Début de printemps

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Il est temps de programmer mes retraites annuelles à la campagne ! C'est ce que j'ai fait toute à l'heure. Cette année, pour cause de vacances à New York, il n'y aura pas de retraites estivales mais deux brefs séjours aux mois d'Avril et Mai et une semaine avec mes neveux américains fin juin. Et avec ça un week-end de fête au mois de mai avec mes nièces corréziennes. Je profiterai de ces séjours pour bien sûr passer un peu de temps avec mon grand frère (très grand frère puisqu'il a vingt ans de plus que moi).

Ce printemps ne se présente pas trop mal puisque je ne suis pas trop atteint par le rhume des foins, du moins un peu moins que les autres années. Juste quelques prurits aux yeux, mais qui passent très vite avec des gouttes anti-allergiques et des crises d'éternuements qui peuvent me prendre n'importe où et n'importe quand : je sens les muqueuses de mon nez et de mes sinus gonfler soudainement d'eau et je me mets à éternuer dix ou vingt fois de suite et puis ça passe comme c'est venu.

J'ai fini de lire Watergate. C'est un bon roman pour ceux qui aiment les docu-fictions politiques. Comme souvent toutefois j'avais hâte de le finir pour passer à autre chose.

J'ai regardé hier soir The Social Network. Je ne l'avais pas vu quand il est sorti. J'ai ressenti une curieuse impression en me connectant à Facebook aussitôt après. Le Zuckerberg du film, n'est pas un arriviste avec les dents qui rayent le parquet, mais un nerd égoïste qui n'est pas tant intéressé par l'argent que par la promotion de son oeuvre et qui est inepte socialement et humainement. Il arnaque les frères Winkelvoss parce qu'ils sont de riches beaux gosses sportifs qui ne cherchent qu'à faire un peu de fric avec leur idée. Il arnaque Saverin, malgré leur amitié ou plutôt malgré l'amitié que celui-ci a pour lui, sous l'influence de Sean Parker et de ses financiers. Au fond personne ne compte pour lui, ni Saverin ni Parker, il ne ressent rien pour les autres, il n'y a que lui qui compte pour lui. C'est un gamin égoïste devenu adulte, qui a gardé une mentalité de gamin mal poli, sans idéal et sans éthique personnelle, qui se retrouve seul, malgré tout son argent, en face de son écran à rafraîchir sans cesse la page de son ex-petite amie sur Facebook dans l'espoir qu'elle manifeste qu'elle l'accepte comme "ami Facebook". Il est pathétique. Il est certain toutefois qu'Aaron Sorkin a pris des libertés avec la réalité pour raconter son histoire. Ce qui fait un bon film à la morale un peu simplette.

De bonne humeur

Ma vie professionnelle connaît des hauts et des bas, jamais bien hauts, jamais bien bas, mais tout de même des vallons et des collines. Là, dernièrement j'ai cheminé péniblement dans une morne plaine mais depuis une quinzaine de jours les affaires reprennent et ça me met de bonne humeur. Il aura fallu que je me résolve à faire quelques compromis entre mes idées de grandeur, disons, et une vue plus pragmatique de ce qui pouvait m'échoir comme projets et missions. Je reste un peu vague à dessein, à seule fin de ne pas dévoiler plus que ce qu'il est acceptable en ces billets, sur mon travail rémunéré.

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Bonne humeur en effet, malgré les pénibles insomnies et les prémices d'allergies. La nuit dernière, encore peu dormi mais curieusement peu fatigué aujourd'hui. Et toujours de bonne humeur (hier soir un bref accès de ruminations moroses et misanthropes, mais vite passé).

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Je suis toujours plongé dans la lecture de Watergate, je trouve ce roman de plus en plus absorbant. De l'autre coté de l'Atlantique, mon ami R.J. Keefe nous entretien, dans son blog, de ses lectures et j'ai toujours l'envie et la velléité de lire les livres dont il parle. Mais il m'est impossible de suivre son rythme proprement sidérant de lecture, malgré le désir de le faire. Idéalement je voudrais lire tous les livres dont RJ parle plus d'autres livres que j'ai envie de lire parce que j'en ai entendu parler ailleurs ou parce qu'un certaine serendipité m'a fait tomber dessus et que le sujet m’intéresse. Il est bien entendu hors de question que j'y arrive, ne serait-ce que parce que je n'ai pas assez de temps pour lire en plus des journaux et ce qui me tombe sous les yeux sur le Web et parce que je lis lentement (au moins en Anglais).

Revenons à Watergate, ce livre est un roman politique ou un roman historique mais un roman et non pas le récit historique d'une époque ou d'un scandale politique, et ce sont les éléments romanesques qui rendent ce livre plus intéressant que ne serait un simple essai historique. Les personnages bien réels sont traités de façon romanesque. Le point de vue est celui des protagonistes de la conspiration. Les événements bien réels et parfaitement documentés sont aussi traités de façon romanesque. Et donc en plus de nous raconter l'histoire politico-policière du scandale du Watergate, le roman nous offre un regard sur les caractères, les motivations, les sentiments et les questionnements humains, la complexité des êtres, leurs hésitations, leurs regrets et leurs ambitions, leurs illusions de grandeur, leur loyauté, leur félonie et leur défiance, leur désir de pouvoir ou d'être là où se décident ou se combinent les affaires du monde. Il y a aussi un document sur l'époque et le milieu politique au début des années 70 aux États-Unis, les basses manœuvres politiciennes, la paranoïa du pouvoir. Tout ce que doit nous apporter un roman, donc, un éclairage sur le caractère et les relations complexes des Hommes.

Dans cette affaire du Watergate l'Histoire n'est pas fixée sur le fait de savoir si Nixon lui-même à commandité la pause des micros au siège du Parti Démocrate ou du moins s'il l'a approuvé. Certains des anciens protagonistes disent que oui, d'autres que non. L'intéressé lui-même a toujours dit que non, qu'il n'avait jamais autorisé personnellement l'opération.

En 1972 certains conseillers de Richard Nixon à la Maison Blanche, dont John Ehrlichman et Egil Krogh, voulurent mettre fin aux fuites de secrets divers du gouvernement en créant un groupe de barbouzes, les fameux "plombiers" (pour colmater les fuites). Très vite les plombiers devinrent des exécuteurs de basses oeuvres politiciennes. L'espionnage du président du Parti Démocrate, au siège de ce parti dans un des bâtiments du complexe du Watergate à Washington D.C., était un idée de Charles Colson (un conseiller du président Nixon, son Karl Rove de l'époque). La réalisation de la mission au siège du Parti Démocrate une décision de John Mitchell (un vieil ami de Nixon, ancien ministre de la Justice et président du Comité pour la Réelection du Président) et de quelques acolytes comme Jeb Magruder, Fred LaRue, Colson et John Dean (des conseillers de la Maison Blanche, les "hommes du président") et exécutée par des hommes de main supervisés par un ancien agent de la CIA nommé Howard Hunt et un spécialiste de coups bas politiques nommé Gordon Liddy. Au cours de cette opération les plombiers se firent prendre la main dans le sac et la conspiration fut peu à peu dévoilée, grâce en partie à deux journalistes du Washington Post, Bob Woodward et Carl Bernstein et malgré les efforts des hommes de la Maison Blanche pour étouffer l'affaire. Ce qui a été démontré et ce qui a été reproché à Nixon et à ses plus proches collaborateurs (les Haldeman, Erhlichman, etc.) c'est d'avoir à peu près tout fait pour étouffer l'affaire et entraver le cours de la justice. Et c'est ce qui a causé finalement leur perte.

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Pour finir, une jolie estampe de Koson :

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Estampes de Koson

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Koson - "A scops owl flying past a flowering cherry tree; the full moon behind" ca.1910

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Koson - "Crow on a Snowy Branch" ca.1910

Pourquoi ? Parce que j'adore ces estampes, tout simplement.

Normal pour un lundi

Nuit de dimanche à lundi très courte pour cause d'insomnie. Levé à huit heures tout de même, pas vraiment fringuant mais pas épuisé. L'insomnie heureusement ne m'empêche pas de fonctionner, à condition qu'elle ne dure pas plusieurs nuits de suite. Et puis les nuits du dimanche au lundi je suis presque habitué à ne pas dormir ou presque pas, même en vacances. Le temps est toujours aussi beau et doux.

Je suis allé à l'Annexe, où j'avais un rendez-vous, à pieds par la rue Stephenson et j'en suis reparti en suivant le Boulevard de La Chapelle jusqu'à la station de métro Barbès. Grande misère louche du quartier Barbès malgré les tentatives de rénovations de la Mairie de Paris. En face de la station Barbès, sur le trottoir, au vu et au su de tout le monde, les revendeurs à la sauvette de cigarettes de contrebande font leurs affaires sans être inquiétés. Le métro aérien passe au milieu du Boulevard de la Chapelle sur le coté nord duquel s'alignent les hôtels louches et les meublés sordides, les boutiques de téléphonie mobile, les boucheries halal, les boutiques de tissus africains, les immeubles plus ou moins en ruines aux fenêtres des premiers et second étages murés de parpaings, un guichet de transfert d'argent Western Union, un bistro-restaurant marocain, un bazar-épicerie étalant sa camelote sur le trottoir, un bâtiment flambant neuf tout revêtu de noir complètement incongru (salle de concerts et maison de quartier), des magasins de robes de mariage pas chères, des boutiques de vêtements orientaux. Les trottoirs sont sales avec des chiures de pigeons partout sous la ligne de métro aérien au milieu du boulevard et même les marchandises dans les vitrines semblent poussiéreuses. Tout sent la pauvreté, la camelote, la débine, la mouscaille, le délaissement, l'abandon, la solitude, le déracinement malheureux, la mélancolie et la décomposition.

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Une constante chez les gens sourds ou durs d'oreille, ça les rend paranos. Ils interprètent ce qu'ils entendent mal comme des moqueries à leur égard ou comme de la médisance. Quand, en plus, ces gens sont portés à vous faire des procès d'intention à chaque fois que vous ouvrez la bouche, ils deviennent très pénibles.

Certaines personnes critiquent et débinent constamment ceux qui ont l'infortune de ne pas leur plaire ou qu'elles craignent ou encore qui menacent le statu quo. Je trouve ce comportement stérile et difficile à supporter, surtout quand on l'entend, malgré soi, à longueur de journées. Les gens comme ça sont à fuir, quand on peut, mais souvent on ne peut pas, hélas.

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AFR (sur Facebook) dit que Mélenchon pique des voix au FN (du moins si l'on en croit certains sondages qui le placent devant Marine Le Pen). Je ne vois pas bien des extrémistes de droite allant directement vers les extrémistes de gauche, surtout après ce que Mélenchon a déversé comme tombereaux d'insultes sur le FN, ses dirigeants et ses électeurs (insultes réciproques d'ailleurs). Même si cette idée que des antilibéraux de droite deviennent des antilibéraux de gauche est amusante et me plaît assez, elle ne repose sur rien. C'est bizarre comme raisonnement. Par contre quand il dit que Mélenchon rallie les indécis et les abstentionnistes il est possible qu'il ait raison (encore qu'il ne donne pas de preuves de ce raisonnement, mais passons).

Je regarde les courbes et en particulier les excellents calculs fait par mon collègue blogueur Ceteris Paribus, et elles confirment que Sarkozy remonte lorsque Marine Le Pen descend et que Mélenchon monte quand Hollande descend (plus quelques abstentionnistes et indécis). Bayrou reste à peu près constant. Les autres candidats sont au fond du trou. Est-ce que l'affaire Merah va profiter à Sarkozy ou à Marine Le Pen ? Je pense, mais ce n'est que mon opinion, que ça va plus profiter à Sarkozy qu'à Marine Le Pen, car c'est Sarkozy qui était à la barre et qui a pris toutes les décisions. Je pense aussi que la vraie place de Mélenchon est aux alentours de 15% (plutôt en dessous) et c'est ce vers quoi il tend. Avec sa campagne à droite toute, Sarkozy a bien repoussé Marine Le Pen sur sa propre droite, la forçant à la surenchère sur l'immigration et l'islam, je ne la vois pas faire plus que son père en 2007.

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Passé chez le coiffeur pour mettre mes cheveux à un centimètre de long. Je commençais à ne plus pouvoir endurer ma tignasse et un peu d'allergie commençait à me gratter le crâne. Il faut toujours que je dise à la coiffeuse de couper, couper encore plus court. Cette fois-ci j'ai dû lui dire deux fois que ce n'était pas encore assez court et quasiment lui signer une décharge lui promettant que je n'irai pas lui faire un procès si par malheur elle me coupait les cheveux trop courts. Début d'allergie : yeux et peaux du visage qui grattent, quelques éternuements, muqueuses nasales un peu prises. J'ai retrouvé ma tête de bonze.


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Soir : la fatigue se fait sentir, surtout me rend misanthrope encore plus que d'habitude. Baisse de moral. Normal pour un lundi.

Personnages

La lune ce soir est magnifique : un fin croissant rougeâtre, ouverture tournée vers le haut et vers la gauche et au-dessus, très loin, une étoile très brillante, peut-être Vénus. Les trois jours qui viennent de passer ont été particulièrement doux, 20°C. la plupart du jour. Soleil sans nuages. Avec ça nous avons changé d'heure cette nuit, nous sommes passés avec toute l'Europe à l'heure d'été.

Je n'ai jamais été "du matin " mais depuis quelques temps ma tendance à traîner au lit le matin s'aggrave. J'ai décidé d'y mettre un terme : désormais l'heure du lever sera huit heures jour de semaine comme weekend, j'adapterai l'heure du coucher en fonction de la fatigue et de l'envie de dormir ressentie. Je ne crois pas que j'ai besoin de beaucoup d'heures de sommeil. Le problème le plus ennuyeux est que j'ai beaucoup de mal à m'endormir, après ça je dors plutôt bien. Je crois bien que j'ai un problème avec le changement d'état : quand je suis couché je n'arrive pas à me lever, quand je suis debout je n'arrive pas à me coucher, etc.

J'avais un ami (je ne l'ai plus, nous nous sommes brouillé en 1993 pour une raison qui me semble stupide avec le recul et nous ne nous sommes plus revu depuis), j'avais un ami qui souffrait de cette maladie de la résistance au changement d'état mais plus gravement que moi. Son comportement était assez étrange. Il partait au travail le matin vers 10 heures et ne rentrait le soir que vers huit ou neuf heures, parfois plus tard. Quand il rentrait chez lui il ôtait son pantalon (!) et, en slip, assis à son bureau, il faisait ses comptes pendant au moins une heure avant de dîner. Il avait élaboré un tableau extrêmement compliqué pour tenir ses comptes à jour (il était très radin, à sa décharge il faut bien dire qu'il n'avait pas un gros salaire). La gestion au jour le jour de son argent était l'une de ses nombreuses obsessions. Il avait des occupations compulsives difficile à arrêter une fois qu'il était parti dedans. Quand il se mettait à nettoyer sa cuisine, par exemple, après un repas, on savait quand il commençait mais jamais quand il finirait, il en profitait pour nettoyer la cuisine à fond, puis la salle de bain, puis la pièce principale, puis sa chambre, quelque soit l'heure à laquelle il commençait, et ça pouvait durer deux heures. Je me souviens qu'il faisait ça d'une manière quasiment machinale, vaguement robotisée et qu'il semblait ne plus pouvoir s'arrêter une fois qu'il avait commencé. Il mangeait dans sa cuisine, assis sur une chaise devant son frigo ouvert dont il scrutait l'intérieur tout en mangeant, en écoutant les informations à la radio, et parfois les informations le mettaient dans des états de rage intérieure bouillonnante, si quelqu'un était là dans son appartement à ce moment là il n'était pas rare que n'importe quel prétexte soit bon pour déclencher une volumineuse engueulade. Malgré tout il prêtait volontiers son appartement et comme il habitait à Paris nous nous y retrouvions souvent, et même souvent nombreux. Il aimait bien avoir de la compagnie, ne serait-ce que pour passer ses nerfs ou pour qu'il puisse témoigner de ses malheurs et de sa douleur de vivre et nous trouvions pratique d'avoir un pied à terre dans la capitale.

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Comme d'habitude je n'ai pas fait grand chose ce weekend, ça aussi il faut que ça change. J'ai surtout lu Watergate un roman historique de Thomas Mallon. Roman qui raconte l'affaire du Watergate, bien réelle, et qui mélange les événements qui sont arrivés avec ceux qui auraient pu arriver, offrant ainsi des réponses plausibles aux abondants mystères qui perdurent dans cette affaire d'état. C'est une docu-fiction très bien faite raconté du point de vue d'une abondance de personnages réels qu'on connaît souvent de nom ou dont le nom nous évoque quelque chose (pour ceux qui ont connus, comme moi, l'époque du scandale du Watergate, ou qui s'y sont intéressé à un moment ou à un autre). D'où ce matin une longue session de Wikipédia dans laquelle j'ai revisité tous les personnages, les Howard Hunt, Gordon Liddy, Jeb Magruder, Fred LaRue, Pat Nixon, le président lui-même, John Mitchell et sa femme Martha, John Dean, Charles Colson, Rose Mary Woods la secrétaire du président, ainsi que certains personnages de la haute société de Washington comme Alice Longworth (ce qui m'a amené à m'intéresser à cette femme justement, Alice Longworth, fille ainée de Theodore Roosevelt, qui eut une longue vie sortant de l'ordinaire). Je me disais qu'une telle galerie de personnages serait bien difficile à inventer, tous de médiocres intrigants, des fomentateurs de coup fourrés, des escrocs aux petits pieds ou des aigrefins de haut vol, des barbouzes en mal d'action, des paranoïaques politiques, des personnages de fiction qui ont bien existé.

Halifax

Halifax

Après avoir regardé pour la nième fois "Le Crabe tambour" de Pierre Schoendoerffer sur Arte, mon vague à l'âme du dimanche soir, que le film n'a évidemment pas arrangé, m'a amené à faire une balade dans les rue d'Halifax en Nouvelle Écosse au Canada. Gloire à Google StreetView.

Élections : mes deux centimes

Je ne crois pas que Nicolas Sarkozy puisse gagner les élections présidentielles. Les raisons sur lesquelles je me fonde sont les suivantes :

- bien que légèrement devancé dans les sondages au premier tour par Nicolas Sarkozy, Hollande reste largement en tête dans ces mêmes sondages aux second tour.
- la baisse des intentions de vote au premier tour du candidat du Parti Socialiste est pour la plus grande part due à la montée du candidat d'extrême gauche Jean-Luc Mélenchon, et il est peu probable que les électeurs de Mélenchon votent en masse pour Sarkozy au deuxième tour, certains s'abstiendront certes mais pas assez pour faire pencher la balance vers la droite.
- probablement dû à la campagne résolument à droite de Sarkozy, Marine Le Pen est en baisse alors que le Président monte.
- l'indice de popularité du Président est toujours aussi bas, il serait étonnant qu'un président aussi impopulaire soit tout de même réélu.
- la mauvaise situation économique du pays ne bénéficie jamais au sortant, même si celui-ci n'y est pour rien.
- Bayrou remonte aussi dans les sondages, cependant on peut, je crois, penser qu'il prend des électeurs à chacun des deux candidats principaux.

Maintenant, il faut prendre ces modestes réflexions pour ce qu'elles sont : un petit jeu, je ne suis pas politologue. On verra bien !

Paris au printemps

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Le printemps revient. Je ressens un soupçon d'allergie au pollen des arbres, les platanes surtout, mais rien de bien grave. La lumière, les jours de beau temps, devient dorée le soir et c'est beau. Paris va bientôt entrer dans la saison où elle est la plus belle, la saison que je préfère et où je suis invariablement heureux d'habiter dans cette ville, nonobstant la perpétuelle négligence de ses habitants et leur incivilité et le mauvais goût de ses boutiquiers, qui, hélas, ne cessent. La saison où Paris est la plus vivable est le mois de septembre pendant lequel il me semble, mais alors pendant une très courte fenêtre, que les parisiens sont un peu moins incivils et malgracieux que le reste de l'année, parce qu'ils reviennent de vacances et qu'ils sont un peu mieux disposés qu'à l'habitude pendant une semaine ou deux. Mais les mois d'avril, mai et juin sont les mois où le climat est le meilleur et où la lumière est la plus belle, où les soirées sont les plus agréables.

Déconstruction

The Image, Deconstructed (TID) is a weekly blog that examines an image or a theme, and attempts to deconstruct the mental approach behind it. TID is non-profit and volunteer-based. Its primary goal is to provide a collective insight to the psychology of photojournalism and serves as a resource for a purposeful approach to photography.

(via)

Plus c'est gros plus ça a des chances de passer

"Je connais très bien le président, depuis 2002 jusqu'il y a un an, j'ai travaillé avec lui jour et nuit. Je sais que c'est quelqu'un qui ne s'autorise comme loisirs qu'un peu de lecture, qu'un film de temps en temps, qui a une vie d'une austérité extrême", a affirmé l'ex-secrétaire général de l'Elysée, en ajoutant qu'il était "rarissime même qu'il ait des amis à dîner".

Dans le même registre, l'épouse du président de la République a tenté de jouer la carte de la proximité, mardi, en marge de l'émission à laquelle participait son mari. "Nous sommes des gens modestes", a-t-elle dit à haute voix, dans la loge où elle regardait la prestation télévisée de M. Sarkozy.

Sarkozy a une "vie d'une austérité extrême", assure Guéant - LeMonde.fr

Les cendres

Je lis régulièrement le blogue d'Antonio Muñoz Molina (c'est en Espagnol bien sûr mais je sais assez de Castillan pour le lire et en plus je peux me faire aider par les traducteurs Google ou Reverso), (j'aime beaucoup les romans d'Antonio Muñoz Molina, j'aime son style, ses phrases et j'apprécie beaucoup le fait qu'il vive une grande partie de l'année à New York City et qu'il ait abondament écrit sur cette ville -- il lui a même consacré un livre Ventanas de Manhattan (traduit en Français sous le titre Fenêtres de Manhattan) qui est magnifique et que j'ai lu au moins trois fois, en fait à chaque fois que je retourne à New York). L'autre jour il racontait qu'il avait été surpris de rencontrer à Manhattan dans la rue et dans le métro des gens pourtant une croix tracée à la cendre sur le front. C'était le Mercredi des Cendres, une tradition catholique qui ne se pratique plus guère, du moins en public, en Europe et de nos jours. Dans mon enfance on le célebrait encore, quoique de façon moins ostensible qu'en Amérique. Le Mercredi des Cendres, le lendemain du Mardi Gras, marque le début du Carême (qui dure quarante jours, jusqu'à Pâques), c'est un jour de pénitence où l'on jeune et au matin duquel le prêtre, avec la cendre qui reste des rameaux d'olivier bénis de l'an passé, trace une croix sur le front que les fidèles n'effacent pas de la journée. C'est en effet étonant de voir que des traditions religieuses qui ne se pratiquent plus guère en vieille Europe sont encore bien vivaces dans ce pays jeune et moderne qu'est l'Amérique. J'ai pu souvent constater cet affichage de la religion à New York ou ailleurs aux Etats-Unis. L'adhésion à une religion n'est pas, comme elle est devenue chez nous, une affaire privée. Bien peu de gens ont de réserves à prier ostensiblement en public par exemple ou à porter de façon bien apparente les signes de leur appartenance religieuse. La première fois que j'ai vu dans un restaurant les convives d'une table se tenir les mains et réciter une prière avant d'entamer leur déjeuner, j'ai été surpris et géné, embarrassé, n'ayant  jamais été habitué, dans mon pays, à ce qu'il me semblait être des effusions religieuses en public.

Rêves

Mes rêves sont d'un réalisme et d'une imagination qui me sidèrent, moi qui à l'état éveillé manque d'imagination. Ce qui leur manque c'est une continuité logique, sinon ils feraient des histoires fantastiques parfaites. J'y trouve parfois des détails étonnamment bien documentés, comme si mon cerveau avait décidé tout seul pendant mon sommeil de donner un sens aux milliers de bribes d'informations que j'absorbe chaque jour à l'état éveillé. Les thèmes sont remarquablement constants bien qu'habillés d'oripeaux différents à chaque rêve : je dois faire quelque chose et j'en suis incapable et c'est l'échec assuré ou bien je fais quelque chose sans en envisager les conséquences et celles-ci sont terribles. Il y a aussi un thème qui revient assez fréquemment c'est celui de l'engueulade avec quelqu'un que je côtoie tous les jours dans la vie réelle et qu'en général j'aime plutôt bien (en rêve je ne m'accroche jamais avec les gens pour lesquels j'ai une animosité dans la vie éveillée, ceux-là se transforment généralement en tueurs fous). Quand je vous dis que mon cerveau essaie de me tuer !

Pâles imitations

Je me suis un peu amusé avec Lightroom et j'aime bien le résultat: les images développées sont meilleures, nettement, que l'original. J'ai eu envie d'imiter les photos prises avec un objectif Leica Sumilux et de la pellicule Fuji Neopan 1600. Les images prises avec ce matériel ont une patine particulière qui me plaît beaucoup. Le Fuji Neopan 1600 est une pellicule noir et blanc extrêmement sensible, avec peu de contraste et peu de grain pour une telle sensibilité. Le développement semble lui donner un virage légèrement jaune. Au départ j'avais des photos numériques prises avec un tout petit compact Panasonic (avec un objectif Leica quand même) et un compact Samsung. Je ne crois pas que ça soit bien imité, mais j'aime le résultat.

Yves

Monsieur Le Neveu, pris à Londres, à Camden Market, un dimanche de début janvier. Il descendait de l'avion de Houston, Texas et moi de l'Eurostar.

Beheaded

Toujours à Londres,Camden Market.

Texting

Des gens dans le métro, vendredi dernier.

Liens du 3 mars 2012

– Censorship is inseparable from surveillance | Technology | guardian.co.uk: (Cory Doctorow / vie privée / surveillance)

– Scott Adams Blog: Privacy versus Efficiency 02/27/2012: (voyage dans un avenir efficient et électronique)

– Walking solo : Matteo Musci Photography: (ambiance années 50 et faux vintage)

Quelques images pour un samedi

Paris, le 1er mars 2012

En sortant du travail, une petite ballade sur le boulevard Raspail. La Maison des Sciences de l'Homme est vide, les sciences de l'homme ont déménagées, par contre l'hôtel Lutetia est toujours là.

Grey Lady

La nuit tombe plus tard, mais les jours sont encore bien gris. En face de l'hôtel Lutetia, les magasins du Bon Marché.

Paris, le 1er mars 2012

Boulevard Raspail, il y a du brillant dans les vitrines.

Paris, le 1er mars 2012

Je ne sais toujours pas ce que c'est que les Churros, mais on en vend maintenant autant que les crêpes ou les marrons.

Colors

Marchands de tissus, boulevard du Montparnasse.

Windows

Fin d'hiver aux Jardins Atlantiques, au-dessus de la Gare Montparnasse et tout près de mon bureau.

Looking down

J'adore les aiguilles de pins, de sapins, c'est sûrement un truc d'enfance. Aux Jardins Atlantiques.

Churros

Churros

Perspective de lumière et de sucrerie.

Est-ce que la vie en ville vous rend dingue ?

Une étude publiée en 2011 dans le journal Nature montre que l’anxiété et les troubles de l’humeur ont une plus forte prévalence chez les habitants de villes et que l’incidence de la schizophrénie était fortement augmentée chez les gens nés et vivant en ville.
Étant donné que chez moi la campagne en hiver aurait une forte tendance à me déprimer j’aurais pensé le contraire. Toutefois il est exact que beaucoup de personnes, en ville, ont un comportement étrange qui les aurait menés tout droit à l’asile en d’autres temps, comme le fait d’utiliser un petit micro mains-libres pour parler dans leur téléphone dans la rue, par exemple.