dimanche 10 octobre 2010

weekend à la campagne

automne

À la campagne on se lève tôt car il faut aller ouvrir aux poules qui s'impatientent dès les premières lueurs du jour. J'ai horreur de me lever et de me lever tôt en particulier mais il faut noter qu'une fois le mauvais moment où l'on se tire du lit passé on bénéficie de beaucoup de temps devant soi et de charmes de la matinée : la nature est jolie et toute humide de rosée, la lumière est pure, hier matin par exemple le soleil rasant illuminait les petites gouttes de rosée à l'extrémité de chaque brin d'herbe dans la prairie derrière la maison. On se lève et on se dit qu'on a toute la journée devant soi, on est en forme après le petit déjeuner pas comme le soir où la fatigue se fait sentir et pèse sur les paupières.

Je n'ai pas entendu le brame du cerf depuis que je suis ici, apparemment des gens viennent de la ville en voiture et se garent aux grands carrefours forestiers du coin pour écouter les brames. Parfois à cette époque un cerf vient bramer jusques sous les fenêtres de la maison où je réside, j'avoue que je ne tiens pas du tout à vivre cette expérience, je ne trouve pas ça beau du tout les brames des cervidés les soirs d'automne, c'est sinistre, inquiétant, presque surnaturel.

Le vélo électrique c'est très bien quand le moteur fonctionne mais quand la batterie est à plat c'est comme de traîner un âne mort, ça pèse des tonnes. C'est ce qui m'est arrivé aujourd'hui. En partant déjeuner chez mon frère j'ai vu que la batterie n'était pas remplie à fond mais j'ai pensé que ce qui restait me permettrait de faire l'aller-retour, les 30 kilomètres sans problème. La batterie était presque vide au bout des quinze kilomètres aller et elle m'a complètement lâché à environ 5 kilomètres de la maison, et ces 5 kilomètres avec un vélo qui pèse une trentaine de kilos et le vent dans le nez ont été pénibles, j'ai mis trois quarts d'heures pour faire ces 5 kilomètres et j'étais crevé en arrivant. Et le terrain n'était pas particulièrement vallonné (quoique pas vraiment plat non plus).

Sur la route j'ai vu un jeune hérisson écrasé par une automobile, presque pas abimé. Sur une route où il doit passer une quinzaine de véhicules par jour on peut dire que ce hérisson n'a pas eu de chance.

Aujourd'hui c'était le jour des chasseurs, ça pétaradait sec autour de la maison. la petite canne a décidé aujourd'hui (of all days) d'aller faire un tour en dehors de l'enclos. Elle est allé fourrager dans les massifs et s'est ramenée avec un morceau de terre coincé dans le bec (elle a le bec tordu et bizarrement crochu, c'est un animal un peu handicapé ramassé sur un parking de supermarché). J'ai réussi sans problème à l'attraper et à lui dégager le bec, après je leur ai donné, à la canne et à l'oie, de la salade. J'ai remarqué que ce qu'elles aimaient bien les deux palmipèdes c'était tremper leur nourriture dans l'eau avant de l'avaler.

La campagne a des couleurs magnifiques, des verts sombres, des jaunes, des oranges, des rouges vifs, et le soleil met littéralement le feu à tout ça. C'est beau.

Aucun commentaire :