Emmy Awards

Kyra Sedgwick (The Closer), Edie Falco (Nurse Jackie), Claire Danes (Temple Grandin, un téléfilm), John Stewart (The Daily Show), The Pacific et Mad Men ont chacun décroché un Emmy hier soir. Pour ne parler que de ceux que je connais. Sans oublier Al Pacino qui a décroché un Emmy pour son rôle dans la peau docteur euthanasique Kevorkian! Pour le reste je constate que je suis complètement largué question séries télé américaines alors que j'étais au courant de tout il y a quelques années.

Ubi sunt

J’en ai vu depuis neuf ans des gens qui apparaissaient sur mon blog, commentaient à tout va, m’envoyaient même des e-mails, et puis disparaissaient de la circulation aussi vite qu’ils étaient apparus. Ceux qui m’intriguent le plus sont ceux qui commentaient beaucoup, qui avaient pour certains un blog, qui semblaient bien apprécier ce que je racontais et mes photos et qui du jour au lendemain ont cessé leurs commentaires, voire leurs visites et ont arrêté leurs blogs sans prévenir, comme si d’un seul coup leur activité sur Internet s’était éteinte, comme si on avait appuyé sur un interrupteur. Je ne pense pas qu’ils soient morts, mais je n’en ai pas la certitude, en tout cas s’ils étaient morts ça aurait été pareil. Je ne les connaissais en général que par leur pseudo ou à la rigueur par leur prénom, jamais rencontrés, sauf une fois, dans la «vraie vie». Leur existence était pour moi entièrement virtuelle et je n’avais, dans la plupart des cas, même pas une image d’eux qui puisse me les faire reconnaître dans d’autres circonstances. Il m’arrive de me demander ce qu’ils sont devenus ou même s’ils ont vraiment existé.

Nouveaux dollars

Dowling | Duncan – Dowling Duncan redesign the US bank notes:

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C'est le genre de truc qui me plaît beaucoup en matière de design. Voici une idée pour de nouveaux billets en dollars.

Why a vertical format? When we researched how notes are used we realized people tend to handle and deal with money vertically rather than horizontally. You tend to hold a wallet or purse vertically when searching for notes. The majority of people hand over notes vertically when making purchases. All machines accept notes vertically. Therefore a vertical note makes more sense.

Trou de panique

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Aux mois de juin et juillet j'ai passé une semaine, à chaque fois, à la campagne, en tout deux semaines très agréables. Tant et si bien que j'ai depuis, tout le temps, envie d'aller me réfugier là-bas comme dans un trou de panique. Il va falloir trouver un moyen d'y aller plus souvent, pour le moment je ne sais pas comment (car ce n'est pas si facile... je me comprends!).

Prêter attention

Prêter plus d'attention. Regarder, vraiment regarder les petites choses du quotidien. Apprendre à faire attention, apprendre à utiliser ses yeux avec plus de patience et d'attention pour les détails. Prendre le temps d'observer les choses les plus communes jusqu'à ce que les détails apparaissent et se mettent à signifier quelque chose. Essayer de comprendre la structure des choses. Observer les craquelures de la peinture, les traces sur le sol, les empreintes, les lettres écrites en petit caractère, la façon dont la lumière fait changer les couleurs d'un instant à l'autre, la forme des nuages, le spectacle du ciel, la forme et la couleur de l'herbe, les formes des fleurs, des feuilles, les visages et les vêtement, essayer de comprendre ce que les détails révèlent. Tenter de voir ce que bien peu de personnes voient parce que trop pressé, trop préoccupé par la forêt pour voir les arbres.

C'est une sorte de programme, une intention, assez ferme et pressante.

Ciel!

Paris, samedi 28 août. Ciel vers 5 heures du soir.

Le ciel de Paris vers 17 heures le 28 août 2010.

Comme d'habitude j'ai plusieurs choses à faire mais je ne les fais pas, je "procrastine".

J'ai reçu les épreuves finales du Nestor Burma de Jacques Baudou, aux Moutons Électriques Éditeurs, dans lequel il y a pas mal de photos que j'ai fait. J'espère que cette fois-ci l'imprimeur se débrouillera mieux que pour le Nero Wolfe où les clichés étaient rendus trop gris à mon goût. Mine de rien, et grâce à AFR, mes images ont été publiées dans une dizaine de livres (tous aux Moutons, hé!).

La vidéo d'aviation de la semaine

Parce que je suis un nerd d'aviation et que le B777 est le plus bel avion du monde!

Gens du voyage

On dit beaucoup de bêtises en ce moment, sur les "gens du voyage", essayons de préciser ce qu'on entend par cette appellation. Gens du Voyage, c'est ainsi que les institutions désignent les peuples tsiganes qui vivent en France. Ils sont "du voyage" même si la majorité des tsiganes qui vivent en France sont sédentaires. La plupart sont Français depuis plusieurs générations, une minorité de tsiganes sont des étrangers venus d'Europe Centrale, de l'ancienne Yougoslavie, de Bulgarie et de Roumanie, depuis la chute du rideau de fer. On trouve trois peuples tsiganes en France: les Gitans, surtout dans le sud de la France, qui ont souvent pour origine l'Espagne et le Portugal mais qui sont établis, nomades ou non, depuis plusieurs siècles en France; les Manouches ou Sintes, dans le nord et l'ouest, qui sont en France depuis le XVème siècle au moins; et enfin les Roms qui ont été augmentés d'une forte immigration en provenance d'Europe Centrale ces dernières années et qui subissent une grande visibilité médiatique ces derniers temps. Ce sont les Roms que l'on voit s'entasser dans des bidonvilles d'une scandaleuse misère aux confins des grandes cités et ce sont eux aussi que l'on voit mendier dans les villes, parfois avec les enfants — ce qui choque énormément les non-tsiganes et même les autres peuples tsiganes. Il ne faut pas oublier de mentionner un dernier peuple, peu nombreux en France, qui pratique aussi le nomadisme et qu'on range aussi dans la catégorie "gens du voyage" : les Yéniches, dont l'origine est obscure et la culture et les traditions différentes des tsiganes. On voit donc que l'appellation "gens du voyage" recouvre plusieurs peuples différents mais qui ont en commun des traditions et une culture et une certaine manière de se distinguer des Autres, les non-tsiganes. Les Gitans, Manouches et Roms sont des peuples tsiganes qui se sont éparpillés au cours des siècles dans le monde entier, volontairement ou involontairement  — et dans ce dernier cas par déportation de la part des peuples occidentaux qui ne les toléraient pas en leur sein — et qui auraient pour origine l'Inde du nord-ouest.

Ces peuples nomades traînent une mauvaise réputation depuis la nuit des temps dans la culture occidentale. La survenue des Roms d'Europe Centrale en France, leurs difficultés d'assimilation et leur pauvreté, leur recours à la mendicité et à la petite délinquance (dont l'importance est accentuée du fait qu'ils sont plus visibles que les autres délinquants ou mendiants qui passent plus inaperçus) et leur exposition médiatique a ranimé dans l'esprit du public les vieilles représentations du Tsigane, tant positives (le gitan poétique, musicien et nomade, donc libre et non apprivoisable dans sa roulotte) que négatives (le romanichel voleur de poule et vivant de rapines), mais toute aussi fausse l'une que l'autre.

Whiskey

Paris, façade d'un pub irlandais

Pub Irlandais, Paris.

Maison Nérée Boubée

Je me souviens de Nérée Boubée. Vers l'âge de onze ou douze ans j'ai été un grand amateur d'insectes. J'ai fait une collection de papillons et de coléoptères. Je capturais ces pauvres bêtes et je les estourbissais dans un bocal garni d'un coton imbibé d'éther ou bien, plus perfectionné, d'un mélange compact de plâtre et de cyanure. Puis je leur plantais une épingle en inox à travers le rostre et j'étalais les ailes des papillons sur une planchette prévue à cet effet qui s'appelait un étaloir. C'était assez cruel mais les insectes ne souffraient pas, du moins le pensions-nous, et de toute façon ils ne devaient pas survivre bien longtemps dans la nature. Après qu'ils aient séché les insectes ainsi préparés, identifiés et étiquetés allaient dans des coffrets vitrés rejoindre la collection. Bocaux à tuer (c'est ainsi qu'ils s'appelaient), étaloirs, épingles spéciales, filets à papillons, coffrets de présentation, étiquettes et livres illustrés pour l'identification, tout se trouvait chez Nérée Boubée, une boutique à Paris, Place Saint André des Arts, qui était spécialisée dans le naturalisme. Je commandais le matériel et les livres chez eux en leur écrivant des lettres de mon écriture d'enfant dans lesquelles je leur demandais de m'envoyer tel ou tel outil, ou livre, "contre remboursement", quelques jours après, une semaine ou deux je recevais, émerveillé, ma commande que mon père payait au facteur. Déjà j'étais supérieurement intéressé et attiré par les livres, ceux de Nérée Boubée étaient au format moyen et reliure souple, ils recélaient des planches d'insectes en couleur et leur description précise, classés selon la systématique. J'avais les trois volumes des lépidoptères d'Europe et les trois volumes des coléoptères d'Europe. Je me souviens encore des noms français des papillons les plus communs et pendant longtemps j'ai su leur nom latin que j'ai maintenant complètement oublié. La collection a disparu dans les péripéties de mon existence et de toute façon je ne m'y intéressais plus depuis longtemps. La maison Nérée Boubée n'a pas survécu, à son emplacement il y a aujourd'hui une agence de la BNP, d'après Francis qui connait son quartier latin par coeur.

butinage

ronce butinée

 

légendes urbaines

La majorité des gens oublient comment ou à travers qui ils ont appris ce qu'ils savent, et il y en a qui croient l'avoir conçu eux-mêmes, quoi que ce soit, un récit, une idée, une opinion, un cancan, une anecdote, une invention mensongère, une blague, un jeu de mots, une maxime, un titre, une histoire, un aphorisme, une devise, un discours, une citations ou un texte entier, qu'ils s'approprient fièrement convaincus d'en être les géniteurs, ou peut-être en réalité savent-ils qu'ils volent, mais ils chassent cette pensée et se la cachent à eux-mêmes. Cela se produit de plus en plus souvent à notre époque, comme s'il y avait urgence que tout tombe dans le domaine public et qu'il n'y avait plus de paternité reconnue ou, pour le dire de façon moins prosaïque, urgence à tout convertir en simples rumeur ou refrain ou légende courant de bouche en bouche et de plume en plume et d'écran en écran, tout cela de façon incontrôlée, sans constance ni origine ni lien ni propriétaire, tout cela éperonné et débridé et sans frein.
Javier Marias, Ton visage demain (Fièvre et lance), traduction Jean-Marie Saint-Lu.

Humanoid Pylons

Iceland Considers Humanoid Pylon Design to Carry Electricity (Wired):

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Images: Choi+Shine

“Like the statues of Easter Island, it is envisioned that these 150-foot-tall modern caryatids will take on a quiet authority, belonging to their landscape yet serving the people, silently transporting electricity across all terrain, day and night, sunshine or snow.”

Zeppelin attacks on London

Londonist has an interesting interactive map and story about the Zeppelin airship attacks on London.
From 1915 - 1917, German zeppelins bombed London at night, 200 people were killed in these attacks. The Google map mashup shows the location of the main explosions and the raids' paths over the British capital.

Nowhere lands

In the Guardian yesterday there was a long story where some celebrities and not so celebrities were asked what is their perfect day out in the UK. I was glad to see Joe Moran answers that, for him, it is the Spaghetti Junction, off Birmingham, and saying:

I'd been inspired by French travel writers like François Maspero and Jacques Réda, who make intrepid journeys to mundane places such as commuter suburbs and the undiscovered lands underneath elevated roads. I wanted to explore this place at the heart of the British motorway system that most motorists pass through in a few seconds.

Joe Moran is a British cultural historian and author of five books, among them On Roads, and the editor of a very interesting blog. I was glad that he cited Maspero and Réda, the second being one of my favorite writer. He could also mention François Augé an anthropologist who studied what he calls les non-lieux, the "nowhere lands".

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Image Google Maps.

Self online publishing

Again in The Guardian, author Ray Connolly explains why he is publishing his latest novel chapter by chapter, online, and free:

With one digital bound, I've become an entrepreneur. There'll be an iPod version later, for those who want to listen to it being read, and of course there will be Facebook and Twitter links. Having begun this new career as an ePublisher, I feel empowered. As a one man band, I have nothing to lose.
Apart from the time spent writing The Sandman, the other costs have been relatively small. And for the first time in my writing career – and I've written movies, TV series, radio plays, short stories and several novels – I'm in total control. It's an experiment, obviously, but I'm enjoying it.

Inequality

A story in the Guardian today explains how the book The Spirit Level by two university teachers (which allegedly demonstrates how income inequality is the root of every social ill and that the government should raise taxes for the rich or lower their incomes) was relentlessly attacked by academics and conservative think tanks who denounced the interpretation and the selection of statistics in the book.

In addition, the image illustrating the article in the paper edition is striking, it shows the juxtaposition of a very wealthy and a very poor neighborhood in Sao Paulo (Brasil) - Copyright Tuca Viera in The Guardian.

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The ugly philosopher

In the New York Times Andy Martin considers The Phenomenology of Ugly, taking Sartre as his example he seems to think that:

I can’t help wondering if ugliness is not indispensable to philosophy. Sartre seems to be suggesting that thinking — serious, sustained questioning — arises out of, or perhaps with, a consciousness of one’s own ugliness.

Me, I'm (with a lot of people) puzzled why was Jean-Paul Sartre so attractive to women. The immediate answer which comes to my mind is: it's because he was so brilliant and, by the way, women are not always and not only attracted by beauty and the best potentially reproductive males. Then, Mr Martin writes that Sartre "wears it (his ugliness) like a badge of honor". Does it explain why he seduced so many women? I don't think so. I rather suspect some chemical attraction here, like a lot of pheromone emission.

Atterrisage à Madère en A320

Madère Funchal est l'un des aéroports les plus difficiles à négocier d'Europe. Il n'y a qu'une seule piste construite entre la mer et les montagnes, en corniche pour ainsi dire. L'approche à 230 degrés (vers le sud-ouest) est délicate mais l'approche inverse à 50 degrés (vers le nord-est) est carrément de la voltige: il faut viser un point sur une montagne et tourner à droite au dernier moment et au ras du sol (comme à l'ancien aéroport de Hong Kong).

Vidéo pour l'approche sur la piste 23 avec un Airbus A320:

Vidéo pour l'approche sur la piste 5 avec un Airbus A320, avec pas mal de vent et des turbulences:

Finistère (2)

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Keryounan, près de la pointe St Mathieu. J'y ai fait ma première plongée à l'air comprimé. En 1984. À l'époque on trimballait les bouteilles d'air de 15 kilos et tout l'équipement, dont des ceintures de plombs de cinq ou six kilos, jusqu'en bas de la falaise et des rochers par des sentiers escarpés et non sans quelques glissades et frayeurs. Je ne me souviens pas d'accidents, mais c'était fatiguant et dangereux et la remontée, après la plongée, était épuisante. Mais c'était l'assurance, en l'absence de bateau pour aller dans l'archipel, de faire une jolie plongée sur un fond rocheux, couvert d'algues et d'y voir beaucoup de poissons et d'étranges créatures des fonds marins.

Comics

Darryl Cunningham Investigates: The Moon Hoax

A strip by Darryl Cunningham debunking some moon landing conspiracy theories.

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Finistère

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Au bout du monde.

Celui qui en a eu marre

Fed-Up Flight Attendant for Jet Blue Lets Curses Fly, Then Makes Sliding Exit (NYTimes):
One passenger stood up to retrieve belongings from the overhead compartment before the crew had given permission. Mr. Slater instructed the person to remain seated. The passenger defied him. Mr. Slater reached the passenger just as the person was pulling down the luggage, which struck Mr. Slater in the head.

Mr. Slater asked for an apology. The passenger instead cursed at him. Mr. Slater got on the plane’s public-address system and cursed out the passenger for all to hear. Then, after declaring that 20 years in the airline industry was enough, he blurted out, “It’s been great!” He activated the inflatable evacuation slide at a service exit and left the world of flight attending behind.

Jonathan Lethem

Très intéressante mais datant un peu (2003) cette Interview de Jonathan Lethem dans The Paris Review.
LETHEM
My process is dull. It’s as plodding and pedantic as Abraham’s film, painted one frame at a time. I’m a tortoise, waking each day to plod out my page or two. I try never to miss a morning, when I’m working on a novel. There are no other rules, no word counts or pencil sharpenings or candlelit pentagrams on the floor. Growing up with my father’s art-making in the house, the creative act was demystified, usefully. As a result, I see writing as an inevitable and ordinary way to spend one’s hours.

INTERVIEWER
You’re gregarious with other writers. Does anyone read your early drafts?

LETHEM
The opposite: I’m gregarious with writers and never with manuscripts. I’m a very private writer, actually. I don’t like to emerge from my room with anything short of a polished book. To create the illusion of seamless perfection, so I alone know the flawed and homely process along the way. I try never to show my editor, the generous and hugely patient Bill Thomas, chapters or halves. Instead I do my best to deliver a completed book, a tour de fait accompli.

INTERVIEWER
You work on a computer. Do early drafts get printed out and archived?

LETHEM
No, I never print anything out, only endlessly manipulate the words on the screen, carving fiction in ether. I enjoy keeping the book amorphous and fluid until the last possible moment. There’s no paper trail, I destroy the traces of revision by overwriting the same disk every day when I back up my work. In that sense, it occurs to me now, I’m more like the painter I trained to be—my early sketching is buried beneath the finished layer of oil and varnish.

Super slow jump Maru

Oui, je sais, une vidéo de chat, mais de temps à autres j'aime bien. Et puis c'est Maru... Vous ne connaissez pas Maru?

On truthfulness in advertising...

Truthfulness in advertising? Who knows – it could just catch on :

David Mitchell of the Guardian - Observer looks at truthfulness in advertising, and it's fun.

"The motives may be dishonest but the technique is brazen honesty – to scream: 'This is the catch!' so loudly at cynical consumers that they perversely ignore it. Here's a glimpse of how some products may be marketed in future, if this trend continues:

Cancer Research UK: "Don't think of this as chucking your money away altruistically, like with Amnesty. Face it, you're never going to go to North Korea but, with your diet, bowel cancer is a very real possibility."

Pate de foie gras: "Admit it, you always knew there was an upside to torture."

Free Will?

My First Act of Free Will:

Jonah Lerher meditates on free will at The Frontal Cortex:

"The British philosopher Galen Strawson doesn’t think much of free will. His argument is fairly straightforward. It goes something like this:

1) I do what I do because of the way I am. If I want to eat Honey Nut Cheerios for breakfast, or listen to Blonde on Blonde, it’s because I prefer, at this moment, the taste of that cereal and the sound of that album.

2) If I’m going to be responsible for my choices, then I also have to be responsible for the way I am.

3) But I’m not responsible for the way I am! At some point, my wants and needs – the stew of factors behind my preferences – are beyond my control. They’ve been programmed by natural selection and embedded in my genes; they’ve been influenced by my parents, and shaped by my siblings and peers and all those commercials on television.

4) Ergo, I can’t be ultimately responsible for my choices. I don’t want Cheerios because I want them. Instead, my preferences have been shaped by a million little forces that have nothing to do with me. I can’t be the cause of myself."

 

Tête de bouc

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Dans le Marais, à Paris. Pourquoi ces mascarons en forme de têtes de boucs sur cette colonne d'un hôtel particulier?

Pauvre France!

Les Français plébiscitent les mesures sécuritaires du gouvernement  (20 minutes)

Je ne suis pas étonné du tout, c'était couru d'avance! On flatte les instincts xénophobes des gens en temps de crise pour détourner l'attention des autres problèmes et en particuliers ceux de corruption. C'est une tactique millénaire! On trouve des boucs émissaires: aujourd'hui ce sont les Roms et les nomades. Peu importe que la déchéance de nationalité soit probablement inconstitutionnelle ou inapplicable,  peu importe que ces mesures n'aient aucune influence sur la criminalité, il s'agit de faire diversion et de reprendre la main sur l'opinion publique.

Je suis, plus que jamais, catastrophé par ces politiciens minables!

Lire ce qu'en dit, (en Anglais), un excellent observateur de la France : le professeur Arthur Goldhammer.

Ailleurs, meilleurs

Certains blogues francophones sont si bien écrits et reflètent si bien l'intelligence de leurs propriétaires que ça me fait honte et que j'ai envie de fermer le mien!

Pensée morose du matin, certainement. N'empêche...

Mon voisin du dessus

Mon voisin du dessus est un type formidable: il fait l'âne qui braie quand il éternue, il beugle "New York New York" en s'accompagnant vaguement à la guitare (et uniquement cette chanson mais plusieurs fois par jour et en plus il chante faux), il s'engueule bruyamment avec sa femme (elle claque les portes de colère), il pisse debout, directement dans la cuvette en faisant de grands bruits d'éclaboussures et ce matin il a planté sa chignole dans les murs en béton, un long moment.

La forme d'une ville...

... change plus vite, hélas, que le coeur des vivants. Comme disait Baudelaire. C'est aussi ce que je me suis dit cet après-midi en arpentant les rues du XIIIème arrondissement et en gros ce que je me dis depuis quatre jours que je fais des photos dans Paris pour illustrer le Nestor Burma de Jacques Baudou (aux Moutons Électriques, en Octobre). Je ne retrouve presque aucune trace des lieux décris dans les romans de Léo Malet, le Paris des années cinquante n'existe plus et il est vain d'essayer de le retrouver. Pour le Fantômas AFR et moi n'avions pas eu trop de mal à retrouver des lieux presque intacts, mais là: fiasco. C'est simplement, je crois, que le Paris du début du vingtième siècle est beaucoup mieux conservé que celui des années cinquante, parce que ce Paris des fifties et des romans de Malet était un Paris pauvre et qu'on a rasé ce Paris pauvre pour construire dans les années 70 et 80, et encore maintenant, de nouveaux immeubles. Dans le XIIIème on ne trouve plus le pont de la rue Watt, qui passait en dessous des voies de la gare de Masséna. Le quartier de Tolbiac et le Quai de la Gare ont été rasé pour laisser place à la Bibliothèque François Mitterrand et à une vaste réserve pour Bobos friqués et de bureaux vitrés, sushi bars et magasins bios. Même chose avec le quartier du Chevaleret de l'autre coté des voies: il n'en reste que la halle des marchandises qui a été classée aux Monuments Historiques. La petite gare de ceinture de Masséna sera probablement démolie (elle est en ruine), et n'a été sauvé dans le secteur - Masséna -Tolbiac que la vieille usine d'air comprimé, mais qui date d'avant les années cinquante.

Inquiétante étrangeté

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Bizarre, non?

Et là, ominous isn't it?

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Chignole

Dimanche soir en rentrant chez moi vers 11pm j'ai découvert une affiche sur la porte d'entrée de l'immeuble qui disait: "Au voisin qui a percé vers 23 heures: colle-toi ta chignole dans le cul et crève!"

Retour à la civilisation!

J'ai arraché cette feuille infâme et je l'ai mis à la poubelle. Pour éviter une honte supplémentaire à celui qui l'avait écrit, bien qu'évidemment il ne l'ai pas signé. C'était un peu l'équivalent in meatspace pour ainsi dire des trolls de commentaires sur Internet, j'ai agi en auto-modération du forum de trous de balles qui composent une bonne partie de mon immeuble, hélas.

Qu'on perce des trous dans des murs en béton dans un immeuble d'habitation collectif, à 23 heures, est un manque de savoir-vivre ensemble évident, mais qu'on s'adresse aux gens de cette façon et anonymement est scandaleux, les deux comportements attestent d'une dégradation des rapports sociaux inquiétante. J'ai déjà eu maille à partir avec mon voisin de balcon qui faisait la fête jusqu'à point d'heures mais je n'ai commencé à râler poliment qu'à partie d'une heure du matin (ce n'est pas l'envie qui me manquait d'aller commettre quelques exactions à son égard, mais au moins je me contenais!).

Au passage j'aime bien le mot "chignole" pour désigner une perceuse, c'est chouette "chignole", bien plus que "perceuse".

en noir et blanc

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Le noir et blanc c'est tout de même bien moins compliqué que la couleur, à développer et aussi à regarder. Pour le projet Burma j'ai choisi de faire du vertical en noir et blanc, plutôt noir et sombre pour coller à l'atmosphère des romans de Léo Malet, tout en pensant aux dessins de Tardi qui a illustré plusieurs des nouveaux mystères de Paris.

Aujourd'hui donc photo (et aussi demain et après-demain) à plein temps dans les rues de Paris et dans mon labo numérique (Photoshop). Le temps était aux giboulées orageuses et j'ai ainsi passé un long moment à attendre que la pluie se calme d'abord dans l'entrée de l'immeuble du Canard Enchaîné et ensuite dans un Starbucks près du Palais Royal.

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En Finistère

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Vous voyez, ce cliché a été pris hier 30 juillet au lieu dit Keryounan (nom qui m'a toujours intrigué par sa proximité avec le pays d'origine de Mao Tsé Toung, mais enfin c'est une autre histoire), en Bretagne Nord, Finistère pour être exact, et si vous êtes observateur vous constaterez que les personnages sont tous en cirés voire en anorak. Finistère Nord, 30 juillet 2010, température extérieure 15°C, refroidissement éolien sensible, crachin, plafond bas. D'accord, une heure après ce cliché les anoraks furent enlevés à la faveur d'une éclaircie et le soleil voilé m'a collé un coup sur les oreilles; d'accord nous avons déjeuné en t-shirts ensuite à la terrasse d'un rade sur la plage de Portez à cinq kilomètres d'ici. Mais le temps s'est rapidement recouvert, ah ah! Okay, même s'il ne fait pas un temps déplorable tout le temps, il fait moche un petit peu trop de temps pour moi. Depuis que je viens dans ce coin de Bretagne, ça fait 26 ans, j'ai eu des jours inoubliables, car quand il fait beau il fait vraiment magnifique, cristallin, somptueux, d'une beauté spectaculaire, époustouflante, une lumière extraordinaire, mais j'ai eu beaucoup plus de journées au moins maussades sinon exécrables. Tiens, aujourd'hui c'est un bel exemple de temps normal ici: il a crachiné toute la matinée et maintenant il pleut, pas de vent mais de la pluie régulière. La température extérieure est de 18°C, le plafond bas et uniformément gris clair. À midi UTC.  En Touraine il fait 27°C et le temps est clair. Mon choix de lieu d'habitation si je quitte Paris est clair. Je ne me ferai jamais au temps breton.