vendredi 13 juillet 2012

Feriae

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J'ai écourté la journée pour prendre le train un peu plus tôt que d'habitude. J'ai encore cédé a ce déplorable défaut de procrastination en ne prenant mon billet de train qu'au tout dernier moment ce qui fait que je n'avais pas de place dans le train de 17h13 mais seulement dans celui de 16h36. Mais c'était aussi bien parce que c'est un train qui va directement à Tours sans obliger de changer à Saint Pierre des Corps et à prendre les horribles navettes toujours stationnées le plus loin possible du train dont on descend (ils ont un sens bien particulier du service client à St Pierre des Corps, mais c'est vrai que leur gare est bien trop petite pour le nombre de trains qu'ils reçoivent et mal fichue en plus). J'avais du coup trois quarts d'heure d'attente à Tours. J'ai été m'acheter une brioche fourrée au chocolat à la boutique où ils ne vendent que des brioches (mais quelles brioches !), devant la gare de Tours et j'ai pris un chocolat chaud au buffet de la gare. Un chocolat chaud au mois de juillet, c'est assez peu courant mais vu le temps qu'il fait, ça se justifie assez bien. Puis train pour Chinon, magnifique et confortable TER, descente en pleine campagne à Rivarennes où mon frère m'attendait pour m'emmener à L'Essart. 


Je suis arrivé donc à la campagne et au moment où j'écris je peux vous dire que le calme est réconfortant. La nuit est tombée, j'ai renfermé la basse-cour, nourri le chat, me suis nourri moi-même (gaspacho, salade, maïs, fromage de chèvre, brugnon, rien que du bon pour la santé et pour ma ligne).


Tous les étés quand je prends quelques jours de vacances ici j'ai envie de prendre ma retraite à la campagne, mais dès que l'automne arrive j'oublie tout pour ne plus penser qu'à m'installer en ville. La campagne me séduit en été, mais en été seulement. J'ai la faiblesse de penser que, finalement, je m'habituerai à l'automne et à l'hiver, au mauvais temps et aux arbres sans feuille mais c'est une illusion, le fait est que la campagne me déprime quand il n'y a plus de feuilles aux arbres et quand la lumière ne l'éclaire plus que quelques heures par jour, quand les champs sont labourés et marrons, quand il y a de l'eau et de la boue partout. Je me souviens d'avoir lu Edward Abbey qui racontait qu'il passait six mois d'hiver à New York et les autres six mois dans sa cabane de rangers dans les parcs du Sud-Ouest américain (en particulier le Parc National des Arches en Utah) et que ce mode de vie lui convenait parfaitement. Voilà ce qu'il faut que je fasse.

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