Comment truquer une élection

"Plusieurs d'entre nous avaient demandé à Jean-François Copé de se mettre en retrait du secrétariat général le temps de la campagne pour éviter toute suspicion. Il l'a refusé." 
"Son équipe de collaborateurs salariés de l'UMP, largement rémunérée, pas moins d'une dizaine de cadres autour de Jérôme Lavrilleux, n'a cessé, sans le moindre scrupule, de jouer un rôle très actif et ostensible pendant les trois mois de la campagne : représentant par exemple, tout à fait officiellement, Jean-François Copé à la Cocoe, dans un mélange des genres effarant, participant à l'antenne à des débats radiodiffusés, mentionné comme référent de Jean-François [Copé] sur des documents officiels de campagne... On peut évaluer à plus de 200 000 euros l'avantage représenté sur quatre mois, par la prise en charge de cette équipe salariée par le mouvement." 
"Le siège social de la rue de Vaugirard lui-même a été utilisé sans discontinuer comme siège de campagne et jusqu'au soir de l'élection devant les caméras de France et de Navarre ! (300 000 euros sur 4 mois ?)." 
"Les moyens de communication du parti ont été mobilisés au seul profit de Jean-François Copé. Le site Internet a compté en moyenne quatre photos de lui en une chaque jour depuis le mois de juillet." 
"La redoutable machine à SMS et mails a marché à plein régime auprès de milliers de militants : j'ai moi-même reçu un SMS pour mon anniversaire le 1er septembre... tellement peu personnalisé que Jean-François [Copé] m'y vouvoyait..."
La violente charge de l'ex-trésorier filloniste de l'UMP contre Copé (Le Monde)

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