retour au bleu

L'été est revenu, il est minuit, samedi soir et je suis en tee-shirt et en short devant ma fenêtre ouverte en grand sur la nuit parisienne. J'aime l'été, les nuits d'été, la chaleur, le soleil...



Le retour de l'été c'est aussi le retour des voisins pénibles, les voisins avec qui je partage le balcon. Ça fait dix ans que j'habite à coté d'eux, dix ans que je râle quand à deux heures du matin ils sont encore à parler et fumer sur leur balcon. Dix ans que je leur explique que quand ils font ça leur fumée empuanti ma chambre et leur bruit m'empêche de dormir. Parce qu'ils bavardent sur le balcon j'ai l'impression qu'ils sont quasiment aux pieds de mon lit. Dix ans que je leur dis qu'après une certaine heure (et je suis pas exigeant, deux heures du mat' c'est quand même pas trop tôt) il faut qu'ils ferment leur porte de balcon. Juste ça. Mais ils n'apprennent rien.



J'avoue, je ne comprends pas les gens qui fument, ou plutôt je ne comprends pas pourquoi ils fument. J'ai fumé moi même pendant quelques années mais c'était par conformisme, parce que c'était cool de fumer à l'époque, je n'ai jamais apprécié le tabac et ça m'a toujours procuré des effets plus ou moins désagréables en fait. C'est sans doute pour ça que j'ai arrêté sans aucune difficulté. Il y a plus de dix ans de ça. En plus j'ai toujours, même quand je fumais, trouvé ça dégueulasse, les mégots, la cendre, les traces de cendre, l'odeur sur les gens, dans les pièces, les dents jaunes, les doigts jaunis. Mais je n'ai rien contre les fumeurs s'ils ne me font pas partager leur fumée.

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