Notes en vrac

L'Essart, septembre 2010, la poule
L'Essart, septembre 2010, la poule noire

¶ Le New Yorker est un excellent magazine qui n'a pas d'équivalent dans notre pays. Les reportages sont remarquablement bien écrits et très documentés (et longs) et chaque fait est vérifié par un bataillon de fact-checkers particulièrement tatillons. Dans le numéro de cette semaine on trouvera un portrait de Mark Zuckerberg le fondateur et PDG de Facebook, un geek d'à peine 26 ans, déjà milliardaire mais sans ostentation aucune. Un très étrange personnage.

¶ Essayez donc Google Scribe — en anglais uniquement, pour le moment je suppose. Je suis bien embêté pour vous décrire ce que c'est. Disons que vous commencez une phrase et que la machine vous suggère la suite de la phrase. Oui c'est aussi simple en apparence que cela. Maintenant il faut l'utiliser un peu pour mesurer combien c'est... étrange et révolutionnaire et commencer à entrevoir les possibilités d'une tel gadget.

¶ Peut-être a-t-on suivi dans nos contrées l'incroyable histoire de ce pasteur dingue de Floride, leader d'une toute petite église (50 fidèles) qui a menacé de brûler un tas d'exemplaires du Coran en place publique si le projet de centre culturel islamique près de "Ground Zero" (le site du World Trade Center et de la partie New Yorkaise des attentas du 11 septembre 2001) à New York n'était pas abandonné ou du moins déplacé. Ce minable chantage est apparu d'abord sur le web puis les grands média américains l'ont repris en faisant enfler son importance totalement hors de proportion, jusqu'à déclencher des émeutes au Pakistan et l'intervention du président Obama pour supplier le pasteur de revenir sur sa menace. Comment cette histoire qui aurait dû être justement ignorée a-t-elle enflé au point de devenir une affaire d'état? Lire la réponse de Jason Linkins dans le Huffington Post. 
The story of how one lone idiot, pimping an 18th-century brand of community terrorism, held the media hostage and forced some of this nation's most powerful people to their knees to fitfully beg an end to his wackdoodlery is an extraordinary one. It's a modern media retelling of Faulkner's "As I Lay Dying", in which a gang of Islamaphobes, cast in the role of Addie Bundren, bamboozle the media into carrying their coffin full of malevolence on a journey of pure debasement.

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