Cohn-Bendit sur Mélenchon

Daniel Cohn-Bendit pointe avec raison un certain nombre de choses que je déteste chez Mélenchon, son anti-américanisme et sa fascination pour la Chine et les dictateurs de gauche sud-américains, et cette antilibéralisme qui exige un état fort, centralisé et autoritaire.

Il nous raconte une histoire, celle de la gauche républicano-socialiste, avec ses grandes références républicaines, Jaurès, la Révolution, et il développe la pierre angulaire de sa pensée, qui est la place centrale qui doit être accordée à l'Etat.

C'est d'ailleurs au nom de cette place centrale accordée à l'Etat qu'il prône dans ses écrits une relation privilégiée avec la Chine. Il y a chez Jean-Luc Mélenchon une haine à peine voilée de l'Amérique, avec une fascination pour Fidel Castro et Hugo Chavez.

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Quand vous entendez Jean-Luc Mélenchon fustiger l'impérialisme américain, n'entendez-vous pas en creux les discours du PC contre l'OTAN dans les années 1950 ? Non seulement il nous ressuscite une rhétorique très "guerre froide", mais il escamote dans son discours tout ce qui le gêne. Il est contre la décentralisation, contre les langues régionales, et il ne cesse de citer Jaurès, sans jamais dire qu'il commençait ses discours en occitan ! Il parle de la Révolution, sans jamais en montrer les aspects dérangeants…

Moi aussi, je veux bien refaire l'histoire à ma sauce, ça n'est pas bien compliqué, mais c'est tellement simplificateur. La vie, ce n'est pas aussi simple qu'un discours de Jean-Luc Mélenchon. L'émergence de cette gauche, jacobine, centralisatrice et caricaturale est pain bénit pour Nicolas Sarkozy.

M. Cohn-Bendit: "La vie, ce n'est pas aussi simple qu'un discours de Mélenchon"

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