Galerie de la Gaieté


Il fait froid, tu te déplace dans les abris, dans les souterrains, les passages que connaissent les habitués entre le métro et la rue, comme la galerie marchande de la Gaieté. L'hiver c'est pratique, on a moins froid, mais la rue est en plein vent et dès qu'on sort de la galerie on est saisi pour le froid piquant. Traverser la rue et se mettre à l'abri, encore, à la Base. L'appariteur de service t'adresse un signe de tête, il te connait, il te voit tous les jours ou presque à la même heure ou presque, tu prends l'ascenseur, celui qui est lent, pour aller traverser l'Atrium, et encore un ascenseur rapide celui-là pour monter à ton étage, là où tu as ton bureau, là où tu te sens presque chez toi, avec tes collègues, ceux que tu aimes bien, ceux qui t'agacent, mais ce sont tes familiers, ta société. Tu retrouves ton ordi, tes écrans jumelés, tes petits fétiches, il fait bon, tu vas te chercher un café.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

"L'appariteur de service t'adresse un signe de tête, il te connait, il te voit tous les jours ou presque à la même heure ou presque, tu prends l'ascenseur, celui qui est lent, pour aller traverser l'Atrium, et encore un ascenseur rapide celui-là pour monter à ton étage, là où tu as ton bureau, là où tu te sens presque chez toi, avec tes collègues, ceux que tu aimes bien, ceux qui t'agacent, mais ce sont tes familiers, ta société. Tu retrouves ton ordi, tes écrans jumelés, tes petits fétiches, il fait bon, tu vas te chercher un café."

Jolie description. :)

Adil,