Un orage sur JFK

Hier soir j'écoutais les contrôleurs aériens de la tour de l'aéroport John Fitzgerald Kennedy (JFK) à New York, comme je le fais souvent. Un gros orage était dans les parages car la plupart des vols attendaient sur les taxiways ou sur les aprons ou à leurs portes une amélioration pour décoller et il y avait très peu d'atterrissages. De temps à autres un heavy jet demandait à atterrir quand même : un Aeromexico, un British Airways, en une demie-heure c'est presque tout. La tour leur donnait des instructions assez inquiétantes (pour un béotien comme moi) et après leur atterrissage leur demandait comment ça s'était passé, est-ce qu'ils avaient eu des cisaillements de vent, des choses comme ça. Personne ne se risquait à décoller. Les avions qui attendaient sur les taxiways près des pistes demandaient à la tour s'ils pouvaient arrêter un moteur ou deux pour économiser du jetfuel. Et puis le temps a dû s'améliorer parce que la tour s'est mise à demander à tous les avions en attente de décollage s'ils étaient prêt à décoller, ce qui a mis quelque peu la panique parce qu'évidemment personne n'était vraiment prêt à repartir, des choses à vérifier, des check-lists à faire, des moteurs à redémarrer. Le contrôleur en charge était calme et efficace mais un peu agacé par ceux (des étrangers) qui mettaient du temps à se décider. Des phrases comme "are you ready to take off, yes or no ?" dites sur un ton autoritaire en articulant comme s'il parlait pour le fond de la classe, traduisaient son agacement. Et puis quelques avions ont demandé à passer devant les autres parce qu'eux étaient prêt à décoller et la tour les a autorisé. Il y avait par exemple un British Airways (dont le nom de code radio est Speedbird) qui s'est déclaré "ready to go" et qui a été autorisé à s'aligner avant tout le monde. Du coup tous les autres se sont réveillés et le grand cirque est reparti. Les atterrissages ont redémarré aussi.

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