No-hitter

(Baseball)

Le mercredi 6 octobre 2010, lors du premier match de la finale de championnat de la Ligue Nationale, le lanceur de balles des Philadelphia Phillies, Roy Halladay, réalisai un exploit appelé un no-hitter face aux Cincinnati Reds.

Qu'est-ce qu'un no-hitter et pourquoi est-ce un exploit? Un no-hitter arrive quand un lanceur de balles (1) accomplit les neufs manches du match sans être remplacé et (2) n'accorde aucun coup de batte gagnant (hit) aux batteurs de l'équipe adverse et donc aucun point à l'adversaire. Les batteurs peuvent toutefois atteindre la première base par un autre moyen (un ball on base ou walk par exemple). Un no-hitter est un exploit mais ce n'est pas le plus grand exploit que puisse accomplir un lanceur, ce plus grand exploit est un perfect game et ça arrive très rarement (20 depuis 1880, seulement). Un perfect game arrive quand un même lanceur a fait ses neufs manches sans être remplacé et ne permet aux batteurs de l'équipe adverse de toucher aucune base par aucun moyen (et donc par conséquent de marquer aucun point).

Un no hitter est un exploit parce que ça arrive rarement et seulement aux meilleurs lanceurs de balles. D'abord il est rare qu'un lanceur de balles qui démarre une partie la termine, ensuite n'accorder aucun coup de batte gagnant demande un lancer de balles excellent sur toute la longueur du match ou bien de faire face à des batteurs particulièrement incompétents (mais ça n'arrive pas en Ligue Majeure de Baseball où le plus incompétent des batteurs met un coup de batte gagnant à au moins 25% des balles qui lui sont lancées).

Roy Halladay est un des meilleurs lanceur de la Ligue Majeure. On juge de l'excellence des lanceurs par leur moyenne de points mérités (Earned Run Average ou ERA), Il s'agit du nombre de points mérités accordés à l'adversaire multiplié par 9 (le nombre de manches dans une partie) et divisé par le nombre de manches que le lanceur a lancé. Si un lanceur a permis 60 points à l'adversaire en 180 manches jouées, le calcul est 60/180*9=3,00. Le meilleurs lanceurs ont un ERA de 2,00 à 3,00 (avec au moins 160 manches jouées). Le meilleur lanceur de balle de l'ère moderne est Bob Gibson des St Louis Cardinals qui obtint en 1968 un ERA de 1,12 avec 304,2 manches jouées. Roy Halladay a terminé la saison régulière avec les Phillies sur un ERA de 2,44 (250,2 manches jouées) et il en est à son quatrième no-hitter de sa saison, durant laquelle il aussi lancé un perfect game — le 29 mai 2010 contre les Florida Marlins, (la saison 2010 a vu deux perfect games dont celui de Halladay, c'est un record).

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