dimanche 31 mai 2009

Central Park



Central Park est au coeur de Manhattan. C'est un parc rectangulaire et très vaste qui s'insère dans le "grid" des rues du centre. C'est comme un grande ile calme où le bruit permanent de la ville est atténué, mais pas absent — on y entend partout ce sourd grondement qui est le bruit de fond, la basse continue de Manhattan et le bruit des klaxons et des sirènes mais lointains, presque couverts par le son du vent dans les arbres, le chant des oiseaux, les musiciens qui s'y produisent souvent. De Central Park on admire les grands immeubles d'habitation qui bordent le parc derrière leurs rideaux de verdures. Sur les nombreux plans d'eau se promènent des canards — je me souviens de Holden Caulfield qui les cherchait en hiver pendant son errance mélancolique dans l'Attrape Coeur — des bateaux à voile en modèles réduits télécommandés, des barques pour les amoureux. Les vastes pelouses accueillent les visiteurs du dimanche et les habitués comme une plage au bord de la mer. Les terrains de base-ball résonnent du son des balles et des battes et des cris des joueurs. Partout les petits écureuils gris viennent quémander leur pitance auprès des passants. Une masse de gens font leur jogging à toutes heures de la journée. Il y a foule d'oiseaux aux couleurs exotiques pour un européen. Il y a des forets aussi à Central Park et partout ces rochers gris. Un nombre impressionnant de bébés, de poussettes, de petits pas hésitants, de minuscules courses après les pigeons et les écureuils qui font semblant d'être effrayés par ce petit peuple des enfants de Manhattan. Des pagodes et des pavillons aménagés sur une hauteur pour les joueurs d'échecs. Des gens qui font du Taï Chi, aux gestes lents et ésotériques. Des masseurs asiatiques avec leurs chaises spéciales. Des kiosques pour les concours de danse. Des terrains de boules aux pelouses parfaitement tondues et d'un vert éblouissant où s'affairent doucement de vieux messieurs et de vieilles dames tous de blanc vêtus. Des restaurants chics sous les charmilles ou sur les étangs. Et puis le long de la cinquième avenue et sur le coté de Central Park, empiétant sur celui-ci mais intégré à celui-ci, le Metropolitan Museum, grande bâtisse aux escaliers magnifiques, aux cours intérieures où règne une douce lumière, qui regorge de trésors des civilisations, le Metropolitan, grande vieille dame digne et modeste, qui s'élève au dessus des frondaisons de Central Park.

1 commentaire :

KMS a dit…

Le Dakota building où habitait Lennon et devant lequel il habitait donne sur central park je crois.
J'y ai pensé en raison d'Holden Caufield dont le meutrier de Lennon s'était "inspiré"...