un dimanche après-midi

Assis dans ma salle de séjour sur mon fauteuil favori (Ikéa), le notebook sur les genoux (chauffe un peu), branché sur le net via WiFi, toutes les fenêtres ouvertes sur un temps glorieux et point trop chaud, juste bien, ciel voilé, bleuté.
Sicoté les blogs, bricolé des trucs, écris un peu, surfé beaucoup, lu sur le net et dans un livre en bois mort. Accomplis deux ou trois corvées domestiques.
Compulsé "New York Mille Monuments".
J'ai New York dans la tête. Ce coup là nous sommes fin prêt, les billets d'avion sont achetés, l'hôtel est booké. Reste à y arriver. Dans deux mois. Mais j'ai le New York state of mind.
J'ai ressorti de vielles photos de 2003. A l'époque je ne connaissais rien à la technique et je ne savais quasiment pas me servir de mon Coolpix 4500. Alors j'ai fait beaucoup d'erreurs. La pire étant de ne prendre des photos qu'en petit format, peur de n'avoir pas assez de place sur la carte (j'étais dans une phase mentale où je craignais toujours de manquer, de tout, c'était irraisonné, j'ai passé mon séjour à compter mon fric et à broyer du noir à l'idée que j'allais en manquer alors qu'il n'y avait aucune raison de penser ça, bon, j'étais sévèrement déprimé mais je ne le savais pas encore...). Donc ces photos sont merdiques. Alors j'essaye de les rattraper avec Photoshop. En faisant des calques sépia et en diminuant la saturation, et aussi en ajoutant des calques de vignettage. J'arrive à obtenir une tonalité qui me plait mais qui est fort éloignée de la réalité. Mais ça me plait c'est l'essentiel. Ces photos sont trop petites pour être imprimées. Quel nul j'étais! Je tâcherai d'être meilleur cette année.

49th street
en voilà une, l'entrée des studios NBC
ladder 25
une autre, les pompiers, les héros de la ville
sunday papers
les journaux du dimanche, 1 kilos l'exemplaire! incroyable!
grocery store
une épicerie dans le Spanish Harlem
49th street
et une belle voiture devant la NBC au Rockefeller Center.

Deezer

Nouveau! Allez essayer Deezer, c'est un excellent site de partage de musique, qui vous permet de vous fabriquer des playlists personnelles et de poster des chansons sur votre blog. En toute légalité en plus, apparemment, et gratuit. Le choix semble assez important mais je n'ai pas encore fait trop de recherches.

Bon je vous en mets tout de suite une petite, c'est une chanson d'une de mes formations favorites que je ne cesse de recommander sur l'air des lampions à tout le monde : Mùm, un combo islandais inspiré qui fait un genre de musique minimaliste et intimiste, discrète mais très sophistiquée. Cette chanson s'appelle We Have A Map Of The Piano, elle est assez représentative de ce que produit cet orchestre et elle se trouve sur leur album Finally We Are No One. Mùm sort un nouvel album dans le courant du mois de septembre.

free music

Découvert grâce à ce nouveau blog (geekette) qui me plaît bien!

Françoise chante


C'est le jour des vidéos! Il faut vous dire que j'adore Françoise Hardy (elle a une classe, une grâce, quelle femme!) et que je viens de lire Jane qui m'a donné envie de poster cette superbe chanson.

Townes sings


Bon c'est juste que j'aime bien Townes Van Zandt et cette vidéo.

chronique pipole

Voilà, c'est la maison de vacances de notre président à Wolfeboro, NH, USA. Comme vous pouvez le voir c'est de très bon gout, pas du tout tape-à-l'oeil, le luxe sobre et élégant de la vieille bourgeoisie! Nous sommes passés de la bergerie landaise de Latché (le président en sandales et chemise à carreaux caressant le museau de son âne bienveillant) au manoir de mogul hollywoodien (le président torse nu et lunettes aviateur aux verres miroirs sur le bateau à moteur de ses richissimes amis sur le lac Winnipesaukee, au pied du manoir); du style Jean Jaurès / Aristide Bruant au style Tony Soprano. M. Sarkozy a des gouts de nouveau riche, un peu comme Bernard Tapie : grosse montre trois cadrans à bracelet métallisé, mocassins à pompon, il ne lui manque que la gourmette en or, la chevalière idem et le pendentif à l'effigie de St Nicolas. On me dira qu'il est en phase avec l'époque, celle-ci ayant un fort relent des années 80, finalement. Tiens, je suis impatient de voir l'allure des « grandes réalisations architecturales » du quinquennat Sarkozy !...

photo de la maison trouvée chez Design & Typo

tout le monde devrait écrire (et/ou lire)

Désirer écrire, c’est pénétrer dans un espace dangereux, parce qu’on entre dans un sombre tunnel qui n’a pas de sortie, parce qu’on n’est jamais pleinement satisfait, parce qu’on n’arrive jamais à écrire l’œuvre parfaite ou géniale, ce qui est la pire des contrariétés. On apprend à mourir avant d’apprendre à
écrire. Comme dit Justo Navarro, être écrivain, quand on sait enfin écrire, c’est devenir un être étrange, un étranger : il faut se mettre à se traduire soi-même. Écrire, c’est se faire passer pour un autre, écrire, c’est cesser d’être écrivain ou de vouloir ressembler à Mastroianni pour simplement écrire, écrire ce qu’on écrirait si on écrivait. C’est quelque chose de terrible mais que je recommande à tout le monde, parce qu’écrire, c’est corriger la vie - même si on ne corrige qu’une virgule par jour -, c’est la seule chose qui nous protège contre les blessures insensées et les coups absurdes assénés par l’horrible vraie vie (c’est parce qu’elle est horrible qu’on doit payer un tribut pour écrire mais renoncer à des pans entiers de la vraie vie n’est pas aussi pénible qu’on pourrait le penser). Comme disait Italo Svevo, c’est aussi ce qu’on peut faire de mieux en ce bas monde et c’est précisément pourquoi on devrait souhaiter que tout le monde en fasse autant : « Quand tous comprendront clairement comment je fais, tous écriront. La vie sera imprégnée de littérature. La moitié de l’humanité se consacrera à la lecture et à l’étude de ce que l’autre moitié aura écrit. Et le recueillement occupera le plus clair de son temps qui sera ainsi arraché à l’horrible vraie vie. Et si une partie de l’humanité se rebelle et refuse de lire les élucubrations des autres, tant mieux. Chacun se lira soi-même. »


Si on lit les autres et si on se lit soi-même, il y a, selon moi, peu d’espace pour les explosions guerrières mais il en reste, en revanche, beaucoup pour qu’un homme montre son aptitude à respecter les droits d’un autre et vice versa. Personne n’est moins agressif que quelqu’un qui baisse les yeux pour lire un livre qu’il a entre les mains. Il faudrait partir en quête de ce recueillement universel. On va me dire que c’est une utopie mais il n’y a que dans l’avenir que tout est possible."


Enrique Vila-Matas

grisouille

Le temps est orienté vers la médiocrité, le ciel gris ressemble à une plaque de métal, l’humidité est importante, on s’attend à une nouvelle période de pluie assez longue qui viendrait couronner cet été décidément pourri. Si l’on en croit Météo-France la semaine verra se succéder les dépressions atlantiques, pluvieuses et venteuses et des températures plutôt frisquettes pour la saison. Heureusement, sous nos latitudes, nous serons épargnés par l’ouragan Dean, avec un peu de chance.

Ma productivité ce week-end a été absolument nulle. J’ai quasiment passé le samedi à dormir et le dimanche plus ou moins hébété. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être le contrecoup de la rentrée après ces vacances bien remplies, ou une pointe de déprime, ou la réadaptation à la vie citadine. Il semble que je sois un peu marginalisé dans mon travail actuel, ce qui s’explique en partie par le fait que je change de job et que je pars bientôt pour un autre service fort différent de celui dans lequel je travaillais jusqu’ici. Tout le monde est en vacances, je suis quasiment seul au bureau. Alors ça a tendance à m’affecter le moral, légèrement, je me demande bien pourquoi! Aussi ai-je décidé d’être proactif : j’ai pris contact avec mes futurs collègues, aujourd’hui, sous le prétexte de régler les détails de mon arrivée. Aucun problème à signaler, tout le monde est happy-happy de me voir. Ah! Maintenant donc je range mes dossiers, je nettoie par le vide les paperasses laborieusement entassées depuis 3 ans. Ce bureau va être zen, nom d'une pipe! Je retrouve une certaine tonicité.

Dean

Je suis depuis toujours fasciné par les cyclones, ouragans, typhons et autres cataclysmes météorologiques, et je ne peux pas ne pas partager les photos satellites de temps en temps tellement je trouve ça à la fois beau et effrayant. Et cette forme en spirale qu'on retrouve partout dans la nature...

always on my mind

J'ai déjà envie d'y retourner!

trente ans...

Bon sang! Je viens de me rendre compte que ça fait trente ans qu'Elvis est mort. Je me souviens parfaitement du jour où j'ai appris sa mort, je revenais de colonie de vacances où j'étais moniteur, j'étais dans la maison d'un copine qui devait plus tard devenir ma meilleure amie avant d'avoir un sort presque aussi tragique que celui d'Elvis. Ca m'a fait un choc quand j'ai appris qu'il était mort, mais j'avais vingt ans et j'avais plein de choses à faire alors ça ne m'a pas duré longtemps. Et puis il était déjà mort depuis longtemps avant de mourir, quasiment. Mais oui Elvis était formidable au temps de sa gloire, et je l'aurai toujours dans mon coeur (comme des milliers de fans inconsolables). Trente ans, bon sang de bonsoir! Je viens de me rendre compte que les poils de mes bras étaient tous blancs, je me suis rué dans la salle de bain pour examiner mes cheveux et oui, eux aussi ont dramatiquement blanchis ces derniers temps...

branché

Uh oh! hier soir je me suis surpris à survoler mes « feeds » sur Bloglines tout en écoutant les dialogues de « Cuisine et dépendances » à la télé sur TF6. Voilà ce que peut vous faire le Wifi. En l’occurrence, « Cuisine et dépendances » étant à la base (comme on dit maintenant) une pièce de théâtre, je ne perdais pas grand-chose à ne pas regarder les images, quoique les acteurs fussent excellents (Daroussin génial), le dialogue suffisait tant il est brillant. Il faut dire que j’étrenne ma Livebox d'Orange. Oui je l’ai reçu, en fait, depuis janvier 2006 mais je ne l’ai installé qu’il y a un mois ! Incroyable mais vrai. Pourquoi ? Parce que je trouvais que le routeur haut débit que j’avais jusqu’à maintenant était bien suffisant, parce que j’avais la flemme d’installer la Livebox (et même de la sortir de son carton) et parce que n’ayant qu’un seul PC en marche ne bougeant pas du bureau où il est installé je n’avais guère l’utilisation du Wifi. Tout a changé quand il y a un mois, avant de partir en vacances, j’a acheté Karl 4 (je donne des noms à tous mes ordis depuis Karl 1 (1998 - disused), avant Karl 1, le PC386 antique et solennel qui me servait d’ordi n’avait pas de nom, ça ne m’a pris qu’avec l’arrivée d’Internet dans mon foyer), un laptop flambant neuf équipé de Vista que je voulais brancher sur le Web. Nécessité donc se fit jour de brancher la Livebox aux deux ordinateurs, ce qui se fit sans problème grâce au Wifi. Au passage, dans mon appartement en altitude au pied de la butte Monmartre je capte pas moins de 7 flux Wifi, dont celui de ma Livebox, 2 d’autres Livebox du voisinage, 1 d’une Freebox, 1 de chez Neuf-Télécoms et deux flux non sécurisés et non identifiés clairement dont un semble émaner de la Ville de Paris. Bref, désormais je peux surfer sur le Web dans toutes les pièces de la maison, même aux cabinets (théoriquement, je n’ai pas essayé) et même dans mon lit ! On n’arrête pas le progrès ! Et c’est donc ainsi que je me retrouve à surfer sur le Web et à regarder la télé en même temps ce qui peut difficilement être considéré comme un progrès en soi… C’est vous dire aussi à quel point j’aime Internet et à quel point il m’est de plus en plus difficile de m’en passer. Heureusement maintenant j'ai deux PC! (mais une seule Livebox, hum!)

test Vélib


Ce soir donc j'ai testé Velib', le nouveau service de location de vélos de la ville de Paris, après avoir noté à midi qu'il y avait une station près de mon travail. Quand je suis arrivé à la station en question il y avait sept vélos disponibles mais j'ai rapidement noté qu'un des vélos était en mauvais état (fourche tordue). Le système pour louer un vélo à la journée est relativement simple et ergonomique, on paie avec sa carte bancaire (1€) et on peut décrocher un biclou. Ceux-ci sont plutôt lourds et massifs, il faut régler la selle à sa taille, ce qui chez moi n'est pas parfaitement possible parce que je suis très grand (1 m. 90) — mais j'ai l'habitude de ne trouver que des choses pas vraiment faites pour les grands mais pour des tailles moyennes. Certes le vélo est lourd mais il est muni de trois vitesses très pratiques (la 1 dans les côtes, la 2 sur les faux plats, la 3 sur le plat) et qui rendent le pédalage très aisé même en côte. Changer de vitesse ne pose aucun problème. J'avais une côte à négocier (rue Guy Moquet) et je l'ai fait sans peine excessive mais sans aller très vite ce qui me convenait tout à fait. Il faut être évidemment très attentifs, on ne peut pas révasser comme en marchant, il y a les feux rouges, les passages piétons, les automobilistes qui vous doublent et surtout ceux qui sont stationnés et qui peuvent à tout moment ouvrir la portière coté rue et vous envoyer dinguer. Etre doublé par un autobus est assez impressionnant! Il faut dire que (a) c'était la première fois que je faisais du vélo dans Paris, (b) nous sommes au mois d'aout et le trafic est léger. En arrivant près de chez moi j'ai pu accrocher mon vélo sans difficultés à la station où il restait seulement deux vélos disponibles et voilà, fini, j'ai mis une vingtaine de minutes pour aller de la Porte de Clichy à Marcadet - Poissonniers. C'est pratique et ça fait un bon exercice. Cependant pour une utilisation aussi courte c'est cher si on n'a pas d'abonnement. Mais je préfère encore marcher, parce que je peux révasser et me détendre alors que sur le vélo je ne suis pas vraiment détendu et très conscient des dangers. Et c'est plus sportif que la marche, donc plus fatiguant. Bon, je crois que je vais prendre un abonnement à l'année et probablement aller au travail en vélo (tout en descente!), quitte à revenir à pied ou en bus.

contact

Ah! ça fait tout de même plaisir de retrouver Paris!
- ah la bonne odeur de gazole!
- en sortant de chez moi, à la station Vélib' au coin de la rue, plus que deux vélos disponibles, ça semble avoir un certain succès ce truc.
- première personne rencontrée dans la rue : une femme au crâne rasé, parlant toute seule un langage fait exclusivement de clics : "shlick! clap! click! (ad libitum)...", y'a que chez moi qu'on voit autant de dingues dans les rues!
- sur le chemin du métro croisé un touareg avec tout l'attirail de l'homme du désert (djellaba bleue lui descendant aux chevilles, foulard blanc enroulé autour de la tête et sandales) portant une sacoche de laptop!
- déjeuné dans un Subway près d'Etienne Marcel, il y autant de Subways à Paris qu'à Brest : un. C'était excellent.
- je me suis trompé de sens en prenant le métro ligne 1 à Châtelet : parti vers Château de Vincennes et non vers La Défense, et j'ai mis deux stations à m'en rendre compte (j'étais plongé dans "La Vengeance de la pelouse" de Brautigan). Changé de sens à Bastille, ce qui m'a permis de faire des photos pas vilaines du tout.
- chez Smith & Son, entendu un type avec un accent anglais parfait expliquer des trucs à sa fille avec une patience extraordinaire et une clarté irréprochable, passé un long moment à les écouter juste par plaisir (..."no dear, in a library you borrow books, in a bookshop you buy books...").
- remarqué des touristes d'Europe de l'Est, en quelle langue Paris s'écrit Pariz? en quelle langue y a t'il des s et des z partout?
- grosse averse en sortant de chez Smith & Son, reflux massif et impatient de la foule qui était aux jardins des Tuileries, affluence à la station de métro.
- bavardé sur Gtalk avec Daylon, content de le retrouver, on dine mardi soir.
- à mon retour il y avais 6 vélos à la station Vélib'.

retour

Bien rentré. Pas mal de choses à faire dans mon appartement, en particulier nettoyer, réparer la chasse d'eau. Hum, faire une lessive aussi, ranger. La poussière est une grande guerrière. Aller faire un tour en ville aujourd'hui pour se ré-acclimater. Dans le TGV hier (à l'heure, héhé!) il y avais une petite famille dont l'un des enfants, un bébé, a crié pendant tout le voyage, et les parents l'ont laissé faire, sans même le sortir de la voiture pour ne pas gêner les autres voyageurs. C'était pénible.

Changé un peu le design du blog. Hum, c'est mon défaut, j'ai toujours envie d'un nouveau template, j'ai toujours envie de changer en fait.

Grande envie d'Amérique... Ca me fait ça toujours au mois d'aout depuis aout 1993 date de mon premier voyage là-bas. Le voyage de la "révélation", sans doute puisqu'il m'a marqué à tout jamais et que depuis j'ai envie d'Amérique et du voyage d'Amérique. Cette année ce sera du 24 au 31 octobre, à New York City. En attendant je lis le dernier roman de Richard Ford 'The Lay of The Land" où l'on retrouve Frank Bascombe le héros de "The Sportwriter" et de "Independence Day". Et une biographie de Sam Shepard. Je regarde avec envie les photos de Rose qui rentre d'une belle balade américaine qu'elle sait mettre en scène avec infiniment de talent. Envie de regarder de nouveau "Don't Come Knocking" et "Paris, Texas" de Wenders, je vais aller m'acheter le DVD du premier, tiens.

rencontre

Départ aujourd'hui. Fin des vacances. Lundi au boulot. Je suis content de retrouver mon appartement et mon intimité. Je ne suis pas inquiet de retrouver mon job et même la normalité et la routine d'aller au boulot tous les jours, le rythme de la semaine, je commence à en ressentir le besoin. Ne nous trompons pas, je pourrais rester en vacances encore longtemps sans problèmes mais ça demanderait des dispositions d'esprit que je n'ai pas encore, les habitudes, le travail me donnent une règle de vie dont j'ai, quelque part, encore besoin. Je regrette de quitter ce pays que j'adore : cette magnifique campagne, la mer si belle, la maison si accueillante et confortable, ma chouette famille. Mais je ne dois pas me plaindre, cette année il est probable que je puisse y revenir plus souvent que les autres années. C'est décidé, à ma retraite je m'installe dans cette région!

Hier journée magnifiques aux iles. Pique-nique sur Litiry. L'ile est déserte sauf en été où quelques touristes locaux fréquentent ses plages. Celle-ci sont de sable très blanc et très fin. L'eau est claire mais froide, nous sommes un peu au large et autour de l'ile passent des courants de marées très violents. Nous avons vu un jeune phoque tout près du bateau. Il était certainement curieux de notre présence (on faisait un peu "boat-people", il faut dire!) et s'est même approché de nous quand Y* a coupé le moteur. Il était assez jeune mais avait un pelage d'adulte (un ou deux ans peut-être), il nageait en gardant une distance de sécurité et nous regardait avec probablement la même curiosité que nous. Les phoques de nos régions ont une tête qui ressemble à celle d'un chien (et ils aboient aussi un peu comme des chiens) et un pelage gris tacheté. Ils sont curieux et celui que nous avons vu était un jeune qui de toute évidence n'avait jamais eu maille à partir avec les humains.

Le temps est toujours aussi beau. En fait depuis une semaine nous avons eu un temps beau et à peu près chaud. J'ai bronzé semble-t-il.


Envie de lire Raymond Carver, Richard Ford, Tom McGuane et Jim Harrison. Dès que je suis rentré je m'y plonge. Je ne veux pas de sophistication littéraire en ce moment mais du réalisme, du minimalisme... J'ai des périodes comme ça!

ardoise

Je n'ai décidement pas de ligne éditoriale sur ce blog, je publie des poèmes maintenant! Je m'en fiche, je fais ce que je veux, je suis chez moi...

Un cher et fidèle lecteur me demande mes influences en poésie. Hum, c'est bien prétentieux de parler comme ça! Mais voilà, pour moi il en est des poètes comme des photographes, j'ai quelques grands maitres dont je serre les oeuvres sur mon coeur : Raymond Carver, Charles Bukowski, Sam Shepard, Ted Kooser, Jim Harrison, Blaise Cendrars, Nicolas Bouvier, Richard Brautigan et les asiatiques bien sûr de qui tout découle : les chinois Yang WangLi, Li Po (et tous les poètes de la dynastie des T'ang), les japonais Basho, Shiki, mon cher Buson... Pour les photographes ce sont Frank Horvat, William Eggleston, Stephen Shore, Patrick Taberna, Joël Sternfeld, Walker Evans, Lee Friedlander, Saul Leiter, Bernard Plossu... et bien d'autres.

1024 hectopascals

il est facile de vaticiner
en regardant l'océan
tout est relatif, n'est-ce pas?

j'ai l'air malin
à composer ces poèmes dérisoires
mais que faire d'autre?

certaines questions n'ont pas de réponses
mais on se doit de les poser
parce qu'on est des humains

personne pour répondre à ces questions
tant pis, laissons les là,
à l'état de question

l'araignée tisse sa toile
sans se soucier du reste

on allume le barbecue
on prépare le déjeuner
on chasse les ombres
mais on tend le dos

un peu d'humidité dans l'air
s'évapore

promenade solitaire le soir dans les chemins creux

parfois je me sens perdu
dans la forêt précambrienne
qu'est-ce ce que je fais là?

dans le champ
des pierres remontent à la surface
venues du fond des âges

les fils du téléphone
vibrent et chantent
dans le vent

les buses, là bas,
mêlent leurs sifflements,
tournoyant, elles dansent

"voici bien longtemps
le monde naquit
avec, hé ho, et le vent et la pluie"

changements à venir


Nous avons été touché par une vague de beau temps à la bretonne pendant deux jours. "A la bretonne" veut dire que la vague de chaleur n'a pas dépassé les 24°C, ce qui est déjà bien beau, et hier soir, après une journée tout simplement magnifique en une demie heure la brume est tombée, la température a chuté de 5°C, puis la pluie est venue, fine, mouillante... Bon, samedi nous avons eu une très belle journée, on est allé pique-niquer à Litiry cette petite île paradisiaque au large du Conquet. Bonne journée au bon air et au bord de la mer.



J'attaque ma dernière semaine de vacances et j'ai déjà un petit pincement mais je continue à apprécier l'instant présent, d'autant plus que mon avenir au boulot ne me soucie plus puisque je vais changer le 15 septembre pour un travail qui s'annonce passionnant, avec des gens nouveaux... J'hésite à parler de mon travail sur ce blog, je m'impose une sorte de devoir de réserve sur ce plan qui est peut-être innaproprié, mais c'est ainsi. Sachez juste que je vais faire enfin un job (toujours aux "chemins de fer", bien sûr) assez atypique pour la boite qui m'emploie, un job que je convoite en fait depuis longtemps et dans lequel je vais pouvoir mettre en oeuvre beaucoup de mes connaissances et intêrets extra-professionnels (et éclectiques) et dans lequel je jouirais d'une plus grande liberté d'action que maintenant, un job dans un domaine quelque peu en marge des jobs habituels dans l'entreprise et pour lequel ils recherchaient quelqu'un d'un peu atypique (je suis vraiment atypique en tout, même dans ma vie privée (quoique bien normal, hein!)), donc j'étais leur homme, il me semble! D'ailleurs nous étions peu de candidats. Ils cherchaient en fait un bac + 4... Mais bien que je ne sois pas du tout aussi diplômé, je crois qu'ils se sont rendu compte que mon expérience professionnelles (très variée) et mes compétences et connaissances extra-professionnelles faisaient l'affaire.
Donc j'ai le coeur plutôt léger à l'idée de retourner au boulot lundi prochain pour terminer mes chantiers en cours, mettre au courant mon remplaçant de mon job actuel, dire au-revoir à tout le monde et plier mes gaules. Une chose est sure : j'ai rarement été aussi content de changer de boulot. J'aime le changement, et puis après 5 ans dans ce job je suis vraiment content de changer d'air et de voir de nouvelles têtes.

Aujourd'hui la famille arrive. Youpi!

on the side (note technique)

Bon, après (mure) réflexion, remise du sideblog (sur le coté, hein, faut tout vous dire), lié à del.icio.us (un vrai bon site 2.0).

des gens

J'étais à coté d'eux dans le TGV l'autre jour en revenant de Paris. Dans le même compartiment. Lui, la cinquantaine portant bien, le cheveu gris, élégant, pas gras, lunettes très à la mode, détendu. Elle, très 'executive woman', la ligne, les gestes rapides et efficaces de la femme qui sait ce qu'elle veut, de la professionnelle, élégante tout en restant 'casual', un maquillage léger mais visible, lunettes dernier cri mais pas excentriques. Le fils enfin, jeune homme d'environ 16 / 17 ans, les dents parfaites et ultra-blanches, la peau du visage impeccable (pas comme ces adolescents boutonneux et pourris de comédons!), le sourire du garçon épanoui, qui s'entend à merveille avec des parents dans le coup. Le père sort ses outils de voyage : magazines de voile, le dernier roman de Lucia Extebarria. La mère sort de son fourre-tout savamment négligé de marque Vuiton une pile de magazines : Times, Vanity Fair et quelques 'prints' de pages web agraphées ensembles. Le jeune gars bavarde de yachting avec son père, j'apprends qu'ils ont un bateau au port de St Martin de Ré et une maison, aussi, sur l'île de Ré (la classe!). Le fils sort un iPod — évidemment, pas un vulgaire lecteur mp3 — et se le branche sur les oreilles. Sa mère lui dit "si tu veux Internet je te passe mon Mac et mon téléphone portable". Et de joindre le geste à la parole, elle lui tend son MacBook, adorable petit objet blanc que toute la famille admire lorsqu'il traverse le compartiment de mains en mains. Le fils se connecte au World Wide Web en utilisant le cellulaire de maman (un bel objet aussi, très féminin). Ils sont les parfaits bourgeois parisiens branchés. J'imagine bien qu'elle est journaliste et lui architecte (ou ce genre de professions libérales). Je sors mon iPod, c'est remarqué par des regards en coin. Eux aussi m'observent à la dérobé. L'iPod leur a donné des éléments pour me cataloguer tout comme je viens de le faire avec eux!

DarkRoom

En fait je suis un gars assez simple : vous me mettez où vous voulez, vous me donnez un ordinateur assez bien équipé et un accès à Internet (haut débit de préférence mais c'est la norme maintenant) et je suis heureux. Bon, il faut que je mange aussi mais sur ce plan je ne suis pas vraiment difficile, je mange avec plaisir des mets simples et même simplissimes...

J'ai téléchargé DarkRoom pour Windows (une appli qui ne fonctionne normalement — et s'appelle WriteRoom — que pour Mac-Os mais qu'un développeur de talent et généreux a converti pour Windows). C'est gratuit et c'est génial. C'est une machine à écrire à l'écran — pas un traitement de texte — qui vous laisse face à un plein écran noir avec des caractères verts, une appli ultra-simple pour écrire sans être distrait par quoi que ce soit (encore que du coup, à cause de l'écran parfaitement noir, je me vois dedans ce qui est un peu distrayant en soi, mais ça vient de ces stupides écrans "cristal" et je fais avec). C'est exactement l'appli que je cherchais depuis longtemps pour écrire. Aussi stupide que ça puisse paraitre j'ai besoin d'un environnement particulier pour écrire, et jusqu'à maintenant je ne l'avais pas vraiment trouvé, et pourtant j'ai essayé. Bien sûr j'y arrive quand-même avec les outils traditionnels mais je me suis rendu compte qu'un environnement ultra-simple comme DarkRoom m'aidait. Sans compter que ça à un look "vieille informatique" qui me plait beaucoup. Que voulez-vous, je suis snob!

mother nature

In my opinion, Mother Nature is a psychopathic bitch, and she is out to get you,' nanotech researcher and engineer Tihamer Toth-Fejel comments offhand during his presentation on the potentials of future technology. '[You have to] adapt, change or die.

(on KurzweilAI.net)