pixar

Je suis un fan absolu des productions Pixar. "Monster Inc." est dans mon top ten de films adorés de tous les temps! Ces jours-ci sort leur dernière production : "Ratatouille" (regardez cette qualité d'image et d'animation, c'est époustouflant). Je me lèche les babines d'impatience.
Cet article (en) fait le point des futures productions des animateurs géniaux d'Emeryville : en 2008 "WALL-E", histoire SF d'un petit robot, d'après Disney ça sera une rencontre entre R2D2 et "Les lumières de la ville"; en 2009 "UP" une histoire d'aventures; en 2010 "Toy Story 3"; et puis plus tard "1906" sur fameux tremblement de terre de San Francisco.

c'est l'été?

Wow! Il fait 23° à Paris, ce n'était pas arrivé depuis... un bail!
Il fait toujours aussi gris cependant, pas de lumière, ça fait trois jours que je n'ai pas fait de photos parce que je trouve que la lumière est déprimante.
On a vraiment un début d'été minable.

où es-tu ô google?

Grosses perturbations ce soir sur le web pour les abonnés Orange France, tous les sites liés à Google, ainsi que quelques autres (Wikipédia, e-Bay) étaient inaccessibles pendant au moins deux heures. Le plus drôle c'est que plein de choses sont liées à Google, et que plus rien ne marchait : Gmail, GTalk, Blogger par exemple... Bizarre, un seul site vous manque et tout se dépeuple! Pendant quelques instants j'ai pensé au 11 septembre 2001 : quand ce jour là vers 15 heures (française) je me suis rendu compte qu'on ne pouvait quasiment plus accéder à aucun site d'information tellement le web était surchargé à ce moment là! Je me suis dit que soit le web déconnait, soit il s'était passé quelque chose de grave dans le monde... Malheureusement ma deuxième hypothèse était la bonne.

succession

Voilà, Tony Blair tire sa révérence. Je me rappelle de 1997 comme si c'était hier. C'est pas croyable ce qu'on vieillit vite, dix ans c'est rien et c'est long à la fois. Il y a dix ans on avait l'impression d'un grand bol d'air, après les années grises de John Major et les années de plomb de la mère Thatcher. Tony Blair voulait faire de la Grande Bretagne le phare du monde. Sans rire. Sur ce plan il déconnait ferme, n'empêche que c'était de l'espoir. En France on portait au pouvoir un ancien trotskyste de 60 ans qu'on balaiera 5 ans plus tard. Londres se réveillait alors et devenait la belle et vibrante capitale qu'elle est maintenant. Dix ans après, même ternis par la lamentable erreur de l'Irak, Tony Blair restera pour moi le symbole de la rénovation de la Gauche, de la troisième voie pragmatique et réaliste, et sur bien des plans sa réussite a été éclatante.

incohérence

La programmation des séries à la télévision française relève d'une logique aberrante au mieux, du foutage de gueule intégral au pire! Ainsi ce soir "FBI, Portés disparus" ("Without A Trace" au USA) sur France 2 : 3 épisodes d'un coup ce qui est déjà scandaleux mais hélas trop commun, même sur les chaines du câble, puis en premier l'épisode 17 de la saison 5, ensuite l'épisode 19 de la saison 2, suivi enfin de l'épisode 8 de la saison 3. Bonjour la cohérence, même si chaque épisode forme un tout... C'est se moquer des créateurs de la série et des spectateurs. Enfin pas de V.O. bien sûr.

photo "candide"

Photographier les gens dans la rue, sans leur demander l'autorisation, c'est quelque chose qui m'intéresse et que je pratique de temps à autre. Au-delà du coté légal (en gros : on peut photographier les gens dans les lieux publics mais utiliser leur image sans leur autorisation, la publier par exemple, est justiciable), il y a la simple politesse qu'il faut transgresser. En effet si on demande aux gens, ils perdent toute spontanéité, la photo perd son statut de photo spontanée pour devenir un portrait avec sujet qui pose, ce qui peut être bien aussi mais autre chose. Pour le photographe il y a un petit coté chasseur dans la pratique de la photo de rue, pas déplaisant au fond, une façon d'utiliser son "œil" de photographe, voire de l'affûter, d'être rapide et d'être gonflé (le nec plus ultra de la photo de rue étant de "shooter" son sujet de près en grand angle, une sorte de défi!) et de saisir des expressions, des visages et des attitudes spontanées et émouvantes. Mais encore faut-il, selon moi, respecter son sujet, voire même l'aimer, à sa manière. Trop de photographes de rue photographient les gens comme s'ils photographiaient les animaux au zoo. Je photographie les gens qui m'émeuvent et que je trouve beaux (donc les filles surtout) et je ne publie que les photos réussies d'un point de vue du sujet (pas quand le sujet apparaît ridicule ou laid ou difforme). Au fond, c'est une question de morale.
En France et particulièrement à Paris la réaction des gens aux appareils photographiques est presque toujours négative, parfois même carrément hostile. Il faut faire confiance en ce domaine à son instinct avant de viser quelqu'un. On apprend vite à repérer les individus ou les situations risquées. Inutile de tenter le diable. Pour les autres s'ils font signe qu'ils ne veulent pas être pris en photo je pense qu'il faut s'exécuter immédiatement et ne pas publier leur image si on a fait la photo. Autrement, si le sujet vous adresse la parole, il faut répondre le plus aimablement et le plus sereinement possible, sourire, expliquer simplement ce que l'on fait. En général si on est repéré un sourire, un petit signe de reconnaissance suffit à dissiper la tension. D'une manière générale il faut être le plus discret possible tout en ne se cachant pas, il faut passer inaperçu (chose qu'évidement, avec mon mètre quatre vingt dix et ma silhouette dégingandée je n'arrive pas à faire!). J'ai vu, je ne sais plus où, une vidéo de Diane Arbus au travail et c'était incroyable la façon qu'elle avait de disparaître, de faire partie du paysage à tel point qu'elle shootait les gens de très près et que ceux-ci ne s'en rendaient même pas compte.

pffff...

Mes petits neveux et ma nièce leur mère rentrent d'Afrique aujourd'hui après 6 mois d'absence et je me rends compte que je ne pourrais pas les voir avant le week-end du 7 juillet. Petit coup au moral, là! A ça s'ajoute le fait qu'une petite nièce d'un autre coté de la famille (que je ne fréquente presque pas) est très malade et que ça ne va pas mieux. Morosité.
Mais bon, faut se secouer...

piles et accus

Je n'aurai jamais cru que trouver une pile au lithium CRV3 soit aussi difficile, et une batterie au lithium rechargeable avec le chargeur qui va bien encore plus compliqué. On est à Paris, au XXIème sciècle que diable! En fait je n'en ai pas encore trouvé (sauf sur Internet évidement). J'ai pris des piles AA au Lithium en espérant qu'elles feront de l'usage parce qu'elle ne sont pas données!

mood curve

La courbe de la semaine fait que le lundi je suis dans le potage, le mardi je suis morose, le mercredi matin je suis quasiment comateux, le mercredi après-midi je m'éveille doucement, le jeudi je suis de bonne humeur dès le matin et le vendredi carrément enthousiaste. Et vous?

fil de l'eau

Décidé de bloguer "au fil de l'eau". Librement. Pour le plaisir.

l'été c'est télé

Que vois-je? Lost revient (saison 3) sur TF1 mais le lundi (à partir du 2) à 22h40! Qu'est-ce qui se passe? Pourquoi cette heure? Et 3 épisodes d'un coup, soit fin vers 1 heure! Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond.
Le samedi soir va être fort occupé, trois épisodes de Heroes et ensuite la saison 5 de 24. Sans oublier Koh Lanta le vendredi soir en prime-time.
Bon, c'était la séquence "L'été ce sont les conneries à la télé". J'arrête, promis.

intervilles

Tabarnak'! Intervilles revient à la télé, comme chaque année! Increvable concept qui fait s'affronter deux bleds de nos jolies provinces, avec des vaches landaises et du savon noir. Le vrais cowboys ne meurent jamais!
(Cette émission existait déjà lorsque j'avais dix ans, à l'époque j'aimais beaucoup... L'âge mental de ce show n'a pas évolué, mon esprit si.)

blogs de l'extrême orient

Deux blogs qui cumulent belles photos, intérêt, bonne écriture, intelligence du propos, bref, deux très bons blogs : Tokyo et Made In Tokyo. En Français. Indispensables.
Et un blog photo-reportages de très grande qualité : Un oeil sur la Chine.

blogmeme

Allez, zou, j'ai été sollicité par l'ami DNAM pour jouer au jeu des quatre vérités, je m'exécute :

Quatre emplois que j’ai tenus dans ma vie

- cueilleur de cerises (dans le Gard)
- moniteur de colonies de vacances
- manutentionnaire de colis (lourds)
- superviseur de call-center

Quatre films que je regarderais encore et encore

- Elephant (Gus Van Sant)
- Apocalypse Now (Francis Coppola)
- Paris, Texas (Wim Wenders)
- Monthy Python, Sacré Graal

Quatre endroits où j’ai vécu

- Chinon
- Poitiers
- Brest
- Paris
(tous en France)

Quatre émissions/séries TV que je regarde

- Lost
- Koh Lanta (si, si! fidèlement, tous les ans!)
- Seinfeld
- The Wire (en DVD, parce que la télé française est un peu nulle, parfois)

Quatre lieux où je suis déjà allé en vacances

- Le Conquet
- Saint Brévin l'Océan
- New York City
- Saint Benoit La Forêt

Quatre trucs que je check à chaque fois que je vais sur le Net

- Flickr
- Feed Demon (lecteur de feeds RSS) (ou Newsgator quand je suis pas chez moi)
- Streetphoto (un forum de photographie)
- Mon Yahoo!

Quatre mets que je ne mangerai pour rien au monde

- le riz au lait
- le lait chaud et / ou sucré (sauf dans le café ou le thé)
à part ça rien, j'aime tout

Quatre mets/plats favoris

- la paella
- les huitres
- les sardines grillées
- les haricots (rouges, flageolets, mojettes, blancs, tous...)

Quatre endroits où j’aimerais être en ce moment

- à San Francisco
- quelque part à Big Sur (Californie)
- dans un hogan, à Canyon de Chelly (Arizona)
- à Kereven Vraz (Finistère)

Bon, allez, que Julien, Gino, Fabrice et Fulligineuse s'y collent, haha!

fête de la musique

La Fête de la musique m'intéresse peu. Un trop grand nombre de choses médiocres, avec de temps à autre une bonne petite trouvaille mais c'est rare! C'est trop souvent, hélas, la fête du n'importe quoi, n'importe comment pourvu que ça gueule! Il y a longtemps que je rentre chez moi tôt ce jour là. Une fois pourtant j'avais été voir le Cuarteto Cedron dans le Marais, et c'était beau, informel, gratuit, sympathique, ludique et sensuel, émouvant. Bon mais une fois aussi, la mairie de mon arrondissement avait installé une estrade au coin de la rue des Portes Blanches, sur la placette, s'y sont produit des groupes de genres assez peu éclectiques (metal francophone, garage très amateur, low-fi divers et bruyants) une grande partie de la nuit et c'était épouvantable, vous pouvez me croire!
J'ai appris que le génial créateur de cette ineptie, Jack Lang, avait créé la fête de la musique à New York cet année. C'est vrai ça manquait! Tremblez, New Yorkais, tremblez!

soirée électorale

Ah, enfin un soirée électorale intéressante. D'abord la vague bleue annoncée par les sondeurs et les journalistes n'a pas eu lieu, l'UMP perd même des députés par rapport à la dernière chambre (mais garde une majorité confortable), les socialistes n'en reviennent pas de leur bonne fortune, on dirait même qu'ils ont gagné malgré leur défaite tout de même nette. Pour mettre de l'ambiance on apprend que Juppé est battu et qu'il démissionnera du gouvernement dès demain. Puis c'est l'officialisation de la rupture entre Ségolène Royal, ex-candidate du PS à l'élection présidentielle et François Hollande, dirigeant du PS, celui-ci a été prié de quitter le domicile conjugal parait-il et "de vivre son histoire sentimentale de son côté"!... Annoncer ça lors d'une soirée électorale c'est quand même une première!

Arnaud Klarsfeld a été battu, ainsi que Chevènement, Vincent Peillon, Alain Carignon. Parmi les gagnants on a Dominique Strauss-Khan, Arnaud Montebourg (hélas) et Julien Dray (re-hélas). Et bien sûr François Bayrou, qui annonce 4 ou 5 députés du MoDem, contre toute attente.

Ce midi j'ai croisé Olivier Besancenot, rue Ordener, avec sa femme et sa petite fille, normal il habite à coté de chez moi, je le vois souvent. Il était à la télé ce soir, il avait changé de tee-shirt.

J'ai regardé la soirée électorale en pointillé parce que Paris Première diffusait French Conection. J'ai zappé entre les deux.

eskimo

Si ça vous tente, sachez que j'ai ouvert un tumblelog, eskimo ça s'appelle. Je cherchais un nom et c'est le premier mot qui m'est passé par la tête, il devait faire chaud. Bon, c'est quoi un tumblelog? Défini par Jason Kottke c'est "a quick and dirty stream of consciousness", en fait c'est un bon vieux linkblog (blog de liens) à l'ancienne (je veux dire à l'époque du début des blogs) bénéficiant des derniers développements d'Internet. Un peu comme le stream de del.icio.us (ici dans la colonne de droite) mais un peu plus élaboré et avec un peu plus de variété. On y trouve affiché sous la forme la plus dépouillée possible, des liens sans contexte, des notes très courtes, des citations, des images et des vidéos. Ce qu'on veut, mais rapide. On y partage ses trouvailles de web. Le mieux c'est d'aller y voir...

trucs de piles

Les souris optique sans fil ça consomme une énergie faramineuse sous forme de piles AA. Comme j'en avais marre d'acheter des piles j'y ai mis des batteries Ni-Mh, ça dure moins longtemps mais comme on peut les recharger ça coute moins cher, il suffit d'en avoir deux paires et un chargeur c'est pas très onéreux. Merci qui?

état des lieux

Bonjour, il est dix-huit heures dix-neuf à Paris, midi vingt à New York, neuf heures vingt à San Francisco et cinq heures vingt à Luanda, Angola. C'est ce que me dit mon petit widget "World Clock" qui s'affiche sur mon iGoogle. Un autre widget nommé "World Sunlight Map" m'indique qu'il fait presque nuit à Luanda, Angola (pourquoi Luanda? j'y ai de la famille en expat', mon neveu, ma nièce et leurs deux adorables minots). Un autre widget m'indique que nous sommes le samedi 16 juin et que la lune en est à son dernier croissant (3% encore visible). Si je regarde par ma fenêtre à ma droite je vois le ciel encombré de nuages gris de Paris, c'est comme ça depuis ce matin et occasionnellement il tombe une solide averse, la température est douce mais pas chaude, l'air est humide, très atlantique. En ce moment je rippe des CD sur mon ordi, j'ai extrait tous mes albums de Springsteen, de Townes Van Zandt, maintenant je rippe une compilation Fat Possum de blues, et après suivront une compil de Warren Zevon et de Jackson Browne. Il faut que je sorte pour aller chercher de quoi me nourrir aussi. Palpitant n'est-ce pas?

alternatives

Dans un match Nadal - Federer je suis toujours pour Federer, lui au moins ne se sort pas le slip de la raie des fesses avant chaque service (entre autres vulgarités).

(Clin d'oeil à Gino, qui avait fort justement remarqué ce trait de l'Espagnol, l'an dernier).

no life?

Au travail je suis 90% de mon temps devant un ordinateur, à la maison je suis une grand partie de mon temps devant un ordinateur (en temps éveillé, disons, 70%), et j'aime ça. J'ai toutes les qualités pour être un "no life" sans être un "gamer". Ca commence à me faire peur (peut-être pas après tout).

déjà 15h00

Le temps passe trop vite le samedi et le dimanche, et il passe trop vite la semaine, le soir en particulier, vivement la retraite (ah, mince Sarkozy en a après les régimes spéciaux, fat chance)!

nouvelle star

Ce Julien tout de même, c'est un phénomène! Brillant!

Light My Fire

Like A Virgin

(vidéos via Embruns)

PS : Dailymotion a retiré toutes les vidéos, on peut quand même en voir quelques unes .

histoires d'orifices

Hier soir donc, complètement empêtré dans mon rhume, absolument épuisé et plus capable de la moindre activité intelligente, je me suis couché à 23 heures, espérant qu’une bonne nuit de huit heures de sommeil me ferait du bien. Évidemment j’ai d’abord lu pendant une demi-heure un livre de mémoires de Simon Gray, le dramaturge anglais dans l’espoir que son humour me détendrait et me rendrait un peu plus joyeux que je n’étais — être malade me mine le moral, même un peu. Ce fut le cas. Mais ça ne m’a pas endormis et alors que j’avais été somnolant toute la journée, allant même jusqu’à m’endormir devant une émission historique sur la guerre des 6 jours, sur Arte, une fois couché, impossible de dormir. Mon nez était complètement congestionné, plus moyen de respirer par là mais par la bouche, ce que je déteste, ça assèche la bouche, ça irrite la gorge, il faut tout le temps avaler sa salive, et ça m’inquiète vaguement de savoir que je n’ai plus qu’un seul orifice pour respirer. J’ai dû finir par m’endormir parce que je me suis réveillé vers quatre heures du matin, la gorge en feu et le nez toujours bouché, j’avais dû ronfler en respirant par la bouche, j’avais mal à la gorge, évidemment ça n'a pas arrangé l'amygdalite cryptique que je traine depuis longtemps. Bref, je me suis rendormi mais je n’ai pas arrêté de me réveiller et de me rendormir, parfois tous les quarts d’heures. Je ne pense pas que j’ai eu de la fièvre ou alors pas beaucoup, mais quand je me suis levé à 7 heures cinq j’étais très patraque, la tête lourde, envie de dormir… Après une douche et un Nurofen ça a commencé à aller mieux bien que j’étais pris de suées suivies de frissons (signes de fièvre je suppose). Bref je m’apprêtais à partir au travail quand mes WC se sont bouchés ce qui arrive quand il y a trop de papier qu’on veut évacuer. Dans ce cas là il faut le déboucher avec un instrument coudé, mais il peut y avoir des projections, c’est pourquoi avant d’oeuvrer je me suis déshabillé entièrement de façon à ne pas salir mes vêtements. Quelques minutes plus tard, gogues débouchés sans catastrophes, je me rhabille et je part au travail. Après une journée éprouvante, ce soir ça va mieux. Cependant toute la journée on aurait dit que le monde s'était ligué contre moi pour m'agacer ou me décevoir, les restructurations actuelles dans ma boite font qu'une grande partie des gens essaient de se placer en vous marchant sur les pieds si nécessaire et en réglant leurs comptes, de vieilles haines parfois. J'étais d'une humeur de dogue en plus, mais le soir venant ça s'est amélioré. Je sens que je vais regarder "La nouvelle star" à la télé, je sais, c'est une émission nulle mais j'ai justement envie d'un truc bien nul à voir comme un zombie.

Pas fait de photos depuis deux jours, pas le gout à ça.

La tête dedans

J'ai un gros rhume depuis hier, mais en fait il couvait depuis avant hier, il est encore dans la phase de montée en puissance et je pense qu'il va être bien costaud, ce qui ne me rends ni vaillant ni de bonne humeur, je prends du Nurofen et ça me rend quasiment narcoleptique! J'utilise des quantités de mouchoirs en papier. J'ai la tête encombrée de mucus ce qui semble entamer mes capacités à réfléchir. Hum!
Avec les habituels enquiquinements professionnels et autres soucis du quotidien, je suis donc malade et même si ce n'est pas grave ça me plombe le moral...

Lu Fell une bédé de Warren Ellis et Ben Templesmith, le premier recueil, un polar scifi, le dessin est très beau et la couleur très adaptée, très "roman noir", le scénar c'est du Warren Ellis, enough said. Lu aussi le dernier journal de Joan Sfar "Missionnaire", et là je suis bien obligé de dire que c'est très chiant et qu'il a un peu "la grosse tête" le Joan.

Je suis sur mon portfolio pour le Maigret, ça commence à me casser les pieds, faut que je termine.

Reenactment

Sébastien à fait de superbes photos d'un civil war reenactment dans son coin de Georgie : The battle of Resaca.

Aller à Gentilly

Je vais fréquement à Gentilly, ville de la proche banlieue du sud de Paris, j'y ai de la famille. Pour une raison qui m'échappe je trouve cette ville charmante et photogénique. En tout cas je suis toujours inspiré de faire des photos quand je vais là-bas et j'ai fait quelques-unes de mes meilleures images dans cette ville où est né et où a vécu Robert Doisneau. Bien que séparé de la capitale seulement par le boulevard périphérique il y a dans cette cité un charme un peu campagnard tout en restant très urbain, pas un charme évident à première vue toutefois, le passant peu sensible n'y verra qu'une cité dortoir comme les autres, peut-être un peu décrépie, même, avec ses vieux immeubles de brique, isolés comme des molaires dans une bouche de vieillard, autour desquels rôdent les démolliseurs. Cà et là restent encore de vieilles demeures d'Ile de France en pierres de taille comme des ladies fatiguées cachées derrière une végétation envahissante. Ici coule au jour la rivière de Bièvre qui prend sa source vers Guyancourt et les étangs de la Minière un peu plus au sud, avant sa canalisation totale souterraine et bétonnée dans Paris. A Gentilly règne une certaine douceur d'atmosphère, un mélange d'ancien et de moderne et point trop de grands ensembles de béton gris. Le touriste ne va jamais à Gentilly, il a tort mais on ne le dira pas trop fort, c'est bien comme ça.

San Francisco state of mind

A force de me promener dans les rues de San Francisco avec le nouveau système de Google Maps, je me suis payé une grosse envie de retourner là-bas. Je vais peut-être essayer de faire revivre mon vieux projet d'aller passer trois semaines là bas, chez l'habitant, si j'ose dire. Echange d'appartement, ou garde d'appartement (ou de maison, pendant qu'on y est, hein), ou bien logement peu onéreux chez quelqu'un, c'est ce qu'il me faudrait. J'ai passé plusieurs semaines à New York, c'est une ville que j'adore et qui me manque toujours, mais je n'ai passé que trois jours à San Francisco et c'est trop peu. Je ne me sens pas vraiment à l'aise dans la peau du voyageur qui ne fait que passer dans un endroit, bien sûr je me contente de ça quand l'occasion se présente, mais ce que j'aime c'est habiter l'endroit que je visite, faire la connaissance de gens, prendre le temps d'avoir des habitudes et de petits rites, sentir la quotidienneté d'une ville. A creature of habit. New York vous en met plein la vue, c'est une ville spectaculaire, époustouflante, on prend de grosses claques et c'est extrémement dépaysant. Pour le peu que j'en ai vu San Francisco est différente, calme, originale, charmeuse, amusante. C'est aussi, et pour moi c'est important, une ville, comme New York, où l'on peut flâner sans fin.
Bref, j'ai le San Francisco state of mind...

courants - contre-courants

Hier, coup de coeur (et un peu de folie) pour ce livre de photos de Serge Clément très beau, un photographe que je connaissais pas du tout. Des photos en noir et blanc, la plupart en vertical (mon format préféré avec le carré), pas du tout documentaires mais dans la rêverie, l'illusion, l'éphèmere.
Ombres, griffures, traces, inscriptions se mélangent, se superposent dans des cadrages où le paysage organisé par le grain propose des noirs, des gris, des blancs, des pluies, des pénombres, des palissades, des trottoirs, des passants. Une fantastique charge de matière photographique déflagre pour saisir dans l'instant d'étincelantes visions où les profondeurs de vie du photographe, sans aucune autre intervention que celle de la prise directe, se pétrifient en palimpseste silencieux. Nous sommes face à un espace de fiction dans lequel se contractent, en un seul temps, des échos de réel qui mettent en présence les rêveries de Serge Clément qui, nulle part, ailleurs, ne peuvent être visibles.

Chaque photographie concentre en elle un ensemble obscur de temps arrêtés qui, dans leur tressage, installe l'univers abstrait de la poésie des états d'âme du photographe. Les lumières défendent leur part à l'ombre en glissant subtilement au creux de la matière pour nous permettre de circuler parmi les détails, elles s'enroulent dans la profondeur infinie de l'énigme du silence de la surface photographique.
Jacques Damez


...I walk, I photograph at the heart of the urban scene of an interior city... reflections on life, reflections on time. I read Italo Calvino talking about invisible cities like dreams constructed by desires and fears with false perspectives, absurd rules and secret thoughts, where everything is hidden. I have always believed in photography as an exploration to better understand life and to better understand photography as an art in itself. I have moved from descriptive to poetic images, from grayish to darker photographs.

I often see content revealed by light and observed from shadow detail; nothing is explained. Photography has a reality of its own; a moment lived poetically on the surface of paper. Urban Notes-Quebec is a selection of different projects from the last 20 years. I experimented with photography in Montreal during the 1980's though sometimes escaping into rural scenes. I was trying to find my path from commercial work in the solitude of the creative process. I work alone for weeks at a time, totally absorbed in ideas or thoughts found in reading. I usually returned to the same places tuned into my imagination. When I walk and photograph it is then that good images are created.
Serge Clément