Début de printemps

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Il est temps de programmer mes retraites annuelles à la campagne ! C'est ce que j'ai fait toute à l'heure. Cette année, pour cause de vacances à New York, il n'y aura pas de retraites estivales mais deux brefs séjours aux mois d'Avril et Mai et une semaine avec mes neveux américains fin juin. Et avec ça un week-end de fête au mois de mai avec mes nièces corréziennes. Je profiterai de ces séjours pour bien sûr passer un peu de temps avec mon grand frère (très grand frère puisqu'il a vingt ans de plus que moi).

Ce printemps ne se présente pas trop mal puisque je ne suis pas trop atteint par le rhume des foins, du moins un peu moins que les autres années. Juste quelques prurits aux yeux, mais qui passent très vite avec des gouttes anti-allergiques et des crises d'éternuements qui peuvent me prendre n'importe où et n'importe quand : je sens les muqueuses de mon nez et de mes sinus gonfler soudainement d'eau et je me mets à éternuer dix ou vingt fois de suite et puis ça passe comme c'est venu.

J'ai fini de lire Watergate. C'est un bon roman pour ceux qui aiment les docu-fictions politiques. Comme souvent toutefois j'avais hâte de le finir pour passer à autre chose.

J'ai regardé hier soir The Social Network. Je ne l'avais pas vu quand il est sorti. J'ai ressenti une curieuse impression en me connectant à Facebook aussitôt après. Le Zuckerberg du film, n'est pas un arriviste avec les dents qui rayent le parquet, mais un nerd égoïste qui n'est pas tant intéressé par l'argent que par la promotion de son oeuvre et qui est inepte socialement et humainement. Il arnaque les frères Winkelvoss parce qu'ils sont de riches beaux gosses sportifs qui ne cherchent qu'à faire un peu de fric avec leur idée. Il arnaque Saverin, malgré leur amitié ou plutôt malgré l'amitié que celui-ci a pour lui, sous l'influence de Sean Parker et de ses financiers. Au fond personne ne compte pour lui, ni Saverin ni Parker, il ne ressent rien pour les autres, il n'y a que lui qui compte pour lui. C'est un gamin égoïste devenu adulte, qui a gardé une mentalité de gamin mal poli, sans idéal et sans éthique personnelle, qui se retrouve seul, malgré tout son argent, en face de son écran à rafraîchir sans cesse la page de son ex-petite amie sur Facebook dans l'espoir qu'elle manifeste qu'elle l'accepte comme "ami Facebook". Il est pathétique. Il est certain toutefois qu'Aaron Sorkin a pris des libertés avec la réalité pour raconter son histoire. Ce qui fait un bon film à la morale un peu simplette.

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