bouquiniste

Je rêve souvent d'une autre vie et en ce moment je me vois bien bouquiniste, j'ai même commencé à réfléchir comment je pourrais prendre ma retraite dans 3 ou 4 ans et ouvrir une boutique quelque part. Je me vois vraiment bien au milieu de centaines de livres dans une boutique où régnerait un fantastique désordre propice à la flânerie intellectuelle et à le serendipité. Dans l'idéal ça serait une boutique de livres d'occasion en Anglais, un peu comme Tea and Tattered Pages ou Abbey Bookshop à Paris, parce que j'aime les hardbacks et qu'il n'y en a plus du tout dans l'édition Française (où ça n'a jamais été un tradition d'ailleurs) alors qu'ils se maintiennent dans l'édition Britannique ou Américaine et aussi parce que j'aime les couvertures colorées alors que les couvertures des livres en Français sont en général d'une élégante et triste couleur unie (sauf les polars et la SF). Bref, je me vois vraiment au fond de ma boutique pleine de livres jusqu'au plafond, assis à une petite table qui me tiendrait lieu de bureau, devant un ordi, surveillant du coin de l'oeil le client fureteur ou bavardant avec un nerd amateur de bouquins... J'ai eu cette idée parce que je fréquente de nouveau la Bibliothèque Américaine de Paris (American Library in Paris) et que je trouve que c'est un endroit fantastique avec ses milliers de livres un peu poussiéreux, son manque de place chronique, ses recoins et pièces à part où les livres envahissent tout (mais ils sont bien classés, classification de Dewey et tout, c'est une bibliothèque). J'y passe mes samedi après-midi à feuilleter, lire les revues et magazines ou écrire simplement dans le calme et l'atmosphère studieuses des étudiants venus là pour travailler sur les grandes tables de bois de la salle de lecture. Je ne me sens tellement bien au milieu des livres.

2 commentaires:

Sylvain a dit…

C'est une idée à approfondir : où ? local ? investissement ? clientèle potentielle ?

Daylon a dit…

Intéressant :)