seulement voir et regarder

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Un peu malade des entrailles aujourd'hui, mais rien de grave du moins j'espère. Je voulais sortir faire des photos mais le temps étant bien gris et moi pas en forme j'y ai renoncé. J'ai néanmoins dormis dix heures cette nuit et ça, ça fait du bien.

Je me disais que travailler, je veux dire faire un effort conscient, pour la composition de la photo afin de rendre la surface de l'image en deux dimensions visuellement intéressante ne pouvait se passer du respect des règles, les fameuses règles de composition. Je n'ai jamais appliqué ces règles que quand j'étais à cours d'inspiration pour composer une image et l'image résultante était toujours ennuyeuse ou fadasse, pas visuellement intéressante donc. Appliquer les fameuses règles de composition est une impasse, on obtiendra peut-être une jolie photo mais pas plus, pas une photo visuellement intéressante. Ansel Adams disait qu'il n'existait pas de règles pour faire une bonne photographie mais seulement de bonnes photographies. J'ai découvert très tôt, et je suis reconnaissant de ça aux mânes de la photographie, que les règles étaient un obstacle à la vision et à l'inspiration. J'ai découvert que l'harmonie entre les éléments de l'image venait de mon regard dans le cadre photographique, de préférence dans le viseur et que, la plupart du temps je n'avais pas vraiment à faire d'effort pour repérer cette harmonie, cet effet visuel quasiment partout où je braquais mon objectif. J'ai remarqué qu'Eggleston centrait beaucoup, que Depardon mettait très souvent l'horizon au milieu de son image. Je ne dis pas qu'il faut les imiter constamment mais que leur exemple doit nous mettre la puce à l'oreille sur les règles de composition.

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