À la chasse à la baleine

Dans le Daily Kos, Mark Sumner raconte une histoire intéressante sur la chasse à la baleine et sur les efforts étranges et opiniâtres du Japon pour circonvenir la protection de cette espèce en voie de disparition.

Je résume : la chasse à la baleine est dirigée par l'International Whaling Commission, ou en Français : Commission Baleinière Internationale. Dans les années 1980 cette Commisssion décida d'interdire la chasse à la baleine dans le monde entier sauf aux fins de recherche scientifique. Le Japon décida alors en 1986 que pour "la recherche" il s'autorisait à buter 1400 cétacés par an. Tout le monde se demanda ce que le Japon pouvait bien faire comme recherche scientifique sur autant de baleines, mais peu importe, le gouvernement japonais s'assit consciencieusement sur les décisions, les rappels à l'ordre et même les ordres de la Commission. La viande de baleine était bien sûr consommée comme avant, "recherche" ou pas, aucune différence.  En 2006 le Japon se débrouilla, en convertissant à sa cause — on s'imagine comment — quelques "petites" nations siégant à la Commission Baleinière Internationale pour en prendre, en sous-main, la majorité. D'ailleurs la Commission déclara tout de go que l'interdiction de la chasse à la baleine "n'était plus nécessaire". Ben voyons! Cependant il restait au Japon à justifier la boucherie de milliers de cétacés par une demande en viande de baleine à la hauteur. Le marché fut alors boosté quelque peu artificiellement en fournissant en viande de baleine  les millions de cantines scolaires de l'archipel, à un prix intéressant.

Comme le conclu Mark Sumner, assez gaiement :
Just how wimpy does it make support for most goals of the United States, when Japan is willing to spend billions of yen and decades of time building support for butchering endangered animals? That, by god, is commitment.

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