la nuit qui précédait le Débarquement de Normandie, les déminer et les tenir jusqu'à l'arrivée des renforts débarquant le matin sur la plage de Sword. Les commandos seraient amenés en planeur sur un terrain proche des ponts, pendant la nuit, et devraient attaquer, aussitôt après leur atterrissage, les Allemands qui les défendaient.

L'opération fut menée dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 donc, par le 2nd Battalion, Oxfordshire and Buckinghamshire Light Infantry Regiment sous les ordres du Major John Howard. Les Allemands furent pris par surprise, ils ne s'attendaient pas à être attaqué cette nuit là par des commandos, bien que les ponts aient été très consciencieusement renforcés par des systèmes de bunkers, de tranchées et des nids de mitrailleuses. Un bref combat permis aux Anglais de s'emparer du pont de Bénouville d'abord et du pont de Ranville peu après. Il y eu 2 morts et 14 blessés dans les rangs des commandos Anglais. Des paras du 7ième Bataillon Parachutiste sous les ordres du Lieutenant-colonel Pine-Coffin (pareil nom ne peut s'inventer), qui avaient été largués au petit bonheur la chance un peu partout dans le bocage Normand alentours réussirent à se rassembler et prêtèrent main forte aux commandos du Major John Howard pour tenir les ponts et repousser les contre-attaques allemandes (dont une de Panzers).

À 13 heures 30 le 6 juin, paras et commandos furent relevés par la 1st Commando Brigade Écossaise, commandée par le flamboyant général Lord Lovat et dirigé au son de ses cornemuses, arrivant de la plage de Sword. Les Écossais étaient un peu en retard, 2 minutes sur l'horaire prévu et Lord Lovat présenta ses excuses au Lieutenant-colonel Pine-Coffin.

J'ai donc confondu, je ne sais pas pourquoi. J'ai visité il y a quelques années les lieux (le Pegasus Bridge et le Cimetière Américain de Colleville) le même jour, c'est peut-être à cause de ça.

'"Bilbo le Hobbit" (le film) donne le mal de mer

"The Hobbit: An Unexpected Journey" has reportedly made some moviegoers sick.
The film is shot using high-speed 3D technology, and the film's high frame rate - 48 frames per second, as opposed to the normal 24 frames per second - has caused dizziness, nausea and headaches among some fans who saw an early screening of the movie in New Zealand over the weekend.
'Hobbit' Headaches: Reports New Film Sickens Fans | ABC News - Yahoo! News

Saturn's fury

"The Saturn 5 was the largest rocket ever built by the United States. A true monster of a launch vehicle, it generated over 33 million newtons of thrust at liftoff and carried 2.5 million kilograms of fuel and oxidizer. If the Saturn 5 exploded, it could do so with the force of a small atomic bomb, the equivalent of half a kiloton, or about 1/26 the size of the bomb that destroyed Hiroshima. Naturally, this was a significant concern for Apollo program officials."
The Space Review: Saturn's fury: effects of a Saturn 5 launch pad explosion.

Heureusement aucune Saturn 5 n'a jamais explosé sur le pad de tir. J'ai vu la fusée (couchée dans un hangar) lorsque que j'ai visité le NASA Center à Houston, c'est un monstre, en effet.

Why I love Twitter and barely tolerate Facebook

Je suis du même avis que Matt Haughey :
"I like my current social circle of friends and their thoughts, jokes, and ideas they share each day on Twitter. I know I’ll be delighted with new information on Twitter, interesting articles to read, breaking news, and jokes about those. Twitter is a steady stream of mostly joy and makes my life better. Facebook is filled with people I barely know, chain-emails and disaster news about the sky falling that reminds me of my own past as well as my “friends” at every turn. The Internet is here today and all about tomorrow, and I prefer my social media to reflect that, and that’s why I love Twitter."
Why I love Twitter and barely tolerate Facebook — I.M.H.O. — Medium