Guépards rapides au ralenti


Cheetahs on the Edge--Director's Cut from Gregory Wilson on Vimeo.

Fantastique vidéo de guépards en pleine course. À noter que le guépard ne pose pas ses deux pattes arrières ou avant au sol simultanément mais qu'il donne deux impulsions successives.
Dixit Wikipedia :
Le guépard parcourt quelques sept ou huit mètres en une seule foulée et accomplit quatre foulées à la seconde. Cela en fait un des mammifères quadrupède les plus rapides. Un sprint l'amène à 70 km/h en deux secondes puis 90 km/h une seconde plus tard ; par ailleurs, un guépard en captivité a atteint la vitesse record de 112 km/h. On estime cependant qu'il ne peut maintenir sa vitesse que sur 300 à 400 mètres. Sur une distance plus longue, il serait largement dépassé par une antilope. En 2009, un guépard femelle du zoo de Cincinnati a parcouru le 100 mètres en six secondes et 13 centièmes, soit une vitesse moyenne d'environ 70 km/h. Le 20 juin 2012, Sarah, du Zoo de Cincinnati, a battu son propre record du monde du 100 mètres, en 5,95 seconds10, terminant à plus de 98 km/h.

Zones inondables

Pour les passionnés de cartographie (dont je suis puisque c'est mon métier) une très belle carte interactive des inondations provoquées par l'ouragan Sandy, avec, superposable, les zones prévues d'inondations en cas de marées de tempête.

Je suis toujours fasciné par les belles réalisations cartographiques interactives et zoomables comme ça.

Un dur métier

Ce n'est pas si facile d'être pilote de drone. On a beau être tranquillement installé dans une base au Nevada ou au Nouveau Mexique et faire la guerre loin du champ de bataille, tirer sur des gens c'est stressant:
"17 percent of active duty drone pilots surveyed are thought to be "clinically distressed." The Air Force says this means the pilots' stress level has crossed a threshold where it's now affecting the pilots' work and family. "

The particular nature of drone warfare is also a contributor to the higher stress levels. While the number is very small, officials who conducted the study said they did encounter a handful of pilots who suffered symptoms of PTSD — post-traumatic stress disorder — directly linked to their experience running combat operations. Unlike traditional pilots flying manned aircraft in a war zone, the pilots operating remote drones often stare at the same piece of ground in Afghanistan or Iraq for days, sometimes months. They watch someone's pattern of life, see people with their families, and then they can be ordered to shoot.

Col. Kent McDonald, who co-authored the report, says the Air Force tries to recruit people who are emotionally well-adjusted, "family people" with "good values."

"When they have to kill someone," he says, "or where they are involved in missions and then they either kill them or watch them killed, it does cause them to rethink aspects of their life."
Report: High Levels Of 'Burnout' In U.S. Drone Pilots (NPR)

Comment truquer une élection

"Plusieurs d'entre nous avaient demandé à Jean-François Copé de se mettre en retrait du secrétariat général le temps de la campagne pour éviter toute suspicion. Il l'a refusé." 
"Son équipe de collaborateurs salariés de l'UMP, largement rémunérée, pas moins d'une dizaine de cadres autour de Jérôme Lavrilleux, n'a cessé, sans le moindre scrupule, de jouer un rôle très actif et ostensible pendant les trois mois de la campagne : représentant par exemple, tout à fait officiellement, Jean-François Copé à la Cocoe, dans un mélange des genres effarant, participant à l'antenne à des débats radiodiffusés, mentionné comme référent de Jean-François [Copé] sur des documents officiels de campagne... On peut évaluer à plus de 200 000 euros l'avantage représenté sur quatre mois, par la prise en charge de cette équipe salariée par le mouvement." 
"Le siège social de la rue de Vaugirard lui-même a été utilisé sans discontinuer comme siège de campagne et jusqu'au soir de l'élection devant les caméras de France et de Navarre ! (300 000 euros sur 4 mois ?)." 
"Les moyens de communication du parti ont été mobilisés au seul profit de Jean-François Copé. Le site Internet a compté en moyenne quatre photos de lui en une chaque jour depuis le mois de juillet." 
"La redoutable machine à SMS et mails a marché à plein régime auprès de milliers de militants : j'ai moi-même reçu un SMS pour mon anniversaire le 1er septembre... tellement peu personnalisé que Jean-François [Copé] m'y vouvoyait..."
La violente charge de l'ex-trésorier filloniste de l'UMP contre Copé (Le Monde)

La ruée vers l'ouest

Dans l'autre sens en milieu de journée à l'heure GMT c'est la ruée vers l'ouest.


Capture d'écran Flightradar24.com

Je ne veux voir qu'une seule tête

Tout le monde s'aligne pour traverser l'Atlantique (24 novembre, 00:46Z) :


Capture d'écran Flightradar24.

De quelques conseils aux blogueurs novices

Lorsque j'écris un billet de blog — un post — je n'utilise jamais de traitement de texte (comme Word) mais un éditeur de texte (en l'occurence avec Windows : Markdown Pad ou OPML et avec Mac OS : BBEdit ou Markdown Pro). La raison pour laquelle j'utilise un éditeur en Markdown c'est que ça me produit un texte parfaitement balisé en HTML que je n'ai plus qu'à coller dans l'éditeur de Blogger (en mode HTML, bien sûr). Mais pour faire comme moi il faut connaître un peu Markdown qui est un langage extrêmement simple de balisage HTML, l'éditeur se contentant de transformer votre texte en HTML. Comment faire si on ne veut pas écrire en Markdown ?

HTML est un langage informatique de balisage : en gros, il indique au navigateur client qui l'interprète  comment disposer le texte (paragraphes, italiques, gras, etc.)

Je déconseille fortement aux novices de copier-coller un texte écrit dans un traitement de texte dans l'éditeur de Blogger, c'est la catastrophe assurée. Dans l'éditeur de Blogger (ou de n'importe quel autre fournisseur de blogs) devrait ne rentrer soit que du texte brut sans formatage (en mode "Rédiger" ou en mode HTML) soit du texte proprement balisé en HTML (en mode HTML). En effet un traitement de texte va ajouter à votre texte son propre balisage, qui n'est pas du HTML et quand vous copiez-collez vous transférez ce balisage dans l'éditeur de blog. Ce balisage est invisible pour vous mais l'éditeur de blog va s'efforcer de le transformer en un HTML approximatif qui respectera le plus possible la mise en forme d'origine. Et sur le blog vous aurez une présentation au mieux bancale au pire complêtement foireuse, qui ne correspondra pas à ce que vous aviez soigneusement formaté sous Word.

Donc pour écrire un post et le publier en toute sérenité il vaut mieux :
  • l'écrire directement dans l'éditeur en ligne de votre fournisseur de blog, 
  • ou utiliser un "desktop blog editor" comme ScribeFire ou Windows Live Writer, 
  • ou écrire votre texte dans un éditeur de textes comme Notepad ou TextEdit et copier-coller dans l'éditeur de blog en ligne, 
  • ou copier-coller votre texte écrit sous Word dans un éditeur de textes (qui va le transformer en texte brut et donc vous perdrez votre formatage), 
  • ou encore (ça marche pour Blogger mais je ne sais pas si ça fonctionne chez les autres) copier-coller votre texte Word dans l'éditeur de blog en ligne en mode HTML (vous perdrez votre formatage bien sûr).

Du "mariage pour tous"

  • Dans le mariage gay c'est le mot mariage qui fait problème :
    • Mariage est religieusement connoté, avant d'être un acte d'état civil c'était un acte religieux.
    • Il faut donc déconnecter le mariage civil du mariage religieux, en appelant "union civile" le mariage civil.
    • Dès lors on pourra décider que l'union civile peut être entre deux personnes du même sexe comme entre deux personnes de sexes différents.
    • De même cette union civile pourra être ouverte à l'adoption sans diffcultés.
  • Au sujet du discours de François Hollande aux maires, leur disant que le cas échéant ils pourraient déléguer les mariages qui leur poseraient un cas de conscience :
    • Ce n'est pas comme j'ai pu l'entendre un reniement de la loi avant qu'elle soit votée mais une tactique simple pour la faire glisser plus fluidement, cette loi. Je dirai même que c'est une tactique très Mitterandienne.
    • N'importe quel officer d'état civil pourrait être agréé à enregistrer le mariage, comme ça se fait aux Etats-Unis. Si c'est la célébration qui pose problème il n'y a qu'à la rendre facultative, de toute façon cette célebration par le maire ou ses adjoints est, à mon avis, complêtement inutile et surperfétatoire. Aux Etats-Unis quasiment n'importe qui peut célebrer un mariage...
    • Que pourrai, de toute manière, faire l'état contre les maires qui refuseraient de célébrer un mariage gay ? Les mettre en prison ? Leur imposer des amendes ? Les fusiller ? Et relancer toute la polémique clivante ? Non, il n'y a qu'à laisser tomber et leur dire qu'en cas de problème de conscience ils pourront déleguer à leurs adjoints, voire, comme je le propose, rendre la cérémonie de célebration facultative.
  • Les fanatiques gays pour le mariage commencent à m'agacer avec leur intégrisme, et pourtant je suis favorable au "mariage pour tous". Il faudrait que non seulement toute la société soit enthousiaste à propos du mariage gay, que les opposants la ferme complêtement et chantent les louanges des gays. D'emblée ils assimilent les anti-mariages (et même ceux qui sont tièdes sur cette question) à des racistes ou à des antisémites et les agonisent d'insultes (d'accord, certains le méritent, comme les cinglés de Civitas). Et maintenant ils fustigent toute intention d'apaisement ou de concession faites aux anti-mariages. Vous ne pensez-pas qu'il faudrait essayer d'être un petit peu conciliant, de laisser dire et de se satisfaire du fait qu'une loi sur le "mariage pour tous" soit votée, et que les gays puissent se marier comme tout le monde?

Le retour

Bon eh bien je suis revenu chez Blogger. J'ai fait des infidélités à ce compte pour aller essayer WordPress pendant quelques mois, mais je me suis vite rendu compte qu'en fait WordPress était bien moins pratique que Blogger, au moins pour ce que j'aime faire avec mon blog. Alors, quitte à ce que les quelques lecteurs qui suivent ce blog me prennent pour un dingue, je suis revenu chez Blogger.

Contrairement à certains membres de ma famille qui bloguent, je ne suis pas parti chez Wordpress parce que je trouvais l'interface de Blogger déficiente, mais parce que j'avais envie de voir si WordPress me laissait plus de liberté et plus de choix dans la présentation du blog. Et en fait non. Blogger est mieux, c'est après avoir passé du temps avec l'interface de WordPress que je peux vous le dire avec certitude.

Le déclencheur a été mon frère, qui possède un blog depuis 2001, à 76 ans, et qui ne s'y retrouvait plus avec la nouvelle interface de Blogger. Je lui ai proposé de migrer sur WordPress, comme moi et de m'occuper de tout. La migration a complètement foiré. Alors j'ai bien regardé ses posts sur son ancien blog et je me suis rendu compte que ce n'était pas Blogger le coupable des problèmes de présentation qu'il rencontrait mais lui-même qui n'utilisait pas l'interface comme il fallait. En enquêtant encore plus avant j'ai pu me rendre compte que Blogger était en fait bien plus pratique que Wordpress. Et j'ai pris la décision de revenir sur Blogger et de rapatrier tous les posts que j'avais rédigé avec Wordpress depuis cinq mois, ce qui s'est déroulé sans problème.

Et me voilà donc revenu et prêt à bloguer pour dix ans, au moins !

Killing Time

Découverte émerveillée du poète, romancier et essayiste britannique Simon Armitage :
A man strolls past the town hall
      wearing a sandwich-board for a coat,
and it ain't for the next closing-down sale,
      or the time of the next coach,
and it ain't for the price of a fake tan
      or bringing the government down,
or happy hour, or two-for-one,
      or the circus coming to town,
or a secret truth that God knows,
      or the end of the world being nigh,
it says NO NEWS IS GOOD NEWS
      but it don't say why.

Mise au point

J'en ai eu marre, je suis allé voir mon chef et je lui ai demandé dans quelle mesure je pouvais parler publiquement de mon travail. Il en retourne que, contrairement à ce que je pensais, je n'ai d'autres obligations que de taire toute information chiffrée ou circonstancielle, sur les projets ou les opérations en cours ce qui est bien normal et que je n'avais d'ailleurs pas l'intention de dévoiler. Sur le reste, la méthode, les outils que j'utilise, il n'y a aucune restriction. J'avais raison de m'inquiéter quand même parce que je travaille dans un service qui s'occupe de sûreté et de sécurité publique (dans un cadre limité mais ça ne change rien au fond) et ces sujets sont toujours assez sensibles.

Sombre

Hier soir comme je tentais d'installer la dernière version d'iOS sur mon iPad (opération qui normalement ne devrait pas poser de problèmes), l'iPad a planté, grave. Impossible de l'arrêter et de le redémarrer de façon classique, obligé d'appuyer à la fois que le bouton "home" et sur le bouton "marche-arrêt" pour l'arrêter.
Evidemment quand je l'ai rallumé l'iPad avait besoin d'être restauré entièrement à partir de la copie de sauvegarde. Celle-ci datait du 14 avril.
Pas moyen de faire autrement cependant, donc allons-y.
Bilan : obligé de re-télécharger tous les bouquins achetés sur Kindle et tous les numéros du New Yorker pas encore lu, par exemple. Et les numéros du New Yorker se chargent très lentement, très.

Je n'ai maintenant plus qu'une queue de rhume, mais une "long tail". Le matin je passe au moins cinq minutes à me racler les voies respiratoires pour en éliminer les glaires de la nuit et ce n'est pas beau à voir. J'espère que deux nuits de dix heures auront mis fin à ma fatigue générale.

Un sombre dimanche, pas trop le moral là. Aimerais bien être ailleurs, être un autre, être mieux.

Sur l'affaire Petraeus

Le New York Times a ce soir de nouvelles informations à propos de la démission du Général Petraeus :
When F.B.I. agents following up on the complaint began to examine Ms. Broadwell’s e-mails, they discovered exchanges between her and Mr. Petraeus that revealed that they were having an affair, said the official, who spoke of the investigation on the condition of anonymity.

The person who complained about harassing messages from Ms. Broadwell, according to the official, was not a family member or a government official. One Congressional official who was briefed on the matter on Friday said senior intelligence officials had explained that the F.B.I. investigation “started with two women.”

“It didn’t start with Petraeus, but in the course of the investigation they stumbled across him,” said the Congressional official, who said the intelligence officials had provided no other information about the two women or the focus of the inquiry. “We were stunned.”

Donc si le FBI n'avait rien découvert le général Petraeus n'aurait pas réalisé que sa relation était un "extremely poor judgment" nécessitant sa démission ! Pas vu pas pris c'est toujours la règle dans les scandales sexuels impliquants des politiques.

On peut se poser la question de savoir si le général devait démissionner d'ailleurs. Clinton n'a pas démissionné après l'affaire Lewinski, il s'est même accroché à son siège autant qu'il a pu, alors le patron de la CIA ? À cause du danger de voir des secrets révélés ou à cause des possibilités de chantage ? Peut-être mais ça me semble un peu faible, d'autant qu'à part le FBI personne n'était au courant.

M'est avis que les complotistes vont avoir quelques bonnes journées devant eux. Petraeus devait témoigner devant une commission d'enquête du congrès sur l'affaire de Benghazi dans les prochains jours.

Une délicate

Toujours aussi délicat le New York Post (le journal qui avait titré "Le Perv" le lendemain de l'affaire DSK) :

Miscellanées

1. Sur le front du rhume : ça va mieux mais c'est pas encore ça, je suis crevé, les yeux qui brûlent le soir, la toux surtout la nuit qui me réveille et je dors donc mal. Ce rhume dure depuis maintenant plus d'une semaine et même s'il va un peu mieux il n'a pas l'air de vouloir céder.

2. ll y a une nouvelle chaine sur mon bouquet télé Canal Satellite, elle s'appelle Djazz TV. Et la programmation, du jazz que du jazz, est assez intéressante. J'ai ainsi découvert ce soir le chanteur Terry Callier. Son nom me disait quelque chose, il m'a aussitôt semblé en avoir entendu parler il n'y a pas longtemps. Et pour cause : j'ai appris qu'il était mort à 67 ans le 28 octobre dernier.

3. Petraeus, le directeur de la CIA démissionne, il avoue avoir eu une liaison adultère. C'est vrai que ça la fout mal mais surtout que c'est prêter le flanc à un chantage éventuel contre le chef des services secrets du pays. Il paraît que sa maîtresse est la journaliste qui a écrit sa biographie. Le FBI enquête sur elle et essaye de savoir si elle aurait eu accès à des secrets. Hum ! Ces gens vont au devant de graves ennuis pour une partie de jambe en l'air. Humains, trop humains.

David Simon on the reelection of Barack Obama

David Simon | Barack Obama And The Death Of Normal
Hard times are still to come for all of us. Rear guard actions will be fought at every political crossroad. But make no mistake: Change is a motherfucker when you run from it. And right now, the conservative movement in America is fleeing from dramatic change that is certain and immutable. A man of color is president for the second time, and this happened despite a struggling economic climate and a national spirit of general discontent. He has been returned to office over the specific objections of the mass of white men. He has instead been re-elected by women, by people of color, by homosexuals, by people of varying religions or no religion whatsoever. Behold the New Jerusalem. Not that there’s anything wrong with being a white man, of course. There’s nothing wrong with being anything. That’s the point.

Aaron Sorkin aime recycler

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=S78RzZr3IwI]

Des bribes de dialogues recyclées par Aaron Sorkin entre ses différents films et séries. Fascinant !

Soulagement

Okay, je suis bien soulagé par la victoire de Barack Obama cette nuit aux Etats-Unis. Quatre ans de plus ! La Chambre des Représentants reste sous contrôle Républicain et le Sénat sous contrôle Démocrate, ce qui n'est pas une situation idéale mais avec un président Démocrate c'est mieux que rien. Obama a remporté aussi le vote populaire (il est majoritaire en nombre de voix sur l'ensemble du pays).


J'ai rapidement arrêté le liveblogging cette nuit, c'était un exercice en vanité absolu et j'ai continué à suivre la soirée électorale en envoyant quelques tweets, mais c'est tout. Je me suis couché après le discours d'Obama, c'est à dire vers 8 heures et demie du matin. je me suis relevé vers 15 heures 30 et suis allé faire un tour en marchant dans Paris pour m'aérer un peu la tête.


J'ai un rhume carabiné, je tousse, je mouche et d'une manière générale je suis patraque. Toutefois ça va mieux qu'hier (hier a été la pire journée), je crois. Je n'ai plus de voix, j'ai les sinus douloureux et je ronronne des bronches. Bon, c'est rien qu'un rhume et je n'ai jamais eu de fièvre, mais un sacré rhume quand même.

Elections live-blogging

Le liveblogging est sur Twitter, finalement.

J-1 derniers pronostics

512 Paths to the White House - Interactive Feature - NYTimes.com


Selon le New York Times Obama a 431 scénarios de victoire alors que Romney n'en a que 76.


Voyons en quelques uns, parmi les plus probables :


Si Obama gagne la Floride c'est réglé comme du papier à musique : il suffira qu'il gagne un autre Etat comme l'Ohio ou, dans le cas d'une victoire de Romney en Ohio, la Caroline du Nord, ou si Romney gagne l'Ohio et la Caroline du Nord, la Virginie, ou encore si Romney gagne l'Ohio, la Caroline du Nord et la Virginie, il suffira qu'Obama gagne Le Wisconsin ou le Colorado ou encore l'Iowa pour être élu. Remporter la Floride est donc la voie royale pour la réélection du président ! Cependant comme je l'ai écris hier je ne pense pas qu'Obama gagne la Floride. Cette voie vers la victoire me semble donc extrêmement souhaitable et bonne pour ma tension mais improbable.


Si Romney gagne la Floride, ça va donc être un peu plus dur pour Obama, un peu seulement. Il faudra qu'il gagne l'Ohio et un autre Etat-balance (comme la Caroline du Nord, ou le Wisconsin etc. pour gagner), c'est le scénario à mes yeux le plus plausible en l'état des sondages de ces derniers jours. Mais je ne pense pas qu'Obama soit en mesure de gagner la Caroline du Nord. Dès lors le scénario que je pronostique c'est : la Floride à Romney, la Caroline du Nord à Romney, l'Ohio, la Virginie et le Wisconsin à Obama (ou le Wisconsin et l'Iowa, ou le Wisconsin et le Colorado, ou le Wisconsin et le Nevada). 


Pour que Romney gagne il faut absolument qu'il gagne la Floride, l'Ohio et au moins trois Etats-balances (par exemple la Caroline du Nord, le Wisconsin et la Virginie) et s'il gagne la Floride mais qu'il perd en Ohio il faudra qu'il gagne en plus quatre Etats-balances.


Tout s'articule donc autour de deux Etats : la Floride et l'Ohio. Les bureaux de vote ferment à 20 heures dans ces Etats (2 heures du matin en France, mercredi). 


Nate Silver donne aujourd'hui 86,3% de chance de gagner à Obama avec 307,2 Grands Electeurs (et 13,7% à Romney).


La moyenne des sondages donne une légère avance à Romney (+0,3) en Floride et une plus confortable en Caroline du Nord (+2,0), une grosse avance (+3,2) à Obama en Ohio, une légère avance à Obama en Virginie (+1,5) et une avance confortable au Wisconsin (+4,9).


Okay, pour moi ça va être : Floride > Romney, Ohio > Obama, Caroline du Nord > Romney, Virginie > Obama, là on se ronge les ongles en attendant le Midwest, et Wisconsin > Obama et là on souffle parce qu'Obama aura gagné !

Mes pronostics

Voici mon pronostic pour l'élection présidentielle de mardi (Obama en bleu, Romney en rouge) :


Presmap


 


Je donne Obama gagnant avec 303 Grands Électeurs (il en faut 270 pour gagner). En 2008 il en avait ramassé 359, je compte qu'il perde cette fois-ci deux Etats par rapport à 2008, la Caroline du Nord et la Floride. Tous mes pronostics se basent sur les sondages et sur les agrégats de sondages qui sont parus ces derniers jours.


Quelques explications :


Je laisse la Floride (29 votes) à Romney, les sondages sont trop serrés dans cet Etat pour que l'on puisse avoir confiance sur la victoire de l'un ou de l'autre, autant la donner à Romney.


Je mets l'Ohio (18 votes) dans l'escarcelle d'Obama, c'est un peu du wishful thinking, certes mais je pense, à l'étude des sondages, que cet Etat reviendra à Obama. 


Le New Hampshire (4 votes) j'ai beaucoup hésité à le mettre pour Obama, mais une tendance vers le président semble se dessiner. J'hésite encore, mais bon…


Le Colorado (9 votes) pareil, une tendance vers Obama se dessine ces derniers jours avec assez de différence entre les deux candidats pour qu'on puisse avoir confiance.


En Iowa (6 votes) les sondages sont très clairs : Obama.


La Caroline du Nord (15 votes), bien que les deux candidats soient au coude à coude, je lui réserve le sort de la Floride, chez Romney, donc. On notera que je n'ai aucune confiance dans les Etats au sud de la ligne Mason-Dixon, en gros les anciens Etats Confédérés ! Oui Obama avait gagné la Caroline du Nord en 2008 mais cette année j'en doute. 


La Virginie (13 votes) : Obama peut s'en passer s'il remporte les Etats que je viens de citer et les positions y sont très serrées, toutefois après le passage de l'ouragan Sandy je la vois bien tomber pour le président, tout de même.


Le Nevada (6 votes) : là aussi les derniers sondages sont favorables au président.


Enfin le Wisconsin (10 votes) : malgré la présence de Paul Ryan sur le ticket Républicain les sondages récents montrent qu'Obama a une avance plutôt solide.


Voilà pour les swing states. Il n'y a aucune incertitude pour les autres Etats.


Si vous voulez vous amuser à faire votre propre carte vous pouvez faire comme moi et utiliser le site de CNN.

Virus

Un des problèmes de travailler dans un open space, un bureau paysager, avec une dizaine d'autres collègues ce sont les microbes et autres virus. Toute la semaine dernière j'ai eu deux collègues avec la crève à coté de moi. Enfin pas toute la semaine, juste trois jours, mais ça a suffit. J'ai pris des précautions, je me suis lavé les mains fréquemment et même désinfecté les mains de nombreuses fois par jour. Les collègues ont été sympas aussi, ils ont évité de tousser et d'éternuer n'importe où et n'importe comment. Malgré ces précautions j'ai chopé le virus du rhume. Il y a des centaines de virus du rhume différents. Celui que j'ai chopé, et que mes collègues avaient la semaine dernière, se manifeste par la gorge et la trachée irritées et encombrées, les sinus enflammés et la tête lourde, sans fièvre mais fatigué. Le mot juste est patraque, ce qui, je pense, correspond à l'Anglais colloquial under the weather. Evidemment ce n'est pas le virus lui-même qui fait ça mais bien plus les réactions de mon corps et de mon système immunitaire à la présence du virus. Rien de grave mais c'est inconfortable et ça atteint mon moral, comme toujours dès que j'ai un pet de travers.


Ajoutez à cela que nous sommes en novembre, le mois le plus triste de l'année. Que nous sommes dimanche, un jour que je n'ai jamais aimé.


Heureusement que je suis content de retourner au travail demain. Depuis le mois de septembre mes conditions de travail se sont nettement améliorées et je me suis pris à me passionner de nouveau pour mon job. Les derniers douze mois avaient été très pénibles de ce point de vue mais un changement de service et une réorientation de mes fonctions ont revigoré ce que je fais et mon job a trouvé une nouvelle raison d'être, une utilité qu'il avait perdu.

Pourquoi j'évite les sujets de société français

Si j'écris peu sur la politique intérieure française ou sur les sujets de société français c'est pour plusieurs raisons :



  • Je me sens trop proche de ces sujets, dans le sens où ils me touchent, que je le veuille on non. Et souvent non seulement ils me touchent mais ils me griffent ou m'écorchent, bref, je n'arrive pas à avoir la bonne distance ou une distance suffisante.

  • À l'opposé j'ai la bonne distance, enfin il me semble, avec la politique américaine, du fait de l'éloignement de nos deux pays et du fait que je ne suis pas citoyen américain (à mon grand regret, mais c'est un autre sujet).

  • Par expérience parler des sujets de sociétés franco-français m'attire des trolls, des gens plus ou moins bien intentionnés qui tombent sur mon blog et qui ventilent leur énervement dans mes commentaires. Vous pourriez me dire que je n'ai qu'à fermer les commentaires mais en fait j'aime bien avoir des commentaires gentils, alors…

  • Bien souvent les débats franco-français me font honte ou me déçoivent, en tant que citoyen de ce pays. Je les trouve provinciaux et dérisoires, je n'ai pas envie d'en parler, pas envie de m'en mêler. J'aime mon pays, ne vous y trompez pas, mais il ne fait rien qu'à me rendre triste ou à me décevoir.

  • J'aime les États-Unis et la société américaine sous tous ses aspects, vraiment tous, me passionne et m'enthousiasme (oui, même !). Je les aime probablement plus que de raison et ce depuis des temps quasiment immémoriaux, c'est même une des passions qui ne m'a jamais lâchée. J'aime donc écrire sur les États-Unis et je ne m'en prive pas, c'est mon blog.

  • Ecrire sur les États-Unis m'attire aussi des trolls mais beaucoup moins et rarement, sauf du temps de Brigitte mais on ne se parle plus.

Le vrai Mitt Romney

Running the Data on a Romney Presidency - Bloomberg



What Romney values most is something most of us don’t think much about: management. A lifetime of data has proven to him that he’s extraordinarily, even uniquely, good at managing and leading organizations, projects and people. It’s those skills, rather than specific policy ideas, that he sees as his unique contribution. That has been the case everywhere else he has worked, and he assumes it will be the case in the White House, too. When we look at Romney’s career and see a coreless opportunist, we’re just looking at the wrong data.



Dit Ezra Klein dans son article hebdomadaire pour Business Week (une revue que je découvre et que je trouve fort intéressante). Romney, dit Ezra Klein, est un entrepreneur, un businessman, un manager, un organisateur hors pairs qui a réussit jusqu'à maintenant tout ce qu'il a entrepris, que ça soit au sein de l'Eglise Mormone ou chez Bain Capital, comme dirigeant des Jeux Olympiques de Salt Lake City ou comme Gouverneur du Massachusetts. Il n'en a rien à faire des idéologies, celles-ci sont en gros considérées comme des produits qu'il convient de vendre au plus grand nombre de clients, du marketing. D'où sa propension à changer d'idées comme de chemises, à mettre en place un système d'assurance sociale dans le Massachusets et à se dire farouchement opposé à l'Obamacare pourtant copié sur ce même système, ou se déclarer un jour partisan du droit pour les femmes de choisir d'avoir un enfant ou non et, le lendemain à dire qu'il est résolument contre l'avortement. Romney est persuadé que le pays peut se diriger comme une entreprise, les idéologies de droite ou de gauche ne sont là que pour s'attirer les voix qui permettront à faire de lui le PDG des États-Unis. Pour se faire élire aux primaires (il a eu du mal) il a été obligé de flatter l'extrême droite du Parti Républicain, puisqu'aujourd'hui ce parti est complètement dominé par cette idéologie. Il a pris Paul Ryan comme colistier en gage de pureté idéologique d'extrême droite. 


Mais le pouvoir d'un président a ses limites, et celles-ci sont en partie fixées par l'orientation politique du Congrès. Si le Congrès a une majorité Républicaine aussi bien à la Chambre qu'au Sénat, Romney fera la politique de droite que le Congrès demandera, sans arrières pensées, si la majorité Démocrate reste au Sénat et la majorité Républicaine reste à la Chambre il essaiera d'obtenir des compromis pour faire au mieux, si le Congrès passe entièrement aux main des Démocrates il fera une politique centriste. 


Le plus grand danger, à mon sens, viendrait de son colistier, Paul Ryan, un idéologue dur de dur. Si Paul Ryan joue le même rôle qu'a tenu Dick Cheney pendant la présidence Bush, il y aura des pleurs et des grincements de dents.

À trois jours du scrutin : probabilités

→ Nov. 2: For Romney to Win, State Polls Must Be Statistically Biased


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There were 22 polls of swing states published on Friday. President Obama led in 19 of them, two showed a tie and just one, a Mason-Dixon poll of Florida, showed Mitt Romney ahead.



Dit Nate Silver, à qui j'emprunte le graphique ci-dessus. Bon je crois qu'Obama va gagner son deuxième mandat mardi prochain. 


Je reste surpris par sa chute dans les sondages après le premier débat, manifestement raté de sa part, preuve que les débats peuvent changer quelque chose dans l'opinion des gens ou simplement décider les indécis. Rappelons que Romney s'était montré particulièrement modéré dans ce débat, ce qui a pu rassurer quelques électeurs.


On voit bien sur ces graphiques la différence entre le vote populaire, la somme des voix destinées aux deux candidats et la désignation des grands électeurs. On peut, aux Etats-Unis, être élu président avec moins de voix que son adversaire, c'est ce qu'à fait G. W. Bush en 2000 contre Al Gore. Je rappelle la règle du jeu : le scrutin est indirect et s'effectue Etat par Etat, quand un candidat obtiens la majorité simple dans un Etat il remporte TOUS les Grands Électeurs de cet Etat. Et le nombre de Grands Électeurs est proportionnel à la population de l'Etat. Il y a des Etats qui sont acquis d'ors et déjà à chaque candidat par l'avance qu'ils ont dans tous les sondages, par exemple l'Etat de New York est acquis à Obama alors que le Texas est acquis à Romney. Et il y a les "Etats en balance" — en Anglais : les swing states — qui penchent d'un coté ou de l'autre avec peu de différences (dans les sondages) entre les deux candidats.


Ces graphiques ne donnent que des probabilités. Nate Silver, en agrégeant les sondages et en utilisant une formule mathématique (secrète, mais qui a été particulièrement juste en 2008) arrive à la conclusion qu'Obama a 83,7% de chances de gagner mardi avec 305,3 Grands Électeurs. Mais Romney garde 16,3% de chances de gagner, ce qui est peu mais qui ne le met pas hors course pour autant.


Quoiqu'il en soit, j'ai pris mercredi en congés pour suivre les élections toute la nuit de mardi à mercredi, avec liveblogging ici-même, comme en 2008.

Weather on steroids

It’s Global Warming, Stupid (Bloomberg Business Week)
An unscientific survey of the social networking literature on Sandy reveals an illuminating tweet (you read that correctly) from Jonathan Foley, director of the Institute on the Environment at the University of Minnesota. On Oct. 29, Foley thumbed thusly: “Would this kind of storm happen without climate change? Yes. Fueled by many factors. Is storm stronger because of climate change? Yes.” Eric Pooley, senior vice president of the Environmental Defense Fund (and former deputy editor of Bloomberg Businessweek), offers a baseball analogy: “We can’t say that steroids caused any one home run by Barry Bonds, but steroids sure helped him hit more and hit them farther. Now we have weather on steroids".