samedi 3 novembre 2012

À trois jours du scrutin : probabilités

→ Nov. 2: For Romney to Win, State Polls Must Be Statistically Biased


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There were 22 polls of swing states published on Friday. President Obama led in 19 of them, two showed a tie and just one, a Mason-Dixon poll of Florida, showed Mitt Romney ahead.



Dit Nate Silver, à qui j'emprunte le graphique ci-dessus. Bon je crois qu'Obama va gagner son deuxième mandat mardi prochain. 


Je reste surpris par sa chute dans les sondages après le premier débat, manifestement raté de sa part, preuve que les débats peuvent changer quelque chose dans l'opinion des gens ou simplement décider les indécis. Rappelons que Romney s'était montré particulièrement modéré dans ce débat, ce qui a pu rassurer quelques électeurs.


On voit bien sur ces graphiques la différence entre le vote populaire, la somme des voix destinées aux deux candidats et la désignation des grands électeurs. On peut, aux Etats-Unis, être élu président avec moins de voix que son adversaire, c'est ce qu'à fait G. W. Bush en 2000 contre Al Gore. Je rappelle la règle du jeu : le scrutin est indirect et s'effectue Etat par Etat, quand un candidat obtiens la majorité simple dans un Etat il remporte TOUS les Grands Électeurs de cet Etat. Et le nombre de Grands Électeurs est proportionnel à la population de l'Etat. Il y a des Etats qui sont acquis d'ors et déjà à chaque candidat par l'avance qu'ils ont dans tous les sondages, par exemple l'Etat de New York est acquis à Obama alors que le Texas est acquis à Romney. Et il y a les "Etats en balance" — en Anglais : les swing states — qui penchent d'un coté ou de l'autre avec peu de différences (dans les sondages) entre les deux candidats.


Ces graphiques ne donnent que des probabilités. Nate Silver, en agrégeant les sondages et en utilisant une formule mathématique (secrète, mais qui a été particulièrement juste en 2008) arrive à la conclusion qu'Obama a 83,7% de chances de gagner mardi avec 305,3 Grands Électeurs. Mais Romney garde 16,3% de chances de gagner, ce qui est peu mais qui ne le met pas hors course pour autant.


Quoiqu'il en soit, j'ai pris mercredi en congés pour suivre les élections toute la nuit de mardi à mercredi, avec liveblogging ici-même, comme en 2008.

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