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Les courtes vacances sont terminées, retour aujourd'hui à Paris. Départ de Brest ce matin à 9 heures moins dix, arrivée parfaitement à l'heure à Montparnasse à 13 heures 25 et dix minutes après j'étais au travail! Et content de l'être en plus!
Encore une semaine de vacances à prendre, la semaine prochaine, avec en perspective un petit séjour à Locmaria et en Touraine.

J'aime prendre le train, je me sens bien dans le train. D'une manière générale j'aime les lieux publics comme les gares et les aéroports pourvu qu'ils soient assez vastes et pas trop remplis de monde. J'ai une affection particulière pour la Gare Montparnasse, le Terminal Air France à Roissy, la Gare du Nord à Paris, l'aéroport George Bush à Houston, la gare Victoria à Londres...
Ce matin dans le TGV j'ai dormis du sommeil du juste une grande partie du voyage. Sur le siège devant moi une personne lisait attentivement un livre sur l'appareil photo Canon EOS, un type sur le coté lisait Nietsche en anglais (Beyond The Good And The Evil). Nous nous sommes arrété à Morlaix, Saint-Brieuc, Rennes, Laval et Le Mans. La pluie s'est mise à tomber et à cingler les vitres du train du coté du Mans et comme à chaque fois j'ai ressenti cette sensation de confort douillet et de protection à voir tomber la pluie de l'intérieur d'un train fendant la bise à 300 km/h à travers la campagne.

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1 commentaire:

Sylvain a dit…

Cette sensation de confort douillet dans un train fonçant sous la pluie, prend pour moi la forme d'une petite musique, d'un jingle à la fois paisible et inquiétant. Je l'ai ressenti pour le première fois en juin 1940 dans la Citroën C6, couleur vanille et noisette, de mon grand-père, sur la route de l'exode. Nous fuyions bêtement devant les troupes allemandes... Coincé entre ma mère et ma grand-mère, sur les coussins de velours beige de la banquette arrière, je ressentais l'angoisse des adultes, mais en même temps j'éprouvais la sécurité de me trouver entre deux êtres protecteurs, avec le doux ronronnement du moteur, et dans les relents d'essence. Cela a duré jusqu'à l'entrée de Chatellerault; nous avons alors fait demi-tour pour revenir vers Chinon, la guerre était arrêtée.Depuis, le jingle est revenu chaque fois que je pressentais un danger, mais que je m'imaginais en sûreté, dans un certain confort... La dernière fois, c'était il y a un mois : le paquebot quittait Split, la mer Adriatique s'était creusée sous l'effet du vent du sud, il avançait tranquillement, piquant de l'étrave dans les vagues. Allongé sur ma couchette,bercé par le roulis, avec le bruit de fond régulier du moteur, j'écoutais le doux chuintement de l'eau le long de la coque. Ce qui était un peu inquiétant, c'était les craquements des cloisons et plafonds; mais la petite musique était là apaisante et rassurante.