samedi 8 janvier 2011

Scène de boutique

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Ces jours-ci j'ai vraiment envie de recommencer à faire de la photo de rue, chiper des scènes amusantes, voir les gens avec un oeil bienveillant et faire des clichés qui illuminent le quotidien grisâtre. J'aime bien aussi la démarche, marcher dans la rue l'appareil photo à la main, tout observer, être prêt à faire feu dès qu'on voit une scène ou quelqu'un d'intéressant mais aussi être sur ses gardes, à l'écoute de son instinct pour ne pas faire d'impairs, ne pas photographier quand on a le sentiment qu'on ne photographie pas par bienveillance mais pour se moquer ou bien que le sujet photographié va probablement ne pas apprécier ou se sentir agressé. Et puis passer inaperçu tout en ne se cachant pas. Composer toujours, même si on a très peu de temps pour ça et puis parfois demander, ne pas mépriser, comme ça se fait dans certains milieux de la street photo, le fait de faire une photo posée et non par surprise. Accepter aussi que sur 30 photos on en ait que deux ou trois pas trop faiblardes — c'est plus facile maintenant qu'on photographie en numérique.

2 commentaires :

Daylon a dit…

Très acrobatique, la photo de rue... J'ai beaucoup de mal à me remotiver. Cela demande du temps et beaucoup d'attention.

Arriver à trouver, aussi, les sujets qui correspondent à ce que peut retranscrire notre matériel (ce n'est pas si anodin).

Sistereden a dit…

C'est très bien dit. C'est une pratique difficile et passionnante, la photo de rue. C'est elle qui me fait me lever de bon matin en terre étrangère, qui aiguise mon regard mais je dirais avec humanité, même si j'ai tendance à céder parfois à un "sensationnel, très relatif. La nécessité de témoigner peut aussi se faire sentir, sur la condition humaine, sur ces petits moments qui ne sont pas toujours de grâce mais qui expriment nos vies minuscules.