succession

Voilà, Tony Blair tire sa révérence. Je me rappelle de 1997 comme si c'était hier. C'est pas croyable ce qu'on vieillit vite, dix ans c'est rien et c'est long à la fois. Il y a dix ans on avait l'impression d'un grand bol d'air, après les années grises de John Major et les années de plomb de la mère Thatcher. Tony Blair voulait faire de la Grande Bretagne le phare du monde. Sans rire. Sur ce plan il déconnait ferme, n'empêche que c'était de l'espoir. En France on portait au pouvoir un ancien trotskyste de 60 ans qu'on balaiera 5 ans plus tard. Londres se réveillait alors et devenait la belle et vibrante capitale qu'elle est maintenant. Dix ans après, même ternis par la lamentable erreur de l'Irak, Tony Blair restera pour moi le symbole de la rénovation de la Gauche, de la troisième voie pragmatique et réaliste, et sur bien des plans sa réussite a été éclatante.